#43757
bzo
Participant

je bouge, je me déplace, je m’arrête, je repars, je m’assieds, je me relève

tout le temps, le désir est  en moi, libre de s’exprimer, comme il veut,

sans considération des frontières de  l’identité sexuelle de ce corps,

qu’il parte dans la direction qu’il veut,

je le laisse danser ,

je le laisse,  me transformer en sa dance

 

mes gestes fleurissent au passage, libèrent de brefs bouquets,

deviennent sinueux, doux, capiteux,

comme empruntant des arabesques langoureuses,  dans l’invisible

 

ce n’est plus de la viande qu’il y a là-dessous,

pendant quelques instants

mais de la soie,

les innombrables vagues d’une mer de soie

 

mon corps chante,

me fait s’envoler en flots de notes,

dans les airs,

mes doigts organisent sous la peau,

des immenses troupeaux, en migration,

de feux de paille

 

enivrante complicité,

tendresse sans bornes,

envers soi-même,

il est temps de s’aimer,

de toutes ses forces,

de joindre sans réserves,

le geste à la parole,

de laisser ce corps se faire l’amour

comme cela lui plait,

d’accueillir le féminin,

comme le masculin,

sans rien rejeter,

sans rien retenir

 

 

  • Cette réponse a été modifiée le il y a 8 mois par bzo.