#41140
bzobzo
Participant

ma prostate est tellement bien éveillée,
que je peux faire à peu près n’importe quel mouvement, n’importe quelle contraction de muscle, dans mon bassin,
je la sens vibrer

cela permet de jouer et encore de jouer,
mon corps et moi, on est dans un bac à sable, depuis longtemps,
le sexe, tout seul ou à plusieurs, devrait toujours être joyeux, léger et ludique,
entre personnes prêtes à devenir attentionné, généreux et dévergondé, sans bornes,

juste debout, penché en avant, les bras en appui sur le meuble d’en face,
le poids ainsi déporté en partie,
permet de bouger plus facilement les fesses, les hanches,
plus librement,
j’écarte les cuisses, qu’il n’y ait plus que des ondes prostatiques, pour le moment
et mon mode yin

je commence à tendre les muscles des fesses, me cambre légèrement,
une fois que tout est bien sous tension, là en bas,
je fais de légers mouvements latéralement, des torsions,
des contractions diverses et variées, comme elles viennent,
je tends, je détends, toute une science,
alternant des mises en tension juste autour de l’anus, autour du périnée
avec des contractions plus générales, de tout le fessier,
me tord, me déhanche, un peu, beaucoup, à la folie,
ondule, me balance, me caresse, me presse, me frotte, me pince,
un peu, beaucoup, à la folie

je sens le yin partout en moi, oh que j’aime cela,
je me sens pas homosexuel pour un sou mais j’aime quand le féminin m’envahit durant la séance,
j’aime me déhancher, j’aime me cambrer, rejeter la tête en arrière lentement, bouger lascivement,
j’aime me caresser, j’aime entendre mes gémissements, tellement doux, tellement feutrés, par moments,
à d’autres, comme un animal en rut, je râle, je hurle, cela devient des borborygmes des entrailles,
j’aime me prendre dans me propres bras, j’aime onduler, j’aime pétrir mes seins,
enfin vous voyez le topo,
c’est tellement bon, vous ne pouvez pas imaginer,
cette volupté caressante, omniprésente dans la moindre fibre de mon être,
cette chair qui semble caressée de partout à l’intérieur,
tout ce corps qui semble fait de soie, de densités diverses,
je n’ai plus qu’à un peu bouger
et tout cela se met en mouvement, frotte, effleure, s’emmêle, de tous les côtés,
c’est juste irrésistible

je prends des postures,
comme le yin me sculpte, par moments
comme le yin me donne des rondeurs à vivre,
des rondeurs sur lesquelles glisser inlassablement,
l’ivresse semble monter de tellement profond,
d’une source tellement enfouie dans les profondeurs,
c’est la plupart du temps, tellement ineffablement léger, subtil et fin,
cristallin

l’androgynie est dans ma chair
comme une offrande des dieux,
je vis mon double genre durant l’action
comme un miracle de chaque instant