#39006
bzobzo
Participant

il s’est passé quelque chose de vraiment étonnant hier dans la nuit,
dans ma délicieuse nuit de luxure,
une de plus…
une de plus, incomparable, unique, comme beaucoup d’autres,
une de plus
où j’ai été lâché sans surveillance dans le magasin aux rayons remplis de bonbons,
les délicieux bonbons de la luxure, fourrés de volupté, de jouissance,
au parfum de râles, de gémissements, de cris gras, impudiques, sans retenue, montant des entrailles

comme je les croquais, comme je les avalais, comme je m’en empiffrais,
je les faisais tomber, dégringoler en cascade des rayons, je m’en couvrais,
je les lançais à pleines mains à la ronde,
je riais comme un fou de les sentir partout en moi, partout sur moi,
cela dégoulinait de tous les côtés, j’en bavais, je me sentais empli et en même temps désincarné,
je m’étouffais par moments tellement je les engouffrais sans discontinuité
comme avec une pelle et sans prendre la peine de mâcher,
cela baffrait, cela haletait, cela jouissait, cela grognait
mais cela murmurait aussi tendrement dans ma chair,
cela chantait harmonieusement aussi au milieu de toute ce irrésistible élan animal,
de ce rut vertigineux de toutes mes cellules,
un choeur splendide s’élevait en moi, me faisant ressentir toute la luxuriance inouïe de la vie

bon après cette entrée en matière lyrique à souhait,
revenons au point d’étonnement,
en quelque sorte, tout ce que j’ai écris dans les messages plus haut, jusqu’ici dans ce fil,
n’était plus valable, ne comptait plus trop hier soir par moments,
n’était plus vrai du tout, n’était plus moi durant l’action,
en ce sens, que je suis parvenu à me mettre en mode yang, toujours aneroless bien sûr
mais à fonctionner donc en mode yang, plus uniquement en mode yin
comme c’était le cas systématiquement depuis des années durant la pratique

ainsi en mode yang, avec des sensations extrêmes, paroxystiques, certes
mais dans le prolongement de mon identité sexuelle,
on est beaucoup plus statique, la dynamique est tout à fait différente,
fini le mode liane lascive, les caresses langoureuses, le bassin qui chaloupe,
les coups de griffe comme une panthère de temps à autre,
les mouvements langoureux, la lascivité qui exsude de partout,
c’est nettement plus spartiate en apparence

bon différent en fait, j’ai analysé tout cela longuement,
ce matin, me suis beaucoup entraîné, passer constamment du mode yang en mode yin et vice et versa,
bien comprendre ce qui se passe, qu’est-ce qui se met en route d’un côté, plus de l’autre,
bien comprendre ce qui fait l’essence de l’un, l’essence de l’autre
et ma foi, je suis très content de tout ce que j’ai grapillé comme enseignements

superbes perspectives de l’autre côté aussi, finalement,
bien que je sois un homme, je n’étais trop habitué à fonctionner en mode yang,
n’ayant pas de vie sexuelle active avec partenaire depuis des années,
étant redevenu timide et ignorant comme un puceau,
mais là, cela a été une redécouverte du potentiel prostatique ainsi,
certes je l’ai déjà vécu pleinement, superbement, avec masseur, il y a quelques années,
mais là hier soir c’était aneroless, avec toute ma progression à tous les niveaux depuis,
ma prostate, mes génitaux, devenus tellement tellement réactifs,
les flots d’énergie montant tellement facilement en moi, m’inondant instantanément,
cela fait un monde de différence tout cela
et après des années de plaisir que je qualifie de plaisir au féminin, en mode yin donc,
cela a agi véritablement comme une révélation sur moi

vivre sa prostate, ses organes génitaux, tout son corps, en mode yin ou en mode yang,
produit des sensations soeurs mais néanmoins tellement différentes dans leur perception,
je travaille désormais pour l’instant, à basculer d’un côté ou de l’autre, de plus en plus efficacement,
voir si c’est possible, si c’est intéressant
ou bien s’il est préférable de rester plutôt en un mode ou en l’autre, durant de plus longues séquences,
voire la séance complète,
s’il y a éventuellement moyen de mixer les deux,
si cela apporte quelque chose ou plutôt les dilue, les atténue

la prostate en mode yin, à partir d’un certain stade,
procure essentiellement une sensation de jouissance en continu,
en mode yang, des chapelets d’orgasmes, des super O,
les organes génitaux en mode yin, avec les frottements, les pressions, uniquement des cuisses,
de la volupté, des tonnes de nuances de volupté,
en mode yang, avec la main ou avec des partenaires, well… tous ici connaissent,
le pénis qui durcit, qui pointe vers le haut, comme vibrant fièrement
puis le petit crachat laiteux servi avec son volcan en éruption,
éventuellement avant, avec toutes sortes de techniques plus ou moins avancées
et une volonté de faire durer les choses,
des préliminaires délicieux plus ou moins prolongés

j’ai bien analysé les deux dynamiques en moi, ce qui les caractérise,
en mode yin, le déplacement, à tous les échelons, n’importe où dans le corps, avec n’importe quoi,
sa vélocité, sa trajectoire, sont les plus importants,
le rythme, constamment en accélérations, en décélérations, jamais une vitesse simple, linéaire,
pour se déplacer d’un point à un autre, on initie le mouvement
mais comme en se retenant, en se freinant puis en se relâchant,
provoquant ainsi des micro-accélérations, des micro-ralentissements, constamment,
aussi, on ne se rend pas d’un point A à un point B directement,
la distance la plus courte pour le plaisir en mode yin,
c’est la courbe, la sinuosité, l’arabesque, l’ondulation,
pas forcément très marquée, souvent légère, quasi imperceptible même cela peut être,
une fois qu’on a de l’entraînement, cela peut devenir une chorégraphie très fine, très légère,
il est important de comprendre
qu’avec le moindre geste, avec le moindre mouvement, avec le moindre déplacement,
on cherche à se caresser intérieurement, à éveiller en soi des sensations,
bien saisir cela, la finalité du déplacement en mode yin, c’est le déplacement en lui-même avant tout

en mode yang, non, on déplace le corps pour se mettre dans une autre position,
avec les caresses, on se focalise sur le point de contact avant tout, pas sur le mouvement en soi,
le déplacement n’est jamais linéaire donc en mode yin,
on réagit en courbes, en sinuosités, en arabesques, en ondulations
qui vont fleurir d’un peu partout pour former une sorte de danse intérieure, lascive, langoureuse
quand on apprend à se lâcher, sans aucun tabou,
qu’on ne se sent plus contraint, limité, par les frontières de son identité sexuelle,
il faut pas imaginer ici quelque chose de caricatural,
qu’on devient comme une folle se dandinant de façon efféminée sur son lit,
rien de tout cela, j’ai pu le constater en me filmant longuement ces derniers temps,
il y a une grande différence ici, entre ce que l’on perçoit qu’on fait et ce qui est fait réellement,
cela monte de l’intérieur, tout le féminin, s’empare de nous, joue avec notre corps,
y déployant tout un réseau de sensations
comme une langue étrangère à laquelle il faut s’habituer,
en apprendre les ramifications, les nuances, la grammaire
mais finalement peu de réels signes d’efféminement durant l’action,
j’ai pu le constater avec étonnement même tellement le ressenti est différent,
on se sent totalement femme par moments, un mélange des deux, la plupart du temps
et on croit que cela se voit, que cela peut se constater
mais non pas tellement finalement,
un peu par moments quand même

oh, tout n’est pas noir, tout n’est pas blanc, bien sûr,
il y a un peu de l’un dans l’autre et inversément, beaucoup de nuances de gris,
mais c’est la systématicité qui crée une dynamique, soit yin, soit yang,
ainsi j’ai pu constater qu’en mode yin,
mon bassin bougeait toujours un peu, dansait toujours un peu, avec les contractions,
il y avait une sorte de dialogue sensuel entre eux,
alors qu’en mode yang, le bassin ne bouge quasiment pas, c’est vraiment essentiellement la contraction,
même si elle va avoir aussi toutes sortes de mouvement sinueux, de petites accélérations, de ralentissements,
de va et vient lascifs, de brusques changements de direction
mais l’ensemble est plutôt statique, l’attention focalisée sur les contractions
les mains bougeant aussi peu, restant sur place, changeant à peine la pression,
tripotant un peu autour où elles sont posées, la pointe des seins par exemple