#38652
bzobzo
Participant

insupportablement bon…

ça doit vous parler au plus intime de vous-même à la plupart d’entre vous ce genre d’expression,
deux termes qui à priori, ne semblent pas destinés à être utilisés ensemble,
ça a sûrement un nom ce genre de figure de style en français,
tout a un nom dans la belle langue de Molière,
je vais regarder

voilà, j’ai regardé, insupportablement bon est un oxymore,
je cite « Figure de style qui consiste à allier deux mots de sens contradictoires.
Exemple d’oxymore : « une douce violence ».nom masculin »

insupportablement bon, donc est un oxymore
mais surtout un état de plaisir dans notre chair tout à fait délicieux à vivre,
le plaisir semble insupportable,
il a atteint un certain degré d’intensité qui semble le rendre insupportable à vivre,
c’est au passage, je trouve, la preuve éclatante,
que le plaisir et la souffrance sont proches, sont sensations soeurs,
la douleur peut devenir insupportable dans notre chair
mais le plaisir aussi

nous autres hommes quand le plaisir devient insupportable,
d’habitude ce à quoi on aspire au bout d’un certain temps, c’est à une bonne vieille éjaculation,
à une explosion dans notre chair pour nous soulager,
c’est bien dommage car c’est si bon quand cela devient insupportable et que cela dure,
qu’on est pendant des heures avec un plaisir insupportable dans notre chair

chez moi, il devient vite insupportable
et après il devient de plus en plus insupportable,
il devient insupportablement insupportable puis insupportablement insupportablement bon
et ainsi de suite,
il n’y a pas de limite dans l’insupportable,
on est dans la jouissance ainsi en fait si on le laisse bien aller, si on se lâche complètement,
dans une longue et lente jouissance sans explosion

c’est tellement bon ainsi, si on résiste à l’envie de se masturber après,
pour avoir quand même notre petite explosion mâle,
qu’alors à la fois suivante quand on reprend,
c’est encore plus insupportable, plus insupportablement bon,
et plus insupportablement insupportablement bon

il faut vraiment laisser le corps décider de lui-même
quand il a besoin de cracher par le petit tuyau durci,
petit tuyau durci ou pas selon les moments,
savoir résister à cette envie de se soulager dont le corps n’a pas vraiment besoin en fait,
à cette habitude qu’on a prise depuis l’enfance de chercher le soulagement par l’éjaculation
en se masturbant si on n’avait pas quelqu’un avec qui batifoler dans la luxure

une habitude d’avant le plaisir prostatique, il faut bien se dire cela,
d’avant les spectres affolants de sensations nouvelles dans notre chair
qui nous emmènent explorer des continents nouveaux,
toutes sortes de pratiques imaginatives qui testent nos limites habituelles, les transgressent allègrement,
dès qu’on prend les chemins de traverse de la sexualité

il n’y a qu’à laisser parler son désir, son instinct, ses fantasmes,
le corps suivra si on apprend à l’écouter, si on apprend à le respecter
et à dialoguer avec lui,
savoir résister et laisser le petit tuyau cracher uniquement quand le corps le décide,
c’est aller au devant d’insupportablement bon de plus en plus insupportablement bon,
la jouissance s’installe à demeure,
s’installe dans notre chair comme dans un nid,
elle s’y sent bien, elle frétille, elle frémit, elle frissonne,
elle se sent à la maison dans cette chair toute emplie d’énergie, toute imbibée d’énergie,
elle s’épanouit, elle se pare de toutes les couleurs de l’arc en ciel