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    Articles
  • #44594
    bzo
    Participant

    heureusement l’éjaculation a fini par venir,

    arrêt net d’ être secoué dans tous les sens, sur mon lit,

    haletant, pantelant,

    la tête comme un métronome,

    de gauche à droite, de droite à gauche,

    sur le coussin

     

    je m’assourdissais avec  mes gémissements,

    je n’en pouvais plus,

    j’avais mal à la gorge de râler,

    je voulais que cela se calme un peu,

    que le plaisir tire une dernière grosse cartouche

    et puis que cela s’apaise définitivement,

    pour aujourd’hui

     

    que j’aille faire un peu de gymnastique et de yoga,

    la chair repue, la chair assagie,

    pour cette nuit,

    demain, cela recommencera,

    aussi flambant neuf,

    ayant ressuscité de ses cendres,

    toujours plus riche de nuances,

    toujours plus riche d’intensité

    #44595
    bzo
    Participant

    c’est la saison des éjaculations, chez moi, pour l’instant

     

    hier soir, comme le texte, juste au-dessus, le signale

    et une, ce matin,

    je devais encore avoir dans la chair,

    les échos de l’explosion de celle d’hier soir

    car ce matin, une envie forte de sentir à nouveau,

    mon corps se déchirer, se tordre, massivement, de l’intérieur,

    tandis qu’un torrent de lave chaude et incroyablement douce,

    m’entraîne à toute allure

     

    je me suis mis au lit et puis vogue la galère,

    la mer est devenue de plus en plus tempêtueuse, rapidement

    pourtant, mes gestes, mes mouvements, restaient incroyablement doux,

    je me tordais, j’ondulais, bien lentement,

    les cuisses qui s’affairaient sur mes bijoux de famille,

    avec persistance et ténacité

    mais avec beaucoup de calme, de douceur,

    que la mayonnaise monte dans les règles de l’art,

    pas de précipitation,

    ne pas perdre une goutte de ce nectar ineffable

     

    c’est ainsi, en fait, que ma peau s’enflamme le plus,

    sous des caresses, des contacts qui prennent leur temps,

    qui prennent le temps d’explorer chaque millimètre carré de peau

     

    et puis les contractions,

    à chaque fois qu’une montait,

    c’était comme un gourdin qui naissait entre mes cuisses,

    montait en faisant fondre délicieusement mes entrailles

    et venaient exploser en une pluie d’étoiles de soie

    derrière mes yeux

     

     

    la peau de la cuisse et de mes couilles, de mon sexe,

    semblent fusionner par moments,

    tellement l’intensité des ondes semblent les réunir,

    en passant de l’un ou de l’une,  à l’autre

     

    mes mains, telles des lianes, entouraient mon torse,

    courant lascivement, lentement, autour,

    descendaient , de temps à autre,

    caresser les cuisses, les fesses,

    un doigt ou deux, allaient régulièrement, s’égarer dans ma petite crevasse,

    fouiller la grotte,

    oh comme cela s’emballait immédiatement,

    tellement tellurique

     

    il faut décidément que je trouve un jour le temps

    pour me consacrer uniquement à de l’exploration anale,

    en mode yin, c’est tellement excitant, ce doigt ou deux,

    que je glisse là-dedans,

    mon bassin s’enflamme tellement,

    grandiose, apoplectique,

    je rue comme un cheval fou,

    je danse comme un bilboquet

    dont la tige est le doigt ou deux, enfoncé(s)

     

    cela n’aura durer qu’une petite demie heure

    mais l’intensité était remarquable,

    n’a faibli à aucun instant

    #44596
    bzo
    Participant

    tout cette viande, tout ce sang, tous ces os, tous ces nerfs

    tout ce paquet de nature brute, anonyme,

    dans laquelle nous nous sommes éveillés,

    dans laquelle nous nous consumons comme une chandelle

     

    faire honneur à la chair,

    se connecter au cours le plus large qu’il y a en nous,

    l’échappée belle, belle, belle,

    l’effacement momentané,

    la splendeur de la jouissance

     

    la volupté comme un moment de grâce,

    fragile cristal, lueurs d’éternité,

    l’obscurité s’est entrouverte,

    l’obscurité s’est refermée

     

     

     

    #44597
    bzo
    Participant

    une respiration après l’autre,

    mille fois, cent mille fois, sur la journée,

    cela nous parait aller de soi,

    on n’y fait pas attention,

    pourtant c’est magique, en soi, à chaque instant

     

    j’imagine que quand on est en train de mourir,

    c’est là qu’on prend conscience de notre souffle,

    quand il est en train de s’en aller irrémédiablement,

    qu’il se ralentit de plus en plus, qu’il se fait rare

     

    pour l’instant, le mien a des embardées,

    est chaotique, accélère, décélère,

    stoppe complètement, par moments,

    redémarre brusquement, à toute vitesse,

    le chant est dans ma chair,

    bruissement généralisé de la volupté,

    à tous les étages,

    comme le vent parmi les arbres,

    d’une forêt

     

    l’écoute intérieure favorise aussi,

    la perception de son souffle,

    avec aussi, celle de ses gémissements, de ses râles, de ses cris,

    tout cela semble m’entourer, me décorer,

    comme pour une sortie de jour de fête

     

    ma voix se fait tellement plaintive, par moments,

    avec une telle douceur dedans,

    on semble ne pas passer loin d’une terrible douleur,

    je me sens de plus en plus comme une offrande,

    dans le moment,

    une offrande au terrible honneur de vivre, un instant,

    la splendeur semble être sans limites

     

     

     

     

     

     

    #44599
    bzo
    Participant

    j’ai vraiment un corps magnifique,

    mais alors, magnifique,

    vous n’avez pas idée…

     

    enfin, comprenez cette affirmation comme il faut l’entendre,

    je ne veux pas dire que j’ai un corps sculptural,

    une vraie statue grecque ambulante

    qui fait pâlir d’envie tous les hommes,

    leur fait honte d’avoir la bite qui durcit un peu,

    sur mon passage, malgré eux,

    qui fait se tourner tous les regards de femme,

    éveillant des chaleurs dans leur bassin

     

    non, je veux dire par là, ce que vous savez déjà,

    mes millions de lecteurs fidèles

    car au fond, je ne fais que me répéter,

    je varie, je varie, enfin j’essaie

    mais je parle, en fait, toujours de la même chose,

    je suis un peu comme un oiseau sur sa branche,

    je siffle toujours les mêmes notes,

    joyeusement, à tue-tête

     

    non,

    un corps qui a la moindre sollicitation de ma part,

    à la moindre petite envie,

    exauce mes souhaits intimes, les plus ardents,

    de plaisir intense et riche

    et me fait immédiatement vivre

    des moments de volupté et de jouissance, uniques

     

    le monde entier, gravite autour du désir

    et comment le satisfaire,

    c’est une galère pour beaucoup,

    une obligation pour certain(e)s,

    pour quelques uns, une exploration passionnante et épanouissante,

    pour la plupart, des moments trop rares, trop brefs,

    souvent frustrants, même

     

    il y a depuis toujours,

    quelque chose de viscéralement, d’irrépressiblement, frénétique

    et de profondément fatiguant, usant,

    dans la volonté souterraine qui nous anime, tout un chacun,

    de devoir satisfaire son désir,

    et qui revient intacte, jour après jour, nuit après nuit

     

    moi, j’ai tout ce qu’il me faut, dans ma propre chair, désormais,

    il suffit que je me touche

    et ma peau s’enflamme,

    que je bouge un peu le  bassin

    et directement, il s’emplit de volupté,

    que je bouge un peu les hanches

    comme si j’effectuais des mouvements de pénétration

    et j’ai la sensation irrésistible de me faire l’amour,

    mes cuisses effleurent un instant, mes bijoux de famille

    et une délicieuse lascivité voluptueuse,

    m’inonde immédiatement

     

    cela arrive de toutes parts,

    cela m’envahit , des pieds à la tête, jusqu’au fond de l’âme,

    c’est un constant tsunami mais tout en douceur et en finesse

    dès que j’appuie sur le bouton d’allumage

    que je peux, cependant, aussi rendre tonitruant, brutal,

    emportant tout sur son passage,

    si l’envie m’en chante

     

    mais ce n’est qu’une illusion, me rétorqueront certains,

    que m’importe,

    même si c’était vrai, que ce n’est qu’une illusion,

    les moments uniques qu’elle me permet de vivre,

    de pareille communion avec mon corps,

    d’une pareille richesse

    et tellement, tellement,  à volonté,

    tellement sans limites dans l’intensité et la variété,

    cela me suffit, j’en demande pas plus,

    je m’en gave, encore et encore,

    à toute heure du jour comme de la nuit,

    sans me retenir aucunement

     

    mais ne forçant pas,

    ne forçant jamais,

    plus jamais,

    je peux me payer ce luxe, désormais,

    de ne plus être dans la demande, à aucun moment,

    de ne plus devoir chercher, de ne plus être quémandeur,

    juste de laisser venir,

    je suis un hôte, j’accueille, je suis habité par quelque chose en permanence,

    mon plaisir n’est plus dépendant d’une cause extérieur, en aucune façon,

    l’hôtel est surbooké, complet,

    plus un trou de souris de libre

     

    c’est comme une respiration commune,

    à ma chair et à mon esprit,

    comme s’ils se mettaient à respirer ensemble,

    un air rare, un air unique, un air ineffable,

    passionnément, parfaitement synchronisés,

    un nectar dans l’invisible, tellement nourrissant,

    dont ils emplissent tout mon être,

    même quand ce n’est que pour quelques instants

     

    certes, un autre corps, de femme ou d’homme,

    offre de toutes autres perspectives,

    sans doute, j’y perds beaucoup

    et peut-être un jour, quand il sera trop tard,

    que je serai vieux et fané,

    je le regretterais amèrement,

    d’avoir arrêté à partir d’un moment, de participer à la noria commune

    de ne plus chercher à en boire l’eau

    que se partagent les multitudes de corps,

    tellement inégalement

     

    qui vivra, verra,

    l’herbe n’est pas toujours plus verte ailleurs, cependant,

    des échos de toutes parts, me le murmurent,

    j’ai ensemencé en moi, j’ai fait pousser en moi,

    l’herbe y est, à présent, haute, verte, resplendissante

    mais peut-être qu’elle me parait, juste, comme cela

    parce que j’ai complètement oublié à quoi elle ressemble

    quand on va la chercher ailleurs

     

     

    #44600
    bzo
    Participant

    assis à mon bureau,

    je traine devant l’écran, encore pour quelques minutes,

    j’ai envie d’une petite injection de plaisir,

    je resserre les cuisses sur mes bijoux de famille,

    je fais monter une contraction, lentement, bien lentement

    et je laisse l’autre main se poser sur ma poitrine

    et commencer à dériver, tranquillement, au hasard

     

    un petit obus, bien gentil,

    s’est formé tout de suite dans mon bassin,

    mélange d’ondes prostatiques et génitales,

    en haut, dans mon torse,

    les ondes générées par la lente caresse,

    semble les inviter à venir les rejoindre,

    à fusionner joyeusement,

    pour aller foncer ensemble, vers mon cerveau,

    pour y finir en un mini feu d’artifice soyeux

     

    dans l’épaisseur sirupeux des secondes

    car le temps a une épaisseur,

    il a même un noyau, où il semble ne plus être présent

    où il semble ne plus exister,

    où il y a comme un vide

     

    on peut dériver à sa surface,

    c’est notre quotidien

    mais là, pour quelques secondes,

    j’ai entamé un plongeon,

    je fonce vers les profondeurs

     

    la machinerie habituelle,

    semble, de plus en plus, tourner au ralenti,

    une autre dans l’invisible, a pris instantanément, sa place

    faite d’énergies, en circulation,

    de sensations générées, à partir d’elles

     

    c’est sa face cachée à mon corps, son continent secret,

    l’envers joyeux, l’envers somptueux, l’envers miraculeux,

    l’envers au masque lunaire,

    l’envers nébuleuse, l’envers constellation, l’envers galaxie,

    l’envers, nage ondulante parmi les étoiles,

    l’envers où masculin et féminin, se confondent, de plus en plus,

    l’envers sans fondements, sans assises,

    où tout est mouvement, fluidité cristalline

    et rayonnement souterrain

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 3 mois par bzo.
    #44608
    bzo
    Participant

    tout mon être devient comme la peau d’un tambour,

    prêt à résonner, prêt à vibrer,

    dès que je me mets en action

     

    juste cette sensation déjà,

    de tension féconde, de tension fertile,

    où le moindre contact, le moindre mouvement, la moindre contraction,

    semble comme un frottement, sur ce tambour

    qui se met à vibrer

    qui génère des ondes dans ma chair,

    est déjà incroyable,

    on se sent en état de totale réceptivité, on se sent fécond,

    on se sent sexe, prêt à palpiter, de tout son être

     

    mes doigts dessinent comme des crayons sur la peau,

    des nuances tellement richement colorées de sensations,

    je me sens colorié par la puissance créative du soleil, du ciel, de la mer et du vent

    je me sens chanté, je me sens dansé,

    je me sens forêt verdoyante, emplie de chants d’oiseaux,

    je me sens lumière, je me sens astre filant

     

    l’autre jour, sous la douche

    mais pas encore allumée,

    je me suis mis à me caresser, lentement, très lentement,

    mes jambes se frottaient l’une contre l’autre,

    les peaux et les poils des mollets, entremêlés,

    les cuisses et les génitaux, entremêlés

     

    la main droite vagabondait sur mon torse, ma poitrine,

    j’avais le corps un peu de travers,

    l’autre main posée, tenant la barre de douche, pour ne pas risquer de glisser,

    tout à coup, mes légers mouvements ont provoqué

    de la tête de douche, au-dessus de ma tête,

    un goutte à goutte qui tombait, ainsi de haut, sur mon bras

     

    le contact de cette goutte d’eau qui a voyagé un bon mètre,

    avant de s’écraser sur la peau de mon avant-bras,

    a commencé à générer des vibrations en moi,

    le tambour y était sensible aussi,

    à cet petit évènement inattendu qui m’arrivait,

    en plein action intime

     

    surpris, une fraction de seconde,

    je percevais néanmoins, immédiatement, le potentiel

    un nouveau foyer générant des ondes en moi,

    avec tout le reste; déjà bien chaud,

    maintenant, ce goutte à goutte sur mon bras

    qui apportait ses nuances tellement originales

     

    c’était splendide, la litanie de gouttes, imprimait son rythme,

    je me laissais faire,

    j’avais comme un batteur en moi

    qui tapait rythmiquement, quelque part sur une grosse caisse,

    le restant des ondes s’en trouvait modifier,

    sensation de fusion, le monde extérieur intervenait soudainement,

    d’une façon tellement originale, tellement personnelle,

    l’eau semblait dialoguer avec ma chair,

    quelle effervescence voluptueuse

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 mois et 3 semaines par bzo.
    #44610
    bzo
    Participant

    version, terminée d’être corrigée:

     

    tout mon être devient comme la peau d’un tambour,

    prêt à résonner, prêt à vibrer,

    dès que je me mets en action

     

    juste cette sensation déjà,

    de tension féconde, de tension fertile,

    où le moindre contact, le moindre mouvement, la moindre contraction,

    semble comme un frottement, sur ce tambour

    qui se met à vibrer

    qui génère des ondes dans ma chair,

    est déjà incroyable,

    on se sent en état de totale réceptivité, on se sent fécond,

    on se sent sexe, prêt à palpiter, de tout son être

     

    mes doigts dessinent comme des crayons sur la peau,

    des nuances tellement richement colorées de sensations,

    je me sens colorié par la puissance créative du soleil, du ciel, de la mer et du vent

    je me sens chanté, je me sens dansé,

    je me sens forêt verdoyante, emplie de chants d’oiseaux,

    je me sens lumière, je me sens astre filant

     

    l’autre jour, sous la douche

    mais pas encore allumée,

    je me suis mis à me caresser, lentement, très lentement,

    mes jambes se frottaient l’une contre l’autre,

    les peaux et les poils des mollets, entremêlés,

    les cuisses et les génitaux, entremêlés

     

    la main droite vagabondait sur mon torse, ma poitrine,

    j’avais le corps un peu de travers,

    l’autre main posée, tenant la barre de douche, pour ne pas risquer de glisser,

    tout à coup, mes légers mouvements ont provoqué

    de la tête de douche, au-dessus de ma tête,

    un goutte à goutte qui tombait, ainsi de haut, sur mon bras

     

    le contact de cette goutte d’eau qui a voyagé un bon mètre,

    avant de s’écraser sur la peau de mon avant-bras,

    a commencé à générer des vibrations en moi,

    le tambour y était sensible aussi,

    à cet petit évènement inattendu qui m’arrivait,

    en plein action intime

     

    surpris, une fraction de seconde,

    je percevais néanmoins, immédiatement, le potentiel

    un nouveau foyer générant des ondes en moi,

    avec tout le reste; déjà bien chaud,

    maintenant, ce goutte à goutte sur mon bras

    qui apportait ses nuances tellement originales

     

    c’était splendide, la litanie de gouttes, imprimait son rythme,

    je me laissais faire,

    j’avais comme un batteur en moi

    qui tapait rythmiquement, quelque part sur une grosse caisse

     

    le restant des ondes s’en trouvaient comme modifiées,

    sensation de fusion, le monde extérieur intervenait soudainement,

    d’une façon tellement  personnelle, dans mes ébats intimes,

    l’eau semblait dialoguer avec ma chair,

    effervescence voluptueuse tellement spéciale

    #44611
    bzo
    Participant

    tout mon être comme la peau d’un tambour,

    prêt à résonner, prêt à vibrer,

    dès que je me mets en action

     

    juste cette sensation déjà,

    de tension féconde, de tension fertile,

    où le moindre contact, le moindre mouvement, la moindre contraction,

    semble comme un frottement sur ce tambour

    qui se met à vibrer

    qui génère des ondes dans ma chair,

    est déjà incroyable,

    on se sent en état de totale réceptivité,

    on se sent prêt à féconder, prêt à être fécondé,

    on se sent sexe, prêt à palpiter, de tout son être

     

    mes doigts comme des crayons sur la peau,

    dessinent  des nuances tellement richement colorées de sensations,

    je me sens colorié, je me sens chanté, je me sens dansé,

    je me sens forêt verdoyante, emplie de chants d’oiseaux,

    je me sens vent, je me sens lumière,

    je me sens astre filant

     

    l’autre jour, sous la douche

    mais pas encore ouverte,

    je me suis mis à me caresser, lentement, très lentement,

    mes jambes se frottaient l’une contre l’autre,

    les peaux et les poils des mollets, s’entremêlant,

    les cuisses et les génitaux, s’entremêlant

     

    la main droite vagabondait sur mon torse, ma poitrine,

    j’avais le corps un peu de travers,

    l’autre main posée, tenant la barre de douche, pour ne pas risquer de glisser,

    tout à coup, mes légers mouvements ont provoqué

    de la tête de douche, au-dessus de ma tête,

    un goutte à goutte qui tombait, ainsi de haut, sur mon bras

     

    le contact de cette goutte d’eau qui a voyagé un bon mètre,

    avant de s’écraser sur la peau de mon avant-bras,

    a commencé à générer des vibrations en moi,

    le tambour y réagissait aussi,

    à cet petit évènement inattendu qui m’arrivait,

    surpris, une fraction de seconde,

    je percevais néanmoins, immédiatement,

    le potentiel de nouvelles nuances de sensations

     

    c’était splendide,

    la litanie de gouttes tombant l’une après l’autre, imprimait son rythme,

    je me laissais faire, je me laissais entraîner,

    j’avais comme un batteur en moi

    qui tapait rythmiquement, quelque part, sur une grosse caisse

     

    le restant des ondes s’en trouvaient comme modifiées,

    sensation de fusion, le monde extérieur intervenait soudainement,

    d’une façon tellement  personnelle, dans mes ébats intimes,

    l’eau semblait dialoguer avec ma chair,

    effervescence voluptueuse tellement spéciale, tellement délicate

    #44612
    bzo
    Participant

    bizarre d’écrire par ici, finalement, jour après jour,

    est-ce de l’exhibitionnisme?

    après tout, texte après texte, j’évoque, je détaille, en long et en large,

    mon jardin le plus secret,

    ce qui m’est le plus intime, le moins avouable,

    une façon de pratiquer,

    qui n’a plus grand chose à voir avec le massage prostatique,

    spécialité, tout de même, de ce forum

     

    j’expose la façon dont j’explose les limites de mon identité d’homme,

    les éparpillent, les réduit à néant,

    en recherchant et trouvant,

    un plaisir, que je qualifierai sans hésiter,  de féminin

     

    et donc je laisse mon corps durant l’action, par moments,

    se féminiser, dans les gestes, les postures, les mouvements,

    sans limites, sans tabous,

    je deviens homme-femme,

    je deviens liane lascive,

    je remue des hanches, j’écarte et je referme les cuisses,

    j’ai une fente et une bite, en même temps

    même si je prends surtout mon plaisir par la fente,

    cela circule mieux par là,

    le tuyau dressé, il est trop étroit,

    les flots de ce que cela peut charrier,

    sont limités par cette étroitesse,

    les vagues ne peuvent pas s’y engouffrer,

    sans ralentir drastiquement

     

    ah comme j’aime remuer mon cul,

    remuer le cul et frotter mon sexe avec les cuisses,

    c’est la base pour moi,

    cela ne fait pas de mal, bien sûr, d’y ajouter quelques caresses,

    un peu partout mais surtout sur les seins,

    les frotter à pleine main, les presser, les palper

    et puis faire monter aussi des contractions

    pour que la prostate participe,

    sa puissance est irremplaçable,

    tellement nécessaire pour décoller bien haut,

     

    sacré cocktail  que j’ai mis au point,

    cela fonctionne si bien, cependant

    parce que je n’ai à forcer en aucune manière,

    tout cela est moi, dans mes profondeurs,

    tout ce féminin,

    j’ai appris  juste, à le laisser monter à la surface,

    appris à le libérer sans limites,

    appris à le laisser s’emparer de ma chair,

    à en prendre les commandes,

    étonnant, les sensations qu’il y a moyen de vivre ainsi,

    ah messieurs, si vous saviez…

     

    certains, sur ce forum, évoque des moments qu’ils ont eu

    durant l’action avec masseur prostatique ,

    où ils semblaient se faire l’amour,

    des moments incroyablement intenses

    où le masseur semble leur faire l’amour tout seul,

    ils se percevaient tout à coup, pendant quelques instants, au féminin,

    ils ont là eu, un avant-gout sérieux de ce qu’est ma pratique,

    seulement j’ai développé tout cela,  systématiquement,

    l’ai développé démesurément,

    l’ai laissé prendre toute la place

     

    j’ai honte un peu quelque part, malgré tout,

    tellement je sens que ma pratique est hors normes, extrême,

    suis-je un déviant, un pervers, de prendre mon plaisir ainsi,

    d’une façon si peu masculine, tout seul dans mon coin?

     

    mais en même temps, c’est tellement bon,

    les mots ne pourront jamais convier, faire vivre,

    l’incroyable sensation de plénitude, d’extase voluptueuse,

    de moments de grâce charnelle,

    qui peuvent s’emparer de tout mon corps,

    pendant de longues périodes

     

    à quel point,  les  sensations varient constamment,

    à quel point tout mon corps participe,

    à quel point, n’importe quel geste, n’importe quel mouvement, n’importe quelle posture,

    tout en fait,

    éveille des sensations

     

    à quel point c’est instantané

    et peut être vécu même pour quelque secondes,

    à quel point, même ainsi, pour une si brève période,

    c’est incroyablement intense, riche

    comme des injections de volupté, de jouissance,

    pures à 100%, non diluées, non frelatées,

    qui se répandent partout en moi

     

    la sensation de communion avec son corps,

    est juste magique,

    comment voulez-vous résister à cela?

    je n’ai d’autre choix

    que de me laisser entraîner toujours plus,

    toujours plus loin

     

    #44613
    bzo
    Participant

    tellement de plaisir, encore dans les tuyaux,

    ma séance nocturne, quotidienne, de quelques mouvements de gymnastique

    et de postures de yoga,

    est tellement favorable comme terrain,

    aussi, à mes ébats intimes,

    j’entremêle tout cela, allègrement

     

    tout dans le même flux,

    en sortant de la posture,

    tout naturellement, mes mains se mettent à se balader, un peu partout,

    mes cuisses sont, déjà, tout à leur tango lascif, avec mes génitaux

    et ma prostate, ma foi,

    est convoquée sur le champ, avec quelques contractions,

    je me mets à onduler lascivement, à me tordre

    et c’est parti

     

    comme mon corps est réactif

    où que je le touche,

    quelque muscle que je contracte,

    c’est juste magique,

    je n’ai qu’à me laisser entraîner par le désir

    et il se met à chanter de toutes parts,

    une galaxie de volupté se déploie en moi,

    en un clin  d’oeil

     

    mon royaume, c’est vraiment, avant tout,

    celui des sensations,

    ce sont elles qui forment l’océan,

    elles sont innombrables,

    dans leur nombre et la diversité de leurs nuances

     

    la jouissance y est une déferlante

    qui passe au-dessus des autres vagues, un moment

    mais ce qui compte, ce qui forme la grande étendue magique,

    ce sont les sensations

     

    oh comme j’ai appris à les déguster,

    je suis devenu un fin gourmet, en la matière,

    mon petit doigt qui effleure à peine la peau

    plus un léger mouvement des hanches,

    quel délicieux accord, déjà,  à goûter, un moment,

    quel met raffiné

     

    rien de réfléchi,

    oh je n’ai rien contre l’intelligence

    mais elle devrait vraiment être totalement laissée au vestiaire,

    quand le désir se manifeste,

    il y a une intelligence dans le corps, dans le sang, dans les os,

    dans les muscles, dans les nerfs,

    j’ai appris à l’écouter,

    j’ai conquis cette spontanéité,

    guidé par ma chair

     

    je m’essaie à nouveau au massage prostatique,

    aneroless, bien sûr, comment autrement?

    à part mes doigts

    et éventuellement la pine de quelqu’un

    si l’occasion s’en présente et que cela me tente,

    je n’envisage pas autre chose dans mon derrière,

    rien ne vaut la chair,

    de l’extérieur ou de l’intérieur

     

    #44614
    bzo
    Participant

    j’aime me relire, souvent, cela me fait bander,

    souvent même, bien dur

    et j’aime sentir ma bite bien dure,  entre mes jambes,

    je la frotte alors, un peu,

    je la roule , je la pétris, comme de la bonne pâte,

    avec mes cuisses

     

    j’espère que pour vous, messieurs,

    mes mots ont le même pouvoir,

    au moins, un petit moment de dureté, là en bas,

    cela fait du bien,

    cela fait vibrer, un peu, le bassin,

    cela met quelques étoiles de soie, filantes,

    dans la tête

     

    et pourquoi pas un peu d’humidité et de chaleur,

    entre vos jambes, là, entre vos lèvres,

    pour vous, mesdames,

    j’espère que mes mots, vous font cela,

    vos belles lèvres qui murmurent à votre chair,

    vos belles lèvres qui entendent l’océan

    qui en capturent l’écho,

    la transmettre à tout votre être

    et vous font frémir de bas en haut

    #44617
    bzo
    Participant

    tout ne fonctionne pas à la perfection, tout le temps,

    loin de là,

    certains jours, par exemple,

    la connexion à mon corps, ne se fait pas tout de suite,

    dès que je rentre chez moi

     

    c’est comme si mon corps était encore cet attelage impersonnel

    qui m’a mené, à gauche, à droite, toute la journée,

    que je suis pas encore parvenu à renouer le lien avec lui,

    recréer l’intimité qu’il y avait entre nous,

     

    je sens cela directement, je n’insiste pas,

    j’attends simplement un peu,

    comme pour certains plats,  nourritures ou boissons,

    quand on les sort du frigo,

    il faut attendre un peu qu’ils retrouvent la t° de la pièce

     

    pas toujours mais certains jours,

    mon corps a besoin de cela,

    avant de pouvoir commencer, à nouveau,

    à me faire goûter à ses trésors

     

    heureusement, tout de même,

    cela ne dure jamais bien longtemps

    et cela finit toujours par se mettre en route

     

    #44618
    bzo
    Participant

    osez vous caresser sans rien retenir,

    osez bouger sans rien retenir,

    osez vous laisser emporter sans rien retenir,

    osez éveiller en soi sans rien retenir,

    osez fracasser  tous les tabous, sur son passage,

    sans rien retenir

    #44621
    bzo
    Participant

    hé hé, j’apprends à faire le bonheur d’une dame,

    sur moi-même,

    je serai curieux de vérifier si cela fonctionne aussi bien

    sur quelqu’un d’autre que sur moi,

    juste les angles d’attaque des mains, sont différents, au fond

    mais, sans me vanter, je me caresse les seins,

    avec une dextérité tout à fait pointue,

    je suis à peu près sûr

    que je pourrais appliquer la technique autant au point,

    sur d’autres seins que les miens

     

    sans parler de tout le reste,

    mes contractions avec émission massive d’ondes prostatiques

    qui se propulsent, compactes, vers le haut,

    sont comme des coup de pine dressée et dure,

    qui me font gémir et hurler,

    qui me rendent fou de plaisir

    et dont j’ai aussi appris, à diversifier les effets,  à l’infini

     

    les gestes sont les mêmes, tout seul ou avec partenaire

    et en même temps ils sont différents, bien sûr,

    ils ont été comme adaptés pour pouvoir fonctionner,

    avec un seul corps, le mien,

    pourtant ils me rappellent tellement irrésistiblement,

    le corps à corps amoureux,

    je me sens deux, en action,

    deux fondus en un,

    avec leurs  gestes, leurs mouvements,  leurs positions,

    fondus ensemble,

    je sens leurs contacts, fondus ensembles,

    je sens leurs frottements, fondus ensemble

    je sens leurs actions, fondues ensemble

     

    les deux sexes entremêlés, inextricablement

    mais en même temps, je les sens chacun, séparément, avec une telle précision

    divine, unique, ineffable sensation,

    trouble à l’infini,

    me sens reflété dans une multitude de miroirs, dans ma chair, sexuellement

    #44622
    bzo
    Participant

    souvent, je défie mon corps,

    je lui fais faire un geste, un mouvement,

    fais prendre position

    et lui envoie comme message,

    “vas-y, montre-moi ce que tu peux faire avec cela,

    qu’est-ce que tu peux me faire ressentir”

    #44637
    bzo
    Participant

    en l’honneur de la reine d’Angleterre et de sa disparition,

    j’ai rebaptisé un de mes masseurs, “Reine Elisabeth”,

    lubrifié, il glissait splendidement bien dans mon séant

    avec sa grosse tête comme chapeautée

    qui allait au contact toujours là où il faut

    et qui  me faisait incroyablement bien jouir,

    du temps où j’utilisais encore des masseurs

     

    comme cela m’excite tout cela, rien que de l’évoquer,

    mes cuisses se sont resserrées autour de mes bijoux de famille

    (les bijoux de la couronne)

    et se sont mises à les presser, à les frotter, un peu,

    tandis que déjà des contractions montent déjà

    et que mes mains sont parties en balade sur mon torse

     

    émouvante évocation de Reine Elisabeth, ma petite diablesse noire en silicone

    qui glissait comme  une déesse, entre mes fesses,

    elle gît depuis quelques années dans une boîte à chaussure, sous mon lit

    mais un jour, on ne sait jamais, je la ressusciterai,

    la remettrais, en activité anale et prostatique,

    elle était en son temps, la reine de mon séant

    #44640
    bzo
    Participant

    m’arrêter quelques secondes dans ce que je fais,

    voire ne pas m’arrêter du tout,

    juste accompagner nonchalamment l’activité,

    jouant sexuellement avec moi-même,

    me chipotant, me tripotant,

    bougeant un peu lascivement,

    sentant la houle s’éveiller entre mes hanches,

    sentant comme une bite et un vagin,

    entrer en action, dans mon bassin,

    tout en continuant à faire ce que je fais

     

    colorier, cribler, les instants,

    de sensations ineffables, voluptueuses,

    de sensations de pénétration, tellement délicieuses,

    je pousse le vit, le sens remonter en moi,

    faisant fondre, un instant, au passage, mes entrailles,

    avec sa grosse tête qui remue,

    qui se fraye un chemin, vers le haut

     

    je m’aime comme cela,

    laboratoire bisexuel, homosexuel, lesbien, tout seul,

    expérimentant

    mais en même temps, vivant pleinement l’instant,

    le rendant incandescent

     

    le sexe, cela se passe entièrement,

    dans notre galaxie intérieure,

    bien qu’on interagit, la plupart du temps,

    avec des objets extérieurs, avec d’autres êtres

    mais une seule chose compte, dans cette histoire,

    pour que les sensations s’éveillent en nous,

    se débrident de plus en plus,

    nous mettent en roue libre,

    c’est de parvenir à se connecter à son corps,

    d’avoir accès, ainsi, à ses ressources

     

    mais au fait, attendez,

    on n’a même pas vraiment besoin d’accessoires,

    ni même d’un autre corps,

    on n’a besoin que d’une seule chose,

    c’est de sa chair et de tout ce qu’il y a dedans,

    de toutes les ressources qui dorment au fond d’elle

     

    la seule clef vraiment nécessaire,

    c’est la complicité avec son corps,

    aucune recette sérieuse à transmettre,

    juste quelques indications

    qui sembleront terriblement dérisoires et abstraites,

    quand on débute

     

    la vérité de la chair,

    c’est en soi, c’est en chacun

    mais c’est en soi, seulement pour soi,

    et c’est chacun pour soi, finalement,

    malgré tous les efforts qu’on fait,

    chacun, pour aider autour de soi,

    l’autre à se trouver

     

    il faut apprendre à laisser tomber,

    toute certitude, tout apprentissage, sur le sujet,

    et ne se fier plus qu’à la grande oreille vers l’intérieur,

    la mouler patiemment

     

    accepter de ne plus être au volant,

    tellement important cela,

    laisser les commandes,

    plonger dans ce corps, la tête la première,

    s’habituer d’abord,  à l’eau sombre, comme morte, inerte,

    pour espérer un jour,

    rencontrer sa faune extravagante, lumineuse, des profondeurs

     

    accueillir le grand moi du corps,

    se laisser investir par lui, le temps de l’action,

    dégeler la mer des murmures

    #44641
    bzo
    Participant

    remaniement un peu des derniers paragraphes:

     

    la vérité de la chair,

    c’est en soi, c’est en chacun

    mais c’est en soi, seulement pour soi,

    et c’est chacun pour soi, finalement,

    malgré tous les efforts qu’on fait,

    chacun, autour de soi,

    pour que l’autre trouve aussi,

    le filon en soi

     

    laisser tomber toute certitude, tout apprentissage,

    et ne se fier plus qu’à la grande oreille

    tournée vers l’intérieur,

    la mouler patiemment

     

    lâcher le volant,

    tellement important cela,

    plonger dans ce corps, la tête la première,

    s’habituer d’abord,  à l’eau sombre, comme morte, inerte,

    pour espérer un jour,

    rencontrer la faune extravagante, lumineuse, des profondeurs

     

    accueillir le grand moi du corps,

    se laisser investir par lui,

    le temps de l’action,

    dégeler la mer des murmures

     

     

    #44643
    bzo
    Participant

    équilibre,

    j’aime tellement ce mot,

    il est tellement porteur de sens,

    dans nos pratiques

     

    il n’y a pas de déséquilibre positif,

    sans qu’il y ait eu avant, équilibre,

    j’irai même plus loin, on ne pourra jamais vivre qu’autant de déséquilibre

    et son cortège de dérèglements des sens, de sensations,

    qu’on a connu d’équilibre, avant,

    ils se balancent

     

    on plonge, on est emporté par les courants,

    par les maelstroms, par les vagues,

    on reprend pied, on se se relocalise dans la chair,

    tout reprend son élan, tout se recharge,

    une fraction de silence a règne,

    le corps fait le point,

    desserre le poing doucement,

    laisser au plaisir,  prendre son temps,

    la cordillère, rythme du désir, rythme du souffle

     

    équilibre, déséquilibre, équilibre, déséquilibre, équilibre, déséquilibre,

    équilibre, déséquilibre,

    cela dit tellement de ma pratique

    et à tellement de niveaux

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