#44608
bzo
Participant

tout mon être devient comme la peau d’un tambour,

prêt à résonner, prêt à vibrer,

dès que je me mets en action

 

juste cette sensation déjà,

de tension féconde, de tension fertile,

où le moindre contact, le moindre mouvement, la moindre contraction,

semble comme un frottement, sur ce tambour

qui se met à vibrer

qui génère des ondes dans ma chair,

est déjà incroyable,

on se sent en état de totale réceptivité, on se sent fécond,

on se sent sexe, prêt à palpiter, de tout son être

 

mes doigts dessinent comme des crayons sur la peau,

des nuances tellement richement colorées de sensations,

je me sens colorié par la puissance créative du soleil, du ciel, de la mer et du vent

je me sens chanté, je me sens dansé,

je me sens forêt verdoyante, emplie de chants d’oiseaux,

je me sens lumière, je me sens astre filant

 

l’autre jour, sous la douche

mais pas encore allumée,

je me suis mis à me caresser, lentement, très lentement,

mes jambes se frottaient l’une contre l’autre,

les peaux et les poils des mollets, entremêlés,

les cuisses et les génitaux, entremêlés

 

la main droite vagabondait sur mon torse, ma poitrine,

j’avais le corps un peu de travers,

l’autre main posée, tenant la barre de douche, pour ne pas risquer de glisser,

tout à coup, mes légers mouvements ont provoqué

de la tête de douche, au-dessus de ma tête,

un goutte à goutte qui tombait, ainsi de haut, sur mon bras

 

le contact de cette goutte d’eau qui a voyagé un bon mètre,

avant de s’écraser sur la peau de mon avant-bras,

a commencé à générer des vibrations en moi,

le tambour y était sensible aussi,

à cet petit évènement inattendu qui m’arrivait,

en plein action intime

 

surpris, une fraction de seconde,

je percevais néanmoins, immédiatement, le potentiel

un nouveau foyer générant des ondes en moi,

avec tout le reste; déjà bien chaud,

maintenant, ce goutte à goutte sur mon bras

qui apportait ses nuances tellement originales

 

c’était splendide, la litanie de gouttes, imprimait son rythme,

je me laissais faire,

j’avais comme un batteur en moi

qui tapait rythmiquement, quelque part sur une grosse caisse,

le restant des ondes s’en trouvait modifier,

sensation de fusion, le monde extérieur intervenait soudainement,

d’une façon tellement originale, tellement personnelle,

l’eau semblait dialoguer avec ma chair,

quelle effervescence voluptueuse

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