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30 sujets de 511 à 540 (sur un total de 1,533)
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  • #42828
    bzo
    Participant

    quel merveilleux orgasme, il y a quelques instants,
    debout, le cul appuyé contre le bord de la table,
    il était tellement lumineux,
    tous mes muscles se sont relâchés, tout d’un coup,
    mes yeux ont commencé à loucher,
    le plaisir me détraquait délicieusement

    c’est comme si on avait allumé
    une ampoule extra-puissante en moi
    une chaleur rayonnante
    dardait dans toutes les directions

    une lumière me traversait de part en part,
    une pénétration douce mais totale, de toutes mes cellules,
    une chaleur tellement apaisante
    que rien ne semblait pouvoir arrêter
    jusqu’à la nuit des temps,
    son chemin semblait continuer indéfiniment

    #42829
    bzo
    Participant

    je suis en train d’expérimenter depuis hier soir
    un équilibre entre les ondes générées par les mains
    et puis tout ce qui peut venir du bassin,
    qui me semble assez parfait

    encore un peu plus haut, j’exprimais à quel point,
    cela pouvait être délicat et difficile de bien intégrer des caresses à sa pratique,
    à quel point, il était essentiel de bien faire dialoguer les mains
    avec tout ce qui génère des ondes dans le bassin

    c’est peut-être juste moi qui a eu toujours ce genre de problème,
    je ne sais pas
    mais le fait est que régulièrement, je me sentais le besoin d’arrêter d’utiliser les mains
    car elles devenaient trop envahissantes, que cela devenait trop déséquilibré

    mais depuis hier soir donc,
    je teste une sorte d’équilibre qui semble assez parfait, rien à dire pour l’instant,
    juste consommer sans modération ainsi,
    laissant les doigts gambader, errer, sans arrière-pensée,
    un équilibre est trouvé tout naturellement entre le bassin et les mains,
    un respect total des ondes , aussi bien, du bassin , que celles générées par les doigts,
    dialogue, complicité sans restriction

    ce que je fais, est assez simple,
    tant qu’il y a des ondes génitales produites, je me caresse qu’avec le bout des doigts,
    cela tombe bien, la richesse de ce qui est généré ainsi, est époustouflante et sans limite,
    d’une finesse et d’une précision confondantes
    mais ainsi néanmoins, les ondes génitales peuvent s’épanouir, se déployer
    sans jamais qu’elles soient piétinées

    la fusion des ondes, est juste parfaite à tout moment,
    la richesse des nuances, à pleurer de bonheur,
    les ondes génitales, finalement, aussi riches de nuances qu’elles soient,
    aussi facile qu’elles aient à se déployer dans toutes les directions,
    d’aller s’insinuer dans la moindre cellule de mon être,
    sont malgré tout,
    beaucoup plus fragiles et brèves que les ondes prostatiques ou que les ondes anales

    je parle bien ici, d’ondes génitales, en mode yin,
    pas quand votre braquemart est dressé et que vous vous dirigez vers le petit jet laiteux,
    là, il y a toute une puissance tellurique qui est, bien sûr, phénoménale
    mais en mode yin, encore une fois,
    c’est d’une richesse et d’une variété incomparables,
    une volupté ineffable qui ondule dans toutes les directions comme les bras d’un poulpe
    mais attention fragile,
    malgré l’énorme quantité qui peut être produite constamment

    donc, il faut être très attentionné, très précautionneux, espèce protégée,
    il ne faut pas empiéter sur leur territoire
    car elles n’ont pas la puissance pour se défendre

    alors que les ondes anales ou les ondes prostatiques, en mode yin,
    aucun problème de ce genre,
    dès que j’écarte mes cuisses et qu’il n’y a plus que des ondes prostatiques qui montent du bassin
    ou que j’ai un doigt ou deux ou trois
    qui explorent la petite caverne magique, derrière,
    je remets la main à plat, je caresse avec toute la paume si j’en ai envie,
    il n’y a plus aucune restriction d’aucune sorte à avoir, de ce côté-là,
    ces deux types d’ondes du bassin,
    sont parfaitement à même de se frayer leurs chemin
    quand bien même , le corps produit en abondance, ses ondes,
    que la peau s’enflamme en toute liberté, sous le passage des doigts

    il s’agit d’associer au mieux tous ces types d’ondes qui peuvent être produites en nous,
    de marier au mieux, les spécificités de chacune
    et de tenir compte de leurs qualités, comme de leurs défauts,
    pour arriver à un résultat optimal
    qui bénéficie de toute la richesse de leurs caractéristiques,
    mises en commun, amalgamées, fusionnées

    #42830
    bzo
    Participant

    je joue avec les différents types d’ondes que ce corps peut produire,
    je les marie, j’essaie toutes sortes de combinaisons,
    je suis comme un cuisinier
    qui, sans relâche, est dans ses casseroles,
    expérimentant avec toutes sortes d’ingrédients
    pour trouver de nouvelles saveurs

    #42832
    bzo
    Participant

    cela tient sans doute, quelque part,
    d’une intuition profonde,
    qu’on a eu à un moment donné
    que c’était possible,
    que de vouloir tenter, de se suffire à soi-même, sexuellement,
    d’aller chercher rien qu’en soi,
    de ce qu’on va chercher, d’habitude, chez les autres

    espérer de ce corps,
    qu’il nous apporte une satisfaction profonde,
    même, une forme d’épanouissement, d’union réussie, enrichissante
    qui rassasie la chair et l’esprit,
    sans plus se tourner vers autrui

    il le peut, il peut cela pour nous, bien sûr,
    mais il faut être prêt à aller loin, très loin,
    être prêt à briser pas mal de tabous, outrepasser beaucoup de frontières
    car le territoire le plus riche, le plus vaste et le plus inconnu, en nous,
    celui qui peut tenir toutes ces promesses,
    c’est le féminin, bien sûr

    l’accueillir en bloc, sans conditions, durant l’action,
    et non plus à petites doses, ponctuellement, ici et là,
    souvent, sans même qu’on s’en rende compte,
    c’est faire une place à l’altérité, en nous

    c’est réunir tous les ingrédients
    pour que l’alchimie de l’union, la magie de la communion charnelle,
    puissent avoir lieu,
    après il faut encore bien mettre au point ses recettes,
    apprendre à laisser mijoter tout cela, à bien assaisonner

    il faut être prêt à laisser s’exprimer ce féminin,
    sans conditions et sans rien retenir
    si on veut qu’il puisse nous submerger entièrement,
    qu’on puisse vivre à travers lui, le plaisir,
    goûter, sans limites, à ses richesses

    le yin en nous,
    aime les gestes, les mouvements, les postures,
    aime à en savourer chacun, chacune, avec gourmandise,
    il sait leur pouvoir, leur capacité, sans limites

    le yin aime la chair,
    aime se sentir fondu à elle,
    aime s’ébrouer dedans comme dans une piscine,
    aime se laisser entraîner au gré de ses courants

    un tout autre rapport à son corps,
    une intimité, une complicité, sans limites,
    acquérir l’instinct de libérer les énergies,
    acquérir l’instinct de se laisser entraîner par le désir

    #42839
    bzo
    Participant

    le plaisir est comme une dimension parallèle,
    constamment en nous,
    nous en recherchons l’accès,
    nous parvenons à y accéder brièvement
    mais il est tout le temps là, il est un état de notre être
    duquel nous avons été exclu,
    un état d’énergie pure brûlant comme dans un réacteur

    nous le recherchons sans cesse,
    nous en avons besoin de tout notre être
    car il est la soudaine perfection qui s’auto consume dans l’instant
    à laquelle toute notre chair aspire,
    le dôme de fer qui s’est refermé sur notre cerveau,
    soudainement qui n’est plus là

    la fête a commencé sans nous, depuis longtemps,
    depuis toujours,
    nous ne serons jamais assez fou, assez déchaîné, assez débridé
    que pour l’apprécier pleinement
    mais nous pouvons devenir magnifiques, un instant,
    pareil à l’animal qui a levé la tête
    et qui boit humblement la voûte céleste par les yeux

    #42840
    bzo
    Participant

    votre corps a une réponse de plaisir, un bouquet de sensations,
    pour le moindre de vos gestes, le moindre de vos mouvements,
    le moindre de vos moments d’immobilité

    tant de détails passent en nous, inaperçus,
    s’éloignent de nous, sans nous avoir émus,
    sans nous avoir troublés, sans nous avoir bouleversés

    c’est un véritable océan dans l’invisible
    qui passe en nous, à chaque instant
    mais nos filets capturent si peu,
    sont si maladroits, sont si étroits

    nous nous connectons si peu, si mal,
    l’union dans l’intime, est une offrande à tout notre être,
    de tout un être qui s’offre

    #42841
    bzo
    Participant

    mon sexe dressé, semble un pont, pour l’instant,
    j’ai l’impression de m’en servir comme piste de décollage

    une piste bien dure d’ondes prostatiques,
    c’est comme si une colonne d’innombrables fourmis, se déplaçait dedans,
    comme la chair de ma petite colonne raidie
    semble titillée de l’intérieur

    mes cuisses sont écartées,
    les ondes prostatiques m’offre la sensation de pénétration d’abord,
    une partie montant, traversant mes entrailles, faisant tout fondre sur son passage
    mais mon sexe semble en détourner une portion non négligeable

    je me concentre sur mon braquemart allumé par ma prostate, pour l’instant,
    comme c’est délicieux ce fourmillement,
    perçu en même temps que la sensation de pénétration, cuisses bien écartées,

    fantastique contraste du yin, partout en moi
    mais qui fait se dresser mon dard, avec des ondes prostatiques,
    je me sens délicieusement composite
    avec cette petite protubérance mâle
    qui dépasse de mes reins

    #42844
    bzo
    Participant

    j’ai trouvé, donc, une manière de pousser, avec le périnée,
    les ondes prostatiques, vers le pénis,
    je les sens s’engouffrer dedans, se ruer à toute vitesse,
    comme pressées par l’arrière,
    c’est un sprint du tour de France, lancé à toute allure,
    dans ma zigounette, mon petit tube à procréation,
    cela le fait immédiatement se durcir, se dresser de plus en plus

    mais c’est une raideur différente,
    à aucun moment, c’est un plaisir pénien, à proprement parler,
    même s’il y a un très certain mâle plaisir à se sentir bander, de plus en plus ferme,
    néanmoins, jamais je ne sens
    que cela pourrait déboucher sur une éjaculation

    et donc, c’est très très plaisant
    car il y a comme un fourmillement très intense dans le sexe,
    toute sa chair, de plus en plus congestionnée, de sang et d’ondes prostatiques
    qui le font s’enfler et se dresser petit à petit

    c’est d’autant plus délicieux que comme je le décris juste au-dessus,
    c’est accompagné par une puissante sensation de pénétration,
    je suis, debout, un peu fléchi sur les genoux, cuisses bien écartées
    pour ne générer que des ondes prostatiques dans le bassin,
    je me cambre de plus en plus, offre le cul, sur un plateau, à ma prostate
    qui me darde royalement, en retour, de ses ondes

    mon attentionné mais insistant et ardent bélier chéri

    #42849
    bzo
    Participant

    je garde, pour l’instant, comme un petit feu de bivouac,
    constamment allumé dans le bassin,
    c’est si bon d’avoir ce mince filet de chaleur soyeuse, vibrante
    qui me relie à mon corps,
    qui me fait sentir sa proximité, tellement apaisante

    c’est un peu comme un avant-poste d’intimité ardente
    même quand je suis, comme maintenant, occupé à regarder une série
    mais là en bas, je garde le contact,
    je ne laisse pas les braises s’éteindre complètement,
    je garde un petit nid de vibrations qui ronronne doucement dans ma chair,
    qui m’évoque le grand barnum du délicieux dérèglement charnel

    une part en moi, est prêt à se mettre en branle, est sur le qui vive,
    n’attend qu’un signal de ma part
    pour lancer tout le mécanisme,
    des voiles de vibrations qui se mettent à voltiger dans tous les sens,
    des volutes, des arabesques, de chaleur dansante,
    la chair qui se transforme en miel soyeux,
    fondant et fondant encore, sur place

    je m’étonne souvent d’être encore capable de faire autre chose
    que juste me laisser baigner dans le plaisir de la tête aux pieds,
    m’immerger dedans, m’en laisser inonder, l’absorber autant que je peux, de tout mon être,
    tellement c’est quelque chose de nourrissant, ineffablement,
    la moindre de mes cellules
    semblant téter à une pie secrète dans l’invisible
    un nectar précieux, du noyau même de la vie

    #42862
    bzo
    Participant

    il y a une sorte de flux spontané,
    c’est comme si vous étiez sur une vague,
    elle vous porte, elle vous entraîne,
    elle va dans une direction que seule, elle, connait

    moi, je n’ai juste qu’à bien rester dessus,
    tout le reste se fait tout seul,
    l’écoute reste maximale,
    chaque sensation dégustée sans que rien de ses nuances, échappe,
    quel confort, quel luxe,
    on se croirait sur un tapis volant,
    on est juste parfaitement, dans les bras du désir
    qui vole pour nous

    mais attention aux nuages,
    une fois qu’il y en a un qui veut vous envelopper,
    qu’il n’y a plus moyen de l’éviter,
    il faut continuer de se laisser entraîner comme si de rien n’était,
    ainsi, ils sont courts, ils sont délimités, ils ont une sortie,
    leur opacité, leur obscurité, leur froideur,
    ne règnent qu’un minimum de temps

    aucun détail ne m’échappe quand je suis porté ainsi,
    ils se suivent les uns après les autres, à la queue leu leu,
    comme au tir aux canards à la foire,
    mais ils s’abattent tout seul,
    je n’ai pas à tirer, je n’ai pas à viser,
    mon corps le fait pour moi

    moi, je suis dans mon fauteuil, bien calé,
    la fourchette dans une main, le couteau, dans l’autre,
    les mets arrivent dans mon assiette,
    je n’ai plus à me laisser aller,
    même la dégustation se fait toute seule,
    vraiment qu’à se laisser aller, à lever toute défense
    et je suis irrigué des pieds à la tête, de fond en comble,
    de sensations

    je me sens comme une feuille aux nervures de plaisir
    qui frémit dans le vent,
    je sens à l’autre bout d’une mince tige dans l’invisible,
    l’immensité d’un tronc,
    je sens que j’y suis rattaché,
    je devine ses racines,
    mes racines,
    plongeant dans les profondeurs

    je sens un peu de terre en moi,
    je serai plutôt comme une plante en pot, en fait
    mais tout parait si immense, malgré tout

    #42869
    bzo
    Participant

    j’écrivais que je ne faisais plus de séance dédiée spécifiquement au plaisir,
    depuis quelques jours
    c’était vrai mais cela ne l’est plus depuis ce soir
    où j’ai bien passé 3 heures au lit
    à gémir et à râler, de tout mon être,
    j’en sors juste

    je me disais, il faut je me lève ,
    j’ai encore plein de choses à faire ce soir
    mais je ne me levais pas, c’était juste trop bon,
    le plaisir me tenait ligoté à ce lit,
    j’étais pris dans sa toile, gigotant, me tortillant, ondulant
    faisant tout pour qu’il me garde prisonnier ainsi le plus longtemps possible,
    c’était plus fort que moi,
    je n’arrivais plus à m’arrêter, c’est trop bon, il fallait que je continue,
    il fallait que cela continue de couler en moi,
    ce nectar qui avait envahi ma chair,
    le seul devoir que reconnaissait mon corps pour l’instant,
    c’était de jouir et encore de jouir

    et encore, je ne sais même pas si je jouissais vraiment,
    juste que c’était tellement bon
    qu’il fallait que je continue absolument, que cela ne s’arrête pas,
    que mon corps soit le plus possible empli de ce plaisir ineffable

    qui intervenait, prostate, génitaux, anus, peau,
    je n’en savais foutrement rien,
    juste que cela s’éveillait de partout,
    que les sensations se dessinaient en moi,
    comme si mes jambes, mes hanches, mes génitaux,
    ma prostate, ma peau, mes seins, mes doigts,
    étaient des crayons avec lesquels je dessinais le plaisir en moi

    la feuille redevenait toujours blanche,
    prêt pour un autre de mes griffonnages délicieux, dans ma chair,
    je changeais un peu la direction d’un mouvement d’une jambe
    et la sensation changeait immédiatement de nuance,
    je pressais quelque part, un peu moins ou un peu plus,
    là aussi, directement le dessin de la sensation, se modifiait

    ah mon corps chéri, comme nous avons décollé,
    comme nous avons vécu un moment divin

    #42870
    bzo
    Participant

    d’ailleurs, j’y retourne,
    pas de raison que je fasse autre chose
    quand c’est si bon

    #42872
    bzo
    Participant

    cette soirée est à marquer d’une pierre blanche pour moi,
    j’ai fait un bond de géant en avant,
    enfin, restons modeste, remettons en perspective,
    sur ce continent sans limites, sur ce continent géant,
    nous ne sommes que des puces
    et nos bonds qui nous paraissent des intervalles immenses,
    ne sont, en réalité, que de quelques dizaines de centimètres

    le gain est que désormais, je peux rester autant de temps que j’ai envie,
    au lit, n’importe où,
    des heures durant, plus de problème,
    je parviens à bâtir sur le temps long,
    je ne suis plus pressé en aucune façon,
    je suis tellement tranquille, tellement sûr de mes capacités, de mon pouvoir,
    tellement sûr de la magie éveillée dans ma chair,
    que plus aucune impatience en moi,
    c’est cela, ma grande conquête de la soirée,
    il n’y a plus aucune impatience en moi
    et je pourrais rester des heures et des heures durant,
    dans mon bac à sable, à jouer avec moi-même

    les ressources de mon corps, sont là, déballées, qui s’amoncellent
    je m’en sers, j’improvise, sans me presser,
    je laisse venir plus que jamais,
    plus que jamais je ne suis plus qu’une éponge prête à s’imbiber,
    plus que jamais mon corps mène le bal,
    plus que jamais je baigne dans un océan d’énergie

    #42873
    bzo
    Participant

    01h30 du matin, j’ouvre la fenêtre
    pour un peu respirer l’air vif de la nuit d’hiver,
    ici dans le centre de Bruxelles,
    il y a un merle qui chante sous ma fenêtre,
    décidément, tout peut arriver cette nuit

    #42876
    bzo
    Participant

    éloge de la lenteur,
    éloge de la main qui prend le temps,
    qui prend le temps de caresser,
    le temps de laisser se marier les pores de la peau des doigts
    avec ceux de la partie en contact,
    hanches, seins, cuisses, ventre, épaules

    le temps de les laisser faire connaissance,
    le temps de les laisser s’imprégner les uns des autres,
    le temps de déguster la chaude et vivante texture,
    le temps de laisser la chair caressée,
    libérer pleinement ses nuances

    #42878
    bzo
    Participant

    bassin, puissant bassin, trône dans la chair

    parfois j’ai l’impression d’avoir un second cerveau, là en bas,
    en fait, j’ai de plus en plus cette conviction,
    un cerveau animal, un cerveau se nourrissant d’informations brutes
    qui lui sont envoyées par les sens, yeux, oreilles, odorat,
    mais aussi, par la peau, les gestes, les mouvements,
    les os, le sang, la chair

    il n’est pas là uniquement pour la sexualité,
    toute notre façon d’être au monde,
    d’être face au monde, d’être dans ce monde,
    peut aussi être, plus ou moins, influencé par lui

    la perception de tout ce qui m’entoure,
    le monde dans lequel je vis, de tout ce qui s’y passe,
    le cerveau dans ma tête, traite ces informations
    mais celles-ci, passent aussi par en bas,
    vont faire aussi un rapide tour de circuit
    par le cerveau dans le bassin

    le corps s’imprègne de tout ce qui se passe,
    du monde dans lequel on est plongé, de ses multiples évènements,
    tout cela est aussi traité par notre lui, à notre insu,
    l’information passe par notre chair,
    par notre sang, par nos os, par nos muscles,
    même si on n’a plus trop l’habitude d’écouter tout cela comme il faudrait,
    se laisser directement, en pleine conscience, dans nos actions,
    influencer par la réponse du corps à toutes ces informations

    j’essaie de mettre en route un processus d’apprentissage
    de réappropriation de mon corps,
    d’apprendre à l’écouter au quotidien,
    dans la forêt, c’est beaucoup plus facile,
    vivre la forêt beaucoup plus par le corps, va de soi
    si on est un tant soit peu attentif à la nature,
    ouvert, perceptif, sensible à elle

    mais je suis sûr qu’il y a moyen de réapproprier le monde
    beaucoup plus avec son corps,
    écouter ce qu’il a à nous dire, à tous les instants,
    même au milieu de la ville,
    même au milieu du monde moderne
    avec ces innombrables objets et inventions
    qui nous ont éloignés de la nature

    je veux que cette extraordinaire complicité
    que j’ai acquise avec mon corps durant l’action amoureuse,
    se prolonge de plus en plus dans mon quotidien,
    que je puisse le consulter à tout instant,
    avoir une possibilité de dialogue constamment avec lui,
    pouvoir l’écouter en toute circonstance,
    être beaucoup plus ensemble, face au monde,
    pouvoir réagir plus richement, ainsi,
    pouvoir prendre en compte beaucoup plus, à tout instant,
    ma chair et tout ce qu’il y a dedans,
    dans mes actes, dans mes faits et gestes,
    dans mes décisions, dans mon goût

    #42879
    bzo
    Participant

    mon plaisir en mode yin,
    est sans doute une expérience extrême,
    aucun autre homme, aucune autre femme,
    n’y sont invités,
    pourtant, beaucoup de masculin et beaucoup de féminin,
    sont de la partie,
    viennent s’entremêler en moi

    j’aime me sentir homme, j’aime me sentir femme, en même temps,
    les frontières qui s’effacent,
    remplacées par un infini trouble, un infini entremêlement des genres, de tous les côtés,
    dans le ressenti, dans la perception, dans les gestes, dans les mouvements,
    dans les postures, dans ma voix, dans mon sexe, dans mes hanches, dans mes seins,
    dans mes gémissements, dans mes cris

    mon cul est son cul à elle et son cul à lui, en même temps,
    quelle délicieuse bataille,
    deux culs qui s’entremêlent au point de ne former plus qu’une chair,
    une chair habité par deux culs

    le plaisir est devenu trop fort ces derniers jours, trop irrésistible,
    je ne fais pour l’instant, plus grand chose d’autre,
    une fois que c’est parti, je ne peux plus m’arrêter,
    l’extase est de tous les instants

    #42880
    bzo
    Participant

    je suis pris dans les filets du plaisir,
    je suis attaqué de toutes parts par des ondes,
    je me trémousse, je frémis, j’ai des soubresauts, j’ondule,
    je tremble, j’ai des spasmes, je me contorsionne, je me raidis, je me détends,
    je hurle, je gémis, je pleure de bonheur,
    je ris d’être dans tous mes états, d’être autant en roue libre

    on en voulait à gogo, mon corps et moi,
    eh bien voilà, on est servi,
    on est desservi, même, c’est terminus, ma chair,
    pour toutes les lignes secrètes d’énergie, en moi,
    elles arrivent de tous les côtés, montent de tous les côtés,
    plus aucun vanne pour les retenir,
    cela se déverse, cela inonde, cela me tsunamise,
    je sors encore d’une petite séance matinale, de deux heures
    où je n’ai pas arrêté de me tordre de plaisir sur mon lit

    je me dois de rectifier une chose importante,
    comme j’ai promis une honnêteté absolue dans ce fil,
    je martèle depuis des mois
    que c’est lié à l’accumulation des énergies du fait de la non-éjaculation,
    cette montée en puissance et en réactivité chez moi,
    eh bien j’avais tout faux mais alors tout faux
    car hier soir j’ai éjaculé
    et une heure après, c’était reparti de plus belle
    et ce matin, je ne ressens aucune différence,
    bien au contraire car comme éjaculer ne me fait plus peur,
    je me suis encore plus lâché, tout à fait, en fait,
    je fais participer mes génitaux, plus que jamais, sans rien retenir

    ma bite devient raide de chez raide, pas un problème,
    désormais si elle crachera, pas un problème, non plus,
    deux règles, par contre, que je maintiens plus que jamais,
    c’est pas de porno et pas de contact avec la main, de mes bijoux de famille

    si on n’a pas une compagne ou un compagnon,
    garder la puissance d’un circuit fermé
    où le cycle du désir monte naturellement,
    sans aucune excitation artificielle, sans aucun additif, ​
    sans le yang, non plus, provoqué en masse
    par le contact des doigts avec la verge, les boules,
    pour pouvoir exprimer dans toute sa splendeur,
    la puissance de nos reins, de notre bassin,
    de notre prostate, de nos seins, de notre peau, de notre anus

    que cela monte de toutes parts
    comme le bouquet ardent et coloré d’un feu d’artifice

    #42882
    bzo
    Participant

    je suppose “qu’idéologiquement”, je ne suis pas très stable
    puisque j’ai éjaculé hier soir puis encore ce matin et encore ce soir,
    alors qu’avant je préconisais et appliquais la non-éjaculation,
    depuis près de 6 mois, lui conférant toutes sortes de vertus,
    une vraie girouette, je vous dis

    il y a la théorie et puis il y a ma pratique,
    un vrai laboratoire,
    une vraie aventure, avec des retournements, du suspens,
    sans cesse, du nouveau, de l’inattendu

    et c’est bien ainsi,
    je ne voudrais pas que cela devienne un long fleuve tranquille,
    cela m’ennuierait vite

    j’ai ressorti les masseurs ce soir,
    longtemps, très longtemps que cela ne m’était plus arrivé,
    le Vice 2 (sans le moteur, of course)
    et puis mon chouchou, le Nexus G-Rider,
    ma fée du logis avec son balai magique qui récure comme pas deux, entre mes fesses

    je me suis rendu compte que les précédentes fois que j’avais sorti de leur boîte, mes masseurs,
    ils partaient déjà avec un préjugé très défavorable,
    ainsi, c’était partie perdue d’avance,
    alors qu’aujourd’hui, j’étais particulièrement de bon poil,
    aussi j’ai vraiment accueilli les engins, sans apriori, sans dénigrement,
    conscient qu’ils ne pouvaient pas offrir le quart du dixième de la subtilité et de la richesse de l’aneroless
    mais que néanmoins, ils avaient des arguments à faire valoir,
    des spécificités à m’offrir

    et donc, ma foi, j’ai passé de très bons moments,
    sauf à la fin quand je les ai sorti de leur antre,
    j’avais oublié à quel point, ils pouvaient en émerger, bâtons merdeux, odorants

    mais malgré tout, j’ai pris la décision de continuer à expérimenter avec,
    je me suis rendu compte que l’aless , chez moi, était trop lié au mode yin,
    qu’il était vain, enfin, au stade actuel,
    d’espérer obtenir des orgasmes prostatiques

    alors qu’avec le masseur, j’ai tout de suite senti que cela fonctionnait,
    que je retrouverai tous les délices d’un massage prostatique plus traditionnel,
    comme dans le bon vieux temps

    j’en ai moins besoin que de mon mode yin
    mais néanmoins, cela varierait, cela compléterait

    donc, aneroless, mode yin,
    avec masseur, massage prostatique,
    cela me parait une intéressante répartition des taches,
    définitivement, à explorer plus en avant

    #42889
    bzo
    Participant

    je veux encore revenir sur cette histoire
    d’énergies accumulées grâce à la non-éjaculation,
    c’est quelque chose de réel, qui se produit vraiment
    et j’étais persuadé que l’augmentation spectaculaire de la réactivité de mon corps,
    de l’intensité et de la richesse des sensations,
    y étaient liées, en étaient la conséquence

    mais je dois bien admettre que mon plaisir en mode yin,
    après 3 éjaculations en deux jours,
    le lendemain, se porte mieux que jamais,
    mon corps est plus réactif que jamais,
    les sensations ont une finesse, une richesse, éblouissantes,
    je touche juste ma peau,
    cela se répand directement dans toutes les directions, en-dessous,
    comme si j’avais jeté un caillou dans l’eau,
    c’est juste magique

    peut-être dans une pratique purement prostatique,
    c’est décisif,
    si j’en réfère à mes souvenirs,
    cela pourrait être le cas mais pas sûr, non plus
    car hier, avec le masseur,
    j’y allais en 100% prostatique
    et les sensations répondaient présent,
    je ne sentais aucune altération, non plus

    maintenant, c’est peut-être uniquement moi,
    comme j’ai développé, à force de travailler là-dessus depuis des années,
    un accès privilégié à mes énergies,
    peut-être que les éjaculations ne m’affectent plus trop, de ce point de vue,
    que je parviens à les faire monter, en les mêmes proportions,
    déjà, dès le lendemain,
    malgré les éruptions massives d’énergie
    qui ont accompagné ces trois éjaculations en deux jours

    #42901
    bzo
    Participant

    sors d’une petite séance mixte délicieuse au lit,
    par séance mixte, j’entends, une partie en aneroless
    et puis une autre, avec masseur

    la partie aneroless a été égale à elle-même,
    des flots de volupté, tout mon corps qui chantait, qui délirait en roue libre
    la divine, l’ineffable, sensation de communion avec le corps,
    le yin m’ayant envahi
    et me faisant vivre un plaisir au féminin,
    tellement riche, tellement épanouissant

    pour la partie, avec masseur,
    j’ai sorti de sa boîte, ma bonne fée Carabosse,
    mon amazone, tout de silicone noire, vêtue,
    avec son casque d’alien qui lui donne un air si redoutable
    mais dès qu’elle disparait entre mes fesses, cette redoutable coquine,
    comme elle sait déployer ses sortilèges en moi

    dans les semaines à venir, je vais me concentrer beaucoup sur les séances avec masseurs,
    il est vraiment temps que je m’y remette sérieusement,
    en aneroless, ce n’est pas possible, cela appartient au mode yin,
    je l’ai compris, je n’insiste plus,
    j’ai essayé et encore essayé mais peine perdue

    mais avec le masseur,
    je parviens assez facilement à ne pas basculer en mode yin,
    c’est plus compliqué, en fait
    car on est moins libre de ses mouvements, de ses gestes, de ses postures
    or, le mode yin a besoin de liberté,
    il aime les grands espaces, n’aime pas se sentir contraint, harnaché
    en tout cas, est habitué chez moi, à cela, à aucune contrainte d’aucune sorte

    dans les semaines à venir, je vais donc aussi écrire plus dessus,
    mon idée est, qu’une fois que ce sera bien au point
    c’est de proposer une alternative à essayer aux gens qui passent par ici
    et chez qui la méthode du Traité d’Aneros,
    ne réussit pas trop
    (dernier exemple, en date: @curieuxjj24 )

    ils n’ont rien à perdre, tout à y gagner,
    je peux déjà garantir que ce sera très différent
    mais tant que cela ne sera pas devenu totalement effectif chez moi,
    je ne vais pas en parler plus longuement

    cela n’aura rien à voir avec le mode yin,
    pour ceux que ce genre d’expérimentation inquiète, voire dérange,
    cela restera donc bien sagement en mode yang,
    titillement et taquinement de la prostate,
    avec un peu de mouvements du corps et quelques caresses mais rien de vraiment extravagant,
    l’idée étant vraiment de proposer une manière
    qui puisse convenir à ceux
    que juste un massage prostatique assez sage et dans les clous, intéresse,

    ce sera à base de masseurs plus gros qui permettent d’aller appuyer plus fort sur la prostate
    de contacts plus francs, moins en finesse, plus insistant,
    rien à voir avec le “do nothing”, donc,
    au feeling avant tout, se laisser mener par le désir, par le ressenti
    aucun contrôle de la respiration ou de la détente

    mais encore une fois, je veux en parler plus concrètement
    que quand ce sera devenu totalement effectif chez moi,
    c’est-à-dire quand je commencerai à être capable d’enchaîner des orgasmes prostatiques,
    comme dans le bon vieux temps

    c’est déjà bien en route, je n’en suis plus loin

    #42902
    bzo
    Participant

    pourquoi je veux faire des infidélités à mon mode yin?
    pourquoi me compliquer la vie, alors que j’avais déjà par-devant moi, une pratique aussi aboutie, riche
    et infiniment facile à mettre en oeuvre, partout, à tout moment, même occupé à tout autre chose?
    la question m’a traversé l’esprit, le temps d’un éclair,
    il y a quelques instants,
    alors que debout, juste avec quelques caresses, mouvements des hanches et contractions,
    j’étais traversé d’un plaisir tellement ineffable, dans tout le corps

    cela m’inondait, j’en étais transis,
    de la tête aux pieds et jusqu’au fond de l’âme,
    un plaisir comme de la soie chaude qui s’insinuait en ondulant,
    dans la moindre parcelle de mon être,
    une sensation de jouissance tellement aboutie, pleine,
    infiniment nourrissante

    pourquoi, donc?
    pour rendre cette expérience, cette exploration, initiatiques,
    avec mon corps, en solitaire,
    encore plus incroyable, diversifiée, riche, complète, épanouissante

    ce continent sans limites, de l’exploitation des énergies, en nous,
    comme je l’ai déjà écrit,
    on est des puces dessus,
    même si on avait des années-lumière à nous,
    on ne parviendrait pas à en faire le tour,
    alors, en ces quelques misérables années que constituent nos vies
    et encore, la plupart de nous,
    nous découvrons tout cela,
    toutes ces voies parallèles d’accéder au plaisir,
    tous ces chemins de traverse de notre sexualité
    ou juste de communion, sans plus rien de sexuel,
    que bien tard

    nous en explorerons jamais que des portions bien modestes,
    jamais nous n’embrasserons toute l’étendue du pouvoir magique que nous avons en nous,
    de communier avec notre chair, de nous embraser,
    de nous transcender, de nous transformer en feu d’artifice
    et de nous lier, de ne plus former qu’un, avec nous-même, avec d’autres,
    éventuellement même, avec le monde qui nous entoure

    #42904
    bzo
    Participant

    je me dois d’être infiniment modeste, infiniment humble
    car même au stade où j’en suis arrivé
    et sans me vanter, il est bien avancé,
    je fais des énormes gourdes, je me fourvoie énormément
    et tout compte fait, je ne reste qu’un apprenti de chez apprenti
    malgré les apparences

    écouter son corps,
    apprendre du mieux qu’on peut, à accepter ses leçons,
    voilà bien le seul et unique secret,
    nous sommes tellement susceptible de nous tromper,
    on croit comprendre
    mais nos déductions ne sont qu’un zigzag interminable
    entre de multiples culs de sac et détours

    #42905
    bzo
    Participant

    pour l’instant, je sors totalement épuisé de mes orgasmes,
    je me sens comme complètement vidé, épuisé, assagi,
    comme si j’étais passé par un presse-citron qui a extrait de moi,
    jusqu’à la dernière goutte

    la période préorgasmique dure particulièrement longtemps,
    je le sens monter et encore monter,
    j’en ai déjà tous les symptômes
    et cela dure, dure, dure

    quand enfin, il y a l’explosion,
    c’est une telle tempête qui se déchaîne en moi,
    j’ai l’impression d’être tout à coup dans une essoreuse,
    je tremble, je frémis, de toutes parts,
    tout mon corps se convulsionne, de plus en plus fort
    et là aussi, cela dure longtemps, largement plus d’une minute

    cela ne m’a jamais fait peur, ces manifestations extrêmes physiques du plaisir,
    ce sont, certes, de tels signes de désorganisation, de démantèlement, de dérèglement,
    mais il faut bien se laisser aller, ne pas commencer à lutter contre,
    c’est là que cela peut devenir pénible, inquiétant, vraiment

    il faut chevaucher la grosse vague,
    l’accepter telle qu’elle est, ne pas essayer d’en changer la nature, la direction,
    sinon, on en tombe, elle nous désarçonne
    et nous roule, de toute la puissance de sa fureur,
    sans plus aucune manifestation du plaisir extrême
    qu’elle charriait aussi en nous

    #42906
    bzo
    Participant

    comme il a y moyen d’exploiter, de faire durer, en mode yin,
    l’orgasme éjaculatoire

    chaque soir, je m’en fais un, pour l’instant, au lit,
    cela dure une heure en moyenne,
    j’en sors épuisé, comblé, ébloui, ébahi

    la période préorgasmique qui dans une éjaculation classique,
    dure quelques dizaines de secondes, tout au plus,
    là, me dure au moins une demie heure,
    durant laquelle je deviens de plus en plus dingue, délirant,
    tout le corps en feu

    et quand l’explosion arrive, elle est d’une puissante sans pareille,
    c’est comme si mon corps était parcouru dans tous les sens,
    de coups de bélier ondulant
    qui fendent délicieusement ma chair,
    je me mets à convulser, à trembler,
    comme si ces coups me déformaient dans toutes les directions,
    l’impression de ne plus être qu’un paquet de viande
    dont les nerfs sont devenus fous, où le sang circule comme un fleuve déchaîné,
    où des géants me donnent des coups de pied de plaisir
    et des chevaux passent au galop,
    piétinant tout mon intérieur de leurs sabots de soie

    c’est juste sublime, comme toute la machinerie est devenue folle, déréglée,
    comme mes sens me font vivre une tempête à la puissance apocalyptique,
    après je reste étendu, reprenant mon souffle,
    quel champ de bataille, je suis en sueur, les muscles se relâchent, se détendent,
    c’est un cent mètres aux jeux olympiques, qui a duré quelques kilomètres de plus,
    des ailes ont poussé dans le dos qui m’empêchaient de couper l’effort,
    un volcan était mon ami
    qui me murmurait son flot ardent à l’oreille
    qui envahissait de sa brûlure délicieuse, mon cerveau

    #42909
    bzo
    Participant

    au lit, cela s’emballe automatiquement toujours plus,
    être à la verticale ou à peu près, favorise tellement cela,
    la tension sexuelle croit et encore croit, lentement,
    jusqu’à l’explosion finale, tellement délicieusement cataclysmique,
    comme je le décris au-dessus

    mais hors du lit, l’action devient une lente dégustation,
    il est juste question de goûter à ce kaléidoscope sans fin, de sensations,
    que mon corps est capable de produire

    je peux néanmoins, en m’acharnant,
    obtenir aussi une tension sexuelle qui devient de plus en plus paroxystique,
    cependant, hors du lit, je préfère juste jouer avec mon corps
    comme s’il était un instrument de musique
    sur lequel j’improvisais, cherchais de nouveaux accords,
    essayer de faire résonner toutes ses cordes, le plus ineffablement possible
    en variant à l’infini les nuances

    #42911
    bzo
    Participant

    comme j’adore ces purs déchaînements de violence
    de l’orgasme éjaculatoire en mode yin

    j’en sors d’un, il y a quelques minutes,
    après une interminable période préorgasmique,
    où en fait, je jouis déjà constamment,
    ma tête se balançant rythmiquement de gauche à droite
    et de droite à gauche, comme un pendule gémissant et hurlant

    tout à coup, cela démarre,
    c’est comme un monstrueux tourbillon qui s’empare de tout mon intérieur,
    au point que tout semble finir par exploser,
    ma chair se déchirer, se déchiqueter,
    une grenade est en train de passer par là,
    les convulsions m’embarquent dans toutes les directions,
    je me tords, je tremble, j’ai les yeux révulsés

    mais je n’ai pas peur et je ne suis pas inquiet, un seul instant,
    avec mon corps, rien qu’avec mon corps,
    je sais que rien ne peut m’arriver, aussi loin qu’il m’embarque

    s’il y avait des accessoires, je ne dis pas,
    je serai tout de même un peu plus méfiant
    mais là, rien que ma chair et moi, en roue libre,
    après un long et délicieux dialogue,
    je me laisse emporter sans rien retenir et sans l’ombre d’une inquiétude
    aussi violent que cela soit

    #42916
    bzo
    Participant

    je ne m’en lasse pas pour l’instant, je m’en mets plein le baba,
    je me sens comme un gamin lâché dans un magasin de bonbons,
    avec autorisation de se gaver sans restrictions

    la puissance et la richesse de mon plaisir,
    ne sont donc pas liées à la sursaturation en énergies de ma chair,
    grâce à la non-éjaculation,
    je suis un bien piètre théoricien, mea culpa

    depuis quelque temps maintenant, chaque soir, je finis par éjaculer,
    oh pas grand chose,
    à mon âge, sans aucun artifice,
    c’est peut-être une fréquence un peu trop régulière
    pour inonder de jets généreux, à chaque fois, les draps
    mais l’orgasme, lui, est somptueux, chaque soir,
    ne souffre d’aucune baisse en intensité,
    tout du contraire

    mais de toutes façons, ce n’est que la cerise sur le gâteau,
    cette explosion cataclysmique, finale
    qui dure de plus ou moins une minute, à chaque fois,
    avant cela, j’aurai déjà dégusté, au moins une heure ou deux, durant,
    une délicieuse, une ineffable, volupté,
    nappée de jouissance sans fin

    il y a une montée en puissance, un crescendo tellement progressif,
    cela n’arrête pas pendant des heures, si je veux,
    je sens la tension sexuelle s’accumuler,
    me faire accélérer de plus en plus sur la piste,
    avec une telle irrésistible régularité

    et puis je prends mon temps,
    tant que je sens que les conditions ne sont pas optimales,
    j’annule le final

    contrôler son orgasme, c’est le rendre de plus en plus incontrôlable,
    de plus en plus fou, de plus en plus sauvage, de plus en plus déjanté,
    il faut que je sente qu’au moment de sortir des startings blocks,
    qu’il soit à 100% de sauvagerie, d’ineffable, de folie, d’emballement

    je dois sentir que cela monte du plus profond de mes tripes,
    que cela arrive de partout
    et que la vague est gigantesque,
    qui arrive sur moi comme un mur de jouissance d’une hauteur, à perte de vue

    tant que ce n’est pas le cas,
    j’arrive à arrêter, sans problème, le processus, désormais,
    c’est simple, en fait, il suffit de penser à n’importe quoi,
    c’est tout de suite comme s’il y avait des nuages qui s’amoncelaient
    devant le soleil de la volupté qui me dardaient de ses rayons délicieux
    dont je m’imbibais inlassablement, goulument

    l’éjection vers le haut, doit être parfaite,
    comme un saut de l’ange, avec ma chair, dans le ciel,
    les ondes génitales permettent de tellement ciseler cela,
    d’y mettre une telle progressivité, une telle finesse, une telle précision

    maintenant que je les laisse m’inonder, sans restrictions d’aucune sorte,
    je sens l’avion de l’orgasme, en moi
    qui roule sur la piste ,
    je le sens prendre de la vitesse,
    je le sens qui accélère toujours plus, je sens tout son fuselage qui se met à trembler,
    je sens qu’il veut décoller, qu’il veut s’élever,
    qu’il veut s’arracher vers le haut

    mais il faut que la prise d’élan soit parfaite
    je ne lui laisse plus quitter définitivement la piste
    tant que je ne sens pas qu’il y acquis toute la puissance qu’il faut,
    qu’il n’a pas l’angle qu’il faut pour s’élever le plus haut possible,
    que la courbe du vol, la caresse de l’air sur mes flancs, seront optimales

    #42917
    bzo
    Participant

    ce dialogue, jour après jour,
    de plus en plus puissant, de plus en plus riche,
    entre mon corps et moi,
    il commence à prendre des dimensions grandioses, épiques,
    il y a quelque chose de presque métaphysique, là-dedans, désormais,
    à quel point, nous parvenons à communier,
    à quel point, nous parvenons à vivre une intimité fusionnelle,
    une complicité de chaque instant

    quelque chose est en train de se passer, là,
    quelque chose de rare, quelque chose de précieux,
    quelque chose qui est riche en portée, quelque chose qui m’interroge,
    quelque chose qui me ravit au-delà de tous mes espoirs les plus fous,
    quelque chose qui fait naître du sens, dans ma chair,
    quelque chose qui fait naitre du mystère, dans ma chair,
    quelque chose qui fait naître de la volupté et de la jouissance, à gogo

    je pose des questions à mon corps, avec des gestes, des mouvements,
    des postures, des contractions, des effleurements, des caresses
    et il me répond avec des sensations, de la volupté, de la jouissance,
    nous occupons un formidable espace de liberté, dans l’instant
    qui va toujours s’agrandissant
    où le sexe de mon corps est aboli
    où il n’y a plus que du féminin et du masculin,
    s’entremêlant, totalement librement,
    dans des proportions variables, selon les moments

    quels merveilleux, magiques, ingrédients, montés de la cave,
    sont en liberté, en moi, libre d’interagir,
    j’ai l’impression de penser de partout,
    de ressentir de partout, de vibrer de partout, de m’émouvoir de partout,
    de danser de tout mon être, soyeusement, jusqu’au ciel
    mais d’être aussi un animal, de plus en plus rattaché à la terre,
    capable de magnifiques ruts

    mes fantômes géants, évoluant dans la nuit du sang,
    vibrer, grandeur nature, être entier,
    être délié de tout, un instant,
    plus que le désir, splendidement florissant

    #42918
    bzo
    Participant

    assis à mon bureau, en train d’écrire,
    la chaleur de mon sexe, entre mes cuisses,
    semble former comme un nid douillet,
    le plus léger mouvement, le moindre geste, pour l’instant,
    de n’importe quelle partie de mon corps,
    provoque là en bas, des mini-frottements, des contacts
    et une part de moi, immédiatement, a envie de se sentir glisser vers le bas,
    envie de s’enfoncer dans ce petit nid de chaleur soyeuse, dans mon bassin,
    comme dans des sables mouvants

    de plus en plus, en fait,
    une envie de me laisser couler complètement,
    d’en être immergé, imbibé, des pieds à la tête,
    jusqu’au fond de l’âme,
    de toute cette chaleur tellement nourrissante et riche

    mes mains, occupées sur le clavier,
    je n’aurais qu’à les bouger un peu, les rapprocher de mon torse
    et déjà elles seraient en contact avec mes seins,
    quel joyeux cirque ce serait, alors, directement,
    quelle voluptueuse procession

    mon corps est tellement réactif,
    par moments, je n’ai qu’à penser au plaisir
    et il semble omniprésent, apparu comme par miracle

    à d’autres moments,
    le moindre mouvement, le moindre geste,
    m’incite, m’invite, à m’abandonner au désir
    et la chaleur de mon corps,
    semble constamment charrier du plaisir

    ma chère chair, quelle boîte à musique divine, tu es devenue,
    je t’ouvre, je te referme, toute la sainte journée,
    tu as toujours des notes, plein la panse, pour moi,
    la magie d’un monde miniature qui se met en branle,
    comme j’aime ta délicatesse, ta préciosité, ta sophistication
    et, en même temps, ta crue animalité
    qui se déploie, entre mes reins

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