20 sujets de 281 à 300 (sur un total de 385)
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  • #41703
    bzo
    Participant

    dans la forêt, à nouveau, toute l’après-midi, comme presque tous les mercredis,
    j’ai cru un instant que c’était le carnaval de Rio dans mes jumelles,
    quelle parure chatoyante, ce héron, quelle classe comme cela, juché sur une patte,
    en parfait équilibre, au milieu de l’étang, sur une espèce d’îlot de branchages,
    les dessins ornementaux et les coloris de ses plumes, étaient juste magnifiques

    je me dois de revenir, encore et toujours,
    sur le silence de la forêt,
    les innombrables couloirs, du silence de la forêt,
    dans quelques uns, le chant des oiseaux, le ballet du vent, le frémissement des feuilles,
    passaient brièvement
    mais tant d’autres, étaient encore à habiter,
    qui attendaient leurs locataires, un instant

    assis dans la forêt,
    en attendant, je me repose tout contre le silence,
    il est caressant, il est doux, il semble une invite,
    à vivre au diapason des arbres, du soleil et du vent

    dans mon regard, je porte des graines à semer,
    un jour, le silence s’entrouvrira
    sur le sillon où les enfouir

    #41704
    bzo
    Participant

    debout, nu, au milieu de la pièce, je m’offre quelques minutes de plaisir,
    comme pause détente, avant de retourner à mon télétravail devant l’écran,
    j’ai croisé le bras sur la poitrine,
    pressant un peu un sein, entre l’avant-bras et le biceps, l’enveloppant presque ainsi,
    accrochant les doigts près de l’épaule opposée,
    j’aime tellement placer le bras de cette manière, ces derniers temps,
    j’écarte les cuisses pour que ce soit uniquement prostatique
    et fais monter lentement, très lentement,
    des contractions

    à chacune qui remonte,
    je me déhanche un peu aussi en même temps,
    synchronisant le mouvement latéral
    avec la progression au ralenti de la contraction vers le haut,
    cela me fait dans les entrailles
    comme une sensation qu’elle dévie,
    qu’elle dérive très progressivement

    mes yeux se referment,
    juste n’être plus que cette soie chaude et frémissante
    qui semble flotter de plus en plus partout en moi,
    le déhanchement que j’effectue à chaque contraction,
    m’embarque en même temps, dans une posture un peu bizarre, en fin de course,
    comme déporté vers le côté
    qui accentue néanmoins délicieusement la sensation de yin en moi,

    je change la direction du mouvement latéral dans le bassin,
    un peu vers la gauche, un peu vers la droite,
    je zigzague, en fait, un peu au hasard maintenant
    mais toujours très très lentement,
    oh, c’est comme un jacuzzi céleste dans lequel je baigne

    je reste ainsi, tout à mon petit manège,
    mon cher corps, mon complice joue tellement le jeu à fond avec moi,
    je suis juste là debout, faisant finalement assez peu,
    juste la hanche qui se déplace un peu latéralement,
    et puis les contractions qui remontent,
    le tout au ralenti
    et aussi un bras posé sur la poitrine
    et puis c’est tout,
    déjà des moments ineffables, en roue libre, ainsi,
    depuis que je suis passé en mode yin 2.0,
    je peux obtenir plus en en faisant nettement moins

    assez maintenant,
    j’ai envie d’une petite friandise exotique avant de reprendre le travail,
    je m’immobilise et commence à me malaxer les seins,
    je les prends à pleine main, les presse, les déplace dans toutes les directions, les frotte ardemment,
    passe et repasse dessus avec les paumes, insiste sur les bouts, titille ceux-ci,
    comme cela s’enflamme bientôt sous mes doigts,
    mes seins sont comme deux petites soucoupes de chair chaudes, malléables,
    en train de surchauffer de plus en plus,
    ils semblent rayonner d’ondes,
    cela se répand, je sens leur chaleur si spécifique, dans tout mon torse,
    cela me monte aussi dans la tête

    ô ma chair, ô ma drogue,
    ô mon shoot vers le ciel

    #41709
    bzo
    Participant

    il y a quelques instants, je pratiquais,
    tranquillement assis sur le bord de mon bureau, comme souvent,
    j’avais les cuisses un peu serrées, je changeai régulièrement la pression
    et je faisais monter lentement des contractions

    tout d’un coup, une image assez saisissante m’est venue,
    que ma prostate et mes génitaux, étaient comme deux éponges
    que je pressais avec mes contractions,
    à chaque pression, il y a avait des ondes qui s’élançaient,
    de l’une ou de l’autre, ou des deux en même temps,
    je dosais, un peu de celle-ci, un peu de celle-là,
    un peu plus de celle-ci, un peu plus de celle-là

    je bouge moins le bassin qu’avant mais je le danse quand même,
    nettement moins d’amplitude dans les mouvements mais comme plus d’intensité,
    quand le yin est partout en moi, c’est trop bon de se laisser aller,
    c’est trop bon de se laisser bouger, de le sentir me mouvoir,
    c’est trop bon de le laisser s’installer dans mes membres,
    c’et toujours comme une caresse

    le mouvement génère automatiquement de la volupté,
    c’est comme si cela frottait partout à l’intérieur,
    les gestes, les déplacements, les postures, tout en fait,
    tout devient soie frémissante en déplacement

    la chair emplie du yin, c’est la mer qui se met en mouvement,
    la caresse intérieure, à chaque mouvement, à chaque changement de position,
    qui est entretenue, comme on met du bois sur le feu

    je me caresse, je m’embrasse, intérieurement, inlassablement, goulument,
    je me roule dans un lit lascivement, à chaque instant,
    mon amant me pénètre, mon dard est en elle,
    nous nous pâmons, de nous sentir vibrer dans la même chair, si proches,
    si capables de nous emmêler

    chacun est comme un miroir de l’autre, nous nous reflétons,
    je la vois, elle me voit, nous nous réfléchissons à l’infini,
    nos sexes fondent, se confondent,
    allumés ensemble comme deux bougies sur un autel,
    brûlant côte à côte

    #41710
    bzo
    Participant

    dans ma manière,
    il faut essayer de déboucher dans l’instant avec son corps,
    l’instant brut qui ne souffre d’aucune préméditation, d’aucune réflexion,
    l’instant brut qui est juste action, inaction,
    l’instant brut qui est instinct, pulsion, désir,
    chair, sueur, sang

    mais aussi qui est imagination,
    l’imagination détachée de notre intellect, libre de flotter comme un nuage dans le corps
    et de jouer avec lui

    ici, tout avance en même temps,
    comme un bloc composé d’innombrables strates,
    boire tout cela en même temps,
    composer tout cela en même temps

    la vie ici, éclabousse de sa puissance, à chaque instant,
    c’est un torrent,
    les nuances arrivent sans cesse changeant,
    on ne se baigne jamais dans la même eau du fleuve, pour citer Héraclite,
    l’être est inondé, emporté, roulé,
    il a les deux sexes s’il s’est entièrement ouvert

    la chair s’ouvre tellement magnifiquement,
    notre chair peut devenir un sexe béant vers le ciel,
    être butiné de toutes parts,
    être gorgé de nectar à offrir,
    se sentir pénétrable à l’infini

    #41711
    bzo
    Participant

    mon rythme est de plus en plus lent, ces derniers jours
    et entre chaque action, j’accomplis un temps d’arrêt, aussi de plus en plus long,
    j’ai besoin de tout cela
    pour bien déguster tout ce qui monte,
    je veux goûter à chaque nuance, vivre chaque vague, dans ses moindres sursauts

    chaque jour qui passe, sans éjaculation
    et il y en a maintenant un paquet, j’ai cessé de compter,
    mes énergies s’accumulent toujours plus
    et cela devient juste, toujours plus délicieux à vivre,
    la finesse, la précision, la richesse des nuances, s’accroissant sans cesse,
    la réactivité de mon corps tellement exacerbée, tellement décuplée,
    c’est juste confondant

    je meuble la lenteur que je laisse s’installer, sans problème,
    car je sais ce qui va arriver, que la cérémonie joyeuse va bientôt reprendre,
    en attendant comme une atmosphère d’autel baignant dans la lumière d’innombrables bougies
    et quand je me décide à relancer la machine,
    les énergies montent, en un clin d’oeil, débordant de partout,
    envahissant le silence qui s’est fait dans ma chair

    la fête est instantanée, bruyante, à volume maximal,
    me peuplant de liesse jusqu’au fond des os,
    je me laisse aller, je me laisse emporter,
    oh, ne plus être que cela, ce chant, cet immense rire qui m’a envahi,
    qui balaie tout sur son passage,
    mon corps s’embrasse, mon corps s’étreint, passionnément,
    je ne suis plus qu’une couche pour les strates vibrantes du plaisir, dansant sur moi

    comme j’ai étiré cela, jusqu’à la dernière goutte, je suis devenu expert à cela
    mais là, le cycle se termine,
    plutôt que de reprendre tout de suite, je laisse tout se calmer, je laisse tout s’arrêter
    réinstaller le silence un instant, regrouper mes troupes,
    bien visualiser la cible, bien tendre son arc

    et quand les énergies remettent cela,
    c’est à nouveau, comme si je coulais instantanément jusque dans les profondeurs de l’océan
    et que mes parois se fissurent de partout,
    un instant, cela pleut sur moi, cela entre par jets de tous les côtés, par vagues,
    je barbote dedans, j’en suis imbibé, j’en suis inondé,
    tout finit par éclater, par s’éparpiller
    et je suis juste emporté joyeusement par les flots tournoyants,
    la dégustation peut reprendre

    #41724
    bzo
    Participant

    je suis debout au milieu de la pièce, nu,
    offert, je me sens offert,
    offert au mouvement, offert à l’air,
    offert à moi-même,
    offert au monde,
    offert au plaisir

    je me balance un peu, tout doucement,
    je suis, comme entre mes propres bras,
    mon bassin danse pour moi,
    entraînant tout le reste de mon être dans une ronde,
    une farandole, un vortex soyeux,
    tellement de volupté, générée pour l’instant,
    qu’il fait bon être entraîné ainsi, encore et encore

    derrière mes yeux,
    les vibrations semblent des racines
    qui montent joyeusement des profondeurs,
    explosant en une multitude de feuilles frissonnantes,
    leur vert éclatant, mêlé au bleu du ciel, au vent, au soleil,
    me donne le tournis

    mon sang chante,
    mon sang m’enchante,
    mon sang libère des sortilèges,
    l’amour est vif, l’amour est rougeoyant,
    l’amour brille dans la nuit,
    l’amour conduit dans cette obscurité
    parmi des étoiles dansantes, tournoyantes
    la nuit danse au son des tamtam dans le sang

    les vibrations sont comme du sperme des profondeurs,
    montant sans discontinuité,
    formant tantôt comme un pal, tantôt comme un bouquet, selon les moments
    le rut est immense, le rut est soyeux,
    le rut est un ascenseur

    le sexe, un instant, est dur, un instant, mou,
    c’est un pont emprunté par des cohortes de vibrations,
    c’est le pont d’Avignon, on y danse, on y chante,
    cours-y vite, l’ami, cours-y vite,
    allons nous y assembler, nous cajoler, nous enchanter, un instant,
    nous murmurer des mots doux et d’autres, bien cochons
    qui font du bien par où cela passe, qui libèrent les sens,
    rendent l’anus frétillant et la peau électrique

    non loin de là, coule la prostate et ses eaux glorieuses,
    l’éternel recommencement de la jouissance sans âge
    et puis la divine grotte aussi,
    oh la divine grotte, il y a de la circulation, sans cesse,
    ça entre, ça sort, ça farfouille,
    tant de plis à explorer encore et encore,
    l’origine du plaisir, l’origine du monde,
    une sortie éternelle, parmi les étoiles

    #41725
    bzo
    Participant

    il y a vraiment plus moyen de se rater
    quand on a passé maintenant autant de jours que moi, sans éjaculer,
    les énergies se sont tellement accumulées,
    j’en suis imbibé de la tête aux pieds
    et il suffit que je me gratte l’oreille avec un peu d’insistance
    et déjà cela me fait gémir de plaisir

    et si je mets toute ma petite mécanique, bien au point, en route,
    alors là, alors là, je ne vous dis pas,
    l’état dans lequel je suis quasi instantanément,
    je suis une partouze épique, avec deux cents participants, à moi tout seul

    #41737
    bzo
    Participant

    ô mon sexe, que me fais-tu là,
    par longs moments, désormais, tu sembles une fontaine
    une fontaine publique dont semble jaillir un geyser de douceur ineffable,
    un flot vertical d’ondes voluptueuses,
    se dispersant en un bouquet de lumière chaude dans ma chair

    je me caresse à nouveau, j’avais arrêté tout un temps, (transition yin 1.0 – 2.0)
    comme c’est bon, cela m’a manqué, je me rends compte,
    plus trop avec les paumes à plat, cependant
    mais la plupart du temps, avec le bout des doigts glissant lentement,
    zigzaguant, louvoyant, freinant, accélérant, parfois juste effleurant,
    tant de nuances, tant de peau, quelle divine piste de danse

    tout c’est miraculeusement mis en place, synchronisé,
    les ondes génitales invitent désormais directement mes bras à bouger,
    mes doigts à entrer en action, à faire la fête avec eux,
    tandis que quand j’écarte les cuisses, que la cavalerie prostatique se met en route,
    mes bras s’immobilisent aussitôt sur la peau, là où ils sont
    et c’est comme si je m’enlaçais tendrement, ardemment, pour mieux me concentrer
    sur les contractions qui commencent à monter en moi,
    qui commencent à illuminer irrésistiblement mes entrailles de leurs va et vient,
    ô divin pal prostatique, ô sexe de vibrations infatigable
    qui frotte diaboliquement, qui allume tout sur son passage

    mais ces bouts de doigts qui dansent sur ma peau
    tant que mes cuisses pressent les génitaux, les frottent un peu,
    tout le reste du corps restant relativement immobile, dans une posture alanguie,
    c’est tout nouveau et c’est juste diabolique,
    mon corps comme un instrument, chante, de toutes ses cordes,
    divine harmonie sauvage s’éveillant de toutes parts, dans ma chair

    les accords se suivent, s’enchaînent, jamais les mêmes,
    la variété est tellement confondante, c’est un flux tellement riche,
    je deviens les notes, je ne suis plus que musique,
    je n’existe plus autrement, de longs moments,
    me pâmant à l’air libre, flottant de tout mon être

    un râle continu s’échappe de ma gorge, tantôt profond, tantôt raclant,
    tantôt montant dans les aigus,
    tantôt presque comme un sanglot, exprimant une douleur terrible dans ma chair,
    cela semble naître de partout comme une bulle chaude
    qui se transforme en montant, peu à peu, en son,
    mes cellules semblent s’unir pour la pondre

    cela s’attarde un peu dans ma bouche comme pour prendre son élan
    et puis s’échappe à l’air libre, vient encore caresser mes oreilles,
    m’englobant encore ainsi, un court moment, de l’extérieur
    de toute la douceur voluptueuse qui s’est jouée quelques instants avant, dans ma chair

    puis cela prend son envol définitivement,
    s’évanouissant comme un baiser sonore dans l’invisible,
    exprimant toute l’intensité de mon incandescence présente

    #41740
    bzo
    Participant

    dans la forêt aujourd’hui,
    j’ai senti tellement mes énergies sollicitées,
    dès que je m’immobilisais, le silence de la forêt semblait me pénétrer jusqu’aux os,
    ma capacité à m’ouvrir, à m’offrir, jouait à plein
    mais ce n’était aucunement sexuel comme sensations, comme geste intérieur de ma part

    la forêt commence à prolonger des racines en moi, de plus en plus,
    elle réclame ces énergies dans mes profondeurs dès que je m’aventure parmi les arbres,
    elles leur appartiennent autant qu’à moi,
    elle me sent de plus en plus prêt à ce partage dans l’instant

    je me suis arrêté dans un vallon près d’un ruisseau,
    le bruit de l’eau qui coulait, m’a envahi peu à peu,
    c’était vraiment agréable,
    moi qui hais pourtant le bruit, ce genre de sonorité dans la forêt, c’est comme de la musique ineffable à mes oreilles,
    il y avait quelque chose de tellement coloré, frais, joyeux, dans ce petit air que me jouait le ruisseau,
    constamment identique mais en même temps, jamais lassant,
    cela me parlait de quelque chose imminemment de la vie, des coloris secrets de la vie,
    de l’écoulement parfois tellement lumineux de la vie

    le silence n’est pas brisé, aucunement à aucun moment par ce genre de sonorité dans la forêt,
    elles semblent tellement en accord, l’une dans l’autre, tout naturellement se fondant,
    n’interrompant par la densité, l’épaisseur du silence, juste le colorant un peu,
    lui conférant quelques nuances différentes

    je restais de longues minutes, le regard plongé dans le vert imbibé de lumière des branchages
    et les oreilles emplies de ce petit refrain

    #41742
    bzo
    Participant

    arf, il est vraiment pas bon, complètement raté, ce dernier texte champêtre

    #41744
    bzo
    Participant

    avec mes énergies qui s’accumulent toujours plus, puisque je n’éjacule plus,
    je pars immédiatement tellement en vrille,
    c’est juste incroyable à quel point, cela s’accentue avec chaque jour qui passe,
    les mains sur ma peau qui esquissent quelques caresses,
    mes cuisses qui se resserrent un peu sur mes génitaux
    je ne sais pas si c’est de la jouissance ou juste une volupté ineffable qui m’envahit partout,
    c’est en tout cas, indescriptiblement bon,
    je deviens léger, léger, empli intérieurement de vagues,
    une brume magique se met à caresser tout mon intérieur,
    s’introduisant dans le moindre recoin de mon être,
    je deviens tellement incandescent,
    comme je brûle, comme je brûle!

    j’accumule donc mes énergies, plus d’éjaculation,
    je les thésaurise, je les emmagasine, je m’en emplis avec avidité,
    cela déborde de partout, je les sens à chaque instant, partout en moi,
    au moindre mouvement lascif, à la moindre caresse, au moindre frottement, au moindre contact même,
    chez moi, nu, je gémis de plaisir, rien qu’en marchant
    si je resserre un peu les cuisses pour qu’il y ait des frottements là où il faut,
    souvent, je m’immobilise quelques instants, je ferme les yeux
    et je laisse mon bassin bouger un peu lascivement latéralement, rien d’autre vraiment
    je suis tellement envahi de sensations ineffables immédiatement,
    j’en pleurerais, tellement c’est bon

    on est uniquement récompensé, donc,
    le mot abstinent n’est techniquement vraiment pas correct puisqu’on s’offre des tonnes de plaisir autrement,
    mais si on est exclusivement avec des jeux sexuels en solitaire, aucune interaction sexuelle avec d’autres,
    même ne fusse que pour quelques jours,
    préserver ses énergies en ne plus éjaculant,
    c’est l’assurance dans sa pratique si elle est déjà bien avancée,
    de connaître des moments de plus en plus splendides,
    notre corps devient tellement réactif,
    les énergies se ruent en un clin d’oeil, en masse, à la moindre requête de notre part,
    éclatant en bouquets de sensations inlassablement, de tous les côtés

    la base pour y réussir, je le rappelle, est assez simple
    et quand on voit à quel point on est de plus en plus récompensé, au fur et à mesure des jours qui passent,
    cela devient de moins en moins dur, vraiment, cela ne demande de moins en moins d’effort,
    cette base donc, c’est juste de ne pas approcher les mains de ses génitaux
    et de ne pas regarder de porno,
    avec ces deux conditions remplies, cela devient nettement plus facile

    plus de contacts avec les mains?
    tellement de jeux à notre portée sans eux,
    je pense avant tout à une pratique prostatique , bien sûr,
    elle seule déjà, peut nous combler, nous rassasier si on est bien avancé dans son parcours
    ou si on ne l’est pas trop encore, alors ainsi, avec des énergies de plus en plus omniprésentes,
    on va progresser beaucoup, beaucoup, plus rapidement

    d’autres types de pratiques aussi , bien sûr à notre disposition,
    mon mode yin, où je laisse mes cuisses jouer avec mes génitaux,
    tant d’ondes génitales délicieuses à vivre ainsi,
    ce type de jeu d’effleurement, de pression, de frottement, du sexe, des couilles, avec les cuisses,
    n’étant pas uniquement réservé au mode yin d’ailleurs,
    on peut très bien l’effectuer aussi en mode yang aussi,
    les contacts restent beaucoup plus statiques, des pressions, de légers frottements,
    on ne se laisse juste pas emporter au-delà des frontières de son identité sexuelle
    par la danse du bassin, les mains qui caressent de plus en plus librement tout le corps,
    des ondulations éventuellement

    cela peut très bien se faire en mode yang, je l’ai déjà fait,
    même si je préfère très nettement en mode yin,
    je comprends très bien que certains n’aient pas envie de s’aventurer aussi loin
    ou plus simplement, n’en éprouve aucunement le besoin,
    il est assez facile de percevoir quand on commence à trop transgresser, je trouve,
    quand le féminin nous envahit un peu trop,
    on peut très bien établir ses propres limites qu’on ne veut pas dépasser

    #41745
    bzo
    Participant

    oh la caresse intérieure,
    elle monte de mes génitaux que je presse, que je frotte, tout lentement,
    mes hanches roulent, mes hanches dansent aussi un peu,
    je croise et je décroise les jambes, frottant mes poils les uns contre les autres
    et puis mes bouts de doigts voyagent, voyagent par monts et par vaux,
    effleurent, glissent, patinent en zigzag,
    insistent bien sur les tétons qui aiment tellement cela,
    j’en ai tout le torse qui se met à frissonner

    je suis couché sur le lit, je n’arrête pas de gémir,
    comme j’aime m’entendre gémir ainsi, empli de plaisir, roucoulant ma langueur,
    roucoulant ma lascivité débridée,
    j’écarte les cuisses, à la prostate maintenant,
    que sa cavalerie lourde entre en action, mette le feu dans mon bassin,
    les contractions comme un divin piston, montent et descendent dans mes entrailles,
    je change constamment les angles d’attaque, la vitesse des va et vient,
    le diable est dans les détails, oh mon cher petit diable, tout à la besogne entre mes jambes,
    comme il est besogneux, comme il est appliqué,
    sublime labour

    une telle douceur explose à chaque instant en moi,
    une bombe atomique mais qui ne répandrait que de la douceur, sereinement, vitalement, impérialement,
    tout mon être n’est plus que son champignon,
    je suis fracassé, en train de me dilater, je me répands de plus en plus,
    tout ce qui était solide en moi, a fondu, n’arrête pas de fondre,
    un état permanent de fonte est la norme de tout ce qui était solide en moi,
    ma chair ne peut pas disparaître dans la jouissance
    mais elle peut ne plus s’arrêter de fondre et encore de fondre

    #41747
    bzo
    Participant

    jouir debout,
    c’est comme être dans une tour très élevée,
    la tête parmi les nuages

    le corps dans sa verticalité,
    semble ne plus trop exister,
    on est comme une sorte de petite galaxie
    en pleine combustion pyrotechnique,
    détachée de tout, flottant dans l’espace

    à l’horizontale ou même assis
    les sensations semblent pouvoir se disperser dans toutes les directions,
    debout, tout semble plutôt monter vers la tête,
    s’y concentrer

    #41748
    bzo
    Participant

    les bouts des doigts d’une main, glissent sur la peau,
    reviennent régulièrement vers un téton, comme aimantés,
    l’autre main, comme à l’accoutumée, agrippe près de l’épaule opposée,
    en travers de la poitrine, pressant entre l’avant-bras et le biceps, doucement l’autre sein,
    le frottant un peu, par moments

    les cuisses enveloppent le sexe, les couilles,
    leurs chaleurs semblent fusionner, leurs peaux même, semblent ne plus former qu’une
    des contractions montent au ralenti , des flots d’ondes sont générés,
    délicieux mélange de prostatiques et de génitales

    je me sens comme un baril de poudre de volupté et de jouissance,
    avec toutes ces énergies qui affluent de partout en moi, pour un oui, pour un non,
    j’aurai envie de pleurer, tellement c’est bon en un instant

    l’union du yin et du yang en un seul corps,
    se sentir deux qui peuvent s’unir,
    c’est comme un chant soudainement qui nous amplifie

    une part enfouie en nous qui bat des ailes, qui nous emmène,
    se découvrir capable sexuellement sur tout le spectre

    la pénombre sexuelle en nous est immense,
    l’ombre de notre chair est infinie

    #41754
    bzo
    Participant

    le premier contact a été établi, comme ils disent dans Star Trek,
    je veux dire par là que depuis mon retour de la forêt où j’ai passé toute l’après-midi,
    cela m’était complètement sorti de la tête que cela existait,
    je veux dire, ma pratique,
    alors je vaquais à mes occupations,
    quand juste avant de prendre ma douche,
    j’ai senti une chaleur douce, soyeuse se répandre dans mon bassin,
    je fus un peu surpris avant de réaliser
    qu’il y avait eu un frottement de mes cuisses sur mes génitaux

    là, tout m’est revenu dans la tête, j’ai senti des étoiles douces nager dans mes yeux,
    j’ai entrevu un instant tous les délices que j’allais encore vivre ce soir
    et je remerciais muettement tous les dieux de l’Olympe,
    enfin, tous ceux qui ont des braquemarts et des chattes qui les démangent
    et qui passent leurs journées et leurs nuits, à s’envoyer en l’air,
    de ce que j’avais développé comme petit viatique pour la route,
    pour mon petit plaisir en solitaire

    c’est plutôt Star Balls que Star Trek

    #41765
    bzo
    Participant

    ma pratique me donne des leçons tous les jours

    une grande partie du travail au quotidien,
    consiste à rester humble, attentif, patient
    et à l’écoute du mieux qu’on peut,
    de ce corps, de ce qu’il nous raconte

    mais aussi,
    être audacieux, prêt à tout bouleverser, s’il le faut,
    ne rien considérer comme définitif, acquis,
    gravé dans le marbre

    j’ajouterai enfin,
    être prêt à suivre son désir
    partout où il veut bien nous mener,
    sans se soucier d’aucune convention, d’aucun tabou
    si on veut ne rien occulter
    ne passer à côté de rien du tout

    #41766
    bzo
    Participant

    debout, nu, au milieu de la pièce,
    mes bras, tour à tour, croisés sur la poitrine,
    comme m’enlaçant avec passion,
    ou alors, les doigts partis en balade,
    comme j’aime tellement le faire ces derniers temps,
    c’est-à-dire, juste les dernières phalanges
    ou alors même, rien que les bouts,
    glissant sur la peau,
    effleurant à peine, par moments

    comme ma peau chante au moindre contact,
    quel bonheur de vivre un corps réactif à ce point,
    le moindre, geste, le moindre mouvement,
    provoque tellement de vagues

    du coup, j’y vais vraiment piano, piano,
    pianissimo, molto lento, lentissimo,
    pas besoin d’en faire plus,
    que la symphonie monte très progressivement,
    j’étire chaque millimètre de la piste de décollage, autant que je peux ,
    pour en extraire la moindre nuance, le moindre changement de coloration,
    quel carrousel dans ma chair,
    cela tourne comme un manège sexuel enchanté

    sentir ce corps vibrer à ce point,
    réagir avec une telle amplitude à chaque instant,
    cela devient une expérience quasi mystique,
    on se sent totalement béant,
    ouvert sur de l’inconnu en nous, en phase avec,
    comme un avion qui se ravitaille en plein vol,
    on est connecté au plus intime de nous-même,
    aux sources les plus secrètes, les plus ardentes

    ma chair exulte, se colore, tellement,
    l’expression, s’épanouir, prend tout son sens,
    j’ai l’impression d’avoir des bottes de vingt mille lieues,
    des ailes immenses, colorées, bigarrées
    qui se mettent à battre tout doucement,
    c’est une caresse infiniment douce, l’air est à peine remué,
    élévation irrésistible d’un mouton noir, d’un diable parmi les anges,
    rêve éveillé de la chair, hors de tous les sentier battus,
    grésillant à pleine puissance

    #41777
    bzo
    Participant

    ma peau est devenue tellement friande de caresses,
    dès que mes doigts se mettent à circuler dessus,
    tout mon être semble commencer à se désaltérer

    j’ai l’impression d’être comme une plante en pot
    qui a besoin de beaucoup d’eau,
    dont la terre a besoin constamment d’être humidifiée
    pour qu’elle ne se dessèche pas

    mais j’ai de belles feuilles vertes, resplendissantes, de tous les côtés
    qui semblent boire le soleil et le vent
    et quand elles se mettent à frissonner toutes ensemble,
    quand je sens la sève circuler en moi,
    je me sens connecté, je me sens comme un lien,
    une passerelle entre la terre et le ciel

    #41791
    bzo
    Participant

    j’ai des cycles comme cela par rapport au jeu des mains,
    certains jours, j’adore tellement les caresses, je ne pourrais m’en passer
    mais à d’autres, je n’en veux plus,
    je deviens abstinent des bras

    hier soir, je suis entré dans une période comme cela,
    les bras restent simplement immobiles le long du corps
    ou si je suis couché, juste posés sans vie propre

    j’ai longtemps cru, mon fil peut en témoigner,
    que c’était parce qu’il y avait encore une imperfection technique
    dans la synchronisation de mes mains,
    dans la façon dont elles dialoguaient avec le restant des acteurs de mon plaisir,
    c’est vrai qu’elles ont tendance chez moi, a en faire beaucoup,
    à capter l’attention parfois un peu trop
    mais ce n’est pas cela, malgré tout, je crois,
    le problème n’est pas de cet ordre

    en fait, il n’y a pas de problème,
    juste qu’à un moment donné, j’ai besoin de les reposer un peu,
    avec les mains en action, cela part dans tous les sens, cela devient tumultueux, imprévisible, vif argent,
    les nuances changent constamment, je bouge aussi beaucoup beaucoup plus,
    cela requiert une plus grande énergie pour tout faire tourner, tout faire dialoguer,
    c’est du sport beaucoup plus,
    alors que sans les mains, les bras au repos donc,
    c’est nettement plus calme quelque part, moins compliqué,
    je veux dire les ondes sont produites essentiellement dans le bassin,
    cela commence à déborder, à monter
    mais cela va toujours dans le même sens, de bas en haut,
    un fleuve tout à la fois , puissant et doux,
    c’est plus automatique aussi, totalement intégré dans le quotidien,
    je peux garder les mains à faire ce qu’ils faisaient,
    touiller dans la casserole, me gratter le nez, porter quelque chose, etc

    le corps participe un peu avec les ondulations, les postures
    mais cela vient joindre le flux principal d’ondes qui monte du bassin,
    c’est moins riche car il n’y a pas toute cette incroyable variété
    produite par la danse des doigts sur la peau

    et puis les seins ne sont plus chouchoutés, titillés, pressurisés, frottés, malaxés,
    cela manque particulièrement
    qui fait qu’à un moment donné, tout d’un coup je vais me dire, “ah les doigts sur la peau me manquent”
    et avidement, mes mains vont venir se coller à mes seins, commencer à bouger
    et je vais me dire mais comment j’ai pu m’en passer deux, trois jours

    mais en attendant, je déguste ainsi, sans le feu d’artifice permanent de tous les côtés,
    je me ressource à la dégustation 100% , ondes du bassin,
    rien que la puissance de l’océan
    sans les tas de petits torrents temporaires qui naissent à gauche et à droite,
    générés par mes doigts curieux, explorateurs

    well… pas tout à fait 100% car le corps ondule, prend des postures
    et cela génère aussi des ondes
    90%, disons

    là, en tapant ce texte, j’ai les cuisses qui se frottent l’une contre l’autre,
    les poils s’emmêlent, j’aime tellement cela
    qui viennent presser aussi, bien sûr, mes bijoux de famille, lentement, lentement
    mon bassin se déplace un peu, tourne langoureusement,
    des contractions, bien sûr, aussi, toujours, que ferait-on sans elles,
    sans ma chère prostate, elle est la reine du show, toujours,
    je fais cela pour bien être imbibé de volupté tant que je tape les phrases, cela m’inspire,
    je trempe mes mots directement à la source,
    ils dégoulinent encore un peu de sexuel tant qu’ils viennent se coller à l’écran
    au fur et à mesure que j’interagis avec mon clavier

    aller, mes petits chérubins, temps de prendre votre envol, de quitter le nid,
    je vais cliquer sur “Envoyer”,

    #41792
    bzo
    Participant

    je suis assis dans mon fauteuil de bureau,
    nu comme à mon habitude, quand je suis seul à la maison,
    je viens de terminer de taper un texte, cela m’a émoustillé,
    une envie soudaine de prostate,
    qu’elle me défonce, m’envahisse de son pal d’ondes

    je mets les pieds sur le bureau, je me laisse couler vers l’avant,
    j’écarte les cuisses et je commence des contractions,
    cela se met à grésiller là en bas,
    comme cela vibre tellement intensément tout de suite entre mes jambes

    j’effectue de lents va et vient, je maintiens bien la pression, en bout de course,
    je presse avec insistance, je touille, j’accueille, je réceptionne, du bassin,
    mes hanches s’ouvrent toujours plus, s’offrent, s’offrent,
    viennent à la rencontre de ma prostate en action,
    semblent se coller à elle pour ne pas rater une miette d’onde qu’elle émet

    mes entrailles se mettent à fondre déjà, divine sensation,
    une brûlure délicieuse comme un ascenseur hydraulique en mouvement, enrobé de chaleur tournante

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois par bzo.
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