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  • #42919
    bzo
    Participant

    j’avais écrit qu’avec masseur,
    j’étais en train de réactualiser le massage prostatique, dans ma pratique,
    que bientôt je pourrais proposer une méthode alternative à essayer
    pour ceux qui n’y arrivent pas suivant le Traité d’Aneros

    mais pour l’instant, j’ai remis cela aux calendes grecques
    car je n’arrive pas à m’arracher à mon mode yin,
    c’est juste trop irrésistible pour le moment,
    je me dis, je devrais sortir le masseur de sa boîte et me jeter à l’eau,
    mes explorations d’il y a quelques jours, étaient très prometteurs,
    je suis à même, sans doute, désormais, de retrouver aussi un plaisir, à 100%, prostatique,
    à moi, en parallèle, les orgasmes à gogo, les super O, les extases de plusieurs minutes
    comme dans le bon vieux temps

    mais voilà, mon corps voit cela d’un autre oeil, il est très terre à terre , finalement,
    je propose mais lui, il dispose,
    “Un tiens vaut mieux que deux tu l’auras”, il a l’air de me dire
    entre deux moments de jouissance, dans un vague petit creux où je retrouve un peu mes esprits

    #42920
    bzo
    Participant

    plus rien de très masculin dans la façon dont je me sers
    de ma bite et de mes couilles,
    même quand la première, se dresse fièrement,
    portant haut sa tête violacée

    mais ils ne s’en offusquent pas, mes très chers bijoux de famille,
    qu’importe le flacon, pourvu qu’on ait l’ivresse, n’est-ce pas,
    je les trais inlassablement, comme les pies d’une vache,
    avec moultes pressions, effleurements, contacts divers, des cuisses,
    pour en extraire des flots délicieux d’ondes génitales
    et ils y trouvent leur compte, les bougres

    oh comme je m’en abreuve, comme je m’en délecte,
    mon mode yin y est comme un poisson dans l’eau,
    dans tous ces flots d’ondes génitales,
    s’en sert comme d’un combustible, pour son moteur suprêmement hybride

    idem, pour les ondes prostatiques et les ondes anales,
    mon mode yin est un champion du recyclage
    tout ce qui est susceptible dans le corps, de produire des vibrations,
    c’est-à-dire, tout en fait,
    y passe,
    qu’importe l’essence du bois,
    les flammes seront reconnaissantes

    tout est bon dans le cochon
    et j’en suis un, de la tête aux pieds,
    vous pouvez me croire sur parole,
    oh comme j’aime tout cela, toute cette ivresse soyeuse,
    rien que d’y penser, oh la la

    dans l’ombre, la jouissance et la volupté,
    se sont installées partout, dans le moindre recoin,
    ma chair est un de leurs camps avancés,
    toute une armée au complet, y campe,
    prête pour d’innombrables et délicieuses batailles

    juste, bouger les hanches, un soupçon langoureusement,
    serrer, desserrer, les fesses, caresser un bout de peau,
    tout cela, sont comme des signaux, pour elles,
    qu’elles peuvent venir, qu’elles peuvent accourir,
    que je les désire de tout mon être
    et elles déboulent, elles dévalent, elles investissent le terrain,
    en moins de temps qu’il faut pour l’écrire,
    sont là, partout, conquérantes hurlant et s’agitant férocement,
    armées jusqu’aux dents, de plaisir,
    n’épargnant aucune cellule de mon être,
    me massacrant de bonheur charnel, sans pitié et sans relâche

    **********************************************************************************

    la leçon de tout cela, de tout mon parcours jusqu’ici,
    puisque c’est la fin de l’année, tentons un bilan,
    c’est qu’il y a vraiment moyen de prendre possession de sa sexualité, comme on veut,
    lui donner la forme qu’on veut,
    elle est malléable sans fin, s’accommode de tout,
    si on s’investit suffisamment, si l’on ose suffisamment

    cependant, cela peut être un sacré parcours, tout de même,
    avant d’arriver aux résultats escomptés,
    notre corps ne devient pas notre complice sans faille,
    en lubricité en tous genres,
    comme cela, juste parce qu’une idée, un fantasme, nous a traversé l’esprit,
    non, il y aura, beaucoup, beaucoup de travail sur soi, en perspective

    une impression irrésistible d’avoir gagné le gros lot,
    à la loterie du plaisir en solitaire,
    sauf, en l’occurrence, qu’ici, cela ne doit rien au hasard
    mais vraiment rien, tout du contraire,
    c’est un coup monté par mes soins,
    patiemment élaboré au fil des années
    et mis en oeuvre,
    jusque dans les moindres détails

    jours ardents,
    désir florissant, dardant généreusement,
    épanouissement de la chair,
    éblouissement dans les synapses,
    les milles et une nuances de la volupté et de la jouissance,
    en kaléidoscope, tournant inlassablement en moi

    #42921
    bzo
    Participant

    j’ai commencé l’année, comme j’ai terminé la précédente, en volupté,
    qu’est-ce que je devais faire aux alentours de minuit? jouir

    ah non, une différence tout de même, je buvais du champagne aussi,
    cela pétillait dans ma bouche, comme cela pétillait ailleurs,
    des bulles soyeuses, innombrables, légères, partout,
    dans mes veines, dans ma chair, entre mes reins
    et du Laurent Perrier, demi sec, dans ma bouche

    un repas en famille, expédié plutôt, dans l’après-midi,
    pour que chacun puisse aller festoyer où il ou elle voulait,
    j’avoue, cela ne m’aurait pas dérangé d’avoir ma langue,
    plongée dans une chatte ou autour d’une bite bien dure,
    plutôt que m’envoyant en l’air, mangeant des crêpes BIO avec de la chantilly dessus
    et sirotant du champagne, tout seul dans mon coin

    mais covid aidant, je n’étais pas trop enclin à partir en chasse
    pour des compagnes ou (et) de compagnons, de beuverie et de débauche,
    me mêler à des inconnus, ici ou là,
    comme je l’ai si souvent fait par le passé,
    juste m’enfoncer au hasard dans la nuit de Saint-Sylvestre
    et l’alcool aidant, me faisant plein de nouveaux et nouvelles amie(s),
    pour boire et baiser et encore baiser,
    dans des toilettes de bar, dans la rue, contre un mur

    des années durant, la nuit de Saint Sylvestre, était équivalente pour moi
    de copulations, à partir d’une certaine heure, complètement imbibé, avec des inconnues
    je me suis pas mal rangé depuis, avec l’âge,
    la différence, désormais, c’est que je suis attiré autant par les deux sexes,
    je me vois autant sucer des bites que léchant des chattes,
    aux alentours des douze coups de minuit, illuminés par les feux d’artifice du Nouvel An

    #42922
    bzo
    Participant

    première éjaculation de l’année, alléluia

    entre le moment où elle s’est effectivement passée
    et puis le moment où j’ai commencé à la sentir monter entre mes reins,
    des heures peuvent s’être écoulées,
    durant lesquelles, j’aurai joui et encore joui, interminablement

    en mode yin, on peut tellement exploiter ce processus,
    des génitaux, d’une part,
    des flots d’ondes génitales se dispersant dans tout le corps,
    rendant fou de plaisir
    et puis d’autre part, sentir lentement son sexe qui s’arme,
    qui va tirer son coup
    mais je peux étirer, tout cela, très très longtemps,
    tirer dessus comme sur un élastique,
    rendant en moi la volupté, toujours plus ineffable,
    toujours plus dense, toujours plus affolante,

    et puis quand l’explosion finale arrive,
    je suis dans un tel état d’excitation, tellement en roue libre,
    que je suis pulvérisé, émietté, dispersé, comme jamais,
    l’orgasme de l’éjaculation, en mode yin,
    se passe tellement dans tout le corps,
    atomise tellement tout

    plus besoin de faire de gymnastique, j’en sors épuisé, en sueur, haletant,
    avec une telle sensation de dépense, dans les muscles
    que si j’avais couru le marathon de New-York,
    grimper l’Everest et traversé la Manche à la nage

    #42923
    paul
    Participant

    Moi aussi étant cas contact je suis resté seul à la maison, soirée avec l’aneros bien au chaud, c’était super ! Ce matin j’ai des vagues de plaisir j’adore ! C’est la première fois que je prends autant de plaisir la nuit du 31

    MEILLEUR VŒUX PLEIN DE PLAISIRS ET SANTÉ !!

    #42924
    bzo
    Participant

    “MEILLEUR VŒUX PLEIN DE PLAISIRS ET SANTÉ !!”

    toi, aussi, une excellente année, pleine de plaisir, de tendresse et d’émotions fortes

    “soirée avec l’aneros bien au chaud, c’était super ! Ce matin j’ai des vagues de plaisir j’adore ! C’est la première fois que je prends autant de plaisir la nuit du 31”

    cela fait plaisir de lire cela, je te sens bien en route, bien avancé dans ton cheminement,
    avec un plaisir conséquent, consistant, désormais à ta disposition,
    après ces longs mois de hauts et de bas, de doutes et d’incertitudes
    où tu as du sérieusement questionner tes capacités à y arriver,
    te voilà récompensé

    et selon la formule consacrée, ce n’est qu’un début, cela progressera toujours,
    jour après jour, cela deviendra toujours meilleur,
    plus intense, plus riche, plus varié

    #42952
    bzo
    Participant

    oh comme c’est délicieux de bricoler ainsi, entièrement nu,
    avec un corps devenu aussi sensible de toutes parts

    ma peau vibre au moindre contact,
    quand je m’assieds par terre, le contact du parquet sur mes fesses,
    le frottement qui dure quelques secondes,
    le temps qu’en m’appuyant sur une main, je me relève

    le contact du bois,
    ce pin que je suis en train de mesure, de scier
    puis d’assembler ensemble avec des vis
    pour former une future bibliothèque, une de plus chez moi,
    ce pin poncé, son contact est tellement sensuel, doux, chaleureux,
    tout en le travaillant, le manipulant,
    je le frotte, de temps à autre, au passage,
    lentement sur n’importe quelle partie de mon corps
    et cela me fait une caresse ineffable

    mon corps en mouvement, constamment,
    mes bijoux de famille viennent se frotter à mes cuisses,
    cela me fait sans cesse des décharges délicieuses d’ondes,
    des vagues qui partent dans toutes les directions

    quand j’ai une main de libre, je me caresse aussi, un peu,
    le sein, la hanche, je ferme les yeux quelques instants,
    pour goûter au maximum, le cheminement des ondes, éveillées en moi

    de temps à autre aussi, je remue très lascivement les hanches,
    là je suis tout de suite, allumé des pieds à la tête,
    je fais monter, en plus, une contraction ou deux,
    je me mets à remuer le bassin comme si je baisais ou étais baisé,
    les deux en même temps, en fait
    et je suis déjà en train de jouir, en quelques secondes

    j’ai le sexe qui goûte, qui a une fuite,
    cela me fait parfois des petites taches sur le bois,
    elles ne me dérangent pas, c’est tout doux, ces traces,
    je les regarde avec tendresse, mon sexe est content,
    il pleure de joie

    le bricolage devient un réel plaisir, ainsi,
    cela prend plus de temps avec les petits extras que je rajoute
    mais j’ai retrouvé la joie de faire de la menuiserie,
    je travaille à nouveau avec précision et patience,
    le meuble que je suis en train de monter, va être magnifique
    et moi, en plus, j’aurais bien pris mon pied, en le fabricant

    #42954
    bzo
    Participant

    en mode yin,
    vibrant donc totalement au féminin, pour l’instant,
    les ondes prostatiques me font un pal magnifique
    que mes entrailles,
    sont prêtes à adorer, à révérer, sans la moindre restriction,
    pour sentir se déployer en toute sa magnificence,
    chaque sensation qui passe,
    en déguster dans ma chair, la moindre nuance,
    ne rien laisser passer de toute cette splendeur,
    éveillée un moment

    sentir frotter, sentir racler, à l’intérieur, en bas,
    la masse compacte que semblent former les ondes prostatiques,
    est une caresse tellement jouissive, tellement ineffable,
    je me rends à elles, sans conditions, je me prosterne

    elles semblent fusionner, en montant,
    dégageant une sensation de solidité inébranlable, chaude et douce
    qu’il fait tellement bon sentir bouger en soi,
    remonter lentement, redescendre,
    transpercer encore et encore ma chair, de leur chaleur dense, compacte,
    si douce et en même temps, si rugueuse

    cela se déchire ineffablement
    et cela semble fondre, en même temps,
    en quelque chose d’incroyablement soyeux et dense
    qui coule sur place,
    à la place où il y a une fraction de seconde,
    il y avait encore mes tripes

    ô prostate, j’aime tellement tes deux visages,
    en mode yin, tu génères en moi un inlassable étalon
    qui me fait sauter inlassablement comme son jouet, comme son bilboquet

    mais en massage prostatique,
    tu donnes accès à la toute puissance de l’océan,
    aux courbes et arabesques de la multitude de ses vagues dansantes,
    aux explosions de lumière illuminant soudainement la chair

    #42976
    bzo
    Participant

    nous sommes comme un tonneau des Danaïdes,
    pour le plaisir,
    il passe en nous,
    jamais un instant, ne s’arrête

    une fois que le désir s’emballe,
    qu’il a déréglé nos sens,
    que notre corps en feu, que nous sommes en roue libre,
    il passe à travers nous, comme un cours d’eau dans l’invisible,
    pour paraphraser Héraclite,
    jamais nous ne baignons dans la même eau

    c’est bien pour cela qu’il nous parait toujours neuf,
    parce qu’il est essentiellement cela,
    quelque chose qui se renouvelle sans cesse,
    qui est insaisissable en nous,
    qui va de l’avant, depuis toujours
    nous tendons, un instant, un miroir,
    à quelque chose de mystérieux, en nous

    c’est bien pour cela, qu’il faut, avant tout, faire attention aux détails,
    à l’infinité des détails qui flambent un instant et déjà s’éteignent,
    ce sont eux qui forment la tapisserie vivante, son essence même,
    composée d’une multitude de nuances qui se tissent ensemble,
    courent comme des vagues d’arabesques,
    vibrent un instant dans notre chair et déjà s’évanouissent

    là, dans l’instant, le nid ardent, le centre de la cible,
    le creuset rougeoyant d’une forge,
    c’est là qu’il faut s’installer, ne plus penser,
    juste vivre l’instant, l’instant magique,
    laisser son désir en roue libre

    la vie passait en nous, encore inaperçue,
    il y a quelques instants,
    là, nous n’en perdons plus une miette,
    nous la sentons grésiller dans notre chair,
    nous la sentons vibrer en nous

    #42988
    bzo
    Participant

    mon corps devient un pays enchanté dès que je me mets en action,
    oh, comme les sensations m’emportent,
    oh, comme c’est un déferlement de soie en moi

    les caresses se suivent, ne se ressemblent pas,
    parcourent toute la surface de ma peau, des pieds à la tête,
    même si souvent, elles se cantonnent aux alentours des seins,
    mes mains s’accordent désormais,
    tellement parfaitement avec les ondes produites dans le bassin,
    elles font partie du même orchestre,
    elles jouent de concert, elles jouent ensemble,
    le dialogue , la complicité, sont totales, entre elles

    par contre, j’ai écarté, pour l’instant, les ondes anales,
    autant les prostatiques vont avec tout, s’accordent avec tout,
    se fondant, s’amalgamant parfaitement, avec tout autre type d’ondes,
    autant je me suis rendu compte que les anales
    provoquaient des heurts, des à-coups, constamment,
    le flux était constamment bousculé,
    le décollage se produisait bien, bénéficiait d’un effet booster, grâce à elles
    mais était moins fluide après, une progression en dents de scie
    et donc, décollage moins réussi finalement

    donc, voilà, plus de doigts dans le cul, pour l’instant
    qui farfouillent derrière, qui musardent comme des souris curieuses,
    enfin, précisons,
    elles auront désormais leurs petites séances, à part,
    je vais expérimenter, explorer, ce qu’en mode yin,
    il y a moyen d’atteindre avec elles, en leur donnant la vedette,
    en en faisant les principaux acteurs dans le bassin, durant une séance

    aussi,
    plus d’aparté avec la prostate durant mes séances, aneroless, en mode yin,
    plutôt, un massage prostatique, avec masseur, plus classique
    mais donc, uniquement avec ondes prostatiques,
    pas d’ondes génitales qui viendront s’y mêler,
    enfin, comme je l’ai déjà souligné, la méthode est encore à mettre au point,
    j’y travaille de temps à autre

    en fait, donc, mon mode yin,
    est à l’heure des ondes génitales, plus que jamais,
    avec les prostatiques en support, bien sûr
    et puis tout le reste du corps, avec le mode liane lascive et les caresses
    qui génèrent aussi, plein d’ondes

    donc, plus de moments, avec ondes anales
    et plus de moments, avec ondes prostatiques seules,
    c’est disruptif, cela brise le rythme, c’est contre-productif, en fin de compte,
    je sens que c’est beaucoup mieux ainsi,
    il y a une sorte d’homogénéité qui se dégage, un élan sans soubresauts,
    une puissance qui parle, que je sens très prometteuse,
    une veine très riche que j’atteins, ainsi

    #42990
    nousta
    Participant

    Bonjour Bzo
    Je te souhaite une excellente année 2022 surtout la santé et et une multitude d’orgasmes comme tu les aimes
    Bon cheminement éclate toi bien !

    #42993
    bzo
    Participant

    merci, à toi aussi, une excellente année,
    que ta chair te soit complice,
    que tu vives avec elle, une intimité ardente et fructueuse

    #42994
    bzo
    Participant

    finalement, j’évoque toujours ma prostate et mes génitaux,
    qu’à travers leurs ondes,
    le plaisir en mode yin, peut prendre vie, peut s’épanouir, en moi

    mais ce ne sont peut-être plus du tout des ondes prostatiques, ni des ondes génitales
    mais un plaisir énergétique que je vis, dans tout mon corps,
    cela expliquerait aussi pourquoi, à quel point, il est différent,
    du plaisir prostatique que j’ai vécu mes deux premières années,
    à quel point aussi, les frottements sur mes bijoux de famille,
    éveillent des sensations différentes de la masturbation, radicalement différentes

    mais c’est là, juste une hypothèse, je vais juste, pour un temps, en tout cas,
    juste entretenir, caresser, des hypothèses, plus aucune certitude

    bien que tout cela, ne change rien , dans ma pratique,
    ne remet rien en question,
    ce que je vis, je le vis,
    qu’un certain édifice théorique, derrière, s’écroule, soit balayé,
    ne me cause pas spécialement problème, outre-mesure
    car je parviens tout autant à éveiller le kaléidoscope des sensations,
    de la volupté et de la jouissance, dans ma chair,
    il n’attend que moi pour se mettre à tourner et encore à tourner,
    je n’ai qu’à faire un petit signe,
    juste passer le doigt sur ma peau
    et déjà cela se met à tourbillonner délicieusement,
    le carrousel de la volupté, de la jouissance
    dont je suis l’unique passager, ravi, ébloui, comblé

    #42997
    bzo
    Participant

    une des choses que j’adore dans ma pratique,
    c’est que tous les jours il y a un progrès quelque part,
    une petite brique qui s’ajoute,
    une amélioration que je perçois
    dans l’édification du petit palais des plaisirs, dans ma chair

    c’est quelque chose que je sens très distinctement
    et qui m’apporte énormément de satisfaction,
    on se sent en route, on sent qu’on progresse,
    que notre cheminement va de l’avant,
    on sent qu’on ne fait pas du surplace
    et l’on devine que cela peut évoluer, ainsi, indéfiniment

    mon mode yin,
    c’est comme si un jour,
    j’avais pressenti qu’avec la complicité de mon corps,
    il y aurait moyen d’apprendre à parler sexuellement une langue complètement étrangère,

    interpréter totalement différemment les ondes qui se dégagent de mes génitaux, de ma prostate,
    de mes seins, de mes éjaculations, de mes reins,
    de mes mouvements, de mes gestes, de mes postures, de mes caresses,

    oui, je sens cela très distinctement, j’ai appris à interpréter au féminin ce corps,
    qu’importe que j’ai une bite, des couilles, pas de vagin, des hanches étroites,
    je sais, je peux, interpréter, désormais, ce corps, au féminin,
    partir en roue libre , ainsi,
    être comme emporté par un océan de volupté et de jouissance

    et donc, cela progresse tous les jours,
    pour compléter la métaphore de la langue étrangère,
    je la parle couramment
    mais avec chaque séance, j’apprends de nouveaux mots, de nouvelles expressions,
    des tournures grammaticales plus riches, plus subtiles,
    plus précises et plus expressives
    qui me permettent de toujours plus, de toujours mieux,
    vivre ce plaisir en mode yin

    les moments que je vis, mes amis, c’est glorieux,
    la soie est partout en moi, elle se met à bouger si facilement,
    des tempêtes de sable, de soie, instantanées,
    au moindre déhanchement, à la moindre caresse,
    au moindre effleurement de mes génitaux avec les cuisses,
    tout mon corps participe tellement

    #42998
    bzo
    Participant

    je démarre le flux
    mais je n’interviens plus, je suis juste tout à son écoute,
    il se forme, il peut arriver de toutes parts,
    je suis une éponge, m’en imbibant,
    en étant imprégné, de toutes parts

    le flux est composé des ondes qui se dégagent de mes caresses,
    de tous mes mouvements, de tous mes gestes,
    de toutes mes postures,
    évoluant, plus ou moins rapidement, dans l’espace,
    des contractions dans mon bassin, des contacts entre mes génitaux et mes cuisses,
    de doigts s’égarant dans mon anus,
    de mes hanches dansantes,
    des ondulations diverses et variées,
    de tout mon corps ou de, juste, une partie

    le flux peut naître n’importe où, à n’importe quel moment,
    en faisant n’importe quoi, interrompant pas du tout, un peu, totalement ce que je faisais,
    mobilisant juste une partie de moi-même ou entièrement

    le flux peut avoir, aussi, bien sûr, des moments entièrement dédiés à lui,
    là , il peut se déployer dans toute sa puissance, toute sa magnificence,
    ma chair s’ouvre comme des ailes géantes de papillon coloré
    qui se mettent à battre l’air
    et m’emportent pour un festival soyeux dans les airs

    #42999
    bzo
    Participant

    de retour à la case menuiserie,
    dernière bibliothèque à terminer, cela va être magnifique,
    les murs de mon nid, sont recouverts de centaines de livres
    comme d’innombrables brindilles amassées
    au cours de mes pérégrinations chez les bouquinistes

    nu, bien sûr, how else,
    cette splendide sensation, ce matin,
    de communier de plus en plus avec les matériaux avec lesquels j’entre en contact,
    c’est assez décontenançant au début,
    ce n’est pas sexuel, quoique, il y a du plaisir,
    donc c’est sans doute quand même sexuel, quelque part

    par exemple, je me suis assis par terre
    et c’est comme si ma peau commençait à fusionner au sol,
    qu’il y avait interpénétration,
    le contact était perçu comme une sorte de caresse intérieure

    je sentais le froid du parquet en matériau synthétique,
    se mêlant de plus en plus, à ma chaleur,
    ils semblaient se mélanger, former de lentes vagues,
    une soie bien particulière, bien spécifique,
    semblait être générée, dans ma chair

    du coup, je traîne par terre,
    prenant un plaisir tout particulier
    à sentir mes couilles, mes cuisses, se frotter contre le sol,
    les nombreux copeaux de bois, entre le sol et mon cul,
    je les sentais, pressés par mon poids, s’enfoncer dans ma peau
    et cela provoquait d’innombrables petites sensations
    comme je bougeais

    #43001
    bzo
    Participant

    le rythme est dansant, le rythme est chaloupé, le rythme est langoureux,
    le rythme est flux épais,
    de plus en plus épais,
    le rythme est coeur battant, sirop de vie,
    le rythme requiert toute notre attention, toute notre vigilance,
    le rythme est ce dont nous avons besoin,
    le reste est désir dans l’instant,
    le reste est corps

    le rythme siège au milieu de notre bassin,
    le rythme est à l’exact interconnexion entre un braquemart et un vagin
    qui se pressent l’un contre l’autre,
    qui se frottent, qui se fertilisent,
    avec leurs vibrations

    le rythme nous envahit, le rythme est imbibant,
    le rythme charrient des ondes,
    le rythme est un delta dansant,
    dansant de toutes ses routes, de toutes ses sinuosités glorieuses

    la roue de la soie tourne,
    l’arbre joyeux frémit de toutes ses feuilles

    #43013
    bzo
    Participant

    au lit, j’ai décidé de ne plus utiliser les mains , pour l’instant,
    plus de caresses, donc

    pourquoi? j’ai constaté une homogénéité et une puissance, bien intéressantes
    qui m’ont fait vivre une séance splendide de près d’une heure et demie

    cela tient à la nature différente de ma pratique dans le lit et hors,
    debout, assis, couché par terre, appuyé contre un meuble
    ou juste en faisant de la menuiserie, pendant mon linge, ou encore, cuisinant
    puisque je peux avoir du plaisir, en à peu près,
    n’importe quelle circonstance, n’importe où,
    je cherche la variété, je déguste, je fais du rase-motte,
    je monte un peu plus haut, je redescends,
    je visite les innombrables paysages de mon corps,
    je goûte aux spécialités sans fin, de mes terroirs

    les mains, permettent d’enrichir, d’une façon, sans équivalent,
    en dialogue avec les diverses ondes du bassin,
    c’est une musique concertante qui se lève en moi

    alors que couché, c’est tout autre chose,
    là, je cherche, avant tout, naturellement
    à monter le plus haut possible,
    à goûter aux cimes, à goûter aux cieux,
    les nuances sans cesse changeantes, apportées par les caresses,
    avec toute leur délicatesse, leur finesse et leur sophistication,
    à enflammer la peau de tous les côtés,
    sont ici moins appropriées

    la puissance seule,
    des différentes ondes du bassin, génitales, prostatiques, anales,
    sont idéales
    et génèrent malgré tout aussi,
    suffisamment de variété, de richesse, pour ne jamais s’ennuyer

    j’ai connu une telle splendide progression,
    un crescendo absolument divin,
    la jouissance a démarré et a bien duré une heure non stop,
    se terminant par l’apothéose de l’éjaculation
    où je suis complètement parti en vrille pendant trente secondes où je ne contrôlais plus rien,
    où je n’étais plus qu’un pantin désarticulé secoué par un tremblement de terre, intérieur

    mais j’ai pu y mettre une telle progressivité,
    relâcher un peu la tension, des tas de fois,
    tant que je sentais que tous les paramètres n’étaient pas optimisés
    pour le feu d’artifice final

    jouir comme cela, pendant plus d’un heure
    et puis tout lâcher soudainement, pour cette éruption apocalyptique
    qui monte de partout, comme une horde, sans fin, de chevaux au galop,
    c’était juste émouvant,
    la communion avec ma chair, comme rarement,

    juste après,
    suis resté terrassé sur mon matelas, pendant de longues secondes
    où j’étais comme cloué, je ne parvenais plus à bouger,
    tellement mon être était encore comme paralysé,
    drainée de toute son énergie,
    un ouragan avait visité la moindre cellule de mon être,
    tout était encore sens dessus, sens dessous,
    comme c’est bon de se sentir ainsi,
    de se sentir avoir été le théatre de tant d’ébats délicieux

    #43043
    bzo
    Participant

    la jouissance semblait comme un disque 33 tours rayé,
    quelques tours de sillon
    et puis cela sautait et cela recommençait,
    encore et encore,
    je n’en sortais plus

    j’étais en mode pilotage automatique,
    cela tournait et tournait, encore,
    le temps devait passer quelque part, c’est sûr,
    c’est sûr que je devais continuer encore de vieillir,
    sauf que là,
    je ne semblais plus pris dans ses engrenages,
    une autre logique régnait dans ma chair,
    une logique transversale,
    quelque chose avait déployé ses ailes en moi,
    un immense oiseau chamarré
    qui lui en avait rien à foutre du temps et de l’espace,
    juste il battait des ailes pour moi
    et moi je rebondissais comme un ballon joyeux,
    à chaque battement

    ma chair, ma chair,
    que m’as-tu fais là,
    oui, aide-moi à vivre,
    fais-moi vivre encore plein d’autres moments comme ceux-là,
    fais-moi m’épanouir dans l’instant, souverainement,
    quelle puissance dans nos ténèbres,
    tant de choses peuvent se libérer en nous

    qu’il fait bon se sentir ainsi,
    libre de son identité sexuelle, un moment,
    un homme et une femme, s’entremêlaient en moi
    fusionnaient, communiaient,
    je me caresse, je suis multiple,
    je vibre sous mes doigts, magnifiquement,
    ma peau résonne, ma peau frémit,
    ma peau chante

    la jouissance,
    c’est répétitif à l’extrême
    mais en même temps,
    rien ne parait plus neuf,
    à chaque instant

    conversation avec ma chair

    #43044
    bzo
    Participant

    ma volonté et mon désir, semblent se confondre,
    ce n’est qu’une illusion, bien sûr
    mais tout n’est qu’une illusion, jusqu’à un certain point, dans le plaisir,
    il faut juste parvenir ce que cette illusion
    devienne suffisamment dense, suffisamment forte,
    pour qu’elle se matérialise dans notre chair
    et alors déjà, c’est une sensation qui nous fait vibrer,
    qui a de la consistance, un pouvoir suprême en nous,
    qui nous semble plus réelle que n’importe quoi, au monde,
    pendant les quelques instants de l’action

    ma volonté et mon désir, semblent se confondre, donc,
    il serait plus juste d’écrire,
    que je suis totalement à l’écoute de mon désir,
    parfaitement synchronisé à lui,
    ainsi, je surfe sur la vague, à tel point,
    que je semble la mener,
    alors que je suis juste, parfaitement dessus,
    sur son museau écumant, comme à cheval

    tout semble venir se déverser,
    mon monde intérieur et celui du dehors,
    dans le creuset ardent de l’instant,
    je suis là, à califourchon dessus, en équilibre instable,
    je sens la gueule même du volcan, sous moi,
    délicieux, ineffable, brouet

    mon corps m’accorde cette fleur
    de me donner l’illusion de mener le bal,
    que c’est moi qui décide,
    je me suis totalement plié à lui
    et ainsi il m’accorde cette illusion
    d’avoir les pleins pouvoirs

    chaque cellule de l’eau, dans la vague,
    est comme un petit engrenage,
    mes mains, mes hanches, bougent lentement, très lentement,
    pour dégager la quintessencielle substance
    de ce qui s’éveille en moi,
    de ce qui s’élance, une fraction de seconde,
    essaim de libellules colorées qui voltigent, qui virevoltent

    je sens chaque engrenage qui se met à bouger,
    je les sens s’emboîter les uns par rapport aux autres,
    cela peut prendre quelques instants pour qu’ils se synchronisent parfaitement,
    les dents de chaque, bien emboîtées par rapport aux dents de celui, à côté,
    que tous tournent à la même vitesse, de concert,
    pour former la mer ondulante, dansante
    qui glisse comme un rêve éveillé dans notre chair

    la sensation court en moi, m’emplit,
    déborde bientôt de tous les côtés,
    semble m’emporter dans l’espace,
    les objets autour de moi, sont recouvertes de mes sensations,
    mon être les éjacule rythmiquement, dans toutes les directions,
    par jets denses et inlassables

    je sens que cela sort de moi, que cela asperge continuellement,
    ma chair est tellement frottée, caressée, au passage, quand cela coule ainsi,
    l’espace autour de moi, dégouline,
    mon corps est grand ouvert, par tous ses sas,
    cent mille canons à sensations, dépassent du vaisseau, tremblant et se balançant langoureusement,
    crachant leur soie

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