#38396
bzobzo
Participant

je restais de longues minutes, couché sur le lit, les bras étalés sur les côtés,
j’ai essayé de me relever une fois mais j’étais comme cloué au matelas pour l’instant,
finalement je restai immobile, regardant le plafond, me refocalisant vers l’intérieur,
percevant un peu partout comme une marée qui se retire vers mes profondeurs

quelque tumulte délicieux , il y a quelques instants encore
et mon corps qui se contorsionnait, secoué de spasmes,
soulevé du matelas comme un fétu de paille par la puissance de l’orgasme,
moments de communion absolue,
qu’importe s’il y a quelque chose de l’autre côté, qu’importe tous les dieux, tous les mystères,
l’important ici-bas, ce sont des moments comme cela d’effusion totale,
des moments d’une intensité sans pareille
où la vie soudainement coule en nous comme un torrent tumultueux
d’eau cristalline, traversée de lumière éclatante

mon coeur, comme un volcan, était en feu, mon cul et mon sexe aussi,
tout le monde était sur le pont en moi,
menant l’esquif prestement sur les flots vers sa destination dans le ciel

horizon, mon amour, nous te cherchons,
dans ma chair, tous les jours,
dans les livres aussi,
oh j’ai connu de merveilleux moments d’extase, de communion
avec des pages de Proust aussi, de Balzac, de Nietzsche,
je les chéris tous ces moments où je flamboie comme une torche dressée