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AndranerosAndraneros
Modérateur

Bonsoir @Ncls0,
Quand tu nous dis :

J’entame mon inspiration/expiration par la bouche/ventre, je me caresse un téton et effectue ces très légères contractions.
Les débuts sont compliqués car je ne suis pas reconnu pour savoir faire plusieurs choses en même temps

Tu mets en évidence ce qui me paraît être une difficulté fréquente que rencontrent les hommes pendant leurs premières sessions de massage prostatique et pour certains bien au-delà. Il s’agit de combiner avec fluidité des actions diverses qu’ils n’ont pas l’habitude de faire, contrôle de la respiration, caresses nouvelles, contractions musculaires particulières, stimulation d’un organe interne totalement ignoré… C’est compliqué pour une majorité d’entre nous à nos débuts.

je persévère et ces mouvements s’installent mécaniquement et j’arrête d’y penser.

C’est très précisément ce qu’il faut faire ou ce qu’il faut apprendre à faire. C’est ce sur quoi tu as bien progressé depuis ta 1ère session telle que tu en parlais le 27 mai :

Lors de ma première séance, j’ai eu du mal à lâcher prise : j’effectuais des contractions trop fortes et trop rapides. J’étais bien trop impatient.

Avec quelques sessions supplémentaires et les bons conseils de @bzo tu avais déjà bien compris la méthode à la fin du mois de mai :

Quand j’arriverai enfin à complètement lâcher prise, j’aurai accès à tout ce plaisir, c’est une histoire de pratique et de temps j’imagine.

Tu résumais cette phase de ton apprentissage le 1er juin :

Je me dits qu’il faut que j’arrête de partir à la recherche de sensations, notamment parce que je cherche à ressentir la « chaleur et le plaisir » que je ressens quand j’éjacule.
Je me dits que le plaisir prostatique est différent donc cela ne sert à rien de le chercher puisque je ne le connais pas

Tu as bien tout compris, tu es très sensible aux stimulations de ton masseur, tu vis donc depuis le dénut du mois de juillet tes premiers orgasmes prostatiques. Mais j’ai l’impression que ton esprit « scientifique cartésien » bridait le plaisir qu’ils faisaient jaillir. Hier tu as réussi à lâcher encore plus prise que tu ne le faisais :

Je décide alors de continuer ma respiration comme si de rien était sans m’affoler, chose que je stoppais avant.

Les choses se sont emballées très vite, les contractions involontaires sont apparues et de moins en moins espacées dans le temps. Le plaisir est monté, monté et là une explosion de plaisir.
Mais une vraie explosion : un état de béatitude et une bombe de plaisir qui a explosé en moi.

Ta dernière phrase est une définition émotionnelle de l’orgasme qui convient idéalement à certaines formes d’orgasmes prostatiques.

Je n’étais pas prêt à recevoir toute cette énergie

Ton ressenti correspond tout à fait à mon expérience que je m’efforce de transmettre en expliquant que nous avons des réactions de défense instinctives qui bloquent le plaisir que nous faisons naître quand notre prostate commence à réagir sous les stimulations de nos masseurs.

C’était la première fois que je sentais que je ne contrôlais plus mon corps : une contraction qui procurait du plaisir, en amenant une autre qui en procurait un peu plus et de plus en plus rapidement jusqu’à cette explosion qui m’a « coupé le souffle et étouffé ».

Nous pouvons franchir cet obstacle
• soit en apprenant à accepter cette intensité explosive, à accepter d’avoir le souffle coupé, ou dans mon cas à accepter d’être noyé sous le plaisir, par encore plus de relaxation voire de la méditation,
• soit en répétant cette expérience à laquelle peu à peu notre esprit va s’habituer et qu’il va finalement accepter de vivre, en faisant preuve de patience, de confiance et d’application.
j’espère pouvoir revenir vous dire que j’ai réussi à « surfer cette vague » ou ce « tsunami d’émotions et de plaisir ».
Je suis sûr que tu reviendras nous le dire. Je pense que tes messages depuis la fin du mois de mai montrent que tu as d’excellentes dispositions pour revenir nous le dire très rapidement. Bon cheminement @Ncls0.