#49800
bzo
Participant

parfois, pendant un jour ou deux,
j’oublie même que le sexe existe
puis il y a un moment
où mes mains sont irrésistiblement attirées par ma peau,
où j’éprouve le besoin irrépressible
de laisser aller langoureusement les hanches,
de sentir mes cuisses, venir se coller contre mes génitaux
les frotter, les presser, les triturer, avec

rapidement, j’ai besoin aussi de sentir
le délicieux coup de canon, comme au ralenti,
d’une contraction, dans mes entrailles

oh c’est un moment de tel rapprochement,
soudainement, avec mon corps,
je sens ma chair, je suis ma chair,
je vibre avec elle, je suis collé à elle,
absorbée par elle, fondue à elle

c’est une histoire de se redécouvrir,
de se redécouvrir existant au monde,
existant comme être vibrant,
empli de sang chaud, de viscères, de nerfs
et d’une puissance tellurique
qui nous relie mystérieusement au noyau de la terre