#36076
bzobzo
Participant

ma façon de voir
car je me suis élaboré toute une façon de voir ma pratique sous tous ses aspects,
j’ai besoin de me construire mon petit monde, ma petite cosmologie personnelle,
basée sur mon expérience,
une façon de m’expliquer ce qui m’arrive,
de comprendre ces moments ensorcelants que je vis dans ma chair,
ces moments de complicité absolue avec mon corps

mais il y a des choses derrière tout cela, tellement de choses,
c’est du sexuel bien sûr avant tout, de la pure animalité parfois,
du rut full speed ahead par moments même
mais derrière, derrière…
point de plus en plus des choses mystérieuses en moi que je dois tenter de m’expliquer,
des moments mystiques, osons les mots, des moments de communion quasi sacrées en moi
mettre des mots sur tout cela,
élaborer des concepts pour ne pas être complètement perdu, ballotté au hasard

dans ma façon de voir donc,
les sensations, comme je l’ai écrit déjà, n’ont pas de sexe,
c’est-à-dire aussi ont en même temps les deux,
sur toute la longueur de leur segment,
les sensations n’ont qu’une toute petite part masculine (5 à 10%)
et le reste, c’est féminin.

nos organes génitaux d’homme, par défaut, nous donne accès à ce bout de 5 à 10% de la sensation,
sans doute exceptionnellement dans le feu de l’excitation, dans le feu de l’action,
au moment de l’orgasme, par exemple, accompagnée de l’éjaculation,
ce segment d’une taille réduite, peut augmenter, peut croître un court moment
jusqu’à nous faire percevoir de façon explosive, beaucoup plus que les 5 à 10% initiaux

le mystère de la prostate en fait,
c’est que c’est une porte vers les 100% de la sensation,
il nous donne un accès libre à nos énergies des profondeurs,
l’apprentissage alors,
c’est d’arriver à faire quelque chose avec ces sensations livrées brute de décoffrage,
avec un potentiel tellement immense

dans un massage prostatique plus « traditionnel », nous reproduisons des schéma de plaisir masculin,
c’est-à-dire nous cherchons des orgasmes de plus en plus fort et répétés le plus possible,
le Graal du prostateur étant, le fameux et mythique super O

c’est, étant arrivé ce stade où je vivais de multiples orgasmes,
certains régulièrement de plusieurs minutes
et de temps à autre un super O
que j’ai pressenti, a eu l’intuition de plus en plus,
qu’il y avait moyen de les goûter autrement, ces sensations, ces jouissances,
que de les vivre au féminin me permettrait de réaliser beaucoup plus leur potentiel,
de les vivre dans tout le corps plus « naturellement »
perçues comme si je faisais l’amour, me livrais à un acte sexuel

comment fait-on pour vivre plus au féminin les sensations qui montent?
c’est en fait très simple
mais c’est un processus qui prend du temps, un long et patient travail sur soi-même,
un cheminement sauf pour quelques uns qui sont tombés dans la marmite de potion magique prostatique,
pour qui tout est facile, semble aller de soi,
le fait de s’introduire un masseur dans l’anus, aussi mince soit-il, éveille déjà une sensation de pénétration
sensation de pénétration qui va parler au féminin enfoui en nous
et au plus nous déplaçons ce masseur comme si c’était un sexe masculin,
au plus cela va éveiller ce féminin en nous,
ajoutons-y quelques caresses langoureuses, lascives à souhait, autour des seins par exemple,
partout en fait plus on avance,
quelques mouvements du corps et plus particulièrement, bien sûr, du bassin
et vous avez déjà de bonnes bases,
de très bonnes bases

il n’y a plus qu’à se laisser faire, à se laisser aller, se laisser emporter,
les freins dans notre tête, dans notre corps, sont efficaces, machinaux, automatiques,
prendront du temps à être circonvenus, contournés
il s’agit de les désactiver momentanément le temps de la séance
pour pouvoir laisser le désir s’exprimer librement
sans tenir compte des limites de notre identité sexuelle