#38658
bzobzo
Participant

sublime petite séance d’une demie heure pour commencer la journée

quatre, cinq jours qu’il n’y a plus eu d’éjaculation,
mes batteries sont pleines à déborder,
il me suffit de m’effleurer, une fois que je me suis mis en mode plaisir
et déjà cela me fait gémir, ma peau est plus électrique que jamais,
le moindre mouvement lascif de mon bassin, m’emplit d’une houle voluptueuse tellement puissante,
je n’arrête pas de gémir pour l’instant, même en faisant mon thé, en allant au toilettes, partout,
les pressions de mes cuisses sur mes bijoux de famille, c’est trop,
je cours jusqu’à mon lit et c’est parti

couché, je me mets immédiatement en mode liane lascive, j’ondule,
mes mains démarrent comme des possédées, vont partout, sur ma poitrine,
descendent le long de mes flancs, triturent mes seins
tandis que mes cuisses frottent, pressent, effleurent,
je râle très fort, je suis déjà tout près de la jouissance,
je m’immobilise, je maintiens la pression d’une contraction,
j’alterne maintenant de plus légères contractions mais rapidement, comme un petit piston entre mes jambes,
je sens que c’est parti, je commence à jouir,
je crie sans discontinuité, c’est tellement ineffablement bon partout dans mon corps

je sais que la jouissance démarre quand l’intensité atteint une sorte de plateau et que cela se met à pulser,
comme des battements lents, rythmiques en même temps qu’une sensation de densité très forte de nectar,
comme une sorte de coeur indépendant au milieu de mon être qui commence à battre et me prend en charge,
me transformant en une sorte de masse en fusion, de masse en communion charnelle, vibrant, délirant,
seuls mes gémissements, mes râles, mes cris, me relient encore à ce monde,
leur filet continu s’échappant par ma bouche,
le reste semble n’être plus qu’une masse informe en roue libre,
plus rien n’existe, juste cette densité incroyable de nectar traversée de battements rythmiques,
de pulsions comme provenant du noyau de la terre,
c’est sourd, c’est puissant, cela semble monter de tellement loin en moi,
l’impression d’être relié à mes abysses qui parlent à voie haute
l’impression d’être dansé, comme si je n’étais plus qu’une marionnette agitée par mes abysses

cela ondule lentement de partout en moi, cela bouge lentement partout en moi,
la tectonique des plaques, des masses immenses qui bougent les unes contre les autres,
qui se frottent, qui se pressent, qui désagrègent plein de choses entre elles,
provoquant une sorte de combustion délicieuse,
j’ai la sensation d’avoir de la fumée qui s’échappent par mes oreilles par instants,
tellement j’ai l’impression d’être incandescent, de brûler