20 réponses de 1 à 20 (sur un total de 126)
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  • #39519
    EpictureEpicture
    Participant

    Les sujets abordés ici sont cruciaux pour progresser. Je suis passé à côté mais je voulais apporter ma contribution.

    Tout ceci me semble assez prometteur et je serais intéressé par des témoignages de postures corporelles qui agissent tels des interrupteurs Yin/Yang sans passer par la case mentale de la suggestion, des images ou des fantasmes.

    Si l’idée consiste à se passer de la « case mentale » c’est qu’elle serait perturbante. Ce point nécessite que l’on s’y attarde un peu. Je pense juste qu’il faut bien distinguer l’usage de cette « case » pendant la pratique, et en dehors de la pratique. A moins que l’on considère que la pratique soit chose permanente. Mais dans ce cas, il faut bien admettre que de cette case mentale, on ne peut se passer : en permanence.
    Le mouvement psychanalytique a mis en évidence l’existence d’une vie inconsciente, un domaine, ou cette case mentale a rangé enfouis, ce qui fait les fondements de nos représentations mentales, de nos catégories de genres (masculin/féminin), de qualité (beau/laid) de moralité, (bien/mal), de quantité (plus/moins), etc . Ces représentations mentales sont construites sous la forme d’images, de suggestions, ou de fantasmes. Le fantasme étant un terme largement utilisé dans le champ psychanalytique. De cet inconscient, on peut en nier l’existence, ou du moins l’efficience, ou accepter l’idée que, agissant sur nos représentations, il peut agir come régulateur psychique, et donc nous conduire à résister à un certains nombre de concepts qui pourraient nous mettre (selon nos représentations acquises) en danger (le danger est juste un exemple parlant). Il est clair, en tous cas pour moi, qu’une partie de ma case mentale résiste à une jouissance différente de celle ressentie par ma pratique sexuelle « traditionnelle » depuis 45 ans.
    Abattre ces résistances nécessite l’usage de cette case mentale pour remodeler ses représentations afin qu’elles n’agissent plus comme commutateur de fermeture, mais d’ouverture.
    Bien sur, ce travail ne se fait pas pendant la pratique (et ce que je suis en train de dire n’est pas non plus qu’il faut faire une psychanalyse). En revanche une pratique régulière va aider le mental à s’habituer à l’invasion de nouvelles représentations. Le mental résistera moins, et ces nouvelles représentations vont aider le mental à s’effacer pendant la pratique. De plus, en dehors de la pratique le mental va pouvoir reconstruire en les verbalisant (vive le forum !) ces nouvelles représentations. Une dynamique est alors enclenchée de transformation des fondements mentaux de notre être afin que la résistance au plaisir et à la jouissance laisse place à l’ouverture. Ce travail est long. C’est pourquoi selon moi, certains d’entre nous ont un cheminement très progressif.
    Lorsque l’ouverture est suffisante, un flux peut alors circuler, et l’on peut s’exercer à agir sur des commutateurs corporels afin d’apprécier, dans toutes les parties du corps la jouissance ainsi obtenue.

    Je reviendrais pour vous en parler

    Bon cheminement à tous.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 1 semaine et 5 jours par AndranerosAndraneros. Raison: Ajout d'un lien vers le message dont est extraite la citation
    #39430

    En réponse à: Des conseils svp

    newone5newone5
    Participant

    Bonjour Aros,

    Je viens de lire avec beaucoup d’attention ce fil de discussion et j’ai une suggestion un peu différente à vous faire. Peut-être devriez-vous revenir sur votre anatomie pour localiser une bonne fois pour toute votre prostate et ainsi construire une image mentale de celle-ci. J’ai expérimenté cela il y a quelques années, ce qui me permet aujourd’hui de construire à peu près sereinement le plaisir prostatique. C’est un commentaire d’Epicture, en date du 02/11/2018, qui me met sur cette piste. Il disait :

    Engager une session de massage prostatique en cherchant dans les cas extrêmes à faire gonfler sa prostate comme si c’était un pénis en érection, jouir, et en être satisfait, c’est totalement à côté de ce qu’est le massage prostatique.

    Sur le fond, il a évidemment tout à fait raison puisque procéder ainsi revient à écraser le plaisir attendu sur notre organe commun. Mais, en vous fabriquant une image mentale de la prostate, peut-être arriverez-vous à bien localiser celle-ci et ainsi à y être plus attentif.

    Pour se faire, je ne vois pas 50 solutions. Il s’agirait pour vous de s’adonner à une séance masturbatoire poussée, en excitant à la fois votre pénis et votre prostate. Cela induit que vous puissiez insérer un doigt sur la paroi antérieure de votre rectum de façon à sentir simultanément votre excitation externe à l’intérieur. A l’approche de l’éjaculation, vous ne devrez plus solliciter votre pénis, seulement votre prostate, qui aura gonflée et sera clairement identifiable pour vous. Vous éjaculerez donc « par l’intérieur » seulement.

    J’espère que ce petit exercice vous aidera à mieux l’identifier puisqu’il semble que vous n’ayez aucune sensation à ce niveau et que vous puissiez la placer mentalement dans votre anatomie.

    Bien cordialement

    bzobzo
    Participant

    la vérité,
    c’est que les pensées peuvent chercher à tout instant à se mêler à l’action,
    particulièrement quand cela ne fonctionne pas tout à fait comme on voudrait,
    qu’on est dans le creux d’une vague
    parfois même quand tout va bien, qu’on baigne dans un plaisir intense, riche, varié

    la plupart du temps, je fais royalement la sourde oreille de tout mon être,
    les pensées arrivent comme des intrus, empêcheurs de tourner en rond,
    l’une d’entre elles a déboulé, tout d’un coup est là,
    mais là voilà déjà l’instant d’après comme entraînée au loin, comme avalée par le vide,
    comme si elle avait rebondi sur une cuirasse qui l’a rejetée au loin

    elles cherchent en fait avant tout,
    ces intruses qui rapidement voilent notre perception des sensations,
    je l’ai compris dernièrement,
    une sorte d’automatisme brisé, un lien avec notre personne qu’elles avaient,
    un pouvoir régalien sur notre réalité de chaque instant,
    dans la vie courante, une pensée arrive, suggérant ceci ou cela
    et soit vous allez automatiquement accomplir l’acte proposé,
    boire de l’eau par exemple parce que vous vous êtes rendu compte que vous avez soif,
    vous lever pour aller aux toilettes parce que vous en avez senti le besoin,
    ou bien alors plus en rapport directement avec l’action durant une séance,
    vous tournez dans le lit, pousser plus fort le masseur, vous caresser le téton,
    faire ceci ou faire cela, etc.,
    soit vous allez vous mettre à peser le pour ou le contre de la suggestion quelques instants

    de fait, cette pensée qui est apparue soudainement,
    va occuper toute la place, soit en se commutant en acte dans la réalité physique de notre vie,
    soit en occupant nos réflexions pendant un temps plus ou moins long

    c’est ce lien de cause à effet qu’il faut arriver briser
    et briser encore et encore inlassablement durant la séance
    pour donner l’occasion à autre chose de s’installer aux commandes,
    ne plus être mené par rien, par rien d’autre que le désir,
    sentir en soi une sorte d’élan primaire
    où le corps, les instincts, les pulsions, se retrouvent comme sur le devant de la scène,
    sentir en soi qu’on est comme en contact direct avec sa chair,
    interagissant, communiquant, écoutant tout ce qui se passe, partout,
    tout un monde insoupçonné, grouillant muettement dans nos profondeurs d’habitude,
    est ainsi libéré et s’active

    un espace fragile s’est créé en nous,
    un espace comme en suspension entre le corps et la tête, le visible et l’invisible,
    entre des forces mystérieuses en nous et puis notre viande, notre sang, nos os, nos nerfs,
    un espace plaine de jeu, un espace décollage à la verticale, un espace drogue sans drogue,
    un espace de dérèglement absolu où nos sens peuvent partir complètement en sucette,
    un espace où plus aucun tabou n’existe,
    un espace où l’on peut devenir femme, homme, femme et homme, aucun des deux,
    un espace où notre coeur, nos tripes, ouvrent leurs trappes les plus secrètes
    où notre réalité peut se transformer comme si des rideaux s’étaient ouverts sur un autre monde,
    injection massive de ciel, injection massive d’ineffable, injection massive d’incandescence,
    injection massive d’animalité, injection massive d’un peu du noyau de la terre

    bzobzo
    Participant

    de temps à autre, des pensées viennent polluer notre plaisir,
    durant l’action, elles sont comme des nuages qui nous coupent des rayons du soleil,
    la place devrait être libre l’essentiel du temps, il ne faut pas les laisser s’installer,
    s’arranger pour qu’elles passent leur chemin le plus vite possible
    pour que nous puissions goûter d’une manière optimale
    à tout ce qui s’éveille en nous, à tout ce qui rayonne en nous

    car notre tête ne devrait servir que de relais au réseau d’ondes que forme le corps durant la séance,
    bien sûr aussi de temps à autre, nos capacités intellectuelles peuvent être utiles,
    tout n’est pas une action spontanée menée par le désir, par l’instinct
    mais c’est une très mauvaise idée de laisser notre intellect reprendre les manettes,
    le corps peut se servir de certaines de nos idées pour orienter l’action
    mais c’est toujours de façon indirecte,
    une pensée passe comme un éclair qui semble comme une suggestion à suivre
    sur la façon dont les choses devraient se passer,
    si cette suggestion est pertinente, le corps va s’en emparer au bout d’un moment
    sans même qu’on s’en rende compte,
    sinon la pensée s’évaporera sans conséquence aucune

    les pensées devraient donc passer comme des éclairs dans le feu de l’action
    et n’avoir jamais aucune conséquence immédiate sur les ébats,
    toute pensée qui s’installe, qu’on laisse s’installer
    va agir comme un voile de plus en plus épais par rapport à nos sensations,
    nous les rendre opaques de plus en plus,
    jusqu’à nous couper complètement de ce qui se passe en nous,
    trancher plus ou moins longtemps ce lien par rapport à ce qui se passe dans notre chair
    que constituent les sensations éveillées en nous

    lien ou élan,
    elles constituent aussi un élan, un flux,
    au plus on laisse ce flux tranquille, au plus il va monter en puissance,
    au plus on va pouvoir se baigner dedans, s’en imbiber,
    percevoir les ondes superbes des énergies qui sont montées en nous

    #38039
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour,

    Petit retour sur l’utilisation du beurre de karité :
    j’ai fait une forme de suppositoire avec deux cuillères comme une petite quenelle et quelques minutes au freezer comme tu m’as dit. La mise en place est assez complexe : j’avais peur que le froid me brûle mais en meme temps si on attend trop ben quand on presse pour l’insérer elle s’écrase …
    J’ai aussi enduit l’Aneros de beurre de Karité à la main (attention très gras) et ben jamais eu autant de facilité à l’insérer …

    Points positifs :
    Aucune gêne à l’intérieur du corps, je n’ai pas de sensation de corps étranger, d’ailleurs je n’ai pas senti le beurre de Karité
    Dure « plus longtemps », très pratique pour des longues séances
    Points négatifs :
    J’ai eu moins de sensations que d’habitude : peut-être que j’en avais trop mis et comme c’est très gras ça crée une « pellicule » ?
    Le beurre de Karité, c’est trèeees gras.

    Retour sur la dernière séance :
    Respiration allongé sur le dos pendant 15minutes. Puis démarrage de minuscules contractions en stimulant mes tétons pour induire la sensation de plaisir (c’est fou de voir d’ailleurs à quel point mes tétons deviennent sensibles, ils ne l’étaient pas du tout avant que je commence avec l’Aneros)
    Je décide suite à la suggestion de @Caktil d’entretenir tout ça par des « images mentales érotiques » : positif et négatif à la fois. Une très forte excitation amplifiée par l’Aneros mais centrée autour de mon pénis, aucune sensation au niveau de la prostate zéro. Par contre, une très forte érection et j’ai failli éjaculer sans me toucher.
    Je ressentais le plaisir phallique classique donc pas un grand intêret mis à part de m’éloigner du but (malheureusement, les « images érotiques » me concernant sont toutes centrées autour de mon pénis. N’ayant jamais pratiqué autre chose que le « sexe hétéro classique » même si je n’aime pas ce terme).

    J’en conclue que l’excitation sexuelle est un tremplin mais qu’il faut arriver à la diriger au bon endroit.
    Je vais faire une pause demain car je ne suis pas du tout dans le bon état d’esprit en ce moment (focus sur le but, impatient) j’enchaine trop les séances.
    J’ai vu @Andraneros que tu disais que l’apprentissage entre les séances est aussi important que pendant les séances : je te rejoins sur ce point.
    Je vais essayer de rester abstinent sexuellement et ne pas me toucher pour augmenter l’excitation au moment de la prochaine séance.

    La suite au prochain épisode, bon cheminement.

    #37744
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Bonsoir @filou,
    Le 27 mars dernier je commentais ainsi ton message du 26 mars :

    C’est la deuxième fois que tu emploies le mot « compagnon » dans tes messages. La première (ndlr : le 21 janvier 220) était pour nous parler de ton expérience avec l’Eupho qui t’a aidé à faire un grand bond en avant … La deuxième c’est aujourd’hui en association forte avec le mot « plaisir ».

    Aujourd’hui @filou c’est la troisième fois mais tu ajoutes l’adjectif « fabuleux » au mot plaisir. Tu exprimes ainsi à quel point tu continues à progresser dans ta pratique du massage prostatique. C’est toujours autant de bonheur de lire des messages qui décrivent

    les orgasmes, les plus forts jamais ressentis

    Tu es devenu un homme multi-orgasmique confirmé. Tu es prêt pour te mettre en route vers le super O’.

    A ton âge c’est une aventure fabuleuse. Je te dois le respect pour quelques mois mais mon aventure est aussi fabuleuse malgré ma « jeunesse ».

    J’émets une suggestion pour lancer la danse de tes Peridise. Pourquoi ne pas te chauffer avec une première série d’orgasmes conduits par ton Eupho et changer ensuite de masseur quant tu es bien « chaud » et que ta prostate est gorgée d’excitation ? Au pire tu termines en reprenant l’Eupho.

    Bon cheminement @filou.

    bzobzo
    Participant

    nos capacités d’auto-suggestion, d’auto-sexualité et de customisation sexuelle,
    sont sans limites

    dans un exemple extrême, un homme qui déciderait,
    sur la foi un jour, un soir, d’une intuition par exemple,
    qu’il pourrait jouir de longues minutes,
    rien qu’en bougeant le petit doigt de la main gauche en restant couché immobile sur son lit,
    s’il est suffisamment persévérant, s’il y met suffisamment de conviction, de coeur à l’ouvrage,
    eh bien, il peut y arriver, il va probablement y arriver

    mais entre le moment où il sera sur son lit pris d’un orgasme sans fin
    rien qu’en remuant le petit doigt
    et puis ce premier moment où il aura eu cette intuition,
    il aura accompli un très long chemin en lui-même,
    beaucoup de choses se seront passées en lui, beaucoup de choses auront changé en lui

    #36851
    aneveilaneveil
    Participant

    Bonjour @bzo et @SophiAir,
    Je réponds encore tardivement parce que je n’ai pas forcément les bonnes réponses et le mystère de cette félicité ne se livre pas si facilement…

    Ce matin et une heure et demi après une très bonne séance avec le Vice, j’ai pu revivre une de ces séances magiques faite de désir, d’innocence et de spontanéité. Toujours cambré au bord du lit, les talons relevés et le gros wand vibrant sur mon gland et mon frein a instantanément enclanché le commutateur sur yin en faisant frémir de plaisirs ma prostate tandis que ma bouche faisait des vocalises… J’ai rapidement su que je ne pouvais pas résister au désir de sentir en moi l’étalon de métal…
    Les séance se suivent et ne se ressemblent pas : ce matin la femme magnifique, pleine de désirs de jouissances était bien présente en moi et je l’ai acceuillie avec un très grand bonheur, l’homme que je suis était aussi présent, un homme particulièrement viril qui la pénétrait avec fougue et passion.
    La bouche ouverte et les seins remplis de désirs, j’alternais l’attente cambrée d’être pénétrée, je savourais les pénétrations viriles profondes et pleines de fougue que me prodiguais cet amant magnifique au membre d’acier qui faisait exploser en mois des bouquest d’orgasmes que je ne compatis plus. A d’autres moments j’étais cet homme viril au corps tendu et saillant qui pénétrait cette femme iconique…
    J’en ai pleuré de plaisirs et de bonheur avant d’être encore une fois dérangé par un coup de fil…

    @SophiAir

    Pour ma part, au-delà de l’autosuggestion, ma pratique de l’orgasme prostatique n’a fait que révéler ce qui était déjà présent. Cela a provoqué une analyse, personnelle pour l’instant, sur ma vie, mon enfance, mon adolescence, ma vie d’homme marié, et maintenant en couple avec un homme. Beaucoup de bouleversements en très peu de temps, mais à chaque fois révélateurs de nouveaux pans de ma personnalité de femme.
    Il ne s’agit pas simplement de plaisir et d’orgasme. Tous les aspects de ma vie sont touchés. Et tout ce que j’ai toujours enterré est ressorti. A moi maintenant de gérer cette explosion, ce qui n’est pas du tout évident.

    Étonnement, je ne me ses pas si différent et je me retrouve beaucoup dans ces lignes, car comme le signale si bien bzo nous avons tous très profondément en nous différentes facettes dont ce féminin qui peut devenir extrêmement présent et qui ne demandent qu’a émerger au fur et a mesure que l’on nettoie des couches de tabous, d’interdits et de conventions.
    « on a tous au fond de nous ce féminin et qui peut monter,
    qui peut s’emparer des commandes de notre corps
    et nous faire vivre ainsi une autre sexualité dans notre chair
    grâce à une alchimie un peu mystérieuse (un peu beaucoup?) »

    Ce matin des fantasmes de sodomie passive, de phallus dressé et vivant en moi ont assez vite éveillés mom plaisir interne… Je ne suis pourtant pas attiré par les hommes mais m’imaginer être pénétré par un homme (comme une femme) fait partie de mes fantasmes récurrents que j’accueille à présent avec bienveillance.
    Au niveau de mon identité, je ne ressens aucun sexe ni genre, surtout quand je me sens comblé comme aujourd’hui, je me sens simplement moi même, pleinement moi même et le masculin comme le féminin ne semblent pas déterminer d’identité particulière, ce sont juste des parts de moi, en mouvement en moi.

    Et tout ce que j’ai toujours enterré est ressorti.

    Je crois que la violence des conventions et des interdits enterrés pendant des années font qu’au moment ou cela sort on peut être autant pris de panique que se sentir extrêmement libéré, ensuite chacun interprète, vit et gère ou interprète ces expériences aussi nouvelles et bouleversantes.


    @bzo

    je perçois bien cette différence que tu essaies de faire passer avec cette phrase,
    je croyais que tu y parvenais plus systématiquement

    c’est très certainement une question d’entraînement aussi, de répétitions,
    j’y arrive systématiquement, pleinement, totalement, depuis pas mal de temps
    mais cela a pris tout de même des mois et des mois de travail sur moi-même,
    ce fut très progressif comme processus,
    apprendre à se laisser lâcher d’une certaine manière, laisser monter tout ce féminin en nous,
    le laisser s’exprimer sans aucun tabou,
    parvenir à sortir des limites de notre identité sexuelle, sans restrictions,
    laisser courir, s’amplifier, son désir dans notre chair,
    jusqu’à ce que tout soit senti différemment, comme si toutes les actions sur notre corps,
    étaient les actions d’un autre sur son corps,
    tout cela ne se fait pas en un jour
    quand on veut arriver à ce résultat plus systématiquement
    et non pas une fois ou deux qu’on trouve la voie en nous un peu par hasard….

    Étant en couple je réalise à quel point cela peut jouer et freiner ces séances si particulières.
    Je comprends que je me mets une pression côté pénis, même si j’adore ce qu’il me procure, parfois je me masturbe uniquement pour vérifier que tout fonctionne correctement… Ce stress est très peu compatible avec l’insouciance, la spontanéité et l’énergie que réclame la femme qui est en moi pour avoir envie de se manifester.
    Je vois vraiment la différence lorsque je suis seul une semaine et que je peux à tout moment suivre et me fondre aux les désirs de mon corps…

    #36843

    En réponse à: Heureux mais inquiet

    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    @caktil Chaque nouvelle étape dont tu viens témoigner sur le forum m’apporte un moment de bonheur.
    Je ne peux que répéter ce que je disais le 21 février dernier :

    C’étaient des super O’s et ta progression me rend confiant que tu vivras des orgasmes encore meilleurs très bientôt.

    Tu décris une nouvelle réaction de ton corps aux stimulations de ton masseur :

    des micro contractions involontaires très rapides

    C’est ce que j’appelle des contractions hautes fréquences. On en voit de temps en temps sur les vidéos des sites spécialisés. De mon point de vue c’est un signe de la réalité des orgasmes filmés au contraire des convulsions qui secouent tout le corps. Ces micro-contractions marquent un approfondissement certain de tes orgasmes.

    au cours de cette 69e séance j’ai décidé que c’étaient des super-O ! En tout cas pour moi… Je n’ai pas encore d’orgasmes du corps entier, mais la zone dans laquelle je perçois du plaisir s’est étendue. Avant les sensations orgasmiques étaient centrées sur la région de la prostate et maintenant il m’arrive de ressentir ce plaisir du bassin jusqu’au torse. Les orgasmes deviennent presque trop intenses !

    Sage décision @caktil. Tu n’es plus très loin de cette sensation extrêmement bizarre la première fois que tu la vis qui consiste non pas à avoir un orgasme mais à être un orgasme des pieds à la tête. C’est une sensation qui te fait sortir du temps, sortir de la réalité. Je te souhaite de la vivre très vite.

    J’ai aussi été « pris en otage » par mon masseur.

    L’image est amusante mais si vraie.

    Je n’arrive pas à l’enlever, c’est trop bon. Je recommence et recommence jusqu’à ce que j’arrive à trouver assez de volonté pour retirer mon masseur complètement. Je regarde l’heure : trente minutes de « prise en otage » pendant lesquelles j’ai eu les meilleurs orgasmes de cette séance !! J’avais déjà été « pris en otage » lors de ma 22e séance, en octobre dernier, quand je n’avais pas eu assez de volonté pour retirer le masseur et j’avais obtenu dix minutes d’orgasmes supplémentaires,

    J’ai deux questions :
    1. Pourquoi vouloir le retirer avant qu’il n’ait fini de travailler ?
    2. Comment feras-tu quand tes sessions A-less te feront le même effet ?

    Toutes ces évolutions montrent les profonds changements de ta sexualité depuis cet été. Tu nous disais le 25 octobre :

    Après une trentaine de sessions en deux mois passé à cheminer sur cette passionnante route, je pense que j’en suis à l’étape 48 de la carte au trésor. C’est à dire un plaisir intense avec de fortes contractions (Dry-O) lors de la plupart de mes séances.

    Quelle étape penses-tu cocher maintenant ?
    Tu ajoutais :

    Ce qui me rapproche de toi, c’est aussi ce sentiment de frustration de ne pas atteindre les sommets de plaisir décrit ici ou sur le forum Aneros.

    Est-c que tu ressens encore ce sentiment de frustration ?
    Tu remarquais aussi :

    Et comme toi, j’ai le sentiment que le palier suivant est tout proche !

    As-tu atteins ce palier suivant ? Ou bien en as-tu atteint plusieurs et te prépares-tu à atteindre le prochain avant de viser les suivants ?

    Une de mes difficultés consiste à trop analyser ce qui m’arrive au lieu de simplement apprécier les sensations, quelles qu’elles soient.

    Est-ce toujours vrai ?

    Sentir le masseur retourner se positionner juste là où il faut en glissant délicatement dans mon rectum est une sensation absolument divine ! Et quand il se retrouve juste contre ma prostate, il déclenche un orgasme hyper jouissif ! 

    Je te fais une suggestion. Quand tu es bien engagé dans ta session et que tu vis tes vagues d’orgasmes qui s’enchaînent, tu peux essayer à l’occasion d’un moment de calme de pratiquer de très légères contractions rectales (celles que tu fais pour pousser) pour faire descendre très légèrement le masseur et le laisser ensuite remonter sous l’effet des contractions anales. Tu devrais retrouver la jouissance que tu viens de vivre avec ta prise d’otage sans intervention des mains. L’effet déjà spectaculaire à lire ton témoignage devrait s’en trouver amplifié et fluidifié en l’absence d’intervention externe.

    C’est formidable que tes sessions A-less t’apportent aussi de plus en plus de plaisir.
    N’oublie pas @caktil ce n’est que le commencement. Notre cheminement est sans fin. Bon cheminement.

    #36608
    SophiAirSophiAir
    Participant

    Bonjour @aneveil,

    Est-ce que le fait de se sentir femme fait que l’on est une femme ?
    Vaste question existentielle et clivante qui anime et divise certains milieux féministes…
    Tout dépends du point de vue dans lequel on se place, du point de vue de la science, de la biologie, la question ne se pose même pas, les organes génitaux et les chromosomes X et Y sont les réponses du réel.
    Du point de vue de l’identité et du ressenti, de ce qui se vit dans le corps, c’est une autre affaire bien entendu et personne en peut se mettre à la place de celui ou celle qui se vit dans un autre sexe que le biologique.

    Effectivement, certains mouvements féministes n’acceptent pas comme femme celles qui ne le sont pas à la naissance. Mais, c’est bien un point très personnel et que personne ne peut nous enlever.
    Pour ma part, au-delà de l’autosuggestion, ma pratique de l’orgasme prostatique n’a fait que révéler ce qui était déjà présent. Cela a provoqué une analyse, personnelle pour l’instant, sur ma vie, mon enfance, mon adolescence, ma vie d’homme marié, et maintenant en couple avec un homme. Beaucoup de bouleversements en très peu de temps, mais à chaque fois révélateurs de nouveaux pans de ma personnalité de femme.
    Il ne s’agit pas simplement de plaisir et d’orgasme. Tous les aspects de ma vie sont touchés. Et tout ce que j’ai toujours enterré est ressorti. A moi maintenant de gérer cette explosion, ce qui n’est pas du tout évident.
    Voilà, voilà, je ne veux pas non plus m’étendre et exposer toute ma vie, mais c’est réellement très profond.
    A côté de cela, comme le dit @bzo, accepter toute cette féminité est bien, pour les hommes, un des meilleurs moyens de vivre à fond ces beaux voyages en orgasmie…
    Des bises les prostatonautes
    Sophie

    #36595
    aneveilaneveil
    Participant

    Désolé de répondre si tard, ce n’était pas évident de répondre et puis cette dernière semaine a été compliquée..


    @bzo

    bah, je me pose plus ce genre de question,
    je suis heureux de vivre ainsi mes séances,
    je n’ai jamais vraiment eu de fantasme d’être une femme et toujours pas depuis,
    je suis bien en homme

    « …je pouvais effectivement être une femme dans un corps d’homme… »
    A vrai dire je me posais cette question avec amusement ou par fantasme (très commun du reste) et je me prenais au jeu d’y croire pour cette cession. En dehors des séances je ne me prends jamais pour une femme.

    @SophiAir

    je me sens clairement femme, même si le physique ne suit pas.
    En revanche, quand tu dis
    …… Le genre n’a rien à voir avec l’orientation sexuelle. Tu peux très bien être une femme aimant les femmes, tu en reste cependant une femme.

    Est-ce que le fait de se sentir femme fait que l’on est une femme ?
    Vaste question existentielle et clivante qui anime et divise certains milieux féministes…
    Tout dépends du point de vue dans lequel on se place, du point de vue de la science, de la biologie, la question ne se pose même pas, les organes génitaux et les chromosomes X et Y sont les réponses du réel.
    Du point de vue de l’identité et du ressenti, de ce qui se vit dans le corps, c’est une autre affaire bien entendu et personne en peut se mettre à la place de celui ou celle qui se vit dans un autre sexe que le biologique.

    Après, je sais à quel point certaines croyances proviennent d’un cheminement mental qui nous procure des bénéfices, que certains biais cognitifs peuvent être à l’œuvre sans que l’on en ait conscience.
    Bref, je me pose la question de la suggestion, de l’auto-suggestion qui répétée jour après jour peut façonner nos croyances, surtout si au final on en tire du plaisir et qu’une partie de soi jusqu’alors réfrénée peut alors s’exprimer librement et nous faire vibrer et vivre avec plus d’intensité.

    Tout cela reste assez mystérieux, pourquoi ai-je pu me vivre à ce point femme lors de ces deux séances relatées plus haut ? J’ai réessayé mais en vain, j’arrive à ressentir du féminin, mais cela n’a rien à voir, ce n’est pas aussi fort et mon corps ne se sent pas à ce point totalement femme avec ce déchainement de jouissance et de plaisir sans entraves ou bien encore cette absence totale de contrôle dans laquelle j’ai pu laisser s’exprimer totalement cette déesse féminine en moi.
    Le problème vient peut-être de mon désir de revivre une telle expérience, une attente une pression…

    #36594
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Je n’ai pas eu recours à une sexothérapie par l’hypnose.
    Cela dit ta question concerne deux domaines bien distincts.

    Le premier est l’hypnose en tant que technique utilisée pour mettre le sujet dans un état de conscience modifiée qui permet à l’hypnotiseur d’implanter une suggestion dans son inconscient afin d’obtenir de sa part des réactions particulières.

    Le second est la thérapie. Quand on s’engage dans une thérapie on s’adresse à un spécialiste, en l’occurrence un sexothérapeute, qui porte un diagnostic et en fonction de ce diagnostic propose les soins qui lui paraissent les mieux adaptés au cas de son patient. En d’autres termes si tu t’adresses à un sexothérapeute il peut répondre favorablement à une demande de traitement par l’hypnose mais il peut aussi proposer d’autres formes de thérapie.

    Si tu penses que l’hypnose serait le meilleur remède à ton problème, si tu cherches plus à améliorer ta perception des réactions de ta prostate et des énergies que tu sens circuler dans ton corps le recours à un hypnotiseur reconnu serait sans doute plus adapté et pour la circulation des énergies dans ton corps tu devrais trouver des réponses et des techniques pour les mettre en application dans la tradition taoïste dans le livre que tu as commandé « L’homme multirogasmique » par Mantak Chia .

    Bon cheminement @Buzzi.

    #36482
    aneveilaneveil
    Participant

    mes éjaculations semblent le premier étage d’une fusée qui me propulse
    dans les délices d’un super O au féminin

    C’est intéressant, tu veux dire que tu peux avoir des orgasmes prostatiques après avoir éjaculé ?
    J’avoue ne jamais y avoir pensé… l’idée que l’éjaculation anéantissait grandement toute possibilité de plaisir
    est tellement ancrée que je ne l’avais jamais envisagé une telle chose…

    ici, c’est l’autre moi, le moi androgyne, féminin qui est aux commandes,

    @aneveil
    , tu sembles pouvoir permuter rapidement entre les deux,
    pour passer d’un plaisir mâle, plus classique,
    à tout le spectre, où les limites sont brouillées, voire inexistantes.

    Parfois c’est très facile et d’autres fois non, il faut être dans des dispositions particulières
    que je n’explique pas complètement.

    Cette histoire de féminin m’a rappelé un stage que j’ai fait il y a environ 2 ans auprès d’un thérapeute Indien réputé
    qui enseignait ses techniques de soins par des massages anciens très complexes créés par le fameux Dr Jivago
    (qui était le médecin de Bouddha), ses techniques de soins par « l’énergie »
    et aussi sa pratique de thérapie « énergétique » avec les bols Tibétains…

    J’en ai gardé un souvenir très mitigé, mais il y a eu un avant et un après…
    Paradoxalement je suis devenu bien plus critique à l’égard de toutes les pratiques utilisant une forme de « pensée magique »
    et tout ce qui touche au « New Age », il faut dire que le stage regorgeait de personnes aussi sympathique que totalement allumées et perchées qui considéraient cet Indien comme un authentique Gourou en mission sur terre.
    Je reviens au maitre Indien car dans ses enseignements il avait une pratique pour « équilibrer le Masculin et le féminin ».
    A cette époque je venais de découvrir l’orgasme prostatique 8 ou 9 mois plus tôt et je baignais alors
    sans retenue en pleine énergie féminine.
    Au cours de cette pratique je découvre par moi même et sans étonnement que mon féminin est à peu près à 80% (avant de le rééquilibrer)…
    Un peu plus tard sans le savoir, l’enseignent Indien me dit que mon féminin est vraiment très, très élevé…
    Il faut savoir que quelque jours plus tôt il enseignait une de ses croyances : Lorsque l’âme se réincarne il se peut que si les parents désirent avec trop d’insistance un garçon ou une fille, la personne qui se réincarne peut alors se retrouver dans le corps d’un sexe qui ne lui corresponds pas (mais corresponds au désir des parents), dans ce cas dit-il, ces personnes seront homosexuels ou trans…
    Quelques jours après l’équilibrage Féminin / masculin, il me dit que j’aurai du naitre dans un corps de femme (et je suis le seul à qui il ait dit ça) Le fait est que mes parents désiraient un garçon… Cela m’a amusé car je ne crois pas spécialement à la réincarnation et que ses croyances lui appartiennent.
    Mais bon, c’était quand même quelqu’un de très intuitif qui voyait beaucoup de chose, un jour j’ai eu un orgasme énergétique lors
    d’une méditation qu’il faisait faire et il m’a vu tressauter… Il m’a demandé ce qui s’était passé et je lui ai répondu pour éluder que j’avais l’habitude d’avoir des spasmes lors de méditations. Il m’a alors demandé si je n’avais pas de problèmes à la prostate. 😉
    Comme j’avais fait des analyse, échographies et radios récente je lui répondu que non. Mais lors de ces orgasmes énergétiques, le départ provient bel et bien de la zone prostatique et je suis le seul à qui il ait parlé de prostate…

    Donc après avoir repensé à tout ça, aujourd’hui en fin d’après-midi je suis allé aborder une nouvelle séance de délices corporels en acceptant sereinement l’idée que je pouvais effectivement être une femme dans un corps d’homme… (dans ce cas je dois être sacrément lesbienne… 😉 )
    J’ai repris ma position assis cambré au bord du matelas pour me masturber, ressorti le gros Wand vibrant pour le positionner par intermittence sur mon gland, réveil instantané de ma prostate. Je ne traine pas trop longtemps pour enfiler le Progasm et me mettre dans le lit, quelques petits et moyens orgasmes avec le Progasm, je le retire et insère la petite boule du PureWand Like.. Le plaisir monte alors de plusieurs crans et la Femme ou plutôt la déesse qui est en moi commence à prendre les commandes, le plaisir monte de plusieurs étages, les orgasmes se succèdent avec délice, cette féminité m’envahit, je vis cette féminité tel une parfum, comme un concentré de toutes les femmes qui ont pu me faire rêver… J’enfile le Vice 2 qui me propulse encore davantage, la femme devient sauvage, animale, impudique et sans tabous… Je découvre vraiment le Vice, son potentiel énorme, je l’utilise avec très peu de vibrations. Au moment ou j’envisage d’explorer davantage de vibrations la télécommande ne fonctionne plus et semble déchargée, (je croyais pourtant que ça tenait 90 heures) Pourtant déjà exténué par de telles orgies, je vais retirer le Vice 2 pour enfiler la grosse boule du PureWand. Dès l’insertion, sur les chapeaux de roues les chevaux du plaisir hennissent, s’en suit une transe ou mon corps est livré à la déesse du désir et de la volupté qui sommeillait depuis trop longtemps en moi…

    Désolé d’avoir fait si long… Je voulais évoquer la question de l’état d’esprit et peut être l’idée d’une certaine forme d’auto-suggestion qui agit énormément sur le déroulement de nos séances…
    Ou le fait que je sois peut être « réellement » une femme dans un corps d’homme, enfin le « réellement » est ici très symbolique ou psychique… Enfin j’aime bien cette histoire car d’un point de vue rationnel, médical, je suis un homme point barre et d’un point de vue psychique, du point de vue de mon intériorité il y a bien sûr du vrai.

    bzobzo
    Participant

    nos diverses pratiques peuvent au fond se résumer à trois mots clef:
    énergies, prostate, rewiring,
    se résumer ultimement par ce qui se cache derrière ces trois mots

    énergies, d’abord,
    j’évoque ici bien sûr, ces énergies dans nos profondeurs,
    toutes nos pratiques sexuelles en ont besoin comme carburant,
    ce que l’on achève dans l’instant durant nos séances,
    l’intensité de ce que l’on ressent, la richesse, les nuances, des sensations,
    dépendent entièrement de nos capacités à les faire monter dans notre chair

    les énergies dans nos abysses, n’ont pas de sexe, ont les deux,
    c’est ce qu’on en fait, la façon dont on les traite
    une fois à notre disposition brièvement dans notre corps,
    qui va leur conférer plutôt les caractéristiques d’un sexe ou de l’autre

    la prostate,
    ah notre prostate,
    nous autres hommes, nous avons deux accès privilégiés aux énergies en nous,
    nos parties génitales et notre prostate,
    les premières ont une sexualité par défaut, pour la plupart à la naissance, vissée à elles,
    la seconde, aucune,
    aussi, c’est un choc quand on a ses premiers émois prostatiques
    car ce sont des énergies non pré-traitées, non déterminées par notre sexe,
    qui arrivent en abondance en nous

    en tant que mâle, on est obsédé par l’orgasme, c’est une idée fixe du pénis en érection,
    ce n’est pratiquement que cela, un missile téléguidé, lancé vers l’orgasme,
    aussi quand avec cette nouvelle pratique, on découvre un moyen d’en obtenir à la queue leu leu,
    en bon mâle, on fonce là-dedans à pieds joints
    et il n’y a aucune raison de ne pas le faire, j’insiste,
    c’est une merveilleuse période durant notre parcours

    après cela dépend de chacun, s’il veut en rester là,
    juste approfondir toujours plus cette manière de pratiquer,
    visant des super O et des orgasmes à la chaîne, toujours plus affinés, toujours plus épiques
    ou bien s’il veut aller vers cet autre continent en lui,
    explorer ce féminin que la prostate met aussi à notre portée

    le rewiring,
    c’est peut-être là le miracle le plus puissant, sexuellement parlant, dans notre chair,
    plus encore que ce qu’il y a derrière les deux autres mots que j’ai évoqué au-dessus,
    c’est une particularité tellement puissante, tellement protéiforme, tellement tentaculaire en nous,
    qui peut nous mener tellement loin, nous métamorphoser complètement,
    faire qu’on devient un autre, à la sexualité totalement transformée de fond en comble

    le rewiring,
    c’est tisser patiemment une toile, un réseau fantôme, de capacité à percevoir, de capacité à ressentir,
    en parallèle à notre sexualité déterminée par nos organes sexuels,
    réseau clandestin, en filigrane, dans notre chair
    mais qui nous fait vivre des sensations bien réelles, des moments de plaisir bien réels,
    on les vit, c’est une réalité sexuelle, parallèle, pour notre corps
    qu’on est en train de se tisser avec le rewiring

    la plupart qui viennent sur ce forum,
    se sont engagés dans la voie proposée par le traité d’Aneros,
    le rewiring consiste donc pour eux à percevoir essentiellement de mieux en mieux leur prostate,
    les sensations qui en naissent,
    avec un type de titillement de celle-ci,
    basée sur le principe d’en faire le moins possible pour un maximum d’effets,
    ils vont sans doute y ajouter progressivement les effleurements des tétons et quelques autres gâteries
    mais le fait est que le rewiring peut s’étendre encore beaucoup plus loin,
    étendre toujours plus loin ses tentacules, nous englober complètement
    des pieds à la tête, jusqu’au plus profond de notre être,
    il n’y a aucune limites à ce qui peut être « rewiré » en nous
    (demander aux fétichistes et autres pratiques extrêmes…),
    le moindre centimètre de peau, le moindre millimètre carré d’organe,
    tout en nous peut réagir sexuellement à des sollicitations adéquates,
    participer au plaisir, en tant qu’émetteur
    et en tant que récepteur aussi

    mais le rewiring
    peut aussi changer complètement la nature de notre plaisir, de nos sensations,
    nous bâtir peu à peu, ce que j’appelle, comme un autre moi,
    c’est comme si on vivait ce corps avec une autre identité sexuelle,
    des sensations totalement différentes, comme appartenant à quelqu’un de l’autre sexe
    un autre moi est en nous, composé essentiellement de ce féminin qui dort en nous

    notre plaisir grâce au rewiring,
    peut nous faire basculer entièrement du côté du féminin, de l’androgyne pour être plus exact,
    car comme je l’ai écrit plus haut,
    nos énergies et notre chair n’ont pas de sexe, ont les deux,
    peuvent donc très bien nous faire ressentir du plaisir au féminin,
    il est en nous, enfoui, remisé, avant la naissance, ce moi féminin qui n’est pas né
    et si on s’en donne les moyens, s’arme de patience et de ténacité,
    je n’ai pas dit que c’était facile, aisé, loin de là, c’est un long parcours en soi-même,
    il peut monter au grand jour ponctuellement, nous faire vivre notre corps autrement,
    une expérience unique, ultime, de communion avec soi-même,
    de communion avec ce qui dort dans nos abysses

    revenons-en au miracle du rewiring,
    au plus on est exigent vis à vis de lui, au plus il devient puissant,
    c’est comme un muscle, au plus on l’exerce, au plus il devient costaud,
    peut plus et plus fort en nous,
    c’est quelque chose de précis, de systématique, on gagne du terrain lentement en soi, sur le désert,
    cela devient érotiquement sensible, susceptible de vibrer

    un petit exemple de la précision du détail du rewiring,
    j’ai beaucoup pris l’habitude d’aller farfouiller avec les doigts derrière, ces derniers temps,
    c’est totalement intégré à ma pratique et c’est tellement délicieux, tellement irrésistible,
    je sens ma petite fente derrière tellement au féminin
    et y introduire un doigt ou deux, me réserve toujours des moments sublimes,
    eh bien j’ai tellement pris l’habitude de n’y aller qu’avec la main droite,
    que quand de temps à autre, j’y vais avec l’autre, je n’éprouve strictement rien,
    mais alors strictement rien, cela devient comme du marbre inerte quelques instants

    je vais y remédier dans les prochaines jours, un excellent exercice de nuit,
    en effet, je me réveille de nombreuses fois durant mon sommeil,
    et j’ai pris toujours l’habitude avec les doigts de la main droite
    d’aller y farfouiller quelques secondes,
    bouger un peu aussi tout le corps lascivement, me caresser, effectuer quelques contractions,
    cela dure que quelques secondes, pas plus,
    je gémis un peu et déjà je suis rendormi

    c’est d’ailleurs comme cela que je l’ai remarqué
    que quand je le faisais avec les doigts de l’autre main, je n’éprouvais rien,
    je vais me forcer à le faire jusqu’à ce que cela fonctionne aussi avec cette main gauche,
    cela prendra 5mn ou bien des heures,
    cela m’est égal, je veux que cela fonctionne aussi,
    il n’y a pas de raison que cela ne puisse pas se faire

    le rewiring donc,
    on gagne du terrain lentement en soi, on fait progresser nos capacités de sorcellerie, d’enchantement,
    c’est un jeu de patience, comme un processus de domptage mutuel, entre notre corps et notre mental,
    un approfondissement du dialogue avec notre chair,
    on se caresse à un endroit, rien ne se passe,
    on le fait une seconde fois, rien ne se passe,
    on le fait cent fois, mille fois, rien ne se passe
    mais à la mille et unième fois, un feu va s’allumer sous notre peau
    qui va désormais s’allumer à chaque fois qu’on y passe avec les doigts

    le rewiring, c’est bien plus encore ,
    ce n’est pas juste gagner du terrain sur la peau, de la surface sensible, érogène, en soi, sur soi
    mais il peut aussi changer profondément la nature de ce plaisir qu’on éprouve,
    qu’il passe de plus en plus du côté du féminin, de l’androgyne,
    c’est possible encore une fois, parce que notre chair n’a pas de sexe,
    mon pénis en érection, sollicité d’une certain manière, est définitivement un outil de plaisir masculin
    mais la chair de mon pénis, n’a pas de sexe
    a aussi toute la sensibilité et l’accès privilégié aux énergies des profondeurs,
    donc avec mon pénis, je ne peux obtenir que du plaisir mâle
    mais avec la chair de mon pénis, sollicitée autrement, tout est possible,
    tout le registre, tout le spectre, du plaisir féminin, est possible,
    oh pas tout seul bien sûr
    mais conjugué aux autres acteurs actifs dans notre corps,
    conjugué à toute une synergie d’excitations diverses et variées
    qu’on apprend à identifier et à bien mettre en route au fil des jours en enrichissant sa technique

    le rewiring parfois ne démarre pas, ou très poussivement, très erratiquement,
    cela explique ces gens chez qui cela traîne des mois, voire des années,
    il faut au début de notre pratique, un moment déclic comme avec le vélo,
    où l’on saisit comment tenir en selle sans tomber,
    où l’on perçoit que l’équilibre peut s’obtenir, si on est en mouvement, même très légèrement
    eh bien on a aussi un moment comme cela dans la pratique prostatique,
    un moment déclic où l’on saisit comment adhérer sans réserve à sa chair,
    ne pas garder ses distances vis à vis d’elle,
    se laisser emporter par les sensations naissantes

    c’est un mécanisme à la fois mental et physique,
    il consiste à se laisser aller, à s’ouvrir, à désactiver toutes ses défenses
    tout en accueillant avec avidité ce qui monte dans cette chair,
    la frontière est mince entre percevoir des sensations plaisantes et ne rien percevoir du tout,
    il faut juste se projeter avec avidité vers notre corps, sans réserves,
    tout cela dépend tellement en fait de notre envie d’éprouver du plaisir,
    il faut y croire, ne pas douter un instant qu’on peut le faire
    adhérer à ce corps, à ses capacités, avoir confiance aveuglément en elle

    cela n’a rien de l’air comme cela, juste croire en cette chair,
    croire que le plaisir autrement est possible,
    peut-être qu’à force de se raconter des histoires, à force de vouloir ressentir du plaisir,
    cela arrive,
    tout cela n’est peut-être que de l’auto-suggestion
    mais qu’importe s’il est là

    peut-être notre chair aime les contes sexuels, s’ils sont bien racontés
    peut-être que ressentir, percevoir,
    c’est la seule réalité de notre chair, indépendante de ce monde qui nous entoure ,
    indépendante même des règles prédéfinies de ce corps,
    et être momentanément, totalement, dans la perception, dans le ressenti, comme un animal,
    c’est avoir la capacité, si on en a la volonté, si on en a le désir, de réinventer sa sexualité,
    on invente ses propres règles, on improvise dans sa chair son propre scénario
    et on le vit en même temps au fur et à mesure

    #36389
    ephemere64ephemere64
    Participant

    Bonjour,

    Merci pour vos compléments d’information.

    Je suis subjugué par la douceur, le calme, la patience qu’il faut pour arriver au plaisir. J’adore!
    J’en suis encore loin, mais je sens le potentiel.

    Comme vous le recommandez mille fois, je serai patient, persévérant, et ne manquerai pas de revenir vers la communauté si des problèmes insurmontables venaient à encombrer mon chemin vers le Super-O.

    Je n’ai aucune expérience en la matière de ce côté là. Ne souhaitant pas acheter au hasard (et être déçu), j’ai pris mes renseignements ici et là. Le « marché » est tellement vaste! J’ai été encouragé vos descriptions et vos conseils, et la façon douce d’arriver au plaisir qui apparait immense me plait beaucoup. J’ai donc fait l’acquisition d’une Anéros Helix, le plus commun, le plus recommandé par vos suggestions et je ne regrette pas mon achat après une première expérience.

    Après une session de 2h, pas de contraction involontaire, mais un immense plaisir avec spasmes de tout le corps, sans atteindre l’orgasme, il n’était pourtant pas loin je crois… C’était déjà formidable! Je suis en chemin.

    Merci encore pour vos conseils et vos compléments d’information.

    Au plaisir d’échanger avec vous tous.

    bzobzo
    Participant

    ce matin, j’ai eu un petit accident,
    sous la couverture, je m’activais tranquillement dans l’obscurité,
    caresses, frottement des cuisses, contractions, doigt(s) dans mon anus-pussy

    à un moment donné, j’ai eu une envie irrésistible de masseur,
    cela faisait longtemps,
    reposant dans sa boîte, à l’abri de la poussière et de la lumière,
    à ma droite, dans un des tiroirs de ma table de nuit,
    je sortais le Vice 2, la batterie est sans doute déchargée
    puisque je ne l’ai plus utilisé depuis des semaines
    mais c’est pas grave puisque je ne pratique pas avec le moteur,
    je me génère mes propres vibrations en moi

    donc, je sors mon flacon de lubrifiant, étale quelques gouttes
    puis hop, avalé par le séant,
    comme cela frotte délicieusement,
    c’est un peu monocorde, je suis tellement habitué à la contraction
    dont la forme n’est pas prédéfinie, dont le forme semble comme mouvante, s’adapter à mon désir
    mais c’est bon quand même, diaboliquement bon en fait

    puis soudain,moment de panique, je sens que je vais éjaculer,
    dans un geste futile, je porte la main à mon sexe et essaie de retenir l’explosion
    mais c’est trop tard, alors je me détends, je me laisse aller
    pour au moins goutter ces quelques instants d’éruption avec lave blanchâtre

    cela faisait au moins deux ans que je n’avais plus éjaculé,
    cela a coulé intensément et inhabituellement longtemps,
    après je restais couché dans le lit, réfléchissant à ce qui s’était passé,
    je n’ai jamais ce problème, je contrôle toujours,
    de temps à autre, les frottements de mes cuisses et de mes parties sont trop énergiques
    et je sens que je suis engagé dans cette voie que je veux éviter,
    il me suffit alors de ralentir un peu les contacts de mes cuisses et de mes couilles
    ou d’arrêter quelques instants et c’est déjà bon
    mais là, je n’ai vraiment pas venu venir l’explosion,
    j’attribue cela au fait que je pratiquais sous la couverture,
    je ne fais d’habitude jamais cela,
    cela a du provoquer un léger déséquilibre dans les effleurements de mes génitaux qui a suffi

    enfin voilà, pour l’instant, quand je touche avec mes cuisses mes couilles, mon sexe,
    ai l’impression que quelque chose est éteint dans mon bassin,
    c’est assez déprimant, alors que d’habitude,
    le moindre contact provoque des ondes délicieuses de volupté en moi

    tandis que j’éjaculais, je me suis fait la réflexion que la sensation était quasi identique
    que durant mes jeux avec l’urine de temps à autre,
    sauf que là c’était plus morcelé, plus étendu dans le temps
    mais le flot lent, calme, de l’urine montant,
    provoquait des sensations assez identiques à celles de l’éjaculation

    vaincre le sentiment de défaillance physique actuel,
    vais appliquer mes propres principes pour retrouver les sensations, les vibrations, en moi,
    même si sans doute atténuées pour quelques jours du fait de la déplétion des réservoirs d’énergie sexuelle
    mais le principe à appliquer est simple,
    continuer comme si de rien n’était, ne pas s’affoler,
    me laisser entraîner, même si les sensations ne sont pas là directement,
    faire comme si de rien n’était, ne pas se laisser influencer par les suggestions du moi pensant,
    la sensation de découragement, se laisser envahir par le doute, vouloir accélérer le processus,
    continuer comme si de rien n’était, jusqu’à ce que le désir retrouve son chemin dans ma chair

    #36155

    En réponse à: fatigue ejaculation

    aneveilaneveil
    Participant

    Bonjour @nouvellequestion,
    C’est une idée assez répandue, dans le milieu du sport et partout ou il est question de compétition,
    de performance et de victoire.
    Je crois que la symbolique du sperme en tant qu’énergie vitale ultra concentrée est tellement forte, que beaucoup d’hommes ont intégré
    (et se sont programmés pour…) que chaque éjaculation soit vécue comme une perte d’énergie.
    D’où des rituels fréquents du type : pas d’éjaculation avent un combat, un contrat, ou toute autre enjeu de victoire.
    Ici la symbolique de la victoire (du contrat remporté, du match gagné…) prends la place de l’éjaculation et constitue une éjaculation symbolique.
    Le sacrifice et le renoncement à l’éjaculation sert aussi à atteindre quelque chose de plus « élevé » que la satisfaction immédiate,
    il renforce donc la volonté et la force de caractère de celui qui s’y plie.

    Sur le sujet voici ce que dit le Tao :
    http://www.saolim.net/documents/nouveaute/ejaculation

    APPRENDRE A CONSERVER L’ÉNERGIE

    Les adeptes du Kung Fu sexuel doivent s’efforcer de répandre leur semence aussi peu souvent que possible.
    Sun Su Miao, un des plus grands médecins de la Chine antique qui atteignit l’âge respectable de 101 ans,
    n’éjaculait que après avoir fait l’amour cent fois.
    Il conseillait a ses patients de rechercher l’orgasme non éjaculatoire mais admettait la libération
    occasionnelle du sperme, suivant l’âge du sujet :

    Un homme de 20 ans peut éjaculer une fois tous les quatre jours.
    Un homme de 30 ans peut éjaculer une fois tous tes huit jours.
    Un homme de 4O ans peut éjaculer une fois tous les dix jours.
    Un homme de 50 ans peut éjaculer une fois tous les vingt jours.
    Un homme de 60 ans et plus ne devrait plus du tout éjaculer… »

    Dans le même esprit :

    Miles Davis se disait prêt à combattre le champion de boxe Muhammad Ali,
    si ce dernier avait éjaculé juste avant…

    De mon peint de vue, il y a d’un côté un pensée qui s’articule autour d’une symbolique (et d’une cosmologie) comme le Tao, le Tantra
    ainsi que tous les hommes qui vivent leur semence comme porteuse de puissance vitale.
    Et d’un autre côté celui de la raison et de la science qui a besoin de preuves et de statistiques pour croire.
    De ce point de vue je n’ai jamais lu qu’éjaculer beaucoup rendait d’avantage malade ou faisait baisser l’espérance de vie.
    Les dernières recherches en la matière prouvent au contraire qu’éjaculer souvent (21 fois par mois) faisait baisser de 20%
    les risques de cancer de la prostate.

    Ce qui est sûr c’est que tous les hommes ne se sentent pas épuisés ou affaiblis après avoir éjaculé
    et que l’on constate ici une même divergence de points de vue sur les vertus réelles ou supposées d’éjaculations très réduites
    qui feraient considérablement augmenter l’énergie sexuelle.

    Personnellement je crois beaucoup à l’auto-suggestion de nos schémas de croyances, surtout quand ceux-ci sont alimentés
    par une symbolique aussi forte et j’ai aussi beaucoup observé les pouvoirs des croyances qui structurent
    et programment nos cerveaux, puis toute la chaine psychosomatique et endocrinienne qui en découle..

    bzobzo
    Participant

    quelle est la part d’auto-suggestion dans notre pratique?
    en tout cas dans ma pratique?

    car il faut croire qu’on peut y arriver pour que cela arrive,
    un homme qui n’y croit pas,
    qui n’a pas confiance en son corps, lui dénie ses capacités d’enchantement,
    eh ben il ne peut pas,
    en tout cas il ne peut pas grand chose,
    il va balbutier sa pratique

    de là à en rajouter pour que cela démarre aussi vite que possible,
    il n’y a qu’un pas,
    qu’on franchit allègrement, au plus on est loin dans son parcours, je crois,
    je veux dire, s’auto-suggérer son plaisir,
    c’est toquer bien fort à la porte pour inviter l’hôtesse à se réveiller
    et rejoindre la petite fête dans la chair,
    auto-suggérer son plaisir, c’est rappeler à celle-ci intimement, ce qu’elle peut vivre
    pour qu’elle démarre le processus aussi vite que possible

    entre s’auto-suggérer son plaisir et vivre son plaisir,
    la frontière parfois, est tellement ténue,
    je me demande parfois même s’il y en a une

    me pose la question même si ce n’est pas juste
    qu’à un moment donné, on fait entrer notre corps dans le jeu,
    je veux dire, on lui fait prendre l’auto-suggestion en main,
    qu’il s’auto-suggère le plaisir tout seul,
    plus besoin de le faire soi-même,
    notre corps s’en charge

    #36101
    AvatarChaines
    Participant

    Bonjour à tous,
    Petit sondage pour les débutants comme les confirmés : écoutez-vous quelque chose pendant vos séances (musique relaxante, de méditation, hypnose érotique, sons binauraux, etc.) ?
    Pour ma part, je tâtonne encore, souvent en lançant un peu au hasard sur youtube une « musique » de méditation (souvent intitulée « musique zen » ou « de relaxation », ou « pour yoga »), au casque. J’ai aussi testé des vidéos avec des sons binauraux, je ne suis pas beaucoup plus convaincu que les musiques de méditation. J’ai tout de même l’impression que ces musiques m’aident à m’enfermer dans une bulle et perdre conscience du monde extérieur.
    Enfin, j’ai testé ceci https://deepsurrender.com/product/slip-mindlessness/ , suggéré par Adam dans le forum « hypnose érotique ». Le souci, c’est que la compréhension de l’anglais me demande de la concentration et donc limite le lâcher prise. C’est pour la même raison que je n’ai pas testé les hypnaerosessions. Toujours rien en français ?
    Des suggestions de choses à essayer ?

    bzobzo
    Participant

    A tous ceux là-dehors qui ont une pratique un peu dynamique, je leur propose une expérience,
    une séance à la sauce bzo, c’est-à-dire nappée de volupté à volonté et où l’on se lâche, se lâche, se lâche jusqu’aux étoiles.
    (Enfin, on essaie…)

    Proposition
    Vous vous mettez en route,
    Vous commencez à bouger votre bassin, pas besoin de forcer, ni d’essayer de faire comme ci ou comme cela,
    Vous mettez vos mains sur votre peau, vos mains sont des mains de magnétiseur, de chaman,
    Vous essayez de sentir les énergies,
    Vous essayez d’être dans vos mains,
    Vous essayez d’être tout contre votre peau, là non plus pas besoin de caresser frénétiquement, juste immobile, se déplaçant de temps en temps un peu mais juste sur la peau, en attente du pilote. c’est déjà bon !

    Le but ici, c’est que le désir nous prenne en main, nous mène, nous entraîne toujours plus,
    donc dès que vous vous êtes mis en route,
    vous vous forcez – cela c’est importantissime – vous forcez votre moi pensant, vos idées, vos reflexions, enfin tout cela, votre intellect, à rester couché dans un coin.
    Dès qu’il sort de sa niche, vous n’en tenez pas compte,
    S’il ne veut pas rester tranquillement dans son coin, vous faites comme s’il n’était pas là, en aucun cas vous ne suivez la moindre de ses suggestions,
    Juste vous vous laissez bouger,
    Vous attendez que le désir soit de plus en plus éveillé, présent, vous attendez que le désir vous enchante, enchante votre chair

    la place laissée libre par votre moi pensant, doit devenir un espace de récréation pour vos sensations, pour tout ce qui monte ou montera

    Rien ne se passe ?
    Pas de panique, n’écoutez aucun suggestion de votre moi pensant, moins il se passe de choses, plus il aura tendance à sortir de sa niche.
    Là encore il faut persister, ne pas l’écouter, ne pas le laisser reprendre la place du pilote, seulement continuer comme si de rien n’était.
    Vous allez être récompensé à un moment donné,vous allez à un moment donnée vous retrouver en mode pilotage automatique avec le désir éveillant le chant en vous.

    Ce sera un choc la première fois car cela semblera venir de tout le corps, tout votre être semblera participer mais c’est cela le désir à l’état pur, tout votre corps sera là, participant à la fête.

    donc James Prostate 007, votre mission consiste en trois points:
    –> Empêcher à tout prix votre moi pensant d’intervenir dans le cours de l’action et laisser la place habituellement occupée par lui, ouverte, disponible, pour tout ce qui va monter ;
    –> Exclusivement se laisser bouger, sans hâte, sans frénésie, paresseusement, langoureusement
    en attendant que le pilotage devienne précis jusqu’au plus infime détail ;
    –> Etre bien à l’écoute, c’est être concentré sur rien, c’est juste être disponible, ouvert,
    prêt à être entraîné dans toutes les directions où le désir a envie de vous emmener.

    Soyez prêt à vous laisser bouger sans avoir peur si vous sentez que le désir vous entraîne
    dans des mouvements ou des gestes , des postures ou des attitudes qui paraissent efféminés,
    encore une fois le désir quand il se déchaîne vraiment, ne reconnait pas les frontières du genre. Il mêle indistinctement masculin et féminin

    Voilà James Prostate 007, à vous de jouer ! Bonne plongée en vous, je vous attends en haut de la vague, là où l’écume scintille dans la lumière et où une myriade de gouttes d’eau dansent brièvement entre ciel et mer.

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