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30 sujets de 271 à 300 (sur un total de 1,503)
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  • #41680
    bzo
    Participant

    la pluie dans la forêt,
    ce sont des millions et des millions de gouttes d’eau
    à travers des millions et des millions de feuilles,
    la pluie dans la forêt,
    c’est comme s’il y avait un torrent qui passait, partout là-haut, parmi les frondaisons

    moi qui suis allergique au bruit, qui hait le bruit,
    c’est néanmoins une musique douce à mes oreilles,
    tout comme des enfants qui jouent, des oiseaux qui chantent, le vent, les vagues

    je me suis acheté un petit siège repliable, avec une lanière, qu’on peut transporter sur l’épaule,
    rendre opérationnel en quelques instants,
    du coup, chaque fois que j’avais devant les yeux, un paysage qui me plaisait, je m’arrêtais,
    autant dire que j’ai beaucoup moins marché que d’habitude

    il va falloir équilibrer mes moments de pérégrination et contemplatifs
    mais c’est si agréable de s’installer comme cela en plein milieu de la forêt,
    à la moindre envie, face à une belle clairière, au bord d’un étang,
    n’importe où du moment que cela nous a tapé dans l’oeil,
    ces petits sièges, en tout cas, celui que j’ai acheté, sont étonnement confortables,
    on s’y assoit comme si on était dans son jardin sur une chaise,
    on est à l’aise, on se détend, on s’ouvre, la nature en profite pour se rapprocher,
    je m’attardais sans effort ainsi, à contempler longuement ce que j’avais en face de moi,
    je me sentais m’incruster de plus en plus dans le paysage

    les énergies au fond de moi, sont titillées, par ici,
    je l’ai senti très distinctement aujourd’hui,
    ça monte sourdement, ça a envie d’aller se répandre parmi les arbres, les plantes, le ciel,
    je me suis rendu compte d’une chose importante,
    c’est qu’elles leur appartenait au moins autant, qu’à moi,
    ça m’a profondément ému qu’il y avait quelque chose en moi
    que toute cette nature autour, était prête à réceptionner, à reconnaitre,
    à assimiler un instant,
    je me suis senti capable de devenir plante parmi les plantes,
    arbres parmi les arbres, bout de ciel parmi d’autres bouts de ciel

    quelque chose m’attend là-dehors, par ici,
    il y a une fête intime là-dehors qui n’attend que moi,
    je me sens comme un invité qui doit se rendre chez des gens,
    j’ai reçu un carton d’invitation, j’ai acheté une bouteille de vin à prendre avec moi,
    je n’ai pas encore l’adresse de la fête, ni le moyen de locomotion
    mais je sais que je suis sur la liste des invités

    #41682
    bzo
    Participant

    cela fait maintenant des semaines que je n’ai plus éjaculé,
    c’est comme un investissement à haut rendement, cette histoire
    et cela rapporte de plus en plus,
    les actions de ma libido grimpent en flèche, au fil des jours

    je reste de longues secondes, debout,
    juste à me frotter lentement les bijoux de famille avec les cuisses,
    tout en ondulant un peu latéralement,
    jusqu’à ce que je sois envahi d’une volupté indicible un peu partout,
    alors j’écarte les cuisses et fais monter une première contraction,
    de la prostatique, cent pour cent pure, ainsi,
    en contraste avec toutes ces ondes génitales qui vibraient partout en moi,
    cela fait comme un engin très dense, très têtu, qui s’élance depuis la zone de mon anus,
    droit vers le haut, cela devient de plus en plus chaud,
    la chair semble se mettre à fondre sur son passage

    je maintiens la contraction longuement, juste jouant un peu sur la pression,
    pour provoquer des effets, des nuances, je bouge un peu le cul, très indécemment,
    je crois que j’aime plus que tout, cette sensation de me pénétrer moi-même,
    elle est devenue tellement réaliste, j’en jouis presque, rien que d’y penser,
    j’ai l’impression de sentir immédiatement en moi ce délicieux empalement
    autour duquel se forme comme un bouquet immense dans ma chair

    je m’ouvre vers le ciel, je m’étale sur l’horizon,
    je me sens butiné de toutes parts,
    quel capital et qui gonfle jour après jour,
    toutes ces énergies qui s’amplifient,
    c’est mon trésor, je le fais fructifier

    les ondes deviennent tellement fines et précises ainsi,
    si je pouvais glisser un doigt en moi, je pourrais les suivre à la trace,
    tellement je les sens localisées en moi, tellement je sens leur déplacement,
    leurs changements de direction, leur montée en puissance

    le sexe, ce sont des ailes, la viande devient des ailes,
    mon coeur bat à leur rythme, dans ces moments-là,
    il me reste une plume ou deux, duveteuses, tombées, quelque part au fond de l’oeil,
    qui témoignent de leur passage, de la sublime transmutation,
    du chant du vent dans mon sang,
    l’air le plus libre est passé par là, un instant, m’a porté, m’a emporté

    #41683
    bzo
    Participant

    c’est tout à fait délicieux cette façon que j’ai de bander ces derniers temps,
    pratiquant debout ou assis

    c’est durant les contractions, cuisses bien écartées, pas ou peu d’ondes génitales donc
    mais les contractions partent bien du périnée
    et peu à peu la tension dans celui-ci semble se prolonger de plus en plus dans mon sexe,
    poussant celui-ci à se raidir de plus en plus

    un arc semble s’établir depuis mon périnée jusqu’à dans mon pénis,
    je m’appuie dessus, relâche bien tout le reste de la zone
    et puis je pousse, je presse, fais monter les contractions les unes après les autres,
    mon braquemart devient turgescent, pas raide , raide, mais tout de même

    c’est une sensation étonnante car il y a un réel plaisir à le sentir se dresser plus ou moins
    mais en même temps, il y a peu d’ondes génitales,
    la place est occupé surtout par des ondes prostatiques,
    cela me fait quelque chose de très exotique à percevoir,
    car le yin est partout en moi,
    cette tige quelque peu dressée, se rappelle à mes bons souvenirs

    un accessoire yang détourné jusqu’ici de son utilisation mâle
    qui revient par la bande, si je puis dire,
    mon petit bâtonnet de chair qui me fait signe
    tandis qu’en mode yin, complètement malgré tout,
    je continue à me faire l’amour passionnément,
    c’est presque comme une sorte de clin d’oeil, de ma masculinité
    qui semble me dire, “eh, ainsi, c’est encore mieux,
    tu pousses encore mieux en toi, petit coquin, ainsi,
    les va et vient sont encore plus délicieux
    et puis je te fais vivre aussi, un peu du plaisir de sentir son braquemart se durcir, se dresser mâlement,
    tu me vis aussi comme pénétrant, encore mieux ainsi”

    c’est gagnant sur toute la ligne, cette histoire
    et comme il ne semble y avoir que des ondes prostatiques émises pratiquement,
    je n’ai aucune crainte que cela dérive vers une éjaculation,
    à aucun moment je sens cela monter en moi,
    pour l’instant en tout cas
    malgré déjà des semaines, sans émission de sperme

    mon dieu que c’est bon ainsi, debout, bandant, dansant du bassin,
    me sentant pénétré jusqu’au fond de l’âme
    et sentant mon sexe raide pénétrant aussi

    #41684
    bzo
    Participant

    rien ne s’opposait à ce que ma pratique devienne extrême

    je veux dire, vivant sans compagne, n’ayant aucune interaction sexuelle avec personne,
    des conditions matérielles plutôt favorables qui m’offre de nombreuses heures de liberté,
    à consacrer à l’exploration d’une sexualité en solitaire

    l’esprit aventureux de plus en plus, de plus en plus ouvert,
    peu à peu, sans crainte d’aucun tabou, d’aucune limite,
    la voie était grande ouverte, pour aller plus loin,
    toujours plus loin

    sans même me rendre compte à quel point,
    j’allais franchir certaines frontières,
    plus particulièrement celles de mon identité sexuelle,
    je peux à présent, par moments, dandiner mon cul, le bouger comme une femme,
    me caresser, onduler,
    cela ne me gêne pas une seconde

    suis-je devenu homosexuel avec mes pratiques?
    certains en me lisant, doivent le penser,
    l’envie de bite est là, par moments, sérieusement,
    de toutes façons, a toujours été là,
    j’en ai caressé quelques unes, plus jeune,
    est-ce que j’ai plus envie d’en sentir une à proximité immédiate,
    dénudée, dressée, prête à être happée par ma bouche, ma main, mon anus,
    qu’avant?

    sans doute, peut-être, je ne sais pas,
    pour cela il faudrait que je me confronte dans la réalité, à nouveau, avec le corps d’autres,
    avec les gestes d’autres, avec leur odeur, la chaleur de leur chair, leur désir

    je ne sais pas
    et au fond je m’en fous,
    j’explore ce continent en moi, qui se révèle de plus en plus, dans toute sa splendeur
    je saisi le moment, ce que le moment m’offre,
    je libère mon désir, je me laisse entraîner,
    c’est si bon, de se laisser entraîner sur cette pente, vers un ciel si personnel,
    qui vivra, verra

    #41685
    bzo
    Participant

    le désir nous entraine dans une réalité parallèle quelques instants
    qui est comme une pâte à modeler quelque part

    #41686
    bzo
    Participant

    chaque jour en plus, sans éjaculation,
    mon corps devient plus sensible, au moindre contact, au moindre mouvement,
    au moindre geste, à la moindre posture, au moindre acte, à connotation sexuelle,
    ma prostate plus délicieusement explosive
    et mes génitaux, well… mes génitaux aussi bien sûr, ô combien,
    bien qu’avec eux, il faut faire de plus en plus attention aussi
    car les frotter, les presser, un peu n’importe comment,
    l’engin peut vite s’emballer et cracher son jus

    aussi, je serre juste mes cuisses un peu, comme pour former un nid à mes bijoux de famille,
    je ne les bouge plus trop alors, ainsi déjà avec de très légers changements de pression,
    de telles vagues d’ondes génitales naissent et s’en vont dans toutes les directions,
    que c’est un bonheur jouissif de tous les instants

    quant à ma chère prostate, ainsi pompé à bloc que je suis, saturé d’énergie dans tout le corps,
    quelques minutes de contractions, cuisses écartées,
    m’emmènent déjà au bord de l’orgasme prostatique,
    j’insiste un peu, ils arrivent à la chaîne, comme dans le bon vieux temps,
    je suis très content, bien sûr, c’était un de mes buts, de parvenir à nouveau à en obtenir

    c’est donc un capital précieux qui croit dans mon bassin,
    un coffre à trésor rempli d’énergies qui déborde de tous les côtés désormais, pour mon plus grand bonheur,
    les sensations sont tellement exacerbées, l’impression qu’elles sont à 300%, à 400% de leur potentiel,
    en même temps, tellement fines, tellement précises, tellement riches de nuances, de détails

    oh comme c’est bon ainsi, comme c’est bon dans cet état de surexcitation constante,
    bien sûr j’évite plus que jamais le porno et puis les contacts de mes génitaux avec les mains,
    ce sont vraiment les deux clefs
    pour y arriver sans trop trop de difficultés, sur de plus longues périodes, sans éjaculer
    et bien sûr, avoir déjà une pratique qui apporte beaucoup de satisfaction, qui rassasie la chair
    sinon, c’est plus compliqué
    mais c’est possible, je l’ai fait à l’époque où j’étais loin d’avoir le niveau que j’ai à présent

    si on est en couple ou si on a de l’interaction sexuelle à gauche et à droite,
    c’est plus facile, bien sûr,
    on échange constamment ses énergies avec le ou les autres, on les renouvelle ainsi,
    c’est plus sain, on n’a pas besoin d’accumuler, on renouvelle
    et c’est reparti pour un tour sur des bases neuves
    mais enfin si on est tout seul, pendant une période plus ou moins longue,
    pour une raison ou pour une autre,
    laisser ses réserves d’énergie s’accumuler, c’est définitivement une très bonne idée
    pour optimiser sa pratique,
    pour mettre un turbo de plus en plus puissant dans son moteur

    je marche, le moindre effleurement de mes cuisses sur mes parties, m’arrachent des gémissements,
    je fais monter une contraction, je jouis quasi instantanément,
    oh oui, ça vaut vraiment la peine!
    enfin, il faut nuancer, sans doute parce que la sensibilité de mon corps s’est adaptée avec les années de pratique,
    je l’ai rendu ultra-sensible sur toute sa surface,
    mes génitaux aussi, avec mes cuisses, depuis le temps qu’ils sont leurs interlocuteurs privilégiés
    qui viennent les titiller, les presser, les frotter, les effleurer, depuis des années,
    cela vous fait des génitaux, très spécialement sensibilisés
    vous avez rewiré votre cerveau pour ressentir du plaisir, beaucoup de plaisir,
    rien qu’avec vos cuisses venant jouer avec vos bijoux de famille

    l’image la plus parlante pour exprimer comment je ressens cela, ce petit manège, là en bas,
    c’est celle que j’utilise assez régulièrement, d’une éponge imbibée de volupté
    qui au moindre effleurement, au moindre contact,
    dégorge des vagues soyeuses, chaudes, frémissantes, dans toutes les directions,
    c’est comme cela qu’ils réagissent chez moi

    et puis ma prostate aussi, bien sur, tellement éveillée,
    tellement participant à la moindre contraction de muscle dans la région,
    lâchant des ondes vers le haut

    cela fonctionne si miraculeusement au quart de tour chez moi, pour l’instant,
    peut-être, sans doute même, ce sera moins le cas, pour quelqu’un
    qui n’aurait pas tout toutes ces heures de séances derrière lui
    mais enfin, il se met en d’excellentes conditions
    pour réussir plus vite dans des pratiques hors des sentiers battus qui font appel à la prostate
    ou au corps en général
    mais différemment des exercices habituels centrés autour du pénis dressé

    je suis donc en train d’adapter ma technique par rapport à tout ce qui m’arrive
    grâce aux d’énergies en train de s’accumuler,
    tout remettre en question, en fait même, pour être plus exact, depuis hier soir,

    dans quelques textes au-dessus, j’évoquais les excès dans lesquels ma pratique m’a entraînés,
    c’est assez drôle car je suis déjà en train de remettre tout cela en question depuis hier soir,
    un jour à peine après que j’en ai chanté les louanges
    mais donc pour l’instant, je ne fais quasi plus du tout danser mes hanches,
    je me caresse nettement moins, je n’ondule plus, plus de mode liane lascive,
    en fait pour l’instant, j’obtiens de meilleurs résultats
    en ayant des actions beaucoup plus minimalistes,
    c’est plus concentré, plus efficace,
    je n’essaie même plus pour l’instant,
    j’ai l’impression de me disperser, chaque fois que j’essaie de m’y remettre

    c’est toujours le mode yin, je m’en rends compte mais en plus concentré,
    plus de gestes inutiles, de mouvements et d’attitudes plus ou moins féminisés qui, je croyais,
    me permettaient de mieux laisser le yin s’exprimer en moi
    j’en rajoutais juste, je me rends compte, j’en faisais trop, inutilement
    même si cela venait avec un plaisir bien spécifique, assez délicieux, il faut bien l’avouer

    avec ma volonté à tout prix de libérer le désir, de me laisser entraîner par lui partout,
    peut-être je me piégeais moi-même
    et a fini par freiner ma croissance, en fin de compte, plus qu’autre chose,
    même si le plaisir, encore une fois, était au rendez-vous
    mais cela, ce n’est plus un problème chez moi, depuis longtemps, il est toujours au rendez-vous,
    c’est sa qualité, sa richesse, sa diversité, sa progression régulière qui sont chez moi, le baromètre
    et là, il faut être honnête, cela ne progressait plus trop,
    même si cela restait extrêmement délicieux
    mais sentir qu’on n’est plus en route, que cela ne progresse plus vraiment,
    c’est signe qu’il y a quelque chose qui ne va pas,
    qu’il faut essayer de réagir

    or, je me suis rendu compte hier soir,
    que je ne progressais plus vraiment depuis longtemps,
    que les seuls changements venaient du fait que je pouvais me lâcher de plus en plus,
    de plus en plus faire monter mes énergies,
    c’est aussi du progrès, cela, bien sûr
    cela apporte de l’amélioration, cela accroit le potentiel à chaque instant
    mais ce n’est pas ce type d’ évolution à laquelle je pense,
    ce n’est pas assez de compter uniquement là-dessus

    #41691
    bzo
    Participant

    le mode yin 2.0 est bien sur les rails chez moi,
    je me suis exercé avec cette nouvelle manière, tout le week-end,
    oh comme je l’aime déjà, inconditionnellement, passionnément

    par contre, le terme cul de sac que j’ai utilisé au-dessus,
    pour décrire mon cheminement de ces derniers mois, est injuste, dénigrant,
    il faut évoquer plutôt qu’une nouvelle étape qui a été franchie

    dans ma volonté de laisser s’exprimer
    autant que possible, sans concessions, le yin en moi,
    j’apprenais tant bien que mal, ​
    le plaisir au féminin, dans un corps d’homme,
    c’est comme si on se retrouvait soudainement catapulté dans un pays lointain,
    avec sa langue, ses règles, ses lois, différentes, ses us et ses coutumes, propres
    je découvrais de nouveaux gestes, une nouvelle façon de bouger,
    des postures alanguies, des caresses sur tout le corps,
    les hanches dansantes, le jeu langoureux des ondes dans le bassin,
    le frotti frotta voluptueux des cuisses sur les bijoux de famille

    tout cela étant radicalement nouveau,
    tellement au-delà des frontières de mon identité sexuelle,
    que je hésitais, que je tâtonnais, bien sûr,
    dans l’incertitude et le flou qui régnaient au fil des jours,
    j’ai choisi d’en faire plutôt plus, beaucoup plus même, autant que possible, en fait,
    que pas assez

    il était temps à présent, après de nombreux mois, ainsi,
    de faire de sérieux réajustements, des réglages plus en finesse, plus optimisés
    de bouger, de me déplacer, plus juste,
    de prendre des postures, d’effectuer des contractions, de manière plus précise, plus économe,
    j’étais prêt, cela pouvait se mettre en route, semble-t-il

    résultat, plus de mode liane lascive quasiment, me caresse peu,
    enfin tout cela, a à peu près complètement disparu, en un temps record,
    pourtant le yin est bien là, plus que jamais,
    et puis comme je l’écris au-dessus, je suis désormais capable d’orgasme prostatique aussi
    malgré que je continue de mélanger les types d’ondes dans le bassin,
    cependant mes bijoux de famille sont beaucoup moins sollicités,
    des pressions et des légers mouvements dessus, provoquent des mini-séismes
    mais le flux est très majoritairement prostatique

    par exemple, j’ai réalisé qu’avec un micro-mouvement, à peine perceptible, des hanches,
    le yin réagissait beaucoup plus que quand j’effectuais de plus amples mouvements
    ou plutôt que je le ressentais avec plus de précision et plus longtemps,
    la vérité, c’est que les réactions à l’intérieur peuvent être noyés, dispersés, plus ou moins,
    trop de mouvements, trop de gestes, trop de force, trop d’amplitude,
    provoquent du bruit inutile en nous, qu’on confond avec des sensations
    mais ils les diluent plutôt

    bon, je n’en suis pas encore au “do nothing”,
    j’en suis très loin même, je suis toujours quasi continuellement en action
    mais un très sérieux élagage tout de même, a eu lieu,
    tout est une question d’équilibre, entre l’action et l’inaction,
    entre le yin et le yang, entre la tension et le relâchement

    #41693
    bzo
    Participant

    quelques minutes de plaisir intense avant de passer sur l’autre machine,
    ma machine de travail,
    le cul sur le bord de mon bureau, comme j’aime tellement,
    j’ai les cuisses écartées et je fais monter lentement des contractions,

    à chacune, je gémis de plus en plus fort,
    à chacune, mes paupières se referment,
    je les rouvrent à chaque fois, j’aime me sentir les yeux ouverts
    ou au moins, entrouverts,
    j’aime que ma chambre puisse venir, comme laper le plaisir dans mes prunelles

    les yeux ouverts, je me sens exhibitionniste, indécent, face à mes meubles, face au mur, face à l’air
    l’impression d’être, face à eux, avec un corps envahi de vibrations soyeuses, livré au plaisir
    qui me rend tellement ouvert, offert, réceptif, sans tabou, indécent,
    le monde entier dans l’invisible, pour l’instant,
    semblent venir me pénétrer et j’aime cela

    #41696
    bzo
    Participant

    une des choses que j’adore avec ce plaisir en mode yin,
    c’est qu’il peut être tellement intégré à mon quotidien,
    je peux bien sûr me mettre au lit pour une séance,
    je peux aussi faire quelques minutes spécifiquement dédiées, interrompant toute autre activité
    mais là où c’est le plus exaltant, le plus dépaysant, le plus comblant,
    c’est quand c’est totalement mélangé à mes faits et gestes du quotidien

    je peux avoir dans une main la bouilloire électrique pour me chauffer de l’eau pour du thé,
    bouger dans la cuisine et puis en même temps, juste changer quelques gestes, quelques mouvements,
    les rendre plus lascifs, leur injecter une intention sexuelle
    en les détournant juste assez de leur dessein originel que pour provoquer de l’effet en moi,
    faire monter la tension ainsi, rapidement, emballer ma libido, me mettre en roue libre

    cela peut être d’abord, juste un rapprochement insistant d’une cuisse sur mes bijoux de famille,
    elle va commencer à les effleurer, à les frotter, ainsi, un peu
    puis je peux croiser mon bras sur ma poitrine, saisir avec une main l’épaule opposée,
    presser un sein ainsi, une sorte d’acte de demi enlacement de moi-même,
    je suis l’amant et je suis l’amante, nous nous mettons en action,
    l’autre main continue de porter la bouilloire,
    allumant l’engin sur son socle, attendant que l’eau se réchauffe, je vais y ajouter quelques contractions
    et puis aussi, un peu remuer le bassin

    tous ces gestes et ces mouvements sont tellement intégrés à mon quotidien,
    en font tellement partie,
    il me parait tout aussi normal de gémir de plaisir, d’être envahi de volupté, à tout instant,
    que de respirer, de me gratter le nez, que de faire n’importe quoi d’autre,
    le plaisir sexuel en mode yin, se vit aussi comme cela, chez moi,
    comme un acte qui m’accompagne à chaque instant,
    le désir est là constamment allumé, dansant dans ma chair,
    pour mon plus grand bonheur

    pourquoi le laisser s’éteindre, quand on peut si facilement l’assouvir,
    le laisser errer librement, le laisser m’entraîner quand il le veut, quand je suis chez moi
    quand on peut si facilement jouir et encore jouir, être empli de volupté ineffable
    car c’est bien une des rares choses miraculeuses, ici bas,
    l’incandescence dans la chair

    aller dans un musée et vibrer de tout mon être devant un Picasso,
    rentrer chez moi, connaître des extases émotionnelles en lisant des pages de Balzac ou de Proust
    et puis vivre la volupté et la jouissance, sans fin, dans tout le corps,
    comme cela, au fil des instants, quand je veux, où je veux,
    voilà bien, des moments qui valent vraiment leur pesant de nougat,
    qui restituent à la vie, du sens, de l’épaisseur ,
    en même temps qu’à moi-même

    #41697
    bzo
    Participant

    j’ai repratiqué ce matin, au réveil, un peu au lit, dans ma manière mode yin 1.0,
    c’est définitivement une toute autre dynamique qui est derrière moi,
    c’était assez curieux car encore la semaine passée, je ne pratiquais que comme cela
    mais là ce matin, j’avais l’impression que c’était déjà à des années-lumière de moi,
    c’est du passé quoi, j’ai laissé cela dans mon sillage,
    ce n’est plus devant moi, plus actif

    c’est une page que j’ai tournée, une étape qui est passée
    mais là, ce matin, de m’être exercé ainsi pendant quelques minutes, m’a bien fait comprendre pourquoi,
    quelle a été l’évolution et pourquoi elle était nécessaire

    la 1.0 était vraiment beaucoup plus basée sur les ondes génitales,
    une tempête voluptueuse et instantanée dans tout mon corps,
    c’est très séduisant, assez irrésistible à vivre
    mais j’en ai fais le tour, ça a ses limites, il fallait progresser

    dans l’état de surexcitabilité dans lequel je suis,
    du fait que maintenant, cela fait au moins un mois que je n’ai plus éjaculé,
    pratiquer ainsi intensément, en me lâchant complètement
    et c’est garanti qu’en quelques minutes, le coquin entre mes jambes, va se raidir et cracher
    et alors, pffiou, mon petit capital d’énergies, amassé, se sera envolé,
    il faudrait tout recommencer à zéro

    or moi je veux que cela reste ainsi, que cela augmente encore, jour après jour,
    c’est juste tellement extraordinaire, toutes ces énergies accumulées, prêtes à exploser à chaque instant,
    mon corps est tellement électrifié, tellement prêt à réagir,
    c’est du surf cosmique, au moindre contact, je suis envoyé dans la stratosphère

    et de toutes façons, avec mon mode yin 2.0, je continue de produire beaucoup d’ondes génitales
    mais c’est nettement plus contrôlé, je veux dire par là, que c’est noyé dans des ondes prostatiques,
    donc bien contrebalancé, le risque est nettement moindre qu’une éjaculation accidentelle se produise

    et puis c’est juste meilleur ainsi, la raréfaction des ondes génitales,
    plus obtenues avec des petites pressions, de très légers déplacements de mes cuisses,
    sur ma queue, mes couilles,
    en contraste avec les beaucoup plus grands frottements et mouvements, sur eux, du 1.0,
    mixées en plus, à de plus grandes quantités constamment, d’ondes prostatiques,
    c’est juste meilleur, plus intense, plus riche,
    cela me fait monter plus haut,
    c’est une très nette amélioration dans la qualité générale, sans l’ombre d’un doute

    disons, qu’il n’y a plus cette dispersion immédiate et maintenue, dans tout le corps,
    des ondes génitales, en très grande quantité, comme dans le 1.0,
    mais cela, comme je l’ai écris plus haut,
    j’en ai fait le tour, il était temps d’évoluer, de progresser, vers quelque chose de plus fin, de plus varié
    et qui me permette de monter plus haut, grâce aux ondes prostatiques

    ce matin sous la couverture, je me suis dit un moment,
    peut-être qu’il y a moyen malgré tout, de récupérer quelque chose du 1.0
    et l’injecter dans mon 2.0 actuel,
    les caresses sur tout le corps, par exemple, les ondulations aussi
    mais non,
    c’est une toute autre dynamique,
    les caresses amples, sur tout le corps, appellent les ondulations, qui appellent la danse du bassin,
    qui entraîne les frottements plus marqués des cuisses sur les bijoux de famille,
    cela s’enchaîne automatiquement, pas moyen d’en isoler une partie et laisser tomber le reste,
    c’est vraiment une toute autre manière où tout est plus excessif, plus marqué,
    j’ai un peu essayé mais non, c’est bien comme c’est devenu,
    tout cela va rester au musée, tout cet arsenal est remisé désormais

    je me suis rendu compte aussi, de toutes façons, que tout n’est pas blanc ou noir,
    que dans ma nouvelle manière, il y avait un peu de caresses plus actives,
    d’ondulations et même des très courts moments, de frottements et de pressions plus prononcées, des cuisses,
    il n’y avait pas besoin d’en rajouter

    en fait, le 1.0 est inclus, incorporé, désormais dans le 2.0, à très petites doses,
    juste ce qu’il faut, pas besoin d’en faire plus que cela, cela déséquilibrerait tout de suite
    et puis mes ondes génitales, sont directement sensations péniennes, dans la 1.0,
    avec des manipulations plus marquées, plus accentuées, sur mes bijoux de famille
    qui ne peuvent aboutir qu’à une éjaculation, à courte échéance

    #41703
    bzo
    Participant

    dans la forêt, à nouveau, toute l’après-midi, comme presque tous les mercredis,
    j’ai cru un instant que c’était le carnaval de Rio dans mes jumelles,
    quelle parure chatoyante, ce héron, quelle classe comme cela, juché sur une patte,
    en parfait équilibre, au milieu de l’étang, sur une espèce d’îlot de branchages,
    les dessins ornementaux et les coloris de ses plumes, étaient juste magnifiques

    je me dois de revenir, encore et toujours,
    sur le silence de la forêt,
    les innombrables couloirs, du silence de la forêt,
    dans quelques uns, le chant des oiseaux, le ballet du vent, le frémissement des feuilles,
    passaient brièvement
    mais tant d’autres, étaient encore à habiter,
    qui attendaient leurs locataires, un instant

    assis dans la forêt,
    en attendant, je me repose tout contre le silence,
    il est caressant, il est doux, il semble une invite,
    à vivre au diapason des arbres, du soleil et du vent

    dans mon regard, je porte des graines à semer,
    un jour, le silence s’entrouvrira
    sur le sillon où les enfouir

    #41704
    bzo
    Participant

    debout, nu, au milieu de la pièce, je m’offre quelques minutes de plaisir,
    comme pause détente, avant de retourner à mon télétravail devant l’écran,
    j’ai croisé le bras sur la poitrine,
    pressant un peu un sein, entre l’avant-bras et le biceps, l’enveloppant presque ainsi,
    accrochant les doigts près de l’épaule opposée,
    j’aime tellement placer le bras de cette manière, ces derniers temps,
    j’écarte les cuisses pour que ce soit uniquement prostatique
    et fais monter lentement, très lentement,
    des contractions

    à chacune qui remonte,
    je me déhanche un peu aussi en même temps,
    synchronisant le mouvement latéral
    avec la progression au ralenti de la contraction vers le haut,
    cela me fait dans les entrailles
    comme une sensation qu’elle dévie,
    qu’elle dérive très progressivement

    mes yeux se referment,
    juste n’être plus que cette soie chaude et frémissante
    qui semble flotter de plus en plus partout en moi,
    le déhanchement que j’effectue à chaque contraction,
    m’embarque en même temps, dans une posture un peu bizarre, en fin de course,
    comme déporté vers le côté
    qui accentue néanmoins délicieusement la sensation de yin en moi,

    je change la direction du mouvement latéral dans le bassin,
    un peu vers la gauche, un peu vers la droite,
    je zigzague, en fait, un peu au hasard maintenant
    mais toujours très très lentement,
    oh, c’est comme un jacuzzi céleste dans lequel je baigne

    je reste ainsi, tout à mon petit manège,
    mon cher corps, mon complice joue tellement le jeu à fond avec moi,
    je suis juste là debout, faisant finalement assez peu,
    juste la hanche qui se déplace un peu latéralement,
    et puis les contractions qui remontent,
    le tout au ralenti
    et aussi un bras posé sur la poitrine
    et puis c’est tout,
    déjà des moments ineffables, en roue libre, ainsi,
    depuis que je suis passé en mode yin 2.0,
    je peux obtenir plus en en faisant nettement moins

    assez maintenant,
    j’ai envie d’une petite friandise exotique avant de reprendre le travail,
    je m’immobilise et commence à me malaxer les seins,
    je les prends à pleine main, les presse, les déplace dans toutes les directions, les frotte ardemment,
    passe et repasse dessus avec les paumes, insiste sur les bouts, titille ceux-ci,
    comme cela s’enflamme bientôt sous mes doigts,
    mes seins sont comme deux petites soucoupes de chair chaudes, malléables,
    en train de surchauffer de plus en plus,
    ils semblent rayonner d’ondes,
    cela se répand, je sens leur chaleur si spécifique, dans tout mon torse,
    cela me monte aussi dans la tête

    ô ma chair, ô ma drogue,
    ô mon shoot vers le ciel

    #41709
    bzo
    Participant

    il y a quelques instants, je pratiquais,
    tranquillement assis sur le bord de mon bureau, comme souvent,
    j’avais les cuisses un peu serrées, je changeai régulièrement la pression
    et je faisais monter lentement des contractions

    tout d’un coup, une image assez saisissante m’est venue,
    que ma prostate et mes génitaux, étaient comme deux éponges
    que je pressais avec mes contractions,
    à chaque pression, il y a avait des ondes qui s’élançaient,
    de l’une ou de l’autre, ou des deux en même temps,
    je dosais, un peu de celle-ci, un peu de celle-là,
    un peu plus de celle-ci, un peu plus de celle-là

    je bouge moins le bassin qu’avant mais je le danse quand même,
    nettement moins d’amplitude dans les mouvements mais comme plus d’intensité,
    quand le yin est partout en moi, c’est trop bon de se laisser aller,
    c’est trop bon de se laisser bouger, de le sentir me mouvoir,
    c’est trop bon de le laisser s’installer dans mes membres,
    c’et toujours comme une caresse

    le mouvement génère automatiquement de la volupté,
    c’est comme si cela frottait partout à l’intérieur,
    les gestes, les déplacements, les postures, tout en fait,
    tout devient soie frémissante en déplacement

    la chair emplie du yin, c’est la mer qui se met en mouvement,
    la caresse intérieure, à chaque mouvement, à chaque changement de position,
    qui est entretenue, comme on met du bois sur le feu

    je me caresse, je m’embrasse, intérieurement, inlassablement, goulument,
    je me roule dans un lit lascivement, à chaque instant,
    mon amant me pénètre, mon dard est en elle,
    nous nous pâmons, de nous sentir vibrer dans la même chair, si proches,
    si capables de nous emmêler

    chacun est comme un miroir de l’autre, nous nous reflétons,
    je la vois, elle me voit, nous nous réfléchissons à l’infini,
    nos sexes fondent, se confondent,
    allumés ensemble comme deux bougies sur un autel,
    brûlant côte à côte

    #41710
    bzo
    Participant

    dans ma manière,
    il faut essayer de déboucher dans l’instant avec son corps,
    l’instant brut qui ne souffre d’aucune préméditation, d’aucune réflexion,
    l’instant brut qui est juste action, inaction,
    l’instant brut qui est instinct, pulsion, désir,
    chair, sueur, sang

    mais aussi qui est imagination,
    l’imagination détachée de notre intellect, libre de flotter comme un nuage dans le corps
    et de jouer avec lui

    ici, tout avance en même temps,
    comme un bloc composé d’innombrables strates,
    boire tout cela en même temps,
    composer tout cela en même temps

    la vie ici, éclabousse de sa puissance, à chaque instant,
    c’est un torrent,
    les nuances arrivent sans cesse changeant,
    on ne se baigne jamais dans la même eau du fleuve, pour citer Héraclite,
    l’être est inondé, emporté, roulé,
    il a les deux sexes s’il s’est entièrement ouvert

    la chair s’ouvre tellement magnifiquement,
    notre chair peut devenir un sexe béant vers le ciel,
    être butiné de toutes parts,
    être gorgé de nectar à offrir,
    se sentir pénétrable à l’infini

    #41711
    bzo
    Participant

    mon rythme est de plus en plus lent, ces derniers jours
    et entre chaque action, j’accomplis un temps d’arrêt, aussi de plus en plus long,
    j’ai besoin de tout cela
    pour bien déguster tout ce qui monte,
    je veux goûter à chaque nuance, vivre chaque vague, dans ses moindres sursauts

    chaque jour qui passe, sans éjaculation
    et il y en a maintenant un paquet, j’ai cessé de compter,
    mes énergies s’accumulent toujours plus
    et cela devient juste, toujours plus délicieux à vivre,
    la finesse, la précision, la richesse des nuances, s’accroissant sans cesse,
    la réactivité de mon corps tellement exacerbée, tellement décuplée,
    c’est juste confondant

    je meuble la lenteur que je laisse s’installer, sans problème,
    car je sais ce qui va arriver, que la cérémonie joyeuse va bientôt reprendre,
    en attendant comme une atmosphère d’autel baignant dans la lumière d’innombrables bougies
    et quand je me décide à relancer la machine,
    les énergies montent, en un clin d’oeil, débordant de partout,
    envahissant le silence qui s’est fait dans ma chair

    la fête est instantanée, bruyante, à volume maximal,
    me peuplant de liesse jusqu’au fond des os,
    je me laisse aller, je me laisse emporter,
    oh, ne plus être que cela, ce chant, cet immense rire qui m’a envahi,
    qui balaie tout sur son passage,
    mon corps s’embrasse, mon corps s’étreint, passionnément,
    je ne suis plus qu’une couche pour les strates vibrantes du plaisir, dansant sur moi

    comme j’ai étiré cela, jusqu’à la dernière goutte, je suis devenu expert à cela
    mais là, le cycle se termine,
    plutôt que de reprendre tout de suite, je laisse tout se calmer, je laisse tout s’arrêter
    réinstaller le silence un instant, regrouper mes troupes,
    bien visualiser la cible, bien tendre son arc

    et quand les énergies remettent cela,
    c’est à nouveau, comme si je coulais instantanément jusque dans les profondeurs de l’océan
    et que mes parois se fissurent de partout,
    un instant, cela pleut sur moi, cela entre par jets de tous les côtés, par vagues,
    je barbote dedans, j’en suis imbibé, j’en suis inondé,
    tout finit par éclater, par s’éparpiller
    et je suis juste emporté joyeusement par les flots tournoyants,
    la dégustation peut reprendre

    #41724
    bzo
    Participant

    je suis debout au milieu de la pièce, nu,
    offert, je me sens offert,
    offert au mouvement, offert à l’air,
    offert à moi-même,
    offert au monde,
    offert au plaisir

    je me balance un peu, tout doucement,
    je suis, comme entre mes propres bras,
    mon bassin danse pour moi,
    entraînant tout le reste de mon être dans une ronde,
    une farandole, un vortex soyeux,
    tellement de volupté, générée pour l’instant,
    qu’il fait bon être entraîné ainsi, encore et encore

    derrière mes yeux,
    les vibrations semblent des racines
    qui montent joyeusement des profondeurs,
    explosant en une multitude de feuilles frissonnantes,
    leur vert éclatant, mêlé au bleu du ciel, au vent, au soleil,
    me donne le tournis

    mon sang chante,
    mon sang m’enchante,
    mon sang libère des sortilèges,
    l’amour est vif, l’amour est rougeoyant,
    l’amour brille dans la nuit,
    l’amour conduit dans cette obscurité
    parmi des étoiles dansantes, tournoyantes
    la nuit danse au son des tamtam dans le sang

    les vibrations sont comme du sperme des profondeurs,
    montant sans discontinuité,
    formant tantôt comme un pal, tantôt comme un bouquet, selon les moments
    le rut est immense, le rut est soyeux,
    le rut est un ascenseur

    le sexe, un instant, est dur, un instant, mou,
    c’est un pont emprunté par des cohortes de vibrations,
    c’est le pont d’Avignon, on y danse, on y chante,
    cours-y vite, l’ami, cours-y vite,
    allons nous y assembler, nous cajoler, nous enchanter, un instant,
    nous murmurer des mots doux et d’autres, bien cochons
    qui font du bien par où cela passe, qui libèrent les sens,
    rendent l’anus frétillant et la peau électrique

    non loin de là, coule la prostate et ses eaux glorieuses,
    l’éternel recommencement de la jouissance sans âge
    et puis la divine grotte aussi,
    oh la divine grotte, il y a de la circulation, sans cesse,
    ça entre, ça sort, ça farfouille,
    tant de plis à explorer encore et encore,
    l’origine du plaisir, l’origine du monde,
    une sortie éternelle, parmi les étoiles

    #41725
    bzo
    Participant

    il y a vraiment plus moyen de se rater
    quand on a passé maintenant autant de jours que moi, sans éjaculer,
    les énergies se sont tellement accumulées,
    j’en suis imbibé de la tête aux pieds
    et il suffit que je me gratte l’oreille avec un peu d’insistance
    et déjà cela me fait gémir de plaisir

    et si je mets toute ma petite mécanique, bien au point, en route,
    alors là, alors là, je ne vous dis pas,
    l’état dans lequel je suis quasi instantanément,
    je suis une partouze épique, avec deux cents participants, à moi tout seul

    #41737
    bzo
    Participant

    ô mon sexe, que me fais-tu là,
    par longs moments, désormais, tu sembles une fontaine
    une fontaine publique dont semble jaillir un geyser de douceur ineffable,
    un flot vertical d’ondes voluptueuses,
    se dispersant en un bouquet de lumière chaude dans ma chair

    je me caresse à nouveau, j’avais arrêté tout un temps, (transition yin 1.0 – 2.0)
    comme c’est bon, cela m’a manqué, je me rends compte,
    plus trop avec les paumes à plat, cependant
    mais la plupart du temps, avec le bout des doigts glissant lentement,
    zigzaguant, louvoyant, freinant, accélérant, parfois juste effleurant,
    tant de nuances, tant de peau, quelle divine piste de danse

    tout c’est miraculeusement mis en place, synchronisé,
    les ondes génitales invitent désormais directement mes bras à bouger,
    mes doigts à entrer en action, à faire la fête avec eux,
    tandis que quand j’écarte les cuisses, que la cavalerie prostatique se met en route,
    mes bras s’immobilisent aussitôt sur la peau, là où ils sont
    et c’est comme si je m’enlaçais tendrement, ardemment, pour mieux me concentrer
    sur les contractions qui commencent à monter en moi,
    qui commencent à illuminer irrésistiblement mes entrailles de leurs va et vient,
    ô divin pal prostatique, ô sexe de vibrations infatigable
    qui frotte diaboliquement, qui allume tout sur son passage

    mais ces bouts de doigts qui dansent sur ma peau
    tant que mes cuisses pressent les génitaux, les frottent un peu,
    tout le reste du corps restant relativement immobile, dans une posture alanguie,
    c’est tout nouveau et c’est juste diabolique,
    mon corps comme un instrument, chante, de toutes ses cordes,
    divine harmonie sauvage s’éveillant de toutes parts, dans ma chair

    les accords se suivent, s’enchaînent, jamais les mêmes,
    la variété est tellement confondante, c’est un flux tellement riche,
    je deviens les notes, je ne suis plus que musique,
    je n’existe plus autrement, de longs moments,
    me pâmant à l’air libre, flottant de tout mon être

    un râle continu s’échappe de ma gorge, tantôt profond, tantôt raclant,
    tantôt montant dans les aigus,
    tantôt presque comme un sanglot, exprimant une douleur terrible dans ma chair,
    cela semble naître de partout comme une bulle chaude
    qui se transforme en montant, peu à peu, en son,
    mes cellules semblent s’unir pour la pondre

    cela s’attarde un peu dans ma bouche comme pour prendre son élan
    et puis s’échappe à l’air libre, vient encore caresser mes oreilles,
    m’englobant encore ainsi, un court moment, de l’extérieur
    de toute la douceur voluptueuse qui s’est jouée quelques instants avant, dans ma chair

    puis cela prend son envol définitivement,
    s’évanouissant comme un baiser sonore dans l’invisible,
    exprimant toute l’intensité de mon incandescence présente

    #41740
    bzo
    Participant

    dans la forêt aujourd’hui,
    j’ai senti tellement mes énergies sollicitées,
    dès que je m’immobilisais, le silence de la forêt semblait me pénétrer jusqu’aux os,
    ma capacité à m’ouvrir, à m’offrir, jouait à plein
    mais ce n’était aucunement sexuel comme sensations, comme geste intérieur de ma part

    la forêt commence à prolonger des racines en moi, de plus en plus,
    elle réclame ces énergies dans mes profondeurs dès que je m’aventure parmi les arbres,
    elles leur appartiennent autant qu’à moi,
    elle me sent de plus en plus prêt à ce partage dans l’instant

    je me suis arrêté dans un vallon près d’un ruisseau,
    le bruit de l’eau qui coulait, m’a envahi peu à peu,
    c’était vraiment agréable,
    moi qui hais pourtant le bruit, ce genre de sonorité dans la forêt, c’est comme de la musique ineffable à mes oreilles,
    il y avait quelque chose de tellement coloré, frais, joyeux, dans ce petit air que me jouait le ruisseau,
    constamment identique mais en même temps, jamais lassant,
    cela me parlait de quelque chose imminemment de la vie, des coloris secrets de la vie,
    de l’écoulement parfois tellement lumineux de la vie

    le silence n’est pas brisé, aucunement à aucun moment par ce genre de sonorité dans la forêt,
    elles semblent tellement en accord, l’une dans l’autre, tout naturellement se fondant,
    n’interrompant par la densité, l’épaisseur du silence, juste le colorant un peu,
    lui conférant quelques nuances différentes

    je restais de longues minutes, le regard plongé dans le vert imbibé de lumière des branchages
    et les oreilles emplies de ce petit refrain

    #41742
    bzo
    Participant

    arf, il est vraiment pas bon, complètement raté, ce dernier texte champêtre

    #41744
    bzo
    Participant

    avec mes énergies qui s’accumulent toujours plus, puisque je n’éjacule plus,
    je pars immédiatement tellement en vrille,
    c’est juste incroyable à quel point, cela s’accentue avec chaque jour qui passe,
    les mains sur ma peau qui esquissent quelques caresses,
    mes cuisses qui se resserrent un peu sur mes génitaux
    je ne sais pas si c’est de la jouissance ou juste une volupté ineffable qui m’envahit partout,
    c’est en tout cas, indescriptiblement bon,
    je deviens léger, léger, empli intérieurement de vagues,
    une brume magique se met à caresser tout mon intérieur,
    s’introduisant dans le moindre recoin de mon être,
    je deviens tellement incandescent,
    comme je brûle, comme je brûle!

    j’accumule donc mes énergies, plus d’éjaculation,
    je les thésaurise, je les emmagasine, je m’en emplis avec avidité,
    cela déborde de partout, je les sens à chaque instant, partout en moi,
    au moindre mouvement lascif, à la moindre caresse, au moindre frottement, au moindre contact même,
    chez moi, nu, je gémis de plaisir, rien qu’en marchant
    si je resserre un peu les cuisses pour qu’il y ait des frottements là où il faut,
    souvent, je m’immobilise quelques instants, je ferme les yeux
    et je laisse mon bassin bouger un peu lascivement latéralement, rien d’autre vraiment
    je suis tellement envahi de sensations ineffables immédiatement,
    j’en pleurerais, tellement c’est bon

    on est uniquement récompensé, donc,
    le mot abstinent n’est techniquement vraiment pas correct puisqu’on s’offre des tonnes de plaisir autrement,
    mais si on est exclusivement avec des jeux sexuels en solitaire, aucune interaction sexuelle avec d’autres,
    même ne fusse que pour quelques jours,
    préserver ses énergies en ne plus éjaculant,
    c’est l’assurance dans sa pratique si elle est déjà bien avancée,
    de connaître des moments de plus en plus splendides,
    notre corps devient tellement réactif,
    les énergies se ruent en un clin d’oeil, en masse, à la moindre requête de notre part,
    éclatant en bouquets de sensations inlassablement, de tous les côtés

    la base pour y réussir, je le rappelle, est assez simple
    et quand on voit à quel point on est de plus en plus récompensé, au fur et à mesure des jours qui passent,
    cela devient de moins en moins dur, vraiment, cela ne demande de moins en moins d’effort,
    cette base donc, c’est juste de ne pas approcher les mains de ses génitaux
    et de ne pas regarder de porno,
    avec ces deux conditions remplies, cela devient nettement plus facile

    plus de contacts avec les mains?
    tellement de jeux à notre portée sans eux,
    je pense avant tout à une pratique prostatique , bien sûr,
    elle seule déjà, peut nous combler, nous rassasier si on est bien avancé dans son parcours
    ou si on ne l’est pas trop encore, alors ainsi, avec des énergies de plus en plus omniprésentes,
    on va progresser beaucoup, beaucoup, plus rapidement

    d’autres types de pratiques aussi , bien sûr à notre disposition,
    mon mode yin, où je laisse mes cuisses jouer avec mes génitaux,
    tant d’ondes génitales délicieuses à vivre ainsi,
    ce type de jeu d’effleurement, de pression, de frottement, du sexe, des couilles, avec les cuisses,
    n’étant pas uniquement réservé au mode yin d’ailleurs,
    on peut très bien l’effectuer aussi en mode yang aussi,
    les contacts restent beaucoup plus statiques, des pressions, de légers frottements,
    on ne se laisse juste pas emporter au-delà des frontières de son identité sexuelle
    par la danse du bassin, les mains qui caressent de plus en plus librement tout le corps,
    des ondulations éventuellement

    cela peut très bien se faire en mode yang, je l’ai déjà fait,
    même si je préfère très nettement en mode yin,
    je comprends très bien que certains n’aient pas envie de s’aventurer aussi loin
    ou plus simplement, n’en éprouve aucunement le besoin,
    il est assez facile de percevoir quand on commence à trop transgresser, je trouve,
    quand le féminin nous envahit un peu trop,
    on peut très bien établir ses propres limites qu’on ne veut pas dépasser

    #41745
    bzo
    Participant

    oh la caresse intérieure,
    elle monte de mes génitaux que je presse, que je frotte, tout lentement,
    mes hanches roulent, mes hanches dansent aussi un peu,
    je croise et je décroise les jambes, frottant mes poils les uns contre les autres
    et puis mes bouts de doigts voyagent, voyagent par monts et par vaux,
    effleurent, glissent, patinent en zigzag,
    insistent bien sur les tétons qui aiment tellement cela,
    j’en ai tout le torse qui se met à frissonner

    je suis couché sur le lit, je n’arrête pas de gémir,
    comme j’aime m’entendre gémir ainsi, empli de plaisir, roucoulant ma langueur,
    roucoulant ma lascivité débridée,
    j’écarte les cuisses, à la prostate maintenant,
    que sa cavalerie lourde entre en action, mette le feu dans mon bassin,
    les contractions comme un divin piston, montent et descendent dans mes entrailles,
    je change constamment les angles d’attaque, la vitesse des va et vient,
    le diable est dans les détails, oh mon cher petit diable, tout à la besogne entre mes jambes,
    comme il est besogneux, comme il est appliqué,
    sublime labour

    une telle douceur explose à chaque instant en moi,
    une bombe atomique mais qui ne répandrait que de la douceur, sereinement, vitalement, impérialement,
    tout mon être n’est plus que son champignon,
    je suis fracassé, en train de me dilater, je me répands de plus en plus,
    tout ce qui était solide en moi, a fondu, n’arrête pas de fondre,
    un état permanent de fonte est la norme de tout ce qui était solide en moi,
    ma chair ne peut pas disparaître dans la jouissance
    mais elle peut ne plus s’arrêter de fondre et encore de fondre

    #41747
    bzo
    Participant

    jouir debout,
    c’est comme être dans une tour très élevée,
    la tête parmi les nuages

    le corps dans sa verticalité,
    semble ne plus trop exister,
    on est comme une sorte de petite galaxie
    en pleine combustion pyrotechnique,
    détachée de tout, flottant dans l’espace

    à l’horizontale ou même assis
    les sensations semblent pouvoir se disperser dans toutes les directions,
    debout, tout semble plutôt monter vers la tête,
    s’y concentrer

    #41748
    bzo
    Participant

    les bouts des doigts d’une main, glissent sur la peau,
    reviennent régulièrement vers un téton, comme aimantés,
    l’autre main, comme à l’accoutumée, agrippe près de l’épaule opposée,
    en travers de la poitrine, pressant entre l’avant-bras et le biceps, doucement l’autre sein,
    le frottant un peu, par moments

    les cuisses enveloppent le sexe, les couilles,
    leurs chaleurs semblent fusionner, leurs peaux même, semblent ne plus former qu’une
    des contractions montent au ralenti , des flots d’ondes sont générés,
    délicieux mélange de prostatiques et de génitales

    je me sens comme un baril de poudre de volupté et de jouissance,
    avec toutes ces énergies qui affluent de partout en moi, pour un oui, pour un non,
    j’aurai envie de pleurer, tellement c’est bon en un instant

    l’union du yin et du yang en un seul corps,
    se sentir deux qui peuvent s’unir,
    c’est comme un chant soudainement qui nous amplifie

    une part enfouie en nous qui bat des ailes, qui nous emmène,
    se découvrir capable sexuellement sur tout le spectre

    la pénombre sexuelle en nous est immense,
    l’ombre de notre chair est infinie

    #41754
    bzo
    Participant

    le premier contact a été établi, comme ils disent dans Star Trek,
    je veux dire par là que depuis mon retour de la forêt où j’ai passé toute l’après-midi,
    cela m’était complètement sorti de la tête que cela existait,
    je veux dire, ma pratique,
    alors je vaquais à mes occupations,
    quand juste avant de prendre ma douche,
    j’ai senti une chaleur douce, soyeuse se répandre dans mon bassin,
    je fus un peu surpris avant de réaliser
    qu’il y avait eu un frottement de mes cuisses sur mes génitaux

    là, tout m’est revenu dans la tête, j’ai senti des étoiles douces nager dans mes yeux,
    j’ai entrevu un instant tous les délices que j’allais encore vivre ce soir
    et je remerciais muettement tous les dieux de l’Olympe,
    enfin, tous ceux qui ont des braquemarts et des chattes qui les démangent
    et qui passent leurs journées et leurs nuits, à s’envoyer en l’air,
    de ce que j’avais développé comme petit viatique pour la route,
    pour mon petit plaisir en solitaire

    c’est plutôt Star Balls que Star Trek

    #41765
    bzo
    Participant

    ma pratique me donne des leçons tous les jours

    une grande partie du travail au quotidien,
    consiste à rester humble, attentif, patient
    et à l’écoute du mieux qu’on peut,
    de ce corps, de ce qu’il nous raconte

    mais aussi,
    être audacieux, prêt à tout bouleverser, s’il le faut,
    ne rien considérer comme définitif, acquis,
    gravé dans le marbre

    j’ajouterai enfin,
    être prêt à suivre son désir
    partout où il veut bien nous mener,
    sans se soucier d’aucune convention, d’aucun tabou
    si on veut ne rien occulter
    ne passer à côté de rien du tout

    #41766
    bzo
    Participant

    debout, nu, au milieu de la pièce,
    mes bras, tour à tour, croisés sur la poitrine,
    comme m’enlaçant avec passion,
    ou alors, les doigts partis en balade,
    comme j’aime tellement le faire ces derniers temps,
    c’est-à-dire, juste les dernières phalanges
    ou alors même, rien que les bouts,
    glissant sur la peau,
    effleurant à peine, par moments

    comme ma peau chante au moindre contact,
    quel bonheur de vivre un corps réactif à ce point,
    le moindre, geste, le moindre mouvement,
    provoque tellement de vagues

    du coup, j’y vais vraiment piano, piano,
    pianissimo, molto lento, lentissimo,
    pas besoin d’en faire plus,
    que la symphonie monte très progressivement,
    j’étire chaque millimètre de la piste de décollage, autant que je peux ,
    pour en extraire la moindre nuance, le moindre changement de coloration,
    quel carrousel dans ma chair,
    cela tourne comme un manège sexuel enchanté

    sentir ce corps vibrer à ce point,
    réagir avec une telle amplitude à chaque instant,
    cela devient une expérience quasi mystique,
    on se sent totalement béant,
    ouvert sur de l’inconnu en nous, en phase avec,
    comme un avion qui se ravitaille en plein vol,
    on est connecté au plus intime de nous-même,
    aux sources les plus secrètes, les plus ardentes

    ma chair exulte, se colore, tellement,
    l’expression, s’épanouir, prend tout son sens,
    j’ai l’impression d’avoir des bottes de vingt mille lieues,
    des ailes immenses, colorées, bigarrées
    qui se mettent à battre tout doucement,
    c’est une caresse infiniment douce, l’air est à peine remué,
    élévation irrésistible d’un mouton noir, d’un diable parmi les anges,
    rêve éveillé de la chair, hors de tous les sentier battus,
    grésillant à pleine puissance

    #41777
    bzo
    Participant

    ma peau est devenue tellement friande de caresses,
    dès que mes doigts se mettent à circuler dessus,
    tout mon être semble commencer à se désaltérer

    j’ai l’impression d’être comme une plante en pot
    qui a besoin de beaucoup d’eau,
    dont la terre a besoin constamment d’être humidifiée
    pour qu’elle ne se dessèche pas

    mais j’ai de belles feuilles vertes, resplendissantes, de tous les côtés
    qui semblent boire le soleil et le vent
    et quand elles se mettent à frissonner toutes ensemble,
    quand je sens la sève circuler en moi,
    je me sens connecté, je me sens comme un lien,
    une passerelle entre la terre et le ciel

    #41791
    bzo
    Participant

    j’ai des cycles comme cela par rapport au jeu des mains,
    certains jours, j’adore tellement les caresses, je ne pourrais m’en passer
    mais à d’autres, je n’en veux plus,
    je deviens abstinent des bras

    hier soir, je suis entré dans une période comme cela,
    les bras restent simplement immobiles le long du corps
    ou si je suis couché, juste posés sans vie propre

    j’ai longtemps cru, mon fil peut en témoigner,
    que c’était parce qu’il y avait encore une imperfection technique
    dans la synchronisation de mes mains,
    dans la façon dont elles dialoguaient avec le restant des acteurs de mon plaisir,
    c’est vrai qu’elles ont tendance chez moi, a en faire beaucoup,
    à capter l’attention parfois un peu trop
    mais ce n’est pas cela, malgré tout, je crois,
    le problème n’est pas de cet ordre

    en fait, il n’y a pas de problème,
    juste qu’à un moment donné, j’ai besoin de les reposer un peu,
    avec les mains en action, cela part dans tous les sens, cela devient tumultueux, imprévisible, vif argent,
    les nuances changent constamment, je bouge aussi beaucoup beaucoup plus,
    cela requiert une plus grande énergie pour tout faire tourner, tout faire dialoguer,
    c’est du sport beaucoup plus,
    alors que sans les mains, les bras au repos donc,
    c’est nettement plus calme quelque part, moins compliqué,
    je veux dire les ondes sont produites essentiellement dans le bassin,
    cela commence à déborder, à monter
    mais cela va toujours dans le même sens, de bas en haut,
    un fleuve tout à la fois , puissant et doux,
    c’est plus automatique aussi, totalement intégré dans le quotidien,
    je peux garder les mains à faire ce qu’ils faisaient,
    touiller dans la casserole, me gratter le nez, porter quelque chose, etc

    le corps participe un peu avec les ondulations, les postures
    mais cela vient joindre le flux principal d’ondes qui monte du bassin,
    c’est moins riche car il n’y a pas toute cette incroyable variété
    produite par la danse des doigts sur la peau

    et puis les seins ne sont plus chouchoutés, titillés, pressurisés, frottés, malaxés,
    cela manque particulièrement
    qui fait qu’à un moment donné, tout d’un coup je vais me dire, “ah les doigts sur la peau me manquent”
    et avidement, mes mains vont venir se coller à mes seins, commencer à bouger
    et je vais me dire mais comment j’ai pu m’en passer deux, trois jours

    mais en attendant, je déguste ainsi, sans le feu d’artifice permanent de tous les côtés,
    je me ressource à la dégustation 100% , ondes du bassin,
    rien que la puissance de l’océan
    sans les tas de petits torrents temporaires qui naissent à gauche et à droite,
    générés par mes doigts curieux, explorateurs

    well… pas tout à fait 100% car le corps ondule, prend des postures
    et cela génère aussi des ondes
    90%, disons

    là, en tapant ce texte, j’ai les cuisses qui se frottent l’une contre l’autre,
    les poils s’emmêlent, j’aime tellement cela
    qui viennent presser aussi, bien sûr, mes bijoux de famille, lentement, lentement
    mon bassin se déplace un peu, tourne langoureusement,
    des contractions, bien sûr, aussi, toujours, que ferait-on sans elles,
    sans ma chère prostate, elle est la reine du show, toujours,
    je fais cela pour bien être imbibé de volupté tant que je tape les phrases, cela m’inspire,
    je trempe mes mots directement à la source,
    ils dégoulinent encore un peu de sexuel tant qu’ils viennent se coller à l’écran
    au fur et à mesure que j’interagis avec mon clavier

    aller, mes petits chérubins, temps de prendre votre envol, de quitter le nid,
    je vais cliquer sur “Envoyer”,

    #41792
    bzo
    Participant

    je suis assis dans mon fauteuil de bureau,
    nu comme à mon habitude, quand je suis seul à la maison,
    je viens de terminer de taper un texte, cela m’a émoustillé,
    une envie soudaine de prostate,
    qu’elle me défonce, m’envahisse de son pal d’ondes

    je mets les pieds sur le bureau, je me laisse couler vers l’avant,
    j’écarte les cuisses et je commence des contractions,
    cela se met à grésiller là en bas,
    comme cela vibre tellement intensément tout de suite entre mes jambes

    j’effectue de lents va et vient, je maintiens bien la pression, en bout de course,
    je presse avec insistance, je touille, j’accueille, je réceptionne, du bassin,
    mes hanches s’ouvrent toujours plus, s’offrent, s’offrent,
    viennent à la rencontre de ma prostate en action,
    semblent se coller à elle pour ne pas rater une miette d’onde qu’elle émet

    mes entrailles se mettent à fondre déjà, divine sensation,
    une brûlure délicieuse comme un ascenseur hydraulique en mouvement, enrobé de chaleur tournante

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