#37191
bzobzo
Participant

j’ai déjà relaté de temps à autre mes différentes expériences
de moments passés durant la pratique,
soit avec les yeux ouverts, soit avec les yeux fermés

c’est pas très original de le dire
mais paupières ouvertes, le plaisir devient tout de suite fort extériorisé,
paupières fermées, totalement intériorisé

goutter la même sensation, d’abord dans sa version extériorisée
puis un peu plus tard, dans sa version intériorisée,
est une expérience délicieuse, riche, excitante

j’avais tenté d’incorporer ceci à ma pratique en forçant,
voulant à tout prix synchroniser la fermeture et l’ouverture des paupières
à une autre action de ma pratique
mais cela avait toujours échoué
car il fallait que plus ou moins systématiquement le moi pensant intervienne
pour actionner l’ouverture ou la fermeture des yeux

cependant ces derniers mois, je me suis rendu compte
que c’était intégré, sans même que je fasse quelque chose en ce sens,
que c’était désormais depuis quelque temps, totalement intégré à ma pratique,
que c’était-il passé? comment cela s’est fait?

simplement en ayant pris conscience de cette différence
de qualité, de nuance, de coloration, d’élan, de fluctuation, des sensations
selon que mes yeux étaient ouverts ou fermés
et qu’il n’y avait pas directement à les refermer si par hasard ils s’ouvraient
ou vice et versa,
qu’il n’y avait qu’à laisser faire et rester, soit yeux ouverts, soit yeux fermés

et donc ainsi je passe des moments, parfois très longs, parfois toute la séance
paupières ouvertes ou paupières fermées
parfois ils se rouvrent ou se referment après quelques minutes ou plus longtemps
et je l’accepte
et commence à goûter aux sensations changeant tout d’un coup,
avec des nuances caractéristiques de leur intériorisation ou de leur extériorisation