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Andraneros
Modérateur/modératrice

Bonjour @curieuxjj24,
Tu nous dis :

il y a comme un plafond de verre et je n’arrive pas à augmenter le plaisir.

J’ai constaté que, lorsque je lis cette phrase dans les messages présents sur notre forum, elle précède très souvent une phase de progrès significatifs. C’est un peu comme si nos amis qui l’écrivent avaient accumulé tout le carburant nécessaire à l’envol de leur fusée orgasmique mais qu’ils ne parvenaient pas à débloquer l’ouverture du silo de lancement. De mon point de vue c’est un très bon signe.

Mais en écrivant « je n’arrive pas à augmenter le plaisir », j’ai peur que tu ne sois dans l’attente de l’orgasme, dans un effort pour le déclencher. Or c’est exactement dans l’état d’esprit inverse que tu dois vivre ces moments. Au lieu de penser à « augementer le plaisir » tu dois penser à t’« ouvrir pour recevoir le plaisir ». Cela revient à te détendre encore plus, à te concentrer encore plus sur tes sensations, à vivre tes sensations comme les premières gouttes de l4orgasme qui va te submerger sans rien faire pour qu’il te submerge.

Tu parles de tes tremblements. De mon point de vue les tremblements du corps et de tes membres ne sont pas la source de tes orgasmes. Ils sont la conséquence du plaisir qui t’envahit, la réaction de ton système neuromusculaire à une surcharge sensorielle. Les seuls tremblements, et mieux peut-être vibrations, qui génèrent du plaisir sont ceux de l’anus, du rectum, du périnée et des muscles profonds autour de ta prostate, soit parce qu’ils font glisser ton masseur qui masse ta prostate, soit parce qu’ils massent ta prostate.

en tenant la position une quinzaine de secondes en poussant, le masseur a tendance à ressortir

Tu n’es pas le seul à faire cette expérience. Je pense que c’est la conséquence d’un état d’esprit qui te conduit à en faire « trop ». Si tu penses consciemment à tenir ta respiration exactement 15 secondes, à gonfler le ventre, à exercer une poussée rectale, tu me sembles loin de la détente et du relâchement musculaire. J’ai constaté que lorsque je butais sur ce genre de difficulté je ne parvenais à la surmonter qu’en en faisant moins, autrement dit en apprenant à supprimer les efforts inutiles que je faisais en pensant « bien faire ». En te lisant je pense que tu en es bien conscient mais que tu n’oses pas réduire tes efforts par peur de ne pas déclencher ton orgasme.

Dans toutes les disciplines mentales et physiques les « grands maîtres » expliquent à leurs disciples que le « secret » de la perfection d’un geste consiste à le faire naturellement, instinctivement sans chercher à le faire « parfaitement ». La règle est aussi vraie pour notre pratique du massage prostatique. Pour atteindre cette grâce il n’y a que 3 règles :
1) Pratiquer,
2) Pratiquer,
3) Pratiquer.
Bon cheminement @curieuxjj24.