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  • Ce sujet contient 1,075 réponses, 13 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par bzo, le il y a 1 jour.
20 sujets de 861 à 880 (sur un total de 1,076)
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    Articles
  • #44686
    bzo
    Participant

    si je touche un peu cette chair, que je presse cette peau,

    que j’y laisse lentement glisser un doigt ou deux,

    juste comme cela, par curiosité,

    pour percevoir sa consistance, au toucher,

    ce que cela provoque en moi comme impression

     

    car après tout,

    c’est moi là dedans, c’est moi, tout cela,

    ce paquet de viande, de sang, d’os et de nerfs,

    je suis là-dedans, je suis fondu, là-dedans,

    dans cette barbaque

     

    mais j’ai beau insister,

    presser la peau, m’y déplacer, essayer plus loin,

    je ne perçois qu’un matériau souple, élastique, dense,

    vaguement chaud

     

    cependant dès que mes intentions changent,

    se précisent,

    que le désir s’allume en moi,

    que mes mouvements se font plus lascifs

    que mes doigts glissent plus langoureusement,

    tout cela soudainement, semble comme prendre vie,

    le décor change du tout au tout,

    semble comme s’animer,

    commence à réagir de plus en plus follement

    et je ne sens plus du tout le matériau chair,

    d’il y a quelques instants

     

    non, je ressens un matériau brûlant, au contact,

    comme vibrant avidement sous mes doigts,

    réagissant instantanément au moindre toucher,

    au moindre mouvement, au moindre changement de posture,

    à la moindre contraction

     

    ce matériau que je touche,  que je caresse,

    que je presse, que je contracte, que je bouge,

    semble, à présent, plus consister en un matériau immatériel,

    j’ai beau essayer presser de plus en plus fort,

    de me concentrer sur sa matière, sur sa matérialité,

    essayer encore de percevoir sa réalité,

    ce que je sais , enfin ce que je crois, être sa réalité,

    il semble avoir été remplacé, momentanément

    par un matériau vibrant, tout autre

    qui a une toute autre réalité à me faire vivre,

    qui est régi par de toutes autres règles, de toutes autres lois,

    une autre temporalité aussi

     

    s’est révélé soudainement, dans toute sa mystérieuse splendeur,

    la face cachée de la barbaque, du sang, des os, des nerfs,

    leur face, dérèglement sublime, leur face, communion folle,

    leur face, du ciel et du soleil, plein la figure,

    leur face vibrante, comme moulée dans le même matériau, sans âge

    que le noyau de la terre,

    à l’écoute du soupir lointain des étoiles

    #44687
    bzo
    Participant

    il y a quelques instants,

    je surfais sur une vague minuscule, minuscule,

    je me suis rendu compte, à un moment donné

    mais vraiment, elle était toute minuscule

    cependant cela n’avait aucune importance

    car je parvenais à ce qu’elle m’englobe complètement

     

    en me concentrant bien dessus,

    en fixant bien mon attention à rester à l’intérieur,

    je parvenais à baigner entièrement dedans ,

    à ce qu’elle me frotte de partout,

    enduisant chaque cellule de mon être,

    d’onctuosité cotonneuse

     

    je glissais, je tournoyais,

    comme dans des sables mouvants, vers le bas, vers le haut, latéralement,

    ma chair semblait comme grésiller,

    je me sentais incandescent, des pieds à la tête,

    ondulation intérieure, soyeuse, de ma chair,

    la flamme du plaisir, partout, embrasait, consumait,

    le temps brûlait avec, aussi,

    le monde, autour, regardait,

    comme en suspens, témoin privilégié

     

    #44688
    bzo
    Participant

    je suis tout feu, tout flamme, ce matin,

    comme c’est merveilleux,

    je touche à peine ma peau

    et je me mets à gémir,

    je commence à  déplacer les doigts, dessus

    et tout devient tellement brûlant en moi,

    mes hanches se mettent à danser,

    une délicieuse lascivité m’envahit,

    c’est la danse des étoiles, dans ma tête,

    en quelques instants,

    je me mets à jouir et encore à jouir

     

    oh mon corps chéri, comme tu es en forme, ce matin,

    nous chevauchons les grandes steppes du plaisir, à vive allure

    #44689
    bzo
    Participant

    hé hé, la forme continue en soirée

    mais contrairement à ce matin,

    je suis plutôt en mode dégustation,

    je joue tranquillement avec mon corps

     

    me suis mis en mode, instrument de musique,

    des accords bien suaves, bien riches,

    aux nuances recherchées, sans cesse changeantes,

    comme mon corps vibre,

    comme il répond instantanément,

    à toutes mes sollicitations

     

    tout contribue,

    cela change sans cesse,

    un instant, l’accord est composé

    d’ondes issues d’un mouvement de la jambe gauche,

    d’un léger déplacement des fesses sur le côté,

    d’un sein effleuré,

    d’une pression de la cuisse droite, sur mes génitaux

     

    l’instant d’après, cela a changé complètement

    et le ressenti est totalement différent,

    parait totalement neuf

     

    #44691
    bzo
    Participant

    mon corps de femme,

    mon corps de jeune femme qui ne vieillit pas,

    au désir ardent, bien éveillé,

    aux hanches déliées, accortes, souveraines

    à la vulve désireuse d’aller au devant du plaisir,

    sous toutes ses formes,

    mon corps de jeune femme qui aime les bites, les autres vulves,

    qui aime emmêler tout cela,

    sentir tout cela dans sa chair

     

    j’écris tout cela avec fierté, avec émoi, avec excitation,

    avec tout le trouble qu’il se doit,

    les frissons de mon autre corps, sont tout proches,

    tellement proches à chaque instant,

    toujours prêts à m’envahir

     

    je me sens prêt à m’offrir, à ouvrir ma chair,

    je me sens prêt à y accueillir, tout cet autre monde,

    avec gourmandise, avec avidité,

    avec une faim de volupté, de jouissances,

    de communion avec mon corps,

    qui ne se dément pas

     

    et puis une envie, d’aller toujours plus loin,

    de me laisser emporter toujours plus loin,

    je me sens tellement confiant face à tout cet inconnu, en moi

    la sensation qu’il n’y a pas de limites,

    est tellement omniprésente, à chaque instant,

    c’est tellement grisant, enivrant

     

    j’ai la tête haute dans ce texte, le regard droit,

    aucune honte, aucune gêne,

    je ne me sens pas un dégénéré, un pervers, pour un sou,

    j’entrevois même un futur

    où la sexualité et les mœurs auront tellement progressé,

    que ce sera devenu la norme, que ce sera devenu banal,

    que les hommes,

    pour pouvoir vivre plus pleinement leur sexualité

    et profiter de tout le potentiel enfoui en eux,

    auront appris à vivre leur chair au féminin,

    auront appris à se déhancher et à se caresser les seins,

    auront appris à enflammer le vagin, enfoui en eux

     

    ce sera encouragé dans les manuels,

    on expliquera, en long et en large, comment y arriver,

    à mettre le pied, en soi, sur ce continent, sans limites,

    à en exploiter les ressources cachées

     

    on expliquera aux jeunes adultes,

    comment délier le désir,

    à en goûter un spectre beaucoup plus élargi,

    en s’affranchissant des limites de son identité sexuelle,

    que tout cela est en nous , pour une raison,

    pour qu’on en profite, le plus possible

     

     

    #44694
    bzo
    Participant

    depuis hier, un refroidissement, pour votre serviteur,

    avec son cortège de fièvre, de courbatures, de toux douloureuse, de nez qui coule,

    enfin, vous voyez le tableau,

    suis resté en télétravail,

    alors que le jeudi et le vendredi, normalement, c’est retour au bureau

     

    néanmoins, j’ai eu la satisfaction de constater

    que la seule chose qui fonctionnait encore comme si de rien n’était,

    c’était ma pratique

    quelques pressions de mes cuisses sur mes génitaux,

    une contraction ou deux,

    un léger déhanchement lascif et une main sous le t-shirt

    pour envelopper et frotter un sein

    et c’est parti,

    le soleil de la volupté, les vagues qui emportent ailleurs, instantanément,

    les gémissements, le souffle qui accélère,

    les hanches qui bougent langoureusement, envahies d’un rythme capiteux,

    fini la toux, les douleurs et la fièvre, pour quelques instants

    #44695
    bzo
    Participant

    ma pratique

    est devenue tellement un jeu,

    a acquis un caractère tellement totalement ludique

    je joue, je joue,

    je joue avec mon corps,

    mon complice, mon larron

    et cela génère toutes sortes de sortilèges,

    sous forme de sensations,

    dans ma chair

     

    nous avons tissé de tels liens,

    les sentir vibrer,

    est ma récompense, avant tout

     

    dès que nous nous mettons à jouer,

    ils résonnent partout en moi,

    conférant  un coloris particulier,

    à tout ce que je vis,

    à tout ce que je ressens

     

    la sensation d’épanouissement,

    dans le plaisir,

    est suprême, est vitale,

    est absolument nécessaire,

    sensation que l’instant est abouti,

    qu’on a vécu des moments de communion, unique

     

    et pas juste un enchaînement de tempêtes orgasmiques

     

     

    #44696
    bzo
    Participant

    entrer en contact avec quelqu’un,

    entrer vraiment en contact avec quelqu’un,

    je veux dire, pas forcément sexuellement,

    pas non plus, juste un bonjour, au revoir,

    un échange banal

     

    non, quand quelque chose passe,

    d’un être à l’autre,

    moi, à chaque fois, j’ai comme un vertige,

    comme si tout d’un coup, j’entrevoyais une autre galaxie que la mienne,

    une autre galaxie que celle dans laquelle je suis habitué à me déplacer

     

    cela est encore arrivé cet après-midi,

    chez mon bouquiniste,

    à la sortie, à la caisse, une jeune fille,

    elle a commencé à me sourire,

    à engager la conversation sur les bouquins que j’avais achetés

     

    ce fut un moment très doux, très chaleureux,

    un pont, un instant, s’est établi,

    sur lequel nous nous sommes engagés,

    sur lequel nous nous sommes rencontrés

     

    j’ai pensé, à un moment donné, à son corps,

    à sa chaleur, à ses trésors cachés,

    au fruit fendu au milieu de son bassin,

    cela me semblait un prolongement tout naturel

    de chercher à deviner son corps,

    de chercher à le connaitre, aussi,

    d’aller à sa rencontrer, au moins par la pensée

     

    mais il y a cette différence d’âge

    qui m’interdit désormais de faire le moindre pas dans cette direction

    sans y être invité très sérieusement

     

    j’emportai son sourire, je le stockais dans un coin,

    pas trop loin, dans ma mémoire,

    pour me baigner dans sa chaleur,

    de temps à autre, ce soir

     

    cela fuit, ce genre de chose, goutte à goutte, toujours,

    demain ou après-demain,

    il n’en restera plus rien,

    qu’un vague souvenir

    #44697
    bzo
    Participant

    dans cette nouvelle période sans éjaculation

    qui dure maintenant depuis quelques semaines,

    chaque jour, je suis plus puissant, plus riche, plus intense,

    plus divers, plus doux, plus explosif, plus réactif,

    c’est très, très, positif, pour l’instant,

    cela pousse comme il faut en moi, aucune frustration,

    aucune tentation de dévier,

    aucune tentation de me soulager, de vider mes cales

     

    je parviens à faire usage de ces énergies qui s’accumulent,

    d’une manière tellement efficiente,

    comme jamais jusqu’ici,

    elles semblent être comme une baguette de magicien

    qui grandit de plus en plus

     

    mes caresses se répandent comme de la poudre dans ma chair,

    la magie des énergies qui s’accumulent et qui se libèrent,

    les sensations, l’étang, la nage,

    je me laisse enfermer dans le labyrinthe ineffable, avec ravissement,

    une plante folle, à qui on a laissé libre cours

    qui m’entoure d’innombrables bras ondulants

     

    voilà bien le mot, le ressenti,

    le ressenti qui n’a pas de limites,

    qui n’a que les limites qu’on lui fixe,

    le ressenti que je laisse proliférer,  que je laisse se répandre, à l’envi

    que je laisse se démultiplier,  croitre follement,

    pour former des tableaux gigantesques en moi,

    des tableaux de fêtes somptueuses,

    des tableaux de mondes en fête

     

    lente éjaculation des énergies, dans la chair,

    racines ineffables,

    comme j’aime patauger là-dedans, comme j’aime ramper là-dedans

    m’en sentir empli,

    le fol bourgeonnement de la vie, dans l’invisible,

    de la vie sensible, dans l’invisible

     

    ma galaxie privée que je meuble comme je veux,

    je t’ai voulu capiteuse à souhait,

    capiteuse, lascive, enivrante, langoureuse,

    sans limites

     

    avec des jambes de géant et des bottes de mille lieues,

    je parcours les territoires soyeux,

    qui se trouvent, à perte de vue,  sous la peau

     

     

    #44698
    bzo
    Participant

    nous n’existons vraiment

    que, fugacement,

    par les émotions, les sensations,

    le reste, c’est du pipeau,

    un immense désert

    #44699
    bzo
    Participant

    le corps en  mode dégustation, en mode instrument de musique,

    c’est vraiment ce que je préfère,

    il ne cesse de m’étonner, de me ravir, instant après instant,

    c’est cela, vraiment,

    je suis ébloui, étonné, ravi, instant après instant,

    quand je pratique ainsi

     

    bon, les longs galops, au lit, plus ou moins effrénés,

    avec les orgasmes, la jouissance, non stop, la volupté à gogo,

    c’est pas mal aussi, bien sûr,

    ne me faites pas dire ce que je n’ai pas dit

     

    mais toute la richesse, toute la finesse, toute la variété, toute le raffinement

    dont ce corps est capable,

    se révèle, chez moi,  dans ces courts moments, hors du lit

    où je recherche  à vivre les sensations

    comme des accords générés,

    aux nuances vibrantes, chaudes, colorées

     

    mon corps me répond présent, je sens tellement cela,

    qu’il est là avec moi, dans l’instant,

    totalement complice, dans ces petits jeux

     

    quand je glisse juste un doigt sur la hanche, par exemple,

    en même temps, effleurant une couille, de la cuisse

    et faisant monter une contraction

    qu’une vague nait, ainsi, fine, précise, riche,

    je sens tellement sa trajectoire en moi,

    je semble la suivre avec des capteurs, à l’intérieur,

    qui ne ratent rien de sa progression, millimètre par millimètre,

    la dégustant jusqu’à la dernière goutte

     

    la sensation,  je la perçois,

    en même temps, très localisée,

    montant des différents endroits où les actions ont lieu,

    doigt glissant sur la peau, contact entre cuisse et couille, contraction, etc

    mais je semble la percevoir, quasi instantanément, de partout,

    je semble m’en imbiber, comme un buvard, de toutes parts,

    m’en nourrir avidement

     

    comme s’il y avait un musicien avec son instrument,

    au milieu d’un auditorium

    et que j’étais en même temps, l’instrument de musique,

    le musicien

    et l’innombrable public, autour

    et qu’en une fraction de seconde,

    je suis d’abord, le musicien qui agit avec ses doigts, son cœur, son inspiration

    puis l’instrument qui répond au musicien

    et enfin, la multitude dans le public

    qui absorbe, chacun, individuellement, les notes générées

    mais aussi qui vit une expérience collective

    de symbiose avec les autres spectateurs et le musicien,

    par la musique

     

     

    #44702
    bzo
    Participant

    j’ai appris à réfléchir avec mon corps

    durant l’action,

    ce sont les sensations, l’instinct, le ressenti, les pulsions,

    les gestes, les mouvements, les postures,

    les couilles, la prostate, l’anus, le torse, les jambes, les seins,

    les poils, le torse, les bras, les fesses, la pine

    qui sont aux commandes, chez moi

    #44706
    bzo
    Participant

    moment fantasme débridé,

    me lâchant complètement,

    entraîné, à bride abattue, par des bites

     

    un rêve, une obsession, en moi,

    depuis toujours,

    le temps des mots,

    je ne retiens rien,

    je me livre, je me délivre,

    je les accueille dans mon intimité,

    je me love tout contre,

    je m’en gave, jusqu’à plus faim

     

    la douceur puissante, la douceur violente,

    d’un sexe en érection,

    le sentir près de sa bouche,

    à portée de coups de langue

    le sentir vouloir s’y engouffrer

     

    poser ses lèvres, pour le faire patienter,

    sur le dôme élastique du gland ,

    le parcourir en y appliquant de petites pressions,

    le sentir grandir encore un peu,

    le sentir devenir encore plus dur

     

    coller sa joue, contre la flexible raideur,

    la bouillante de l’intérieur, raideur,

    parcourir maintenant la peau nerveuse du gland,

    avec le bout rêche de la langue

     

    humidifier la colonne de chair, des lèvres,

    bien consciencieusement, de haut en bas, de bas en haut,

    descendre jusqu’aux couilles,

    y enfouir le nez et les yeux, un instant,

    c’est tout strié, tout mou, tout souple, tout moite, là en bas,

    légères odeurs d’urine et de sueur, emmêlées,

    manque plus que celle du sperme

     

    glisser un doigt, dans l’anus, bien profond,

    spasme violent,

    quelques gouttes sortent du braquemart,

    les recueillir religieusement du bout de la langue

     

    l’engloutir soudainement,

    le plus profondément possible,

    comme on saute sur le dos d’un mustang

    qu’on fait démarrer au galop,

    monter, descendre, de plus en plus rapidement, la tête,

    le sentir, à chaque fois, bien au fond de sa gorge,

    dans le même temps, tourner, tourner, follement, la langue,

    presser avec, frotter avec, racler avec

     

    garder le doigt bien enfoncé,

    aussi profondément que possible

    et le remuer temps à autre, avec passion,

    presque avec violence

     

    qu’il vienne désormais,

    une envie folle de le sentir venir,

    une envie folle de le sentir gicler son foutre,

    une envie folle de sentir son foutre dégouliner sur le visage,

    puis de lui nettoyer le restant qui lui est retombé sur la bite,

    avec la langue, bien consciencieusement

     

    je vous défie de ne pas avoir bandé,

    en m’ayant lu,

    c’est devenu de plus en plus raide, entre vos jambes,

    c’est ma récompense,

    de vous imaginer dans cet état,

    cela me fait bander superbement

     

    bandons un instant, à distance,

    ensemble, voulez-vous,

    c’est en même temps,

    tellement innocent et tellement subversif,

    cela restera caché, entre nous,

    personne n’en saura rien

     

    #44709
    bzo
    Participant

    mes doigts, mes doigts,

    vous êtes des petites fées,

    vous voletez sur la peau

    et vous éveillez des trainées d’étoiles,

    sous elle, dans votre sillage

     

    qu’il fait bon, dans un même mouvement,

    sentir mes hanches se cambrer,

    mes cuisses se serrer, autour de mes bijoux de famille,

    et une contraction monter lentement mais puissamment,

    tout devient tellement soyeux en moi,

    volupté instantanée, généralisée

     

    comme je suis emporté,

    comme je suis roulé,

    fétu de paille,

    se lâcher, c’est se laisser dissoudre,

    n’être plus grand chose,

    il faut accepter de laisser la place,

    de laisser la place au plaisir,

    il faut accepter de lâcher complètement le gouvernail

     

    moi, je m’ouvre en grand,

    je me fends, de haut en bas

    une ouverture géante de sexe,

    s’y engouffre une multitude butinante,

    s’y répand une multitude butinante

     

     

    #44710
    bzo
    Participant

    tant de tempêtes délicieuses,

    encore en réserve pour moi,

    j’ai l’impression que ma chair est devenue une sorte de caverne d’Ali Baba,

    de laquelle j’ai mémorisé l’accès,

    et dans laquelle je puise à volonté

     

    oh mon corps, nous nous parlons,

    toute cette incandescence, c’est juste cela,

    nous échangeons, nous dialoguons

    mais réellement, pour du vrai,

    dans l’instant, nous avons appris à nous retrouver,

    dans l’instant, nous avons appris à nous consumer,

    ensemble

     

    le mot est lancé, se consumer ensemble,

    je forme un ensemble, un instant, avec mon corps

    ou avec d’autres,

    on s’allume et on se consume,

    ensemble

     

    la chair est un matériau hautement inflammable,

    tout notre être, en fait,

    est un matériau hautement inflammable,

    on n’est que cela,

    une flamme possible, dans l’instant

     

    je brûle de tout mon être, par moments,

    dans ces moments-là, je vis,

    je veux dire,

    je vis vraiment

     

    je partage par ici, mes moments de flamme,

    je brûle de plus en plus singulièrement,

    je brûle avec toujours plus d’intensité,

    ma chaleur s’élève,

    ma chaleur se détache sur l’horizon,

    ma chaleur est un tout petit point, sur l’horizon,

    tellement insignifiant

     

    c’est si bon de se sentir un petit point insignifiant,

    en train de brûler avec une singulière intensité,

    on se sent en accord avec la terre

    et les bêtes qui habitent sur son dos,

     

    par moments,

    on croit percevoir ce noyau dans ses profondeurs,

    mère nourricière de tous les volcans,

    être au diapason avec,

    vibrer, accordé avec

     

     

     

    #44718
    bzo
    Participant

    il faudrait vraiment que je trouve du temps,

    pour me refamiliariser avec le plaisir prostatique

    et puis aussi explorer plus sérieusement le plaisir anal,

    le tout aneroless, pour le premier

    et rien qu’avec mes petits doigts, pour le second

     

    pour les jeux avec mon anus,

    en-dehors des moments où je mixe les ondes anales,

    dans le cadre de ma pratique yin/yang, le couple intérieur

    mais strictement du plaisir anal,

    je ne m’en offre que quelques minutes, juste avant d’aller dormir,

    comme je m’enduis toujours les génitaux et l’anus, de beurre de karité,

    avant de m’endormir,

    c’est donc toujours vers 2,3 heures du matin,

    que je m’accorde quelques minutes, de ce plaisir tellement délicieux

     

    oh pourtant comme c’est irrésistible,

    j’aurai envie de pleure tellement c’est bon,

    quand je sens deux de mes doigts, s’engouffrer là-derrière,

    je joue alors avec les muscles du sphincter,

    les resserre autour de mes doigts,

    freine leurs allers et venues, avec

     

    je sens bien qu’en persévérant, il y aurait des orgasmes délicieux et tellurique, à la clef

    mais j’arrête après quelques minutes car j’ai déjà très sommeil, à ce moment-là,

    si je me décide d’aller au lit,

    c’est que je tombe de sommeil

     

    quant au plaisir prostatique,

    bon je l’ai écrit déjà maintes fois,

    mes deux premières années, hors des sentiers battus,

    se sont déroulées, avec des masseurs

    et j’ai atteint avec, tout ce qu’il y avait moyen d’atteindre comme plaisirs,

    des orgasmes de toutes les couleurs et de toutes les formes,

    des courts, des interminables,

    des calmes , des séismiques

     

    mais bon, comme ces dernières années, j’ai tellement habitué ma prostatique,

    à fonctionner en conjoncture avec mes génitaux,

    synchronisés ou en alternance,

    que malgré qu’elle soit parfaitement éveillé,

    réagissant au quart de tour à toutes mes sollicitations, aussi légère soit-elle,

    il faudrait que je la réhabitue à fonctionner toute seule,

    que je retrouve avec elle la capacité d’emballer mon corps,

    rien qu’avec ses ondes à elle,

    me mettre en roue libre, vertigineusement,

    comme dans le bon vieux temps

     

    une sorte de “rewiring”, donc

    mais aussi, je dois mettre au point, une nouvelle technique

    car celle que j’avais peu à peu perfectionner durant cette période,

    c’est celle à partir de laquelle,

    j’ai dérivé ma technique actuelle

     

    il n’y a plus de retour possible, vers une pratique exclusivement prostatique,

    avec elle,

    non, je dois mettre au point quelque chose de nouveau,

    une nouvelle manière pour dialoguer avec ma prostate

     

    je m’y emploie, ça vient, c’est sur le feu,

    en temps utile, quand ce sera bien au point,

    je m’expliquerai dessus,

    pour en faire bénéficier d’autres

    #44719
    bzo
    Participant

    on va commencer la journée,

    avec un petit texte,

    cela me fait une petite gymnastique des doigts, au clavier,

    cela m’éveille tellement agréablement l’esprit

    et souvent cela me descend dans le bassin,

    une nappe de titillements qui s’installe,

    qui dialogue avec les mots

     

    ce doigt que je me suis enfoncé, directement au réveil,

    bien verticalement, dans le cul,

    oh, comme il a explosé,

    comme il a explosé joyeusement, gentiment, soyeusement,

    ses ondes de choc, voyagent encore, une heure après,

    je les sens, dans le lointain de ma chair,

    je les sens, dans ma mémoire, aussi,

    je les sens aussi, dans ma voix, dans ma gorge,

    tellement le râle qu’il a provoqué,

    a traversé tout mon être de sa douceur gorgée de volupté,

    dégoulinement généralisé, de langueur, de lascivité

     

    mon corps s’est mis à se tordre, tout doucement,

    sous l’effet de ce doigt qui descendait lentement,

    ondulait, ondulait

    et cela accentuait tellement l’effet,

    toute la soie du monde, s’était donné rendez-vous, dans ma chair

    et me frottait de l’intérieur,

    une mer, une galaxie, de soie

    qui m’avait envahi et qui rythmiquement, tentaculairement,

    ondulatoirement,  bougeait,

     

    comme une myriade de danseuses en tutu, miniatures, moléculaires

    qui gracieusement évoluaient, parfaitement coordonnées,

    dans leurs gestes, leurs mouvements, leurs positions,

    tournoyaient, couraient ensemble, allaient par-ci, par-là,

    en effectuant des pirouettes, des entrechats,

    des grands mouvements des bras

     

    oh ma chair, comme nous étions emportés, instantanément,

    dans notre sillage, nous laissons derrière nous,

    ce long râle qui portait en lui,

    toute la douceur et toute la volupté, du monde

     

    jouir de bon matin,

    communier avec son corps de bon matin,

    des bouts de rêves trainaient encore, à gauche, à droite

    qui me saluaient, qui applaudissaient, au passage,

    infini festoiement, dans l’instant

    #44720
    bzo
    Participant

    j’ai à peine terminé le texte juste au-dessus

    que je recommence mon manège,

    je suis surexcité ce  matin,

    je suis assis à mon bureau, les pieds sur la table,

    mes cuisses pressent avec ardeur, avec passion, mes génitaux

    faisant rouler mes couilles,

    mes mollets, vont l’un contre l’autre, frottant, frottant

    et mes doigts tapent au clavier, au fur et à mesure,

    en direct,

    c’est du reportage, sur le vif, à chaud,

    au coeur de l’action, au coeur tremblant, au coeur vibrant, de l’action,

    au coeur en feu de l’action

     

    mes petits doigts vous racontent tout,

    mon bassin en train de danser,

    les contractions qui montent rythmiquement,

    de temps à autre, un râle bien gras, bien juteux,

    qui monte de mes entrailles, relayé par ma gorge

     

    le miracle ensorcelant de la chair,

    de la chair incandescente,

    mon âme est en feu, plane sur l’horizon

    comme un avion touché par la grâce

     

    #44721
    bzo
    Participant

    l’instant nous appartient,

    je veux dire, nous appartient vraiment,

    d’habitude, nous flottons, juste, à sa surface,

    comme un bateau à la dérive

     

    là, l’instant nous appartient,

    je veux dire, nous investissons sa profondeur,

    nous explorons ses tréfonds

     

    le temps et l’espace, à de rares moments,

    peuvent former comme un nid ardent

    où tout peut arriver,

    il est question, alors, d’incandescence,

    d’épanouissement, de dépassement de soi

     

    il est alors question de fusion, de communion,

    de moments aboutis,

    de corps et d’esprits qui se divulguent,

    de corps et d’esprits qui se libèrent,

    de désir qui s’exprime, impérialement, sans restrictions

     

    libre, un instant,

    totalement libre, un instant,

    c’est déjà passé,

    ce qui nous a fait exister réellement, un instant,

    n’est plus qu’une illusion, un vague souvenir

     

    nous nous recherchons, à nouveau,  désormais,

    le sphinx est tapi dans l’ombre,

    pour renaître un instant,

    plus resplendissant que jamais

    #44722
    bzo
    Participant

    il y a des millions d’hommes et de femmes,

    actuellement, dans cette seconde, de part le monde,

    la bitte dressée, la chatte humide et béante,

    en train d’ahaner et de s’activer,

    peau contre peau, leurs sueur s’emmêlant

     

    cette pensée me fait bien bander,

    un instant,  j’ai entrevu comme une chaîne infinie,

    formant comme un maillage serré, un réseau, sans cesse changeant,

    recouvrant la planète,

    de foutre giclant, de jambes écartées, de seins pressés,

    d’anus, de prostates, de clitoris et de vagins,

    sollicités, de toutes les manières possibles et imaginables,

    de fellations, de cunnilingus,

    à deux, à trois , à quatre ou plus

     

    il y aurait moyen de faire tourner

    toute une série de centrales électrique,

    à plein temps, 24h sur 24,

    avec toute cette énergie dépensée

     

     

     

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