20 sujets de 21 à 40 (sur un total de 53)
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  • #37803
    bzobzo
    Participant

    moi, j’en reste à mes premières impressions,
    ton potentiel est énorme, il se manifeste à chaque séance,
    cela te ralentit peut-être pour l’instant, en ce sens que cela te décontenance, tout ce qui t’arrive

    mais c’est pas grave,
    tu pratiques à quelle fréquence?
    personnellement je te conseillerais si l’envie est là, de pratiquer tous les jours,
    histoire de mettre te mettre dans le bain, te t’habituer aux vagues, à mettre la tête en-dessous de l’eau,
    pour puiser dans la métaphore aquatique

    tu me fais l’effet pour l’instant d’un instrument de musique qui a besoin d’être accordé,
    instrument rare, de grande valeur mais qui a besoin d’être accordé
    pour faire entendre la musique

    comment faut-il faire? il faut faire, je ne peux pas te donner la recette,
    ce seront toujours les mêmes mots qui reviennent,
    tu les connais déjà,
    pour moi, la seule chose que tu as à faire, c’est de pratiquer le plus possible, si l’envie est là
    et tout se mettra en place

    #37805
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour,
    En effet, je pense que tu as déjà tout dit et il n’y a pas de recette miracle.

    Je pratique tous les 3 à 4 jours maintenant. Je n’arrive pas à pratiquer quotidiennement : la frustration et l’impatience l’emportent.
    Je préfère ne pas y penser et attendre que l’envie de faire une session vienne d’elle même, les résultats sont meilleurs pour ma part.

    Bien que je pense avoir compris, j’ai quand même une question qui me vient en tête :
    Tout ce que je décris, ça arrive sans que je ne fasse rien : je ne me touche pas (tétons, autres) je n’effectue pas de contractions pour faire venir les contractions involontaires.
    Je m’allonge, je plie les jambes et je ne pense à rien comme si j’essayais de faire une sieste ou me détendre (j’y arrive de mieux en mieux d’ailleurs). Je ne fais absolument rien.
    Les événements que je décris viennent d’eux-même.
    De votre côté, est-ce que vous faites certaines choses qui vous aident à « enclencher la machine » ? Dois-je entre guillements mettre la main à la patte : c’est une phase qui est assez longuement décrite dans le traité d’Aneros (se toucher, effectuer soi-même de faibles contractions)

    Je pense que j’ai du mal à me rendre compte que j’ai atteins très vite un stade atteignable normalement en plusieurs mois de pratique : il faut que j’arrive à me dire que c’est déja bien et laisser le reste venir.

    Merci d’avance pour la question.

    #37806
    bzobzo
    Participant

    je ne peux pas te conseiller là
    et même préfère me retenir autant qu’il est possible pour un bavard comme moi
    car ma façon de pratiquer est tellement différente,
    n’a pas grand chose à voir avec le massage prostatique façon Traité d’Aneros,
    le seul point commun, c’est que que j’éveille aussi la prostate
    mais utilisée tellement différemment

    tu t’es engagé dans la voie Traité, ce n’est pas dans mes compétences
    et quoi que j’écrive, cela comporte le risque de t’être contre-productif

    je pense néanmoins que tu devrais un peu agir, ne pas rester complètement inerte et dans l’attente
    te caresser un peu les tétons, titiller à gauche et à droite ton corps,
    effectuer régulièrement des légers mouvements avec le masseur,
    il me semble qu’il faut trouver un juste milieu entre le « do nothing »
    et puis des actions légères effectuées pour provoquer des réactions du corps,
    une collaboration doit se mettre en place,
    c’est beaucoup difficile si on ne fait strictement rien, il me semble,
    je dirai de légers titillements avec le masseur, du massage de tétons,
    tout ce qui est inspiré par notre désir, un peu de mouvement des hanches, par exemple peut-être,
    entrecoupant des périodes de « do nothing »,
    où l’on attend des réactions à ce que l’on vient de faire, de la part de notre corps,
    un jeu de questionnement et d’attente de réponse de l part de notre chair, en quelque sorte

    mais @andraneros s’y connait beaucoup mieux que moi dans cette façon de pratiquer,
    pourra te donner des explications bien plus fiables

    #37807
    AvatarNcls0
    Participant

    D’accord merci,
    En lisant le forum et d’autres témoignagnes j’ai peut-être identifié deux choses qui pourraient m’aider.

    Un problème au niveau de la lubrification : il est vrai que ma prostate doit être sensible puisque sans rien faire et en « do nothing » j’ai de bonnes sensations.
    J’ai l’impression que je ne vais pas au-delà car justement l’Aneros n’est pas mobile et les sensations viennent seulement de l’appui de l’Aneros sur la prostate (ce qui est déja bien)
    Je n’étais qu’au lubrifiant à base d’eau mais vais essayer le beurre de Karité

    Deuxième point et je l’ai retenu grâce à un post : la respiration
    Je me suis rendu compte que lors des montées en puissance du plaisir : j’ai tendance à « retenir ma respiration » et pousser avec la gorge comme pour faire redescendre les vagues qui montent (sans le faire exprès bien entendu)
    Il faut que je travaille ma respiration pour laisser la sensation se diffuser. Je dois me crisper et à ce moment précis je ne suis plus détendu.

    Il y a du boulot mais c’est productif … En tout cas le forum m’aide beaucoup à comprendre. Il faut vraiment prendre le temps de le lire.

    #37842
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Tu écris @Ncls0 :

    Comme si j’arrivais à dissocier mais pas à faire les deux en même temps.

    La découverte du plaisir prostatique demande d’activer différents savoir être et savoir faire en les combinant harmonieusement. C’est normal de ne pas y parvenir dès le début. Pour le faire il faut pratiquer, pratiquer, pratiquer…

    Est-ce bien utile de laisser faire ces convulsions si je ne ressens rien

    La bonne question est d’où viennent ces convulsions ?
    Telle que tu poses ta question j’ai l’impression que ces convulsions ne sont pas associées à ton plaisir. Si c’est bien le cas elles ne sont pas utiles sauf si leur absence bloque la mottée du plaisir. Le seul moyen de vérifier ce point est d’explorer ce qui se passe quand tu te concentres pour éviter ces convulsions, quand tu t’appliques en priorité à être encore plus détendu. N’hésite pas à consacrer une ou plusieurs sessions à cette question. Si tu constates que l’effort pour réduire ces convulsions n’a pas de conséquences négatives pour ton accès au plaisir, tu auras fait un grand progrès. Si ce n’est pas le cas tu auras fermé une porte et tu continueras ton exploration.

    ou cela veut simplement dire que j’ai « raté le coche plus tôt » ?

    Rien n’est définitif en matière de découverte du plaisir prostatique. Les progrès suivent un certain ordre d’un point de vue statistique, mais chaque cheminement individuel est différent. Ne pas cocher les cases de la carte au trésor dans l’ordre n’interdit en rien de vivre l’expérience de l’orgasme prostatique.

    Tu ajoutes :

    Tout ce que je décris, ça arrive sans que je ne fasse rien… je ne pense à rien comme si j’essayais de faire une sieste ou me détendre (j’y arrive de mieux en mieux d’ailleurs)

    Cela me conforte dans ce que je te dis.

    De votre côté, est-ce que vous faites certaines choses qui vous aident à « enclencher la machine » ?

    Du mien non, puisque c’est « en dormant » que j’ai d’abord accédé à l’orgasme prostatique.
    Si tu te réfères à @filou oui, puisque c’est en caressant ses tétons qu’il a accédé à l’orgasme prostatique.
    Si tu as l’impression de stagner, si tu ressens une certaine frustration, tu ne risques rien à associer à ta pratique de base des actions diverses à condition d’avoir à l’esprit
    • Qu’aucune action ne garantit l’accès automatique à l’orgasme prostatique,
    • Que pour se révéler extrêmement orgasmiques certaines actions peuvent demander une pratique suffisamment longue pour reconditionner tes schémas de plaisir,
    De nombreux pratiquants bien expérimentés en matière d’orgasmes prostatiques confirment que certaines actions accentuent l’intensité du plaisir qu’ils vivent, ou contribuent à le prolonger ou à le relancer plus facilement. Laisser venir (« do nothing ») est une des méthodes pour accéder aux orgasmes prostatiques. Elle peut utilement être complétée par d’autres pour aller plus en avant dans ton exploration orgasmique. Je pense comme @bzo.

    De mon point de vue le beurre de karité offre un avantage certain dans la durée qui est une des caractéristiques essentielles de la majorité de nos sessions. N’hésite pas à en mettre un peu trop pour commencer et à réduire peu à peu les quantités selon ton expérience.

    Bon cheminement @Ncls0.

    #37886
    Avatarcyrpros
    Participant

    Merci @ncls0 pour ton partage d’expérience !

    Tu m’as aidé à passer un cap !

    J’ai en effet le même cheminement que toi pour le moment.
    1er essais en mode débile, probablement trop de contraction volontaire, j’étais en mode mécanique, donc rien d’intéressant…. j’ai donc tout bien relu et insisté sur la respiration la fois d’après.

    2ème et 3ème séance après avoir fait 20 min de respiration, j’ai quelques petits chatouillements bien agréables et comme une diffusion de détente dans tout le corps.

    Puis je lis ton témoignage et je comprends mieux le côté : ne rien attendre et laisser venir.

    J’attaque donc une nouvelle séance dans cet optique là: 20 min. de respiration pour une bonne détente.

    Puis j’esquisse un début de mini contraction et là, j’observe un tremblement de mes genoux et de mon bassin. (j’étais sur le dos, genoux pliés)
    Mon premier réflexe a été de vouloir contrôler ces tremblements et de les stopper. Mais comme je venais de lire ton témoignage, je me suis dit, non, sois dans l’accueil et laisse faire…
    J’ai donc laissé les tremblements venir, se développer, les gémissements sont venu naturellement avec.
    La sensation globale était agréable mais pas orgasmique du tout.
    J’ai ressenti cette sensation étrange d’être dans un ébat avec moi même ou avec un corps invisible… dans le sens ou je ne contrôlais pas ce qui se passait.
    Tout cela est assez puissant, mais pas encore jouissif, je pense que je dois y travailler…
    J’ai tenté de stimuler les tétons pour relier le plaisir à toutes ces convulsions, tout me semble encore fouillis… comme un gros sac de nœud à démêler.

    En y repensant, je me suis rendu compte qu’en cas de forte excitation je suis sujet à des tremblements et convulsions assez incontrolables et exactement équivalents.
    J’ai toujours essayé de les masquer et de les contrôler car ça peut me prendre rien qu’avec une pensée… donc un peu n’importe ou et n’importe quand… pas toujours pratique…C’est souvent accompagné d’une forte chaleur dans le ventre et c’est difficile à canaliser. Bref, j’ai toujours associé cette énergie puissante à quelque chose de négatif car trop puissant.

    Mais je comprends maintenant que c’est l’expression d’une énergie qui pourrait aussi être source de plaisir… je vais donc apprendre à l’accepter.

    Tiens nous au courant de tes avancées… merci !

    Bon cheminement

    #37888
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Bonjour @cyrpros,
    Bienvenue sur notre forum !

    Selon ce que tu dis, tu as la chance d’être très sensible à la présence et aux stimulations du masseur. C’est un bon point à condition que tu ne traduises pas cette sensibilité en attente de résultats immédiats. Tu es bien conscient de l’importance de la relaxation, c’est important parce que ce sera la clé de tes premiers progrès.

    Les tremblements et les gémissements ne sont pas des conditions nécessaires au développement de ton plaisir. En effet ils sont l’expression d’une forme de tension et à ce titre peuvent bloquer l’apparition des premiers « vrais » signes » de ton plaisir, sauf s’ils sont la conséquence du plaisir que u ressens.

    C’est tout à fait normal que tes premières sensations ne soient pas orgasmiques. Cela viendra peu à peu. Ton cerveau doit apprendre à reconnaître ces nouveaux signaux comme du plaisir et une nouvelle forme de jouissance.

    Bon cheminement @cyrpros.

    #37910
    Avatarcyrpros
    Participant

    Merci @Andraneros !
    J’ai bien pris conscience de la relaxation en effet. C’est comme dans un sport de glisse comme le surf… plus on est détendu et mieux ça se passe, donc plus on prend de plaisir…:-)
    Je vais donc essayer de ne pas avoir trop d’attente, être dans l’accueil… c’est ce qui semble le plus difficile et le plus simple à la fois…

    #37912
    CaktilCaktil
    Participant

    Bonjour @cyrpros,

    C’est comme dans un sport de glisse comme le surf… plus on est détendu et mieux ça se passe, donc plus on prend de plaisir…:-)

    Oui, exactement! J’ai déjà eu cette impression de surfer une vague. Parfois c’est une longue vague que l’on peut surfer pendant plusieurs minutes en faisant ce qu’il faut pour garder « l’équilibre » (c’est à dire l’orgasme…🙂) en respirant bien, en se relaxant et, en ce qui me concerne, en caressant les tétons.
    Quand le séance se passe vraiment bien, les vagues successives sont de plus en plus hautes !
    Bon cheminement @cyrpros

    #37920
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour @cyrpros

    Merci beaucoup pour ton retour,
    Très content de voir quelqu’un qui a le même cheminement que moi.
    Pour le moment, j’ai moins de temps pour pratiquer mais je continuerai de faire part de mes avancées.
    N’hésite pas à les partager également, celà m’intéresserait beaucoup !

    Bonne continuation.

    #37921
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour,

    Je reviens pour vous partager ce qui je pense a été mon premier « orgasme prostatique » ou en tout cas ses prémisses.
    Suite à la lecture du témoignage de @cypros , je décide d’entamer une séance.
    Conditions : je n’ai pas fait de séance depuis 6 jours, je suis très fatigué. Je n’ai aucune attendu, ai l’esprit embrumé et apaisé et n’attends rien : mon objectif principal et de m’allonger pour me reposer.

    Je m’endors et me réveille avec une érection, je ne ressens rien de particulier. Je sens cependant que je suis dans un état de bien-être et de détente.
    C’est une phrase précise de @cypros qui m’a fait tilt :

    J’ai tenté de stimuler les tétons pour relier le plaisir à toutes ces convulsions, tout me semble encore fouillis… comme un gros sac de nœud à démêler.

    Etant donné que mon corps se « fait l’amour à lui-même » à chaque séance, se pourrait-il que je vive à chaque fois des orgasmes sans les ressentir. N’ai-je pas juste à « éduquer » mon cerveau/esprit afin qu’il comprenne qu’il doit associer ces « moments » à du plaisir (une sorte de réflexe conditionné, je ne sais pas si je suis clair) ?
    En clair, qu’il faut simplement démêler le sac de noeuds qui relie le corps au plaisir (comme a dit @cyprus) afin que le lien soit établi.

    J’ai donc commencé à me caresser les hanches, les tétons afin de ressentir du plaisir émanant des zones que je caresse en espérant que mon cerveau comprenne qu’il faut également associer cette sensation aux mouvements de mon bassin et de l’Aneros. Je reste en « do nothing » au niveau de l’Aneros car je n’arrive de toute façon pas à faire le vide tout en faisant des contractions volontaires (je compense par des petits mouvements de bassin)

    J’ai continué mon travail de respiration et ai senti petit à petit le plaisir se déplacer de mes tétons/hanches jusqu’à mon bas ventre. Les tétons ne me procuraient plus rien, j’ai arrêté de les stimuler : mon esprit avait enfin localisé la source.
    J’ai surélevé un peu mon bassin et ai senti ce plaisir monter déscendre comme un yoyo à chaque respiration : je marchais sur un fil.
    Et là d’un coup une explosion : des sensations extrèmements puissantes le temps de quelques contractions (5 10 secondes), l’impression que j’allais éjecter l’Aneros mais j’ai cette fois réussi à ne plus y penser.
    Des pulsations de plaisir très puissantes, des cris et des contractions du sphincter très fortes.
    Puis le calme, des fourmis à travers les bras et les jambes et un état de bien être et de calme … puis mon corps et ma machoire se sont mis à trembler très (trop) violemment. Les sensations ont disparu.
    J’ai décidé de ne pas chercher à aller plus loin, satisfait de ce que j’avais pu découvrir aujourd’hui …

    C’est le début d’une nouvelle phase dans mon exploration … Affaire à suivre.

    Merci encore pour vos conseils
    @cypros : n’hésite pas à continuer de partager ton expérience sur ce sujet afin qu’on puisse s’entraider afin de comprendre notre corps puisque nous vivons la même chose.

    #37923
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Bonjour @Ncls0,
    Tu as su te mettre dans un excellent état d’esprit pour cette session. Tu étais en mode d’exploration, bien à l’écoute de tes sensations, sans attente.

    Etant donné que mon corps se « fait l’amour à lui-même » à chaque séance, se pourrait-il que je vive à chaque fois des orgasmes sans les ressentir. N’ai-je pas juste à « éduquer » mon cerveau/esprit afin qu’il comprenne qu’il doit associer ces « moments » à du plaisir (une sorte de réflexe conditionné, je ne sais pas si je suis clair) ?

    En ce qui me concerne tu es très clair ; c’est la phase de « reconditionnement » (« rewiring » sur les forums anglophones). Accepter l’idée que les prémices de tes futurs orgasmes prostatiques ne t’apportent pas les mêmes sensations que celles que tu connais à l’approche de l’orgasme centré sur le pénis et associé à l’éjaculation.

    C’est le début d’une nouvelle phase dans mon exploration … Affaire à suivre.

    Je partage ton analyse :

    ce qui je pense a été mon premier « orgasme prostatique » ou en tout cas ses prémisses.

    Tu viens de vivre une expérience typiquement orgasmique. C’est un grand progrès. Il y en aura encore beaucoup d’autres. Bon cheminement @Ncls0.

    #37931
    AvatarNcls0
    Participant

    Une étape a été franchie il y a quelques jours et les séances s’enchainent.
    Avoir franchi ce palier a libéré en moi ce « plaisir ». j’ai des sensations au bas ventre à l’idée d’entamer une séance et je n’hésite pas à pratiquer.

    les premiers orgasmes, la détente est importante pour réduire les contractions instinctives de protection contre des sensations « trop intenses »

    Cette phrase d’ @andraneros a fait écho : mon corps ne convulse plus, je suis désormais prêt à recevoir ce plaisir. Ces convulsions « étaient instinctives et puissantes » afin de m’empêcher de ressentir le plaisir car je n’étais pas prêt.

    Il ne me reste plus qu’à continuer mon travail de conditionnement et d’éveil au plaisir.
    4 séances : 4 fois ces « orgasmes », contractions très fortes du sphincter, gémissements, sensations de plaisir qui restent encore faibles mais présentes.
    Parfois l’intensité est faible mais l' »orgasme » dure plus longtemps parfois c’est le contraire.
    Je marche sur un fil (les sensations font le yoyo), parfois je suis maladroit (je me laisse trop aller et contracte si fort mon sphincter que j’expulse l’Aneros) mais je touche du doigt quelquechose d’exquis.
    Le « vrai orgasme » est au bout du tunnel.

    Je me sens enfin prêt à accueillir cette énergie en moi, il me reste la pratique afin d’apprendre à la localiser et à la laisser se diffuser dans tout mon corps.
    En tout cas, même si les sensations sont encore faibles je ressors de ces « nouvelles séances » dans un état de calme et de bien-être très peu souvent atteintes.

    #37937
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Bonjour @Ncls0,
    Je comprends ce que tu veux dire mais je ne suis pas tout à fait d’accord avec toi quand tu écris :

    Le « vrai orgasme » est au bout du tunnel.

    D’une part l’orgasme prostatique ne s’exprime pas sous une seule forme, facile à reconnaître et toujours identique, ni pour tous les hommes, ni même pour un seul homme. Il n’y a donc pas UN vrai orgasme prostatique. Au contraire les témoignages de nos amis bien avancés montrent qu’on peut vivre cette expérience orgasmique avec de nombreuses variations dans l’expression et dans le ressenti de son plaisir.

    D’autre part quand on parle du « bout du tunnel » on laisse entendre qu’avant d’atteindre ce « bout » soit on est dans la souffrance, soit au mieux il ne se passe rien. C’est oublier que le « voyage » vers l’orgasme prostatique est déjà une découverte, de soi, de son corps, de sa sexualité, de sa sensualité, d’une autre relation avec la jouissance. C’est aussi oublier tout un apprentissage qui concerne un savoir être (relaxation, connexion au corps, méditation… ) et des savoir faire (respiration profonde, relâchement musculaire, contrôle musculaire du périnée… ). Certains traversent cette période en une seule session, d’autres ont éventuellement besoin de plusieurs années et ne sont récompensés que s’ils ont su être patients.

    Une période d’apprentissage n’est jamais un tunnel. De mon point de vue c’est plutôt une piste d’envol.

    En revanche je suis tout à fait d’accord avec l’état d’esprit dont tu fais preuve :

    Je me sens enfin prêt à accueillir cette énergie en moi, il me reste la pratique afin d’apprendre à la localiser et à la laisser se diffuser dans tout mon corps.

    Bon cheminement @Ncls0.

    #37947
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour à tous,
    Merci @Andraneros pour ta remarque. Effectivement le terme employé de tunnel n’était pas adapté.
    C’est aujourd’hui que j’ai pu comprendre ta remarque : l’exploration et la recherche du plaisir prostatique est une constante évolution et ce plaisir peut apparaître sous diverses formes et diverses intensités.

    Nouvelle séance et nouvelle expérimentation : (Désolé, je suis scientifique cartésien j’appréhende mon exploration comme une découverte avec des essais, des tests, des erreurs, des conclusions à chaque séance)
    Je décide de modifier deux choses aujourd’hui.
    Je change de position pour éviter une routine et me mets en chien de fusil (également pour « bloquer » mes jambes afin que je ne sois pas distrait par leur mouvement pendant ma séance)
    Je décide cette fois-ci après mon temps de relaxation de ne pas être en mode « do nothing » comme à mon habitude mais d’effectuer de très légères contractions.

    J’entame mon inspiration/expiration par la bouche/ventre, je me caresse un téton et effectue ces très légères contractions.
    Les débuts sont compliqués car je ne suis pas reconnu pour savoir faire plusieurs choses en même temps mais je persévère et ces mouvements s’installent mécaniquement et j’arrête d’y penser.
    Je commence à ressentir une chaleur dans le bas-ventre ainsi que de faibles vibrations.
    La chaleur se transforme en plaisir et mon ventre et ma respiration commencent à devenir saccadées.
    Je décide alors de continuer ma respiration comme si de rien était sans m’affoler, chose que je stoppais avant.

    Les choses se sont emballées très vite, les contractions involontaires sont apparues et de moins en moins espacées dans le temps. Le plaisir est monté, monté et là une explosion de plaisir.
    Mais une vraie explosion : un état de béatitude et une bombe de plaisir qui a explosé en moi. L’intensité était bien supérieure à tout ce que j’ai connu auparavant.
    Ma respiration s’est emballée, je n’ai pas réussi à garder mon calme. Je n’étais pas prêt à recevoir toute cette énergie (J’ai également toujours eu une sorte de « phobie de l’étouffement » et j’ai pris peur quand j’ai senti ma respiration s’accélérer : Il me semble que tu en avais parlé en disant que tu ne te mettais pas en chien de fusil car tu avais l’impression d’avoir du mal à respirer)
    Je n’ai pas réussi à surfer sur la vague et j’ai bu la tasse si on reste dans la métaphore aquatique.

    C’était la première fois que je sentais que je ne contrôlais plus mon corps : une contraction qui procurait du plaisir, en amenant une autre qui en procurait un peu plus et de plus en plus rapidement jusqu’à cette explosion qui m’a « coupé le souffle et étouffé ».
    Cet état que je n’avais jamais connu auparavant m’a fasciné : j’espère pouvoir revenir vous dire que j’ai réussi à « surfer cette vague » ou ce « tsunami d’émotions et de plaisir ».

    Merci encore @Andraneros pour ta remarque qui m’a fait prendre conscience qu’il ne faut pas se cantonner à une manière de faire. Bon cheminement également.

    #37954
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Bonsoir @Ncls0,
    Quand tu nous dis :

    J’entame mon inspiration/expiration par la bouche/ventre, je me caresse un téton et effectue ces très légères contractions.
    Les débuts sont compliqués car je ne suis pas reconnu pour savoir faire plusieurs choses en même temps

    Tu mets en évidence ce qui me paraît être une difficulté fréquente que rencontrent les hommes pendant leurs premières sessions de massage prostatique et pour certains bien au-delà. Il s’agit de combiner avec fluidité des actions diverses qu’ils n’ont pas l’habitude de faire, contrôle de la respiration, caresses nouvelles, contractions musculaires particulières, stimulation d’un organe interne totalement ignoré… C’est compliqué pour une majorité d’entre nous à nos débuts.

    je persévère et ces mouvements s’installent mécaniquement et j’arrête d’y penser.

    C’est très précisément ce qu’il faut faire ou ce qu’il faut apprendre à faire. C’est ce sur quoi tu as bien progressé depuis ta 1ère session telle que tu en parlais le 27 mai :

    Lors de ma première séance, j’ai eu du mal à lâcher prise : j’effectuais des contractions trop fortes et trop rapides. J’étais bien trop impatient.

    Avec quelques sessions supplémentaires et les bons conseils de @bzo tu avais déjà bien compris la méthode à la fin du mois de mai :

    Quand j’arriverai enfin à complètement lâcher prise, j’aurai accès à tout ce plaisir, c’est une histoire de pratique et de temps j’imagine.

    Tu résumais cette phase de ton apprentissage le 1er juin :

    Je me dits qu’il faut que j’arrête de partir à la recherche de sensations, notamment parce que je cherche à ressentir la « chaleur et le plaisir » que je ressens quand j’éjacule.
    Je me dits que le plaisir prostatique est différent donc cela ne sert à rien de le chercher puisque je ne le connais pas

    Tu as bien tout compris, tu es très sensible aux stimulations de ton masseur, tu vis donc depuis le dénut du mois de juillet tes premiers orgasmes prostatiques. Mais j’ai l’impression que ton esprit « scientifique cartésien » bridait le plaisir qu’ils faisaient jaillir. Hier tu as réussi à lâcher encore plus prise que tu ne le faisais :

    Je décide alors de continuer ma respiration comme si de rien était sans m’affoler, chose que je stoppais avant.

    Les choses se sont emballées très vite, les contractions involontaires sont apparues et de moins en moins espacées dans le temps. Le plaisir est monté, monté et là une explosion de plaisir.
    Mais une vraie explosion : un état de béatitude et une bombe de plaisir qui a explosé en moi.

    Ta dernière phrase est une définition émotionnelle de l’orgasme qui convient idéalement à certaines formes d’orgasmes prostatiques.

    Je n’étais pas prêt à recevoir toute cette énergie

    Ton ressenti correspond tout à fait à mon expérience que je m’efforce de transmettre en expliquant que nous avons des réactions de défense instinctives qui bloquent le plaisir que nous faisons naître quand notre prostate commence à réagir sous les stimulations de nos masseurs.

    C’était la première fois que je sentais que je ne contrôlais plus mon corps : une contraction qui procurait du plaisir, en amenant une autre qui en procurait un peu plus et de plus en plus rapidement jusqu’à cette explosion qui m’a « coupé le souffle et étouffé ».

    Nous pouvons franchir cet obstacle
    • soit en apprenant à accepter cette intensité explosive, à accepter d’avoir le souffle coupé, ou dans mon cas à accepter d’être noyé sous le plaisir, par encore plus de relaxation voire de la méditation,
    • soit en répétant cette expérience à laquelle peu à peu notre esprit va s’habituer et qu’il va finalement accepter de vivre, en faisant preuve de patience, de confiance et d’application.
    j’espère pouvoir revenir vous dire que j’ai réussi à « surfer cette vague » ou ce « tsunami d’émotions et de plaisir ».
    Je suis sûr que tu reviendras nous le dire. Je pense que tes messages depuis la fin du mois de mai montrent que tu as d’excellentes dispositions pour revenir nous le dire très rapidement. Bon cheminement @Ncls0.

    #37956
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonsoir et merci pour ce message,

    Ton texte me permet de prendre conscience du chemin parcouru en 2 mois.
    Tu as bien résumé les étapes clé qui m’ont permis d’avancer au cours des semaines. Si je regarde en arrière, mon approche et mes sensations ont beaucoup évolué depuis le mois de mai.
    J’espère qu’elles seront utiles à un ou plusieurs lecteurs de passage.

    Nouvelle séance :
    Aujourd’hui rien ne s’est passé.
    Obnubilé par les résultats de la veille, je n’avais que le potentiel résultat en tête. Au moindre fourmillement ou à la moindre sensation, je ne pouvais m’empêcher de vouloir accélérer le processus ou de repenser à ce qui m’était arrivé la veille.
    Une certaine appréhension, je vais me laisser quelques jours afin de penser à autre chose.
    Ce n’est pas la première séance ratée et ce ne sera pas la dernière. ( Je ne le vois pas comme un échec, je pense que c’est important de dire que ça ne fonctionne pas toujours).
    Parfois, on est pas dans les bonnes conditions mentales, on pense à l’orgasme de la veille qui nous « hante » et nous empêche de faire le vide.

    Merci encore @bzo et @Andraneros ainsi que tous les autres auteurs de posts que j’ai pu lire. C’est grâce à vous et vos conseils que j’ai pu comprendre autant de choses en deux mois.

    #37973
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour à tous
    Suite des chroniques :

    Nouvelles avancées :
    1) La lubrification c’est important : je me suis procuré une seringue en plastique afin d’avoir entre 3 et 5mL de lubrifiant. Rien à voir, je sentais l’Aneros bouger, je sentais les « caresses » chose que je ne sentais pas avant, c’est génial. Point négatif : un mal de ventre au début comme si mon corps voulait que j’expulse tout ça.
    2) La respiration c’est comme les contractions : plus c’est doux plus c’est bon. J’avais tendance à inspirer rapidement et de manière puissance et expirais lentement. J’inspire maintenant tout aussi doucement que j’expire (j’arrête d’être une brute) et je ressens beaucoup plus les choses

    Points positifs :
    D’habitude j’ai une et une seule montée de plaisir au fil des respirations : soit je saisis l’opportunité, soit la flamme s’éteint et je peux arrêter la séance.
    J’ai aujourd’hui réussi à rallumer la flamme une dizaine de fois après qu’elle se soit éteinte.

    Points négatifs :
    J’ai rallumé la flamme plusieurs fois mais je n’ai pas réussi à en transformer une seule en orgasme. Dès que je sentais que j’approchais de l’orgasme, mon corps se crispait et « bloquait »
    J’avais la sensation d’être au saut à l’élastique, et de m’accrocher instinctivement à la barrière au moment de sauter.
    J’imagine qu’il y a encore de l’appréhension et ça se réglera avec le temps, l’habitude et/ou la méditation/calme.

    Bon cheminement à tous

    #38015
    AndranerosAndraneros
    Modérateur

    Tu nous disais @Ncls0 le 20 juin dernier :

    Un problème au niveau de la lubrification : il est vrai que ma prostate doit être sensible puisque sans rien faire et en « do nothing » j’ai de bonnes sensations.
    J’ai l’impression que je ne vais pas au-delà car justement l’Aneros n’est pas mobile et les sensations viennent seulement de l’appui de l’Aneros sur la prostate (ce qui est déja bien)
    Je n’étais qu’au lubrifiant à base d’eau mais vais essayer le beurre de Karité

    Tu nous dis maintenant :

    La lubrification c’est important : je me suis procuré une seringue en plastique afin d’avoir entre 3 et 5mL de lubrifiant. Rien à voir, je sentais l’Aneros bouger, je sentais les « caresses » chose que je ne sentais pas avant, c’est génial.

    Peux-tu décrire comment tu fais maintenant pour la lubrification ? Les lecteurs débutants seront certainement intéressés par ta méthode après ton commentaire enthousiaste sur les avantages qu’elle te procure.

    Ce que tu dis sur la manière dont tu respires est une illustration importante de l’intérêt que nous avons à ne rien forcer pendant nos sessions. On ne déclenche pas le plaisir prostatique. On se prépare à le recevoir et à l’accepter quand il apparaît. Tu fais de grands progrès dans ce domaine aussi.

    Je partage ta conclusion. Bon cheminement @Ncls0.

    #38018
    AvatarNcls0
    Participant

    Bonjour,

    Ce que tu dis sur la manière dont tu respires est une illustration importante de l’intérêt que nous avons à ne rien forcer pendant nos sessions. On ne déclenche pas le plaisir prostatique. On se prépare à le recevoir et à l’accepter quand il apparaît. Tu fais de grands progrès dans ce domaine aussi.

    Tout à fait, je me suis rendu compte que lorsque je commençais à avoir des sensations, j’augmentais la force et l’intensité de mes respirations comme pour accélérer le process. Je pense qu’avec la pratique et le temps on comprend qu’il n’y a rien à forcer et que le calme et les contractions involontaires suffisent à « déclencher la machine » (bien que je n’y sois pas encore parvenu à part une fois par « chance »).

    Pour la lubrification :
    Je me suis procuré en pharmacie une seringue en plastique de 5mL (sans l’aiguille, je précise on ne sait jamais)
    Je commence d’abord par détendre la zone avec un tout petit peu de lubrifiant en extérieur en faisant de petits mouvements rotatifs.
    Concernant la seringue, j’ai coupé le bout plus fin afin d’être sur qu’il ne se casse pas à l’intérieur de moi et me suis assuré que la coupure soit bien lisse pour éviter tout accident ou coupure interne.
    J’injecte alors entre 3 et 5mL de lubrifiant en tenant bien la seringue pour éviter tout accident ou aspiration (prudence avant tout)
    Ensuite, je lubrifie l’Aneros avant de l’introduire.
    Il faut avouer qu’au début, on ressent comme une gêne : le corps réagit comme à un corps étranger (mal au ventre et envie d’aller aux toilettes réflexe pour enlever tout ça) mais on finit par s’y habituer surtout en se calmant (la relaxation comme pour le reste)
    C’est incroyable parce que l’Aneros est vraiment « libre de ses mouvements » et on le sent caresser une zone précise (c’est d’ailleurs là que pour la première fois j’ai identifié la position de ma prostate après 2 mois de pratique : avant j’avais des sensations mais n’identifiais pas d’où elles venaient)
    Attention cependant en enlevant l’Aneros, il vaut mieux être aux toilettes (je vous passe les détails)

    Bon cheminement à tous.

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