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AndranerosAndraneros
Modérateur/modératrice

Tu écris :

J’espère que je ne deviens pas exigeant avec mon corps mais je boudais un peu mes sensations. 

C’est humain ! Nous sommes nombreux à passer par cette étape après nos toutes premières sessions orgasmiques. Nous sommes tentés de faire les sessions suivantes comme si ces orgasmes étaient dus alors que ce n’est pas encore le cas. Il te faut un peu de patience et un peu de discipline mentale pour éviter toute forme d’attente. Mais tu le sais déjà très bien.

J’ai lu plusieurs commentaires dans le forum qui disait qu’il ne se masturbait pratiquement plus jamais et je sens que j’en ai encore envie comme auparavant , peux tu me donner une explication stp ?

Je vais te donner la mienne. Pour cela je remplace ta question par les suivantes :

Pourquoi se masturbe-t-on ?

• Tout d’abord, nous sommes tous différents. Nous avons donc légitimement des besoins de masturbation fort différents les uns des autres.

• La masturbation suivie d’une éjaculation permet de réduire une tension sexuelle devenue trop forte pour y résister dans le confort.

• L’orgasme qu’on déclenche en se masturbant apporte un (très) court moment de plaisir et une (plus ou moins) longue période de satisfaction physique.

Pourquoi cesse-t-on de se masturber quand on pratique le massage prostatique avec succès  ?

• La plupart d’entre nous ne cessons pas de nous masturber mais réduisons parfois considérablement le rythme de nos éjaculations et éventuellement de nos masturbations.

• Plus nous avançons dans notre expérience des orgasmes prostatiques plus notre sexualité se modifie en profondeur. Nos besoins ne sont plus les mêmes. Nous apprenons à les satisfaire autrement.

• Plus nous avançons dans notre expérience des orgasmes prostatiques plus nous les obtenons facilement, plus nous les renouvelons facilement, plus ils durent, plus ils deviennent puissants. Le plaisir que nous faisons naître ainsi en nous est tellement supérieur à ce que nous obtenons par la masturbation conclue par une éjaculation qu’elle fait pâle figure à côté.

• Plus nous avançons dans notre expérience des orgasmes prostatiques mieux nous prenons conscience de l’énergie que nous éveillons en nous, que nous apprenons à faire circuler, énergie sexuelle qui dynamise notre élan vital. En comparaison l’éjaculation obtenue à l’issue d’une masturbation ressemble plus à un éteignoir, nous laisse comme si nous étions vidés.

• Nous faisons tous plus ou moins la constatation que l’abstinence contribue à améliorer notre expérience orgasmique. Ce constat nous motive à réduire nos masturbations avec éjaculation.

Cela dit la réduction du rythme de nos masturbations répond à un choix et non à une nécessité. N’ayant plus besoin de nous masturber pour jouir nous pouvons nous permettre de choisir des occasions spéciales pour le faire, pour glorifier ces moments et faire monter notre excitation quand nous le faisons. En particulier nous pouvons apprendre à pratiquer le « super T » qui consiste à jumeler un orgasme prostatique avec un orgasme éjaculatoire.

Mon expérience :
AVANT : je me masturbais plus ou moins tous les jours le plus souvent au coucher pour m’endormir (c’est toujours mieux qu’un somnifère). [Certitude 1 orgasme / jour au mieux]
MAINTENANT : j’éjacule en moyenne 3 à 4 fois par mois, avec 2 périodes d’abstinence éjaculatoire plus longues au cours de l’année. |Estimation entre 10 et 30 orgasmes / jour en moyenne]

Tu remarques que je dis « je me masturbais » et « j’éjacule ». La différence est que maintenant je me masturbe, ou ma femme me caresse, toujours très souvent ce qui déclenche des orgasmes de nature prostatique sauf si je choisis d’éjaculer.

Je laisse nos amis t’apporter le témoignage de leurs expérience à ce sujet. Bon cheminement @nousta.