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Participant

L’aventurier

Ou les carnets de notes d’un explorateur qui arpente les chemins de son propre corps.

16/1/2020
Première séance avec mon nouveau jouet, le masseur prostatique Aneros Helix.
Lubrifiant : Pjur analyse me Confort – 5ml
Temps de séance disponible / effectif : 1h30 / 1h10

La première prise de contact avec le matériel demande un petit temps d’apprentissage. Ce n’est pas rien de se remplir le rectum avec une seringue de lubrifiant pour un néophyte. Malgré tout, l’insertion de l’Aneros s’est relativement bien passée, sans heurt. Le corps réagit assez logiquement (selon mon ressenti) en traitant cet objet comme un corps étranger et mes sphincters ont fait plusieurs contractions violentes. Ces contractions fortes ont eu lieu plusieurs fois durant la séance aussi lorsque je tentais de les faire légère.
C’est partis pour l’aventure ! Avec de la musique dans les oreilles j’ai commencé ma phase de relaxation. Position couchée sur le dos, bras le long du corps avec un coussin sous les fesses. Avec le recul je me rends compte que je n’ai clairement pas accordé le temps et la qualité nécessaire à cette relaxation pour un bon déroulement de la suite.
Après cette phase j’ai commencé à faire quelques contractions. Comme dis plus haut, certaines étaient maîtrisée et légère, d’autres se sont avérées beaucoup plus fortes que souhaité, sans pour autant que cela génère du plaisir.
Je continue mon petit bonhomme de chemin et à un certain moment j’ai ressenti des vagues de plaisir monter du bas ventre. En jouant un peu avec mes contractions j’ai pu faire augmenter gentiment ces vagues, sans pour autant qu’elles atteignent des sommets orgasmiques. Ce fut malgré tout très agréable et j’ai clairement sentis le plaisir monter de mon bas ventre pour envahir tout mon corps. Le corps un peu tendu lors de cette montée, j’ai, à un certain point perdu ma concentration et les vagues ont disparues.
J’ai refait quelques tentatives durant cette séance mais n’ai plus réussi à faire germer cette étincelle de plaisir qui sommeille en moi.
La session a duré environ 1h et s’est terminée, après le retrait du masseur par une masturbation classique.
Forcément un peu déçus de ne pas avoir atteint des sommets. Très naïvement, je me croyais capable d’atteindre le nirvana dès mes débuts, étant déjà relativement sensible à mon corps. J’avais tort et je pense ne pas être le premier à se fourvoyer en se croyant meilleur, capable, exceptionnel… Une belle leçon de vie.

18/1/2020
Deuxième séance
Lubrifiant : Joy anal glide Bio – 5ml
Temps de séance disponible / effectif : 2h / 2h

Pour cette séance j’avais un peu plus de temps à disposition soit 2h. La séance se déroulait aussi en après-midi, soit un moment très tranquille et propice. J’ai abordé cette séance tout en douceur. Déjà un peu plus à l’aise avec les manipulations l’insertion du masseur s’est faite tout tranquillement. J’ai décidé pour cette séance de ne pas être baigné dans la musique car j’ai le sentiment d’avoir été distrait par celle-ci la dernière fois. Mes différentes lectures sur le forum m’ont aussi amené à choisir une position sur le côté et moins figée que la dernière fois.
J’ai commencé la séance par un petit moment de lecture histoire de m’habituer tranquillement au masseur en moi. J’ai ensuite enchainé avec une première phase de relaxation en pratiquant la respiration abdominale. J’ai vraiment accordé plus de temps à cette relaxation afin de ne faire plus qu’un avec le masseur et cette approche a été payante pour la suite. La relaxation est une clé essentielle dans la construction de l’orgasme.
Une fois bien relaxé et totalement en symbiose avec mon masseur j’ai commencé à faire de petites contractions. J’ai d’abord tenté lors de l’inspire de contracter puis de relâcher à l’expire. J’ai bien senti le masseur mais sans pour autant dire exactement ce qu’il se passait et ce qu’il stimulait. Après un moment les étincelles de plaisir sont apparues comme la première fois. Je les ai aimés, chérie, observé avec un regard neuf. Elles se sont amplifiées pour me ramener sur des vagues qui montent de mon bassin et parcourent tout mon corps. Je me suis aperçu que les contractions les plus agréables étaient celles réalisées, très légèrement, lors de l’expire comme si à la descente du trampoline j’étais à nouveau propulsé dans les airs. J’ai aussi perçu l’importance de maintenir une respiration abdominale bien constante, surtout ne pas bloquer la respiration. Cette montée à durer un certain temps et m’a procurée beaucoup de plaisir sans pour autant atteindre l’explosion des sens. Probablement que j’attendais l’explosion classique d’un orgasme mais clairement ce n’est pas la même chose.
Après une petite pause, un changement de côté, je suis reparti sur le même chemin. Au bout d’un certain temps j’ai senti une envie d’uriner et malgré mes tentatives de l’ignorer, celle-ci s’est faite plus pressante. Je me suis donc levé pour aller vider ma vessie et recommencer de plus belle mon exploration. La différence de symbiose avec le masseur, par rapport à la première séance est impressionnante et je peux me mouvoir avec sans aucune gêne. La 2ème montée s’est avérée tout aussi plaisante que la première. J’ai beaucoup plus joué avec mon masseur en suspensions donnant des petits à coup, poussant, contractant. Cette fois j’avais pleinement conscience de sa position en moi et j’ai eu le sentiment de pouvoir le mouvoir de manière beaucoup plus fine. Cette montée s’est déroulée sur un schéma assez similaire à la première, avec beaucoup plus de conscience et de liberté. Les sensations ont été aussi beaucoup plus clair quant à l’action du masseur et des vagues de plaisir lorsqu’il venait masser ma prostate. Cette 2ème vague de plaisir s’est aussi terminé comme la première sur la même intensité moyenne avec à nouveau une petite pause pipi à la fin.
C’est reparti pour la 3 partie de cette séance. Toujours une phase de respiration abdominale. Ample, bien détendue, maintenant que j’ai compris, je la soigne cette première partie. Je découvre aussi que les respirations déplacent légèrement le masseur et que ces mouvements participent à la construction des premières étincelles de plaisir. Je ne focalise pas particulièrement mon esprit sur des fantasmes. Le plaisir nait de mon corps et c’est lui qui se fantasme tout seul. Les premières vagues arrivent et là aussi je continue à soigner mes respirations. C’est alors qu’une suite successive de vagues plus fortes que les autres m’emportent et là, je décolle. Mes précédentes expériences m’ont apprise déjà certains mouvements du masseur qui, s’ils sont effectués à un instant précis, amplifie toujours plus les vagues. Les étincelles envahissent tout mon corps et deviennent des grandes vagues. Le masseur commence à bouger de lui-même, je ne contrôle plus trop mon corps. J’ai été emporté, tout mon corps s’est tendu vers un orgasme espéré. Ce fut, de loin, les plus fortes sensations que j’ai ressenti jusqu’à présent avec mon masseur. Je ne saurais dire vraiment s’il s’agit d’un orgasme prostatique. Je penche probablement pour un petit orgasme, un début merveilleux. Je reste un peu ébahi par ce voyage, pas totalement abandonné sur le rivage mais pas loin.
J’ai tenté une 4ème approche mais celle-ci n’a pas aboutie, probablement faute de temps ce qui ne m’a pas permis le même relâchement que lors des précédentes.
Cette séance s’est terminée sur un magnifique sentiment de réussite et de bien-être. Je me réjouis d’avance de la prochaine séance.
Un peu d’inconfort au niveau intestinale ensuite. Je pense qu’il est important de mettre en évidence le fait que la Glycérine est à proscrire dans les lubrifiants, surtout lorsqu’on injecte 5ml.

Je me rends compte après cette deuxième séance que j’avais déjà fait connaissance par le passé avec ces vagues de désire qui montent de la prostate. Ceci se passait parfois au réveille ou le soir avant de m’endormir. Des vagues de désire qui montent du bas ventre sans forcément d’érection de suite. J’avais, à l’époque, embrayé sur une masturbation classique mais très très lente et ces séances ont amené à des orgasmes péniens particulièrement fort. Je découvre aujourd’hui un potentiel insoupçonné et particulièrement intéressant pour la suite des aventures.

22/1/2020
3ème séance
Lubrifiant : Yes But Bio – 5ml
Temps de séance disponible / effectif : 1h25 / 1h

Une séance enrichissante sans être orgasmique, voilà qui résumerait bien ce qui a été. Après les désagréments du derniers lubrifiant j’ai envie d’essayer le beurre de karité. En attendant de mettre en place ce système de lubrification je me suis rabattu sur le Yes But, qui ne contient ni glycérine ni autres cochonneries. J’en parlerais plus bas.
Concernant la séance, lubrification, insertion, sans problème. Petit moment de lecture puis relaxation. Je dois continuer à travailler la qualité de mes respirations abdominales, elles sont parfois irrégulières, mon esprit partant vite vagabonder vers pleins d’autres pensées diverses. Malgré cela je pense avoir eu une bonne détente du corps et une bonne relaxation.
J’ai commencé tranquillement à faire quelques contractions histoire de me reconnecter avec ces sensations. J’ai senti mon ventre un peu ballonné et un peu d’inconfort lorsque mes poumons étaient plein et mon ventre bien gonflé. Je pense que cet élément a un peu perturbé la séance. J’en déduis aussi, que mon rectum n’était pas bien vide (pourtant j’ai attendu 1h après être allé à selle) d’où une légère sensation désagréable avec le masseur plutôt qu’une glisse fluide.
Malgré cela quelques sensations ont commencé à naître de ma prostate, les petites étincelles. Mais celle-ci sont restées à l’état embryonnaire et au bout d’une heure, vu le temps restant à dispo, j’ai décidé d’arrêter la séance.
Même sans avoir atteint le nirvana je suis content d’avoir fait cette séance car j’ai le sentiment de progresser gentiment sur ce chemin. La dernière fois j’ai eu l’immense privilège, dès la 2ème séance de goûter à des sensations merveilleuses et je ne m’attendais pas forcément à les retrouver de suite, je ne suis donc pas du tout déçu du déroulement de cette séance. Je me réjouis vivement de la suivante.
Je pense que le lubrifiant est bon, on verra d’ici quelques heures.