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  • Ce sujet contient 2 réponses, 2 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par EpictureEpicture, le il y a 4 semaines.
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  • #35385
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    Que se passe-t-il quand un aneronaute passe 90 minutes chez son dentiste ?
    En attendant ma réponse vous pouvez proposer celle que vous attendez ou une anecdote sur le sujet des effets secondaires inattendus.
    Bon cheminement à tous.

    #35399
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    La réponse :
    Mon dentiste m’avait prévenu que cette séance serait longue, sous anesthésie locale et sans doute désagréable. Je me suis dit que c’était une excellente occasion de mettre en pratique « utile » ce que j’apprends à faire depuis des années pour mes sessions « ludiques ».

    Dès le début de la séance, la bouche grande ouverte et ma denture offerte, je me concentre sur ma respiration soigneusement calée en mode abdominal, bien régulière et aussi fluide que possible. Je me concentre aussi pour éliminer chaque contraction des reins ou du dos quand une action du praticien me fait réagir. Les lecteurs assidus du traité d’Aneros et de notre forum auront immédiatement fait le rapprochement avec certains conseils régulièrement répétés pour lancer une session et libérer l’espace nerveux et mental pour le plaisir.

    • Au bout d’une dizaine de minutes j’ai commencé à sentir de très légères pulsations prostatiques en plus des sensations buccales. Étonnement !
    • Au bout d’une trentaine de minutes j’étais passé de l’étonnement à un vrai travail orienté prostate avec un plaisir, certes léger et fugitif, mais aussi réel qu’inattendu, les sensations buccales basculant peu à peu en arrière-plan.
    • Pendant le dernier quart d’heure je me suis retrouvé pratiquement spectateur des soins que mon dentiste me prodiguait tellement j’étais ancré sur ma zone prostatique.

    J’ai mis 3 ou 4 minutes à sortir de mon état et à reprendre contact avec l’extérieur.
    M. Andraneros ça va bien ? Pouvez-vous me donner votre carte vitale s’il vous plaît…
    J’allais aussi bien que possible après une séance de soins dentaires doublée de ce qui serait peut-être devenu une session « anero-less » si la séance de soin avait été plus longue.
    Bon cheminement à tous.

    PS : La séance suivante chez mon dentiste ne m’a pas permis de retrouver les mêmes sensations. Ai-je vraiment hâte d’y retourner pour revivre cette expérience ?

    #35459
    EpictureEpicture
    Participant

    Bonjour @andraneros
    C’est en effet un lieu insolite pour éprouver du plaisir. C’est pourtant un lieu qui est, dans la culture populaire généralement associé à la souffrance et à la douleur.
    Mon point de vue sur la question est que le plaisir (le vrai) est provoqué par un fluide évanescent (appelons-le comme ça), doué de liberté autonome, échappant à la volonté, au contrôle. Nous savons bien tous, que ce fluide ne se laisse pas apprivoiser. Il est libre par essence. En revanche, ce que nous pouvons faire, c’est le ressentir, capter ses effets sur notre corps, qui ne sont que plaisir, volupté, douceur, jouissance, orgasme. Le plaisir augmente à mesure que les portes s’ouvrent, que les digues cèdent, que les verrous sautent, que les voiles filtres de nos sensations se déchirent…Et finalement le combat que nous avons à mener, se situe dans notre mental, dans la compréhension que nous avons de nous-même et des murs que nous nous sommes construits tout au long de notre vie. Ces murs étaient nécessaires, car sans eux, point de salut. Mais aujourd’hui, que la peur s’estompe, que le désir se précise, ces murailles peuvent disparaitre.
    Dans certaines circonstances, ou le mental est occupé à autre chose, il baisse sa garde. Il est pour ainsi dire occupé ailleurs. Alors, le corps parle. Ce fluide se met à circuler car il n’est pas contenu dans les murailles étroites de nos labyrinthes mentaux. Alors une troisième instance, une certaine forme de conscience de soi, conscience de plaisir, capte ce langage. Il y a une possibilité pour que la conscience ne le réoriente pas instantanément vers le mental pour qu’il soit analysé, mais qu’il reste en instance de vécu, sur le temps présent. Tant que la conscience ne réoriente pas la sensation, le débit de ce fluide augmente de manière indéfinie voire infinie. Mais le mental est une sorte de chien de garde : dès qu’il entend un bruit, hop le voilà qui rapplique. Heureux ceux qui ont pour chien de garde un gentil toutou endormi !!!
    Quand le mien est accaparé par autre chose il m’arrive d’avoir de belles séances : en voiture, au travail, en dormant, en marchant en faisant les courses. Mais je dois être seul, du moins pas en train de parler à quelqu’un. Il y a une possibilité d’être concentré sur cette sensation, pour juste la vivre, la ressentir.
    Bon cheminement @andraneros

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