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20 sujets de 621 à 640 (sur un total de 762)
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    Articles
  • #43570
    bzo
    Participant

    je n’en finis pas de jouir ce soir,

    ma chair semble une coupe de champagne

    dans laquelle je trempe mes lèvres,

    inlassablement

    #43571
    bzo
    Participant

    c’est vraiment tout un art de se caresser,

    goûter à sa peau avec les doigts

     

    j’ai pas mal questionné le rôle des mains,

    encore dernièrement,

    j’ai toujours senti

    que c’était quelque chose à remettre souvent en question

    pour progresser,

    tellement leur rôle peut être important, décisif

     

    on peut en faire trop,

    j’en sais quelque chose,

    comme on peut en faire pas assez,

    j’en sais quelque chose aussi

     

    mais les mains appartiennent à la chaleur de la peau,

    définitivement

    mais sans doute pas constamment,

    libre doivent être les mains,

    de devenir paresseux, ici ou là,

    de s’attarder, de traîner,

    de faire même un petit somme,

    dans un coin ou à côté

     

    c’est dans les doigts que notre créativité, que notre imagination,

    sont à même,  le mieux de s’exprimer,

    laissez les gambader librement, au gré du désir

    ils devraient être comme des oiseaux, libres d’aller et venir,

    atterrissant ici et là

     

    ils ont cependant un terrain de prédilection,

    les seins et leur pointe respective,

    ah, comme ils aiment traîner par là, chez moi,

    cabrioles, entrechats, picotage, sautillement, frottement,

    chipotage, pressage, pincement, effleurement,

    retournement, virage serré,

    retournement, virage pas serré,

    prise en main massive,

    les paumes comme des soucoupes qui entourent,

    les paumes comme des soucoupes qui frottent circulairement,

    les paumes comme des soucoupes qui soulèvent, qui soupèsent

     

    les mains sont des lutins gentils et bien lubriques comme il faut

    courez, courez, par monts et par vaux

    et n’oubliez pas de temps à autre,

    ma petite crevasse derrière,

    elle aime aussi quand vous vous égarez dedans,

    mes petits lutins fouineurs,

    farfouilleurs petits diablotins,

    plongez dans les profondeurs de mon trou trou,

    tout seul, à deux ou à trois,

    tournicotez, sortez, entrez,

    tournicotez, entrez, sortez,

    faites-moi en voir de toutes les couleurs

     

     

     

     

    #43575
    bzo
    Participant

    mon sexe se durcit progressivement,

    je le sens entre mes cuisses qui monte par paliers,

    il redresse la tête puis se recourbe dans la foulée,

    le gland semble trop lourd, pour l’instant encore,

    pour la hampe, encore mal assurée,

    plus molle que raide,

    épaissie un peu, au mieux, disons

    mais la consistance vient peu à peu

    et le voilà qui se dresse plus en plus à la verticale

     

    ma chère petite tour de Pise personnelle,

    point d’attraction de toutes les touristes du monde,

    hum, j’exagère un peu, là…

    il y en aurait quelques unes, déjà, béates d’admiration, devant,

    l’entrejambe tout humide de le contempler,

    si splendidement se dressant devant elles,

    majestueux, tentateur,

    avec une envie irrésistible de grimper dessus,

    ce serait déjà pas mal

     

    mon sexe se dresse donc,

    sous l’effet d’un flux intense d’ondes prostatiques

    qui le chatouillent de l’intérieur,

    c’est le pont d’Avignon , dedans, pour l’instant,

    on y danse, on y danse, joyeusement

     

    je suis le cul contre le bord de la table,

    dans une de mes positions favorites,

    aves les hanches comme basculées vers l’avant,

    les cuisses fort écartées,

    m’offrant des angles d’attaque pour les contractions, totalement inédits

    elles montent l’une après l’autre,

    semblant comme empoigner dans une main , ma prostate,

    la presser sans relâche comme un citron

    pour en extraire le jus,

     

    et elle aime cela, la coquine

    en retour, j’ai un flot abondant d’ondes

    que je parviens dans cette position si particulière

    à rediriger quasi exclusivement vers mon sexe

    qui lui aussi, aime tellement cela,

    tous ces titillements,

    comme une colonne de douces et frémissantes fourmis

    qui  fondent en cours de route

     

    rien à jeter là-dedans, dans cet afflux de sang

    que j’ai toujours dans cette position,

    de la  raideur à l’air libre, sans risque d’éjaculation,

    plaisir délicieusement ambigu, aussi

    je me sens terriblement mâle,

    d’avoir mon sexe qui se dresse de plus en plus,

    de le sentir, de plus en plus dur

    mais en même temps, je balance mes hanches,

    avec une telle langueur et une telle lascivité,

    pas très masculine comme houle,

    pas du tout même

     

    j’adore tellement ce genre de contraste,

    me sentir ainsi, en même temps,

    femelle en chaleur jusqu’aux bouts des ongles

    et puis  avec le braquemart dressé, comme vibrant,

    avec la très mâle envie de l’enfouir,

    dans le premier orifice qui se présente

     

     

    j’ai envie d’aller fouiller avec un doigt ou deux,

    derrière, dans ma petite crevasse

    mais je dois me retenir,

    une sensibilité dans l’orifice chéri,

    me fait craindre un début d’hémoiroide,

    je dois laisser tranquille tout cela pour quelques jours,

    je devrais lubrifier plus durant mes doigtages ,

    je crois que cela joue, à un effet néfaste

     

    #43576
    bzo
    Participant

    je sors d’une autre superbe séance au lit,

    un peu plus d’une heure,

    que de soie remuée, encore

     

    j’ai encore dans les oreilles,

    les longues et douces plaintes, dans mes gémissements,

    elles sont tellement caressantes

    mais ça sort comme cela,

    c’est le reflet de toute cette soie qui bouge en moi

     

    mes seins attiraient mes doigts irrésistiblement, par moments,

    comme c’est bon de poser les mains dessus

    et de commencer à les bouger,

    ma peau s’enflamme tellement à leur contact,

    j’ai la sensation de caresser deux globes bien bombés

    et puis leurs pointes sont si sensibles,

    comme j’aime les accrocher, négligemment, au passage,

    puis passer et repasser dessus,

    je les titille, je les frotte, je les racle,

    je les pince même un peu

     

    mais d’une manière générale, j’utilisé beaucoup moins les mains,

    ce sont comme cela de brusques flambées

    où d’ailleurs je me mets automatiquement en mode , 100% prostatique,

    cuisses écartées, donc,

    rien que des contractions, en bas,

    la sensation de pénétration ainsi

    et de me faire l’amour avec  ardeur, avec passion,

    est absolument divine

     

    alors que quand je referme les cuisses,

    que je les laisse jouer avec mes génitaux,

    les bras redeviennent passifs,

    je sens beaucoup mieux tous mes gestes, tous mes mouvements, toutes mes positions

    pour reprendre une expression que j’ai pas mal utilisée, ces derniers temps,

    je sculpte les sensations en bougeant, en changeant de posture

     

    et puis je sens tellement le yin,

    c’est une caresse tellement généralisée de tout mon intérieur,

    comme une mer de soie qui danse en moi

    j’ondule,  encore et encore, je deviens capiteux,

    tout en courbes dansantes, en arabesques lancinantes,

    je suis en mode full liane lascive

     

    la jouissance me vient,

    presque sans que je m’en rende compte,

    je glisse dedans comme emporté tout en douceur par un tapis roulant

    je semble presque léviter, à présent,  dans ma chair,

    ballotté à gauche, à droite, au gré de mes mouvements,

    léger, incroyablement léger,

    avec partout, toujours, toute cette mer de soie qui remue en moi

    qui me caresse de tous les côtés

    #43577
    bzo
    Participant

    ah, par rapport à quelque chose que j’ai rapporté plus haut,

    je ne suis plus parvenu à reproduire en rue,

    cet état de béatitude et de sérénité, généralisées, de l’autre jour,

    où je parvenais à me lâcher dans l’instant,

    comme durant ma pratique

     

    dans les rues grouillantes  de mon quartier,

    comme un buvard , m’imbibant du monde autour,

    juste être là, dans l’instant et dans l’espace,

    comme une petite flamme dansant librement

     

    c’était donc un “one shot”

    mais sans doute, comme avec la pratique,

    il fallait ne rien attendre, après,

    ressortir le lendemain, en ayant oublié tout cela,

    ne pas essayer de recréer les conditions

     

    pas sûr de le recette à appliquer pour revivre cela,

    sans doute aucune,

    il n’y a pas de recette, juste le faire,

    juste le faire,

    juste être,

    être un instant, bien accordé au monde,

    bien accordé à soi-même

     

    n’y suis, en tout cas, plus parvenu,

    depuis,

    pas grave, pas grave,

    jouissons en attendant,

    jouissons beaucoup,

    en attendant la sérénité et la paix intérieure

    #43578
    bzo
    Participant

    hé hé,

    je suis déjà un orgasme plus loin,

    depuis que j’ai écrit mon texte, juste au-dessus,

    comme c’est bon d’avoir tout cela, tellement à portée,

    tellement disponible

    #43579
    bzo
    Participant

    ici,

    reflets d’un dialogue incessant

    avec ma chair

     

     

    #43582
    bzo
    Participant

    appuyé contre le bord de la table,

    les genoux , plus ou moins pliés, cuisses plus ou moins écartées,

    les bras de part et d’autre de mon corps,

    prenant bien appui, faisant levier,

    me permettant de  monter et de  descendre sur mon axe,

    comme si je chevauchais

     

    c’est le périnée roi, cette position,

    les contractions partent tellement de là,

    j’y ai un tel accès,

    il semble devenir comme mon centre de gravité, mon centre opérationnel,

    tout semble être actionné de là

    et la prostate, derrière, fournit les munitions,

    ensemble, ils semblent être comme un canon gros calibre,

    que je recharge constamment et qui fait feu  vers le haut

     

    le coup monte dans mon bassin,

    sur le passage de l’obus d’ondes prostatiques,

    toute ma chair semble fondre délicieusement ,

    il monte  un temps,  compact, dense,

    mais au fur et à mesure, semble commencer à se disperser,

    en un faisceau de frisson chauds et soyeux qui s’élargit vers le haut

    qui  enfin, vient emplir , un instant, ma tête , de plein d’étoiles

     

    le grand étalon est en moi,

    dans cette position,

    tout mon intérieur semble empli par un pal

    dont les frottements le transforment en un matériau incandescent,

    en fusion permanente, en éruption permanente,

    je n’arrête pas de jouir,

    mes yeux sont  révulsés,

    il n’existe plus que cette chevauchée, cette montée et descente sur l’axe,

    les articulations de mes chevilles et de mes genoux, en prennent un coup,

    tellement de mon poids, je me laisse aller

     

    et je monte et je descend, et je monte et je descend, et je monte et je descend

    et je n’arrête pas de jouir,

    je hurle,  j’en ai les yeux remplis de larmes de bonheur,

    je suis dans un monde parallèle de plaisir,

    je ne vois plus rien, l’orgasme regarde à travers moi,

    voit le monde entier, le laisse me pénétrer par le regard,

    m’offre au monde, aux objets, aux murs

    ils viennent profiter de l’occasion,

    s’engouffrer tous en moi,

    tellement je suis devenu tendre, ouvert, accueillant,

    baisable à merci, chair en rut, chair en flammes,

    chair en décomposition et en recomposition, spontanées

     

    dans mon cul, ce matin, un énorme étron, attendait d’être expulsé

    mais il est bien là où il est,

    je le veux là pour le moment,

    comme un masseur oublié, né de ma chair,

    participant de toute sa masse à la pénétration,

    je le sens en moi qui semble monter et descendre,

    rendu malléable, bougeant,

    de toute sa taille, de tout son volume, qui semble participer à l’effort du pal,

    contribuer à le rendre encore plus massif, plus transperçant,

    pénétrant encore plus efficacement dans ma chair

     

    je termine d’écrire ces mots, cela me démange de partout,

    mon sexe n’arrête pas de couler et je me tripote sans arrêt les seins,

    ma prostate est en feu, mon bassin n’arrête pas de bouger

     

     

     

    #43584
    bzo
    Participant

    je me relis,

    un joli rut, bien débridé, ce matin

     

    c’est ce que j’aime aussi avec ma pratique,

    à certains moments, c’est cela,

    totalement animal, totalement viscéral, totalement tellurique,

    de la bite, de la chatte,

    leur rencontre frénétique, dans mes tripes

     

    et puis à d’autres moments,

    c’est quasi une communion mystique, entre mon corps et moi,

    je m’envole tout en douceur, irrésistiblement,

    comme sur un tapis volant de volupté,

    le monde n’est plus que soie chaude et frissonnante,

    la connexion à mon corps,

    semble se prolonger jusqu’au plus profond des entrailles de  la terre,

    je me sens connecté aux éléments,

    je me sens connecté à tout le règne animal,  à tout le règne végétal,

    connecté aux minéraux,  connecté au vent,  connecté aux océans

     

    j’aime les deux, définitivement, sans restrictions,

    il ne faut pas me demander de choisir,

    je ne le ferais pas,

    j’aime l’animal en moi,

    prêt à copuler,  en bavant, râlant, léchant, mordant,

    me sentir pris  comme une bête

    et en même temps,

    me sentir prendre comme une bête

     

    j’aime sentir mes mouvements, mes gestes, mes postures, féminisés

    quand le yin s’est emparé des commandes de mon corps,

    toute cette divine lascivité qui exsude de tous les pores de ma peau,

    je me sens capiteux,  un univers de courbes, d’ondulations langoureuses,

    ouvert par en-dessous, ouvert de partout,

    prêt me laisser emporter , sans rien retenir, me donner sans restrictions,

    me sentir pris jusqu’au fond de l’âme,

    chatoyant, paré de mille couleurs, comme déployant des ailes,

    incandescence épanouissante

     

    comme j’aime aussi,

    quand cela ne semble presque plus sexuel,

    la connexion semble être devenue autre chose,

    un moment de transe tranquille,

    comme dérivant dans un espace intérieur, bien à moi,

    il semble ne plus y avoir de cloisons, nulle part,

    l’infini semble à portée de main

     

     

    #43585
    bzo
    Participant

    par moments, j’ai la sensation que mon sexe va exploser

    tellement il est empli d’ondes prostatiques, se ruant n’importe comment, dedans,

    tournant, un instant, follement, comme des poissons dans une nasse

     

    c’est comme si la tuyauterie, soudainement,  était devenue trop exiguë

    pour le flux qui cherche à y passer,

    ou encore, comme un sous-marin qui est descendu trop profond,

    la pression est devenue trop grande,

    l’eau entre de toutes parts,

    les parois se désolidarisent,  se disloquent, les rivets cèdent

     

    mon sexe semble se disloquer, se fissurer

    la pression des ondes prostatiques est devenu trop grande

    mais c’est de l’ineffable sous haute pression qui cherche à s’évader par toutes les jointures,

    je n’en finis pas de soupirer, de râler, tellement c’est délicieux,

    cette sensation de fissuration soyeuse, de fourmillement

     

    les muscles de mon périnée, sont tendus à l’extrême,

    déviant sans discontinuité, à chaque contraction,

    la course des ondes vers mon pénis,

    alors que normalement, elles foncent vers le haut,

    le local de chair mollassonne,  n’est pas sur leur trajectoire habituelle,

    elles sont plutôt habituées aux grands espaces,

    là, il y a collisions et culbutes, en série, à haute vitesse,

    cela me fait des picotements  tellement délicieux,

    mon sexe s’en lève lentement

     

    je voudrais bien m’enfoncer aussi un doigt dans l’anus,

    jouer un peu dedans

    mais avec l’hémorroïde qui y sévit pour l’instant,

    je ne peux qu’effleurer la crevasse, l’enfoncer très légèrement, rester à l’entrée,

    laisser le temps à la sale bête de se calmer,

    de retourner se coucher dans sa caverne,

    pour que je puisse à nouveau y laisser errer sans restrictions,

    mes petits lutins fouineurs, mes petits lutins plongeurs , à la curiosité insatiable,

    mes bouts de doigt

     

     

    #43594
    bzo
    Participant

    notre corps,

    notre défi silencieux,

    le défi d’une vie

     

    oh, bien sûr, il y a bien d’autres choses, ici bas,

    il y a les autres, il y a les tragédies, il y a les enfants,

    mais à titre personnel, à titre intime,

    notre corps nous propose un défi,

    un défi de rapprochement, un défi de découverte,

    un défi d’exploration, un défi d’apprentissage

     

    notre corps nous propose un parcours,

    un parcours parallèle, à partager de temps à autre, très brièvement

    tant de lames à déjouer dans la solitude,

    mais il y en a qui peuvent se révéler amicale,  chaleureuse,

    qui peuvent se révéler incandescence, communion, jouissance

     

    l’émotion efface nos frontières, nous fait palper le réel, un instant,

    la réalité sensible, celle qui est enfouie au fond de nos os, dans notre sang,

    les sensations sont nos ailes dans l’invisible

     

    #43595
    bzo
    Participant

    ce matin, je me suis éveillé

    et mon corps, spontanément, s’est mis à danser, à onduler, sous le drap,

    mes mains, sont parties en balade sur la peau,

    des contractions montaient,

    mes cuisses se sont serrées tout contre les génitaux

    et c’était parti, pour une demie heure de jouissance et de volupté

    doucement débridée

     

    des mots couvaient aussi en moi, beaucoup de mots

    qui se bousculaient dans ma tête, entre deux râles, deux gémissements,

    dans un coin de ma tête, il y avait toujours un peu de place,

    entre les  feux d’artifice qui explosaient de tous les côtés,

    pour les mots

     

    comme des petits cubes, je jouais avec,

    fabriquais des phrases avec,

    partout sur eux,

    il y avait les innombrables reflets de toutes les couleurs qui dansaient,

    des fusées éclataient,

    qui formaient des bouquets colorés et chatoyant,

    comme un océan dans ma tête

     

    pluie de soie dans tout mon être,

    oh comme c’est bon de jouir et d’être empli, ainsi, d’une volupté ineffable,

    de bon matin

     

    trouver, instant après instant,

    des accords dans son corps,

    des accords, avec son corps,

    éveiller, instant après instant,

    l’harmonie sauvage des sensations,

    en soi

     

    le bouquet vibrant, le bouquet ardent,

    des sensations,

    au début, il n’y avait que quelques maigres brindilles, isolées,

    dans un coin,

     

    peu à peu, cela a poussé, cela a grandi,

    aujourd’hui, à la moindre sollicitation,

    c’est un bouquet somptueux qui empli tout mon être,

    un bouquet qui jaillit de tous les côtés

     

    tout mon intérieur,

    n’est plus qu’un vagin soyeux, chaud et frissonnant,

    l’océan

     

    qui couve, qui berce,

    son petit animal de compagnie, son érection, en lui,

    oh, je le sens grossir, je le sens faire des va et vient,

    je le sens frotter, je le sens fouiller,

    pénis d’ondes des contractions, divin braquemart, en moi

    moi qui ne suis plus qu’un vagin accueillant, ouvert,

    prêt à vibrer

     

    des milliards de récepteurs, mon être sensible,

    frissons dans la basse cour,

    cela se met à danser, à onduler, de tous les côtés,

    oh mon poulailler, oh mon coq, oh juste vivre l’instant

    et sentir cette divine communion,  de tout mon être, en moi

     

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par bzo.
    #43597
    bzo
    Participant

    et ça continue,

    il y a quelques instants, quel orgasme splendide,

    pendant de longues secondes,

    assis dans mon fauteuil de bureau,

    la tête rejetée en arrière, les paupières fermées,

    les reins cambrés,

    un doigt, enfoncé bien profond, dans mon cul,

    une main agrippant un sein,

    les hanches dansant très lentement,

    des contractions comme des lames de fond, montant,

    tout mon être, balayé de vibrations, de bas en haut

    #43598
    bzo
    Participant

    splendides moments

    mais mon hémorroïde m’a fait sentir à l’instant

    que je n’aurai peut-être pas du

     

    l’infame bestiole a pris ses quartier dans mon anus,

    il s’y sent à l’aise pour l’instant,

    il est bien au chaud, à l’abri,

    il commence à m’emmerder sérieusement,

    plus trop moyen de faire joujou,

    avec mes doigts là-dedans,

    comme je veux

    #43599
    bzo
    Participant

    le plaisir ultime, en solitaire,

    c’est vraiment être capable de vivre le moment,

    en même temps, au féminin comme au masculin,

    l’expression, se faire l’amour,

    prend vraiment tout son sens

     

    on s’enlace, on se caresse, on se pénètre,

    l’instant devient un lit ardent,

    l’instant devient une chevauchée magique

     

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par bzo.
    #43604
    bzo
    Participant

    la réalité dans laquelle nous vivons,

    dans l’instant,

    est  notre réalité sensible,

    ce muet ring dans l’invisible,

    où il y a un  incessant combat de boxe,

    pour le meilleur et pour le pire

     

    au-delà, il y a un infranchissable espace

    entre le monde et nous

    et le temps qui nous décale sans cesse

    par rapport aux autres,

    comme à des rives,

    à la fois si proches et si inaccessibles

     

    parvenir, un instant,

    à  injecter massivement notre désir,

    dans cette réalité sensible,

    le plus longtemps,  le plus fort, possible,

    pour que tel le sphinx,

    notre plaisir puisse renaître et renaître, encore ,

    toujours aussi neuf et resplendissant,

    à chaque fois

     

    #43605
    bzo
    Participant

    la douceur de mes gémissements,

    quand je jouis,

    est un enchantement pour les oreilles,

    divine musique,

    montant de mes entrailles

     

    caresse infiniment soyeuse

    qui va et vient dans ma chair,

    comme un voile soulevé,

    au hasard par le vent,

    des lianes heureuses,

    ondulent en moi

    et bruissent

    de toutes leurs feuilles

    #43606
    bzo
    Participant

    pour la première fois depuis bien longtemps,

    je me suis enfermé dans les toilettes de ma boîte,

    pour m’offrir quelques moments de détente voluptueuse, de sensualité débridée,

    tout seul, comme un grand

     

    forcément, deux années de covid et de télétravail,

    ça m’a quelque peu, éloigné des lieux et de ce genre de pratique, hors de chez moi,

    on n’a commencé à retourner sur place,  un jour par semaine,

    que depuis un peu plus d’un mois

    et je n’avais pas trop la tête à cela,

    je me réacclimatais

     

    mais là, pour la première fois, deux jours par semaine,

    j’ai repris directement mes petites habitudes

    et j’ai pu mesurer durant ces quelques minutes d’intimité ardente,

    debout dans les toilettes,

    à quel point, en deux ans, j’ai fait des progrès

     

    la tête, un peu penchée en avant, le front appuyé contre le mur,

    le pantalon et le slip  baissés, mes cuisses venant se frotter contre les génitaux

    tandis qu’en même temps, des contractions montaient,

    j’avais une main qui s’égarait avec passion sous la chemise,

    caressant un sein, l’agrippant, le pressant,

    s’éloignant un  peu, frottant tout autour

     

    j’aimerai pouvoir faire ressentir  quelques instants à ceux qui me lisent,

    ce que j’ai vécu,  durant ces quelques minutes,

    les mots, aussi riches, aussi , puissants, soient-ils,

    ne pourront restituer jamais les sensations elles-mêmes,

    l’état de transe sexuelle copulatoire

    dans laquelle j’ai été plongé instantanément,

    à quel point c’était réel,

    à quel point, je me baisais,

    à quel point je le vivais

     

    le yin et le yang, désormais,

    sont tellement libres et capables de venir prendre possession de mon corps,

    le processus est devenu tellement affuté, tellement puissant,

    que là en ces lieux, éloignés de mon bac à sable habituel,

    dès que je me suis mis en mouvement,

    dès que les contractions ont pris leur rythme de croisière,

    celui d’une pénétration langoureuse, calme et fouillant  minutieusement,

    accélérant, ralentissant, changeant de trajectoire, variant les effets

     

    la perfection, la finesse, et la précision,  des sensations,

    étaient éblouissantes,

    à quel point, je ressentais en même temps

    cette ivresse mâle toute particulière, d’avoir un  gourdin gorgé de sang, dressé ,

    on se sent tout puissant de pouvoir pénétrer ,

    d’aller et venir en quelqu’un, avec

     

    et en même temps, avec une parfaite clarté,

    je sentais un dard remonter en moi,

    me fouiller, mettre le feu partout sur son passage,

    mes hanches dansaient, je m’ouvrais, j’accueillais, je réceptionnais,

    je me laissais aller, entraîner,  de plus en plus,

    par ce petit bélier qui me rendait instantanément fou de bonheur,

    faisant fondre mes entrailles avec ses va et vient

     

    je poussais un gourdin, je le  frottais autant que possible,

    je jouais avec, je changeais sa trajectoire

    et directement, je sentais le yin,

    comment il réagissait, au quart de tour à chacune de mes variations,

    de mes changements de vitesse ou d’angle de remontée,

    c’était une parfaite symbiose, une parfaite coordination,

    la perfection d’une union où une seule chair se dédouble

    pour dans la foulée, immédiatement fusionner ardemment

     

    comme je me baisais,  comme c’était passionné,

    comme je me sentais amant,  comme je me sentais amante,

    nous nous réunissions, nos corps se fondaient l’un dans l’autre,

    c’était splendide,

    être capable de vivre des moments comme cela,

    quelle merveille, quelle chance unique

     

     

     

    #43607
    bzo
    Participant

    à la découverte de son corps,

    à la découverte du corps de l’autre,

    chercher à s’unir de tout son être,

    se plaquer contre toute chair chaude,

    palpitante, vibrante, pleine de vie,

    la mort nous aura, toute à elle, bien assez tôt

     

    on n’existe vraiment que quand on est ému,

    le reste du temps, on est comme un poisson hors de l’eau,

    on ne s’agite plus, avec l’expérience , on économise l’air,

    jusqu’à la prochaine possibilité de respirer un peu

     

    l’âme, à fleur de peau, comme dans les profondeurs,

    se déguste, un  instant, par les émotions,

    plonger à la suite du dauphin,

    le saisir par l’aileron,

    vers la lumière éblouissante, dans les ténèbres

    #43608
    bzo
    Participant

    autant ma pratique en mode yin, m’apporte satisfaction,

    me fait vivre des moments splendides au quotidien,

    autant je dois dire que mes tentatives pour réactiver une pratique purement prostatique,

    du genre de celle que j’avais dans mes premières années,

    mais sans masseur,

    se sont révélées un échec

     

    d’où une certaine frustration

    car j’ai vraiment la conviction que ces deux pratiques en synergie, dans mon quotidien,

    seraient splendidement complémentaires

    et alors je serai vraiment totalement comblé

     

    j’ai déjà décrit en long et en large ce que m’apporte ma pratique en mode yin,

    le plaisir dans tout le corps, la volupté, la jouissance,

    la sensation de complicité, de communion, avec son corps,

    la possibilité de mêler à mes faits et gestes du quotidien, aussi banals soient-ils,

    ne fusse que pour quelques secondes

     

    mais je dois avouer que ce n’est toujours pas assez,

    même si la jouissance est là, même si j’ai des orgasmes de temps  à autre,

    la formidable explosivité, répétitivité, pure puissance et longévité dans la durée, des orgasmes prostatiques,

    me manquent

     

    bien sûr,  comme je l’ai déjà écrit, si je devais choisir entre les deux,

    je n’hésite pas une seconde, je choisis mon mode yin,

    là n’est pas la question

    mais les deux ensemble, ce serait parfait, vraiment parfait

     

    j’imaginerais bien comment se déroulerait une journée de congé, ainsi,

    quand je suis seul à la maison et sans visiteur,

    mon mode yin, m’accompagnerait

    et puis en soirée, plutôt en fin de soirée,

    en conclusion, en clôture, en finale, du cycle de festoiement intime avec mon corps,

    une demie heure, une heure, en massage prostatique,

    ce serait la cerise, une grosse cerise, sur le gâteau

     

    là, j’ai le gâteau, mes minutes auront formé un immense et délicieux gâteau,

    que j’aurai dévoré à pleines dents

    mais il me manque la cerise, une belle cerise grosse comme une pomme

    pour conclure grandiosement

     

    rien à reprocher au mode yin,

    mais ma psychè, ma libido, mon corps,

    sont ceux d’un homme,

    par ailleurs, j’ai déjà vécu des orgasmes prostatiques,

    pendant deux ans, j’en ai eu à volonté, en veux tu, en voilà,

    donc, je dois avouer que cela me manque quelque part

     

    quelles raisons, à cet échec pour l’instant?

    difficile de répondre,

    il y a là, sans doute, plutôt, un faisceau de raisons,

    d’une part , le manque de temps,

    remettre en selle, ma pratique prostatique exigerait du temps, de la patience,

    insister, pratiquer, pratiquer,

    or du temps, malgré que je ne sois pas marié, pas d’enfants,

    que je ne parte jamais en vacances,

    pas de cercle d’amis qui me happe dans un tourbillon d’occupations

     

    mais le simple fait d’avoir 8 heures par jour qui partent pour le travail,

    gagner son pain,

    cela ampute déjà d’un tiers de la journée,

    8 heures que j’aurai pu consacrer à lire, à écrire, à me balader en forêt,

    et puis à pratiquer, à jouir, à avoir des orgasmes,

    à mener à des hauteurs toujours plus vertigineuses

    la complicité, la communion avec ma chair

     

    et puis, il faut avouer que mon mode yin est très envahissant,

    dès que je me mets au lit,

    il m’est si facile, en un instant, d’être envahi de volupté,

    c’est si bon de sentir mon bassin commencer à danser,

    mes mains se balader sur ma peau,

    c’est irrésistible, tellement jouissif

     

    alors que pour retrouver une pratique prostatique,

    il faudrait pouvoir se retenir de cela,

    reste plus immobile, se concentrer sur sa prostate,

    ne pas laisser mes cuisses se rapprocher de mes génitaux,

    ce qui provoque en moi, directement,

    tellement d’ondes délicieuses,

    c’est devenu si facile de passer en mode yin, de vivre mon corps au féminin,

    de jouir et encore de jouir ainsi

     

    il faudrait du temps, des heures et des heures,

    pour faire revivre une pratique, rien qu’avec des ondes prostatiques,

    j’ai tellement habitué ma prostate à fonctionner en synergie avec mes génitaux,

    à dialoguer entre eux,

    que je devrais refaire tout un travail sur moi-même,

    avoir une petite traversée du désert,

    le faire accepter de mon corps,

    passer de longues minutes, voir des heures, sans volupté partout en moi,

    sans ces divines ondulations qui me caressent partout l’intérieur,

    les vagues de la mer de soie, omniprésente, me frottant,

    me frottant de plus en plus ineffablement

     

    peut-être la clef serait, de vraiment tout recommencer à zéro,

    avec un masseur,

    peut-être mais j’ai pas du tout envie

    de me replonger un bout de plastique dans l’anus

     

    dans deux ans et demie, la retraite,

    je m’y prépare, j’amasse les bouquins, les albums d’art,

    j’aurai enfin tout mon temps,

    le tantrisme aussi, les extases tantriques, j’ai tellement envie d’explorer,

    les énergies, leur musique, elles sont tellement multifacettes,

    j’ai envie de les vivre le plus possible sous toutes sortes de forme

     

    dans la forêt aussi,

    j’ai senti tellement de possibilité,

    quelque chose se passe là, une énorme fête,

    à laquelle je sens que mes énergies pourraient me faire participer,

    dans le silence de l’immobilité, il y a des chemins, des voies étroites, à emprunter,

    pour communier avec les arbres, le  ciel, le vent,

    les énergies sont aussi la clef

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