#37812
bzobzo
Participant

c’est extraordinaire cette sensation d’être à la fois homme et femme,
d’être à la fois homme et femme engagé dans un acte sexuel,
entremêlés, s’unissant l’un à l’autre,
se décollant pour mieux se recoller l’un à l’autre,
jamais cette sensation n’aura été aussi puissante que ce matin,
c’est absolument divin de vivre cela avec une telle intensité,
jamais cette sensation d’androgynie en action, n’aura été aussi forte,
aussi omniprésente, autant perçue avec tant de détails, de finesse, de précision,
je me fais l’amour, comme c’est divin à vivre,
comme je suis capable de me sentir à la fois homme et femme,
je me sens habité, totalement habité, j’occupe tout mon être,
je sens la passion dans ma chair, je sens l’ardeur dans ma chair, je sens la vie dans ma chair,
je me fais l’amour et je le vis totalement

j’ai un sexe dur en bas, dressé, je le dirige avec mes reins, il est lourd,
je le dresse autant que je peux, je prends un plaisir mâle à le sentir bien dur, bien gorgé de sang,
bien à la verticale pointant vers le haut,
je prends un plaisir mâle à le pousser en avant, à le faire monter à coups de rein,
je me sens puissant, je me sens conquérant, je me sens armé jusqu’aux dents

et pourtant le mien de sexe, le vrai, il est totalement mou, flasque entre mes jambes
l’autre, celui que je sens pour l’instant, que je sens tellement plus pour l’instant,
je le fais monter et encore monter dans un sexe de femme qui me le happe, qui me le serre goulûment,
je la sens tellement en chaleur à l’autre bout de ma queue,
on est comme deux avions qui se ravitaillent en plein vol, connectés par mon bout de viande durcie,
je frotte avec, je donne des petits coups avec,
je le change de direction sans arrêt pour mieux la fouiller avec, encore et encore

et puis en même temps, totalement en même temps, avec une remarquable acuité, en percevant chaque détail,
je sens ce sexe qui monte en moi, qui change de direction en moi, qui frotte en moi,
oh comme il frotte en moi,
c’est magistral à quel point je suis envahi grâce à lui de chaleur dense
qui explose et qui se disperse, à chacun de ses mouvements,
un totem barbare recouvert de striures et de peinture, est dressé en moi,
c’est la danse folle autour dans ma chair

nous sommes à l’unisson, lui et moi, nous bougeons ensemble,
lui avec sa queue que j’aime tellement sentir en moi
et puis moi, liane lascive, ouverte jusqu’au firmament, le recevant en moi, le sentant monter et descendre en moi,
comme nous bougeons à l’unisson, comme je m’ouvre toujours plus,
comme je m’illumine à chacun de ses coups de boutoirs,
des ailes me poussent, je vole, je vole dans un ciel bien à moi,
l’air y est chargé de particules lourdes, l’air y est trempé, l’air y est électrisé,
à chacun de ses va et vient, une folie sauvage m’envahit toujours plus,
je ne me retiens plus, je bondis, je bondis,
ma chair est tellement envahie de nectar chaud, quelle ivresse des sens,
des vagues serrées de soie sans cesse me traversent,
je dérive toujours plus loin, je deviens injoignable, inatteignable

oh comme je sens que ma queue bien dure la fait jouir toujours plus,
elle bondit dessus, elle danse dessus, elle ne se retient plus,
elle semble légère comme une plume, multicolore, irisée, au milieu de sa chair en roue libre
elle semble habitée par tout le plaisir du monde,
c’est comme si je sentais tout ce qui lui arrive, c’est comme si je le vivais aussi,
je pousse, je pousse toujours plus, avec ma queue bien dure, bien dressée,
comme j’aime m’enfoncer dans cette chair tellement vivante, tellement frémissante,
comme j’aime sentir son total abandon, sa totale ouverture,
elle me happe corps et âme dans son tourbillon

je la sens tellement unie à moi, tellement collée à moi, nous ne formons qu’un,
c’est elle en fait qui semble s’enfoncer en moi, me pénétrer, je la sens tellement totalement en moi,
je tangue comme un bateau ivre de toutes parts
de sa omniprésence souverainement voluptueuse, souverainement jouissive,
je m’envole, nous volons ensemble, nos ailes ne font plus qu’un, comme nous volons ensemble