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20 sujets de 901 à 920 (sur un total de 1,076)
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    Articles
  • #44832
    bzo
    Participant

    qu’il fait bon, par moments,  juste être,

    juste être là, dans l’instant qui tourne,

    respirant,  percevant, ressentant,

    vivant, quoi,

    absorbant le monde par les yeux,

    assis sur un vieux banc en bois,

    avec un ciel bleu magnifique, partout au-dessus de ma tête,

    entouré de la rumeur de la ville

     

    je contracte un peu les muscles du périnée,

    maintiens  la pression,

    des ondes délicieuses, immédiatement bourgeonnent,

    envahissent mon bassin,

    s’en échappent, se répandent,

    je joue ainsi pendant quelques minutes

     

    un joggeur passe,

    il court tranquillement,

    corps d’athlète, jeune, plein de vigueur,

    tranquille assurance et royale désinvolture,

    qu’il sait depuis longtemps qu’il va attirer le regard,

    un  peu partout, en passant,

    il n’y fait plus du tout attention

     

    je suis surpris, néanmoins, de la façon,

    dont je le percevais dans sa course,

    malgré sa façon mâle, sans équivoque, de se déplacer,

    il y avait quelque chose de profondément féminin

    dans les mouvements de son postérieur

     

    il serait sans doute très vexé si on lui avait fait la remarque,

    serait devenu agressif,

    car rien d’ambigu, de fait, dans sa façon de se mouvoir

    c’était juste ma perception,

    ce fut un moment délicieusement trouble

    car je voyais vraiment comme un cul de femme,

    se mouvoir en filigrane du sien

     

    je suivais du regard ce postérieur,

    je suis resté, fasciné, les yeux rivés dessus ,

    jusqu’à ce que la rangée d’arbres me le cache définitivement

     

    je me rends compte que quand j’ai des bouffées de désir,

    je ne perçois plus vraiment de frontières entre le masculin et le féminin,

    dans les corps que je vois autour de moi,

    je mélange cela, à ma guise,

    la chair, en chacun et en chacune,

    est en même temps, masculine et féminine,

    c’est ce que mes tripes me disent ,  désormais,

    sans équivoque, constamment

    et c’est ce que mes yeux me font voir

     

    et cela a duré longtemps car il avançait au petit trot,

    j’ai commencé aussi fantasmer sur lui, vers la fin

    c’est fut bien bien cochon,

    j’en rebande ferme, rien que de l’évoquer,

    la trique absolue, dans ma mesure de mes modestes moyens

     

    mon regard se déplaçait, par intermittence, sur l’avant de son short,

    je croyais y deviner  le balancement de son sexe,  de ses couilles,

    sous la toile lâche,

    je les imaginais, ses bijoux de famille, tout en sueur

    j’imaginais ma langue dessus, léchant, fouillant les replis,

    nettoyant consciencieusement,

    fort goût de sueur et vaguement d’urine, mêlé à de la surexcitation

    eu soudainement envie de le sentir dans ma bouche,

    de le sentir grossir entre mes lèvres,

    de le couvrir de baisers, son braquemart

    de le sentir devenir le plus raide possible

     

    je l’imaginais, énorme, bien sur, sa queue,

    cambrée, avec de grosses veines,

    essayant de l’engloutir en entier, m’étouffant avec,

    je m’imaginais suçoter son gland

    jusqu’à ce qu’avec quelques soubresauts,

    il me lâche son foutre dans la bouche

     

     

     

    #44861
    bzo
    Participant

    il y a quelque chose de tellement absolu, de tellement total,

    de tellement totalement absolu et total,

    dans mes moments d’incandescence,

    mes moments de communion avec la chair,

    ces derniers jours

     

    un sentiment d’urgence, d’absolue nécessité,

    une sensation irrésistible de m’offrir entièrement,

    que tout est en train de jaillir,

    de ne plus être qu’une offrande,

    un calice en train de se remplir,

    sur un autel,

    que l’instant semble arrêté

     

    célébrations autour de la flamme dansante de la vie,

    célébrations dans la chair,

    recueillement voluptueux, dans le délire des sens,

    se libérer, un instant, de tous les carcans,

    parfaitement, autant homme que femme,

    s’offrir, un instant, à la vie, comme réceptacle

    pour y brûler nos énergies les plus vives, les plus secrètes,

    une chair, comme un diamant, un instant,

    lançant mille flammes à la ronde

     

    #44862
    bzo
    Participant

    il s’est passé quelque chose, bien sûr

    mais je raconterai cela, un autre jour,

    là, j’ai juste envie de célébrer,

    de célébrer la volupté, la jouissance

    et la complicité complète, totale, avec ma chair

     

    m’unir à elle, être réuni à elle,

    ensemble, vivre  une incandescence,

    sans limites

    #44863
    bzo
    Participant

    une fausse tentation, une fausse séduction,

    s’est éteinte en moi depuis quelques jours,

    celle périodiquement d’entreprendre une abstinence d’éjaculation,

    dans le but d’accumuler les énergies

    et ainsi de booster ma pratique

     

    non pas que ce n’ait pas des effets intéressants,

    le corps devient incroyablement réactif,

    les sensations fines, précises,

    cependant c’est une illusion d’amélioration

    car il y a des contre-effets négatifs, insidieux,

    bien plus effectifs

     

    il y a quelques jours, au soir, quelques petits jets laiteux sont sortis,

    ont fini par sortir

    et le lendemain, au matin, encore quelques autres,

    cependant le soir, même,

    les couilles passablement vidées, donc, les citernes d’énergie au plus bas,

    j’ai vécu des moments splendides,

    certes, les sensations n’étaient pas aussi finement ciselées,

    le corps pas réactif, d’une manière aussi acérée,

    mais c’était négligeable,

    en regard des extraordinaires moments que j’ai vécus,

    de l’ampleur et de la diversité des sensations,

    du volume et de la qualité de la volupté et de la jouissance

    qui sont passés dans les tuyaux

     

    on pourrait me rétorquer que je suis dans ce moment du cycle

    qui s’est instauré dans ma vie,

    où j’affirme que je ne le ferai plus,

    jusqu’à la prochaine abstinence démarrée,

    avec des textes ici, élogieux, à nouveau,

    à quel point, c’est fantastique, c’est merveilleux, l’action, les séances,

    avec le corps surchargé, le corps gorgé, d’énergies accumulées

     

    cela s’est produit pas mal déjà,

    en fait, je me rends compte,

    cela fait quelques années que je suis dans ce cycle,

    abstinence d’éjaculation,

    louange de la pratique, dans cet état,

    à quel point, cela devient de plus en plus puissant, de plus en plus riche,

    au fur et à mesure des jours qui passent,

    et puis éjaculation

    car cela finit par arriver car dans ma pratique,

    je mêle ondes génitales et ondes prostatiques,

    donc il y a constamment des contacts entre mes cuisses et mes bijoux de famille

    et puis des textes qui vont exactement dans le sens contraire,

    qui expliquent que cela n’a aucune importance,

    que quelques heures après avoir éjaculé,

    cela redevient superbe, que les sensations sont là,

    que la volupté, la jouissance, sont là

     

    qui vivre, verra, j’espère affirmer que c’est définitivement brisé,

    que cette fois j’ai bien réalisé que les avantages de ce type d’abstinence,

    sont en-deçà des effets négatifs,

    que je m’en suis définitivement rendu compte

    et que l’on m’y prendra plus

     

    j’étais dans un cercle,

    je tournais en rond, finalement

    certes, c’était un très très grand cercle,

    avec beaucoup de magie, beaucoup de volupté et de jouissance, sur son parcours

    mais j’en avais fait le tour, déjà, plusieurs fois, ces dernières années

    et il était temps d’aller plus loin, de passer à autre chose,

    d’agrandir ma galaxie, en de nouvelles directions

    de lui chercher d’autres frontières à dépasser

     

    je vais m’atteler, désormais,

    avec beaucoup plus d’attention et de patience,

    consacrer beaucoup plus de temps,

    à retrouver une pratique purement prostatique, aneroless

     

    ainsi que le plaisir anal

    qui est vraiment le parent pauvre, dans mes différentes formes de pratiques

    toujours juste quelques secondes,

    au mieux, quelques minutes,

    juste avant d’éteindre les lumières, vers 2,3 heures du matin, chaque nuit,

    après que je me sens enduit, avec du beurre de karité,

    l’intérieur des cuisses, les couilles, le pénis, l’anus

    pour réhydrater toutes ces zones,

    apaiser, restaurer,  les peaux, par là,

    parfois qui ont été beaucoup frottées,  pressées, cajolées avec insistance,

    pendant des périodes prolongées  d’action enivrante

     

    c’était devenu une habitude,

    d’y aller avec un ou deux doigts, pour un tout petit moment,

    pourtant si riche, si explosif

    mais jamais prolongé,

    malgré la puissance et la richesse, perçues, ressenties

     

    #44864
    bzo
    Participant

    les orgasmes, ces derniers temps,

    me laissent tellement cloué au matelas, incapable de bouger,

    j’essaie de faire un geste, de me mouvoir

    mais c’est peine perdue,

    c’est comme si la commande se perdait en cours de route,

    alors je reste juste là, étalé, viande inerte, viande vidée,

    viande morte pour quelques instants,

    attendant que la marée se retire complètement,

    pour y hasarder à nouveau mes bottes

     

    #44868
    bzo
    Participant

    mon corps est toujours tellement disponible,

    la boîte à musique, est grande ouverte

     

    où que je me touche,  que je m’effleure, que je me caresse,

    cela se met à vibrer, à générer des ondes

    et c’est comme une invitation langoureuse à la danse ,

    lancée à toutes les autres parties de mon corps

     

    je n’ai plus qu’à me laisser entraîner,

    juste laisser parler le désir, ne rien retenir,

    tous les gestes, les mouvements,  les contacts divers et variés,

    les contractions d’où qu’elles soient, quelle qu’elles soient,

    les postures, la prostate, l’anus, les couilles, le pénis,

    tout semble se chercher, se répondre en ondes,

    qui arrivent de tous côtés,

    se réunissent pour former des vagues de sensations

    qui roulent à travers moi, leurs infinies nuances

     

    traversé de part en part, comme une immense plaine,

    parcourue par les chevaux du plaisir, dans tous les sens

     

    le ciel est immense, en moi,

    émanation de mon sang, émanation de mes ténèbres,

    se plie et se déplie, se range dans un coin, en un tour de main,

    se déploie souverainement, à la moindre sollicitation

     

    papillon géant, bleu,

    battant des ailes, dans ma chair,

    se nourrissant de soleil, le jour,

    d’étoiles, la nuit

     

     

     

    #44877
    bzo
    Participant

    ma peau, comme tu me manques,

    ta chaleur, ton grain,

    tout le mille-feuille de sensations, sous ta surface,

    avec l’hiver effectuant ses premiers pas sérieux, sur Bruxelles

    et puis les restrictions sur le chauffage que je m’impose,

    les prix des énergies s’étant envolés,

    il ne fait pas plus de 19/20° chez moi,

    du coup, je dois rester emmitouflé,

    pour ne pas grelotter de froid

     

    résultat,

    je pratique pratiquement plus, pour l’instant,

    à peine un peu, sous la douche

    ou au lit, sous les couvertures

    mais peu, si peu

    car je n’aime pas cela, pratiquer couvert,

    entouré de partout, par le tissu des draps ,

    je me sens gêné dans mes mouvements, empêtré,  freiné, diminué,

    me sens en cage comme un oiseau qu’on empêche de s’envoler

     

    il n’y a plus cette instantanéité magique,

    quand j’ai envie, comme j’ai envie,

    où que je sois, quoique je fasse,

    chez moi,

    le désir qui peut s’exprimer à tout bout de champ,

    je me sens en train de me faner, faner, faner, pour l’instant,

    quel crève-cœur

     

    il va falloir me réinventer ou risquer l’asphyxie sexuelle,

    je vais m’y appliquer,

    glisser mes mains sous les vêtements,

    me tripoter sous le tissu

    ou carrément, chercher les sensations par l’intermédiaire du textile,

    essayant d’en faire mon complice

     

    le plus gros problème,

    ce sont les interactions entre les cuisses et les génitaux,

    elles génèrent tout de même, la majorité des ondes, dans ma pratique,

    pour la prostate, aucun problème, les contractions sont entièrement internes, aneroless,

    l’anus, non plus, mes petits doigts peuvent trouver facilement leur chemin,

    sous  les vêtements amples que je porte chez moi

    mais bon, le fait que pour l’instant,

    je ne parviens plus à produire d’ondes génitales,

    déraille tout, perturbe tout

     

    je vais me remettre en mode apprentissage et expérimenter, expérimenter,

    avec les pistes évoquées au-dessus,

    faire des vêtements, mes complices dans les jeux,

    je ne vois pas d’autre solution

    car je hais le froid,

    l’autre jour, surexcité au lit, je me suis débarrassé des draps et continué à l’air libre

    mais ce n’était pas la même chose,

    je sentais aussi, tout le temps, comme une caresse froide, un peu partout,

    l’impression que la porte du frigo, était restée grande ouverte, juste à côté de moi,

    ça gâchait pas mal

     

    et puis aussi, peut-être, privilégier le plaisir anal et prostatique,

    c’est peut-être la bonne occasion de le faire massivement

    mais ma pratique en mode yin, me manque tellement,

    oh comme j’ai envie de me caresser,

    d’aller presser avec les cuisses, mes couilles, mon sexe,

    mon petit chérubin, de le sentir un peu gonfler entre mes jambes

    et se mettre à rayonner comme un mini soleil,

    de transformer immédiatement mon bassin en un nid de chaleur ineffable

    dans lequel il fait si bon se sentir installé

     

    maman, vivement le printemps, vivement l’été,

    vivement les couilles, le petit tuyau, à l’air

    #44921
    bzo
    Participant

    comme mes noix sont douces,

    je vais vous faire une confidence,

    je crois que j’ai les noix les plus douces de la terre,

    elles sont un peu comme une lampe d’Aladin,

    vous les frottez un peu

    et un djinn immense,

    tout en ondes d’une exquise et une ineffable douceur,

    fait son apparition, dans mon corps

     

    j’ai un secret pour avoir des noix si douces,

    des noix qui irradient les alentours comme cela,

    dès qu’on les frotte un peu,

    c’est que le frottage des noix, eh bien, c’est comme un sport,

    au plus vous vous entraînez , au mieux cela va, au plus c’est efficace

    et je me suis beaucoup mais alors beaucoup entraîné,

    résultat des courses,

    je suis devenu très performant dans cet exercice

     

    je pourrais , en fait, dire la même chose pour tout le reste,

    le frottage des seins,

    le frottage de n’importe quelle partie de mon corps,

    me suis beaucoup entraîné,

    résultat, je peux me frotter n’importe où

    et c’est comme si je me frottais les noix,

    rien que bouger déjà, changer de position,

    c’est comme si je me se frottais l’intérieur du corps

    et puis quand je contracte les muscles du périnée, dans la zone de l’anus,

    c’est comme si je frottais ma prostate,

    elle aussi, immédiatement réagit, se mêle aux ébats

     

    enfin, vous voyez le tableau,

    quand j’appuie sur le bouton démarrer,

    que je me laisse aller à la langueur,

    que je laisse le désir s’emparer de moi,

    je deviens un sexe sur pattes,

    de fond en comble et de bas en haut,

    toute partie de mon corps réagit, vibre,

    émet des ondes de plaisir

    quand je la sollicite

    #44925
    bzo
    Participant

    je dois commencer à m’habituer aux 19/20° chez moi

    car si j’ai un peignoir et un t-shirt, au-dessus et de grosses chaussettes,

    je ne porte plus rien en-dessous

    et cela permet à mes cuisses de venir faire frotti-frotta,

    du coup mes hanches se mettent à onduler,

    des contractions montent,

    un doigt ou deux de temps à autre, vient s’égarer dans la petite crevasse, derrière

    et déjà, toute la machinerie, dans mon bassin, est en route,

    anus, prostate et génitaux, travaillant de concert

     

    sur mon tapis de yoga, j’ai passé de tellement superbes moments,

    comme c’est bon, comme c’est bon, de jouir ainsi, pendant de longues minutes,

    râlant, gémissant, mes mains tripotant partout

    et puis cette sensation incroyable de se faire l’amour,

    de se sentir en même temps homme et femme, pénétrant et pénétrée

     

    ma petite queue se durcit, en écrivant ces mots, j’en suis tout excité,

    je vais y retourner sur le champ,

    il faut que je rattrape le temps perdu à cause de ce froid,

    ces derniers jours où je n’ai quasiment pas pratiqué,

    ma peau a soif de mes mains,

    mon anus, de mes bout de doigts,

    ma prostate, de mes contractions,

    mes couilles, mon pénis, du frottement de mes cuisses,

    enfin tout cela

    et puis tout le reste,

    tout le corps, en fait, tellement tout participe chez moi

    #44927
    bzo
    Participant

    je suis à peu près sûr que pour développer ma pratique en mode yin,

    au fil de ces dernières années,

    j’ai utilisé les mêmes mécanismes, les mêmes techniques,

    que ceux  qu’une transsexuelle,

    une femme, donc, dans un corps d’homme,

    va utiliser pour réinvestir peu à peu ce corps

    qui ne correspond pas à son genre

     

    elle va apprendre à le vivre au féminin, à le mouvoir au féminin,

    à l’irriguer de sa sensibilité de femme, de son désir de femme,

    apprendre à vivre avec, son plaisir au féminin,

    apprendre à jouir en tant que femme, malgré la bite qui pend,

    grâce, en fait, peu peu, elle découvrira,

    ne plus la sentir en tant que verge, même si elle se redresse,

    juste comme formidable pourvoyeuse d’ondes sexuelles

    dont il y a moyen de faire à peu près ce qu’on veut,

    qu’il y a moyen de façonner à notre image,

    mouler avec, un vagin entre nos jambes,

    et le sentir prendre vie, palpiter, vibrer,

    s’enflammer, entre nos cuisses

     

    et tout cela va fonctionner,

    tout cela va finir par fonctionner, si on s’en donne les moyens

    parce que c’est possible, cette magie est possible,

    parce que notre chair à tous,

    indifféremment qu’on soit homme ou qu’on soit femme,

    a tout le potentiel de l’autre sexe,  enfoui dans ses profondeurs

     

    parce que même si on a un pénis qui pend entre ses jambes,

    on peut arriver à vivre son plaisir au féminin,

    on peut arriver à ressentir un vagin,

    on peut arriver à ressentir une pénétration,

    on peut se sentir des seins, des hanches,

    là où dans la réalité, il n’y en a pas

     

    moi, je ne suis pas une femme dans un corps d’homme,

    aucunement, pas un seul instant,

    même si j’ai une admiration sans bornes pour le féminin

    et que je crois qu’un jour, dans un futur plus ou moins lointain,

    nous vivront dans un matriarcat,

    simplement parce que la femme est supérieure à l’homme,

    à peu près, tous les points de vue,

    c’est une question de temps, c’est en route,

    cela prendra le temps qu’il faut, des siècles

    mais on y arrivera, c’est inéluctable

     

    je n’ai jamais fantasmé sur cela, vivre mon plaisir au féminin,

    contrairement à bien des hommes,

    si je me fie à divers témoignages sur ce forum,

    non, je me sens plutôt bien dans ma peau d’homme,

    en tout cas, je n’ai jamais aspiré secrètement à changer de sexe

     

    non, ce qui s’est passé,

    c’est que durant ma pratique prostatique, avec masseur,

    peu à peu, j’ai perçu une opportunité, en moi,

    je ne savais pas encore clairement ce que c’était,

    j’ai juste suivi mon intuition,

    je percevais qu’il y avait moyen d’aller dans une direction

    qui m’apporterait plus de satisfaction,

    qui correspondrait plus à mes besoins

     

    je sentais en moi une opportunité et elle m’attirait irrésistiblement,

    simplement parce qu’elle me permettrait de goûter au féminin, à nouveau,

    pour moi qui , après une déception amoureuse,

    m’étais isolé, m’étais éloigné des femmes,  à tel point

    qu’à partir d’un moment donné,

    je ne savais plus le chemin pour retourner vers elles,

    je l’avais oublié et ne le sais toujours pas d’ailleurs

     

    sans doute, si j’avais une vie sexuelle, à peu près normale,

    en couple avec une femme ou un homme

    ou bien des aventures régulières, vivant ma vie de libertin, joyeusement,

    je n’aurai pas eu ce genre de tentation extrême

    d’aller explorer toujours plus loin, dans cette direction, en moi

     

    l’autre , qu’il soit homme ou femme,

    nous permet d’étancher notre soif d’altérité,

    l’autre, c’est l’inconnu, c’est un continent nouveau à explorer,

    l’autre nous permet d’entreprendre de multiples explorations sexuelles, en commun,

    si on est un peu curieux, audacieux et libre d’esprit

     

    mais voilà, j’ai senti cette opportunité magnifique en moi,

    je ne sais pas encore exactement ce que c’était, à l’époque

    mais cela m’attirait irrésistiblement,

    aujourd’hui, je sais très exactement ce que c’est,

    j’ai développé le plaisir au féminin, dans toute sa splendeur, en moi

    et il me permet de goûter à nouveau à la femme,

    certes de manière radicalement différente,

    de l’intérieur en quelque sorte,

    éveillant en moi la source ardente et sans limites,

    lui permettant de monter à la surface,

    de s’emparer de mon corps, de mon esprit, de ma sensibilité,

    de prendre les commandes, de tout cela,

    me laisser mener par le désir, au féminin

     

    j’ai déjà utlisé quelques fois dans des textes précédents,

    la métaphore d’une langue étrangère,

    j’ai appris avec mon corps à m’exprimer dans une langue étrangère,

    jour après jour, intégrant de nouveaux mots,

    déchiffrant la grammaire, les tournures de phrases, les expressions,

    devenant de plus en plus familier cette nouvelle langue

     

    désormais, elle m’est totalement familière,

    ce ne sera jamais ma langue maternelle, certes,

    mais c’est une seconde langue qui est devenu totalement courante

    et dans laquelle je m’exprime parfaitement,

    même si tous les jours, je continue mon apprentissage

    car il n’y a pas de limites,

    comme avec sa langue maternelle, d’ailleurs,

    on apprend toujours des choses,

    on peut toujours se perfectionner

     

     

     

     

    #44928
    bzo
    Participant

    la complicité avec ma chair,

    la communion avec elle,

    la sensation de fusion, avec elle,

    c’est ma plus immédiate récompense

     

    elle me répond,

    depuis le fond, habituellement muet, de moi-même,

    je la sens qui réagit,

    qui réagit avec intensité, qui réagit ineffablement,

    qui vient vers moi, qui se rue vers moi,

    qui se colle contre moi,

    qui se colle tout contre moi,

    qui fusionne à moi

     

    nous volons de concert,

    nous volons, collés l’un à l’autre, de concert,

    j’ai cherché mon corps, je l’ai trouvé,

    il répond présent, il est là, dans l’instant,

    nous emplissons l’instant, entièrement, lui et moi,

    nous emplissons de miel, l’instant, lui et moi,

    nous ne sommes plus que miel, chaud, frissonnant,

    tout entièrement, lui et moi,

    tout entièrement, ensemble, lui et moi,

    de miel chaud et frissonnant

     

    #44929
    bzo
    Participant

    de part en part, de haut en bas, je sens comme un axe en moi,

    un axe, autour duquel, semblent tourner, quelque part,

    tous mes gestes, mes mouvements,

    toutes les faits et gestes de mon corps, en fait

    et que dès que je me mets en action,

    c’est comme si cet axe se décalait légèrement

    et que cela suffisait

    pour que toute la machinerie se dérègle délicieusement

     

    ma seule action volontaire, donc, en fait,

    c’est comme d’appuyer sur le bouton , démarrer,

    en provoquant ce léger décalage de l’axe,

    après tout le reste suit, tourne de plus en plus différemment, autour,

    provoquant toutes sortes de frottements, d’effleurements,

    de mouvements, de contractions, de gestes,  de sensations, inhabituels

     

    je provoque juste ce léger faussement dans l’axe

    et le reste est entraîné dans un fabuleux dérèglement

    qui prend de plus en plus d’ampleur,

    j’assiste au spectacle de moi-même,

    transformé,  habité par un trouble infini, soyeux,

    avec comme seul carburant, le désir,

    avec ce féminin, partout , qui a pris possession de moi,

    qui me fait perdre la boule, tellement délicieusement

     

    je me laisse aller de plus en plus, je n’ai plus aucun tabou,

    j’écarte les cuisses, je les referme, je me sens ouvert, infiniment pénétrable,

    il y a une soupe de vibrations, là en bas, au milieu, dans la fente, qui se prépare,

    qui ne demande qu’à être remuée, touillée,  à la cuillère,

    les contractions des muscles du périnée et autour de l’anus,

    feront l’affaire,

    pas besoin de bite, ni de gode, ni de masseur, ni de rien d’autre,

    juste mon corps, ma chair, à moi

     

     

    #44930
    Onyx
    Participant

    J’adore lire votre journal ! Le niveau de détail que vous partagez ainsi que vos descriptions… Je me reconnais tellement dans vos témoignages.

    Depuis ses dernières semaines, j’ai quasiment le même lien avec mon corps que vous. Et c’est tout simplement merveilleux à vivre au quotidien.

     

    #44933
    bzo
    Participant

    ah ben, il y a au moins une personne qui me lit, cela fait plaisir

    et si mes récits ont pu être une inspiration pour toi,

    t’aider à éveiller un désir XXL,  sans tabou ,  dans ta chair

    alors c’est mission accomplie

    car c’est aussi une des raisons pour laquelle je tiens ce journal intime

     

    intime

    mais en même temps totalement ouvert, vers les autres,

    comme cherchant à semer un trouble,

    délicieusement, aux alentours

    #44934
    bzo
    Participant

    louange aux  mains baladeuses,

    louange au désir,

    louange aux corps qui s’expriment,

    louange aux corps qui ondulent langoureusement,

    louanges à la chair,

    louange à ses ouvertures adorables, par devant, par derrière

    louange au foutre,

    louange au foutre qui s’écoule par toutes les ouvertures,

    louange de la prostate,

    louange aux pénis qui durcissent,

    louange au trou de cul, odorant, adorable,

    si élastiquement ridé,

    louanges à mes doigts qui aiment à s’y perdre,

    s’y frotter un chemin,

    louanges à mes doigts qui aiment la peau,

    qui la parcourent inlassablement,

     

     

    troubadour, trou bas dur,

    du plaisir en solitaire,

    tout seul ou à plusieurs

    #44935
    bzo
    Participant

    le yin est une sculpture puissante, agissante,

    nous la sculptons,

    en même temps qu’elle nous sculpte

     

    cette double action, dans l’instant,

    génère de l’indicible, génère de l’ineffable,

    elle nous rend beau, elle nous rend trouble,

    elle nous rend dansant

     

    nous nous regardons dans un miroir,

    l’image de nous-même que nous voyons,

    nous affole, nous charme,

    nous comble de bonheur

     

    nous nous voyons, sans tabous, sans frontières

    et nous sommes heureux , ainsi, pendant un court instant,

    nous sommes infiniment touchés, de tout ce potentiel déterré,

    de tout ce potentiel éveillé

     

    alors, nous nous embrassons, encore et encore,

    nous jouissons de nous-même,

    nous jouissons de l’autre en nous

     

    un grand sexe, raide, dans nos entrailles,

    va et vient,

    nous bondissons dessus,

    tellement heureux de sa majestueuse présence,

    nous l’enveloppons de notre chair nouvelle, fendue,

    de nos lèvres, vibrantes, caressantes,

    nos hanches semblent musique,

    nos seins semblent mélodie, un peu à part,

    sifflotée dans la poitrine, allant à la rencontre des mains

     

    une sculpture en action,

    nos mains vont et viennent,

    des mains vont et viennent sur  le yin

    des mains vont et viennent dans la chair,

    les miroirs de l’ineffable

     

    la caresse finale, me touche, moi, infiniment,

    m’éveille, me grandit,

    m’éjecte de moi-même, me propulse de moi-même,

    me rend tout de soie froissée, murmurante,

    une galaxie de langueur, m’a englouti, me fait tournoyer,

    me fait voltiger parmi les étoiles,

    je suis à la dérive, loin de moi,

    partout, nulle part, en moi-même

     

     

    #44936
    bzo
    Participant

    l’orgasme est une danse,

    votre chair qui se met à danser,

    la plupart du temps, frénétiquement,

    vous ne faites plus rien, vous êtes guidé,

    vous êtes entre les bras de votre chair

    et elle vous fait tournoyer,  vous fait virevolter,

    vous avez quitté la piste de danse,

    vous êtes embarqué dans un de ces voyages dans les airs

    dont elle a le secret

     

    (à chaud, orgasme + 5mn)

    #44940
    bzo
    Participant

    le plaisir coule librement en nous,

    nous pouvons l’invoquer, à volonté,

    à toute heure, en tout endroit,

    à partir du moment où il n’est plus

    que recherche d’un moment d’intimité ardente avec notre corps,

    un moment de complicité, de communion, avec lui,

    rien d’autre

     

    plus une recherche, plus ou moins forcenée, d’orgasme,

    non, on n’attend plus rien, on ne recherche plus rien d’autre

    que de passer un moment d’intimité avec son corps,

    un moment de communion, de complicité, avec lui

     

    une fois qu’il sent cela, qu’on est vraiment, totalement, comme cela,

    à vouloir être avec lui, juste avec lui, uni à lui, rien d’autre,

    il s’ouvre complètement, il ouvre en grand ses ailes,

    il ouvre en grand ses vannes les plus secrètes

    et nous partons à la dérive ineffablement,

    dans la galaxie, sans limites, de la jouissance et de la volupté,

    instantanément

    #44941
    bzo
    Participant

    le plaisir, c’est juste une façon de se donner, de s’abandonner,

    aux sensations qui montent,

    quand on est encore programmé, selon les normes,

    genre,  société, idées toutes faites sur la sexualité, etc,

    alors on ne commence à éprouver du plaisir

    que quand on nous touche la queue

    ou qu’on nous passe le doigt sur le vagin

    ou qu’on est face à quelque chose de très suggestif

     

    mais à partir du moment où l’on sort des sentiers battus,

    si on s’en donne les moyens, le temps,

    qu’on est audacieux, que l’on s’ouvre à soi-même comme il faut,

    on peut arriver à éprouver du plaisir, à avoir des orgasmes,

    rien qu’en se frottant le nez  ou en remuant les doigts de pied, par exemple

    parce que notre corps, est avant tout, une boîte à jouir,

    à jouir encore et encore,

    un sexe sur pattes qui ne demande qu’à faire pétarader son moteur

    pour vivre l’incandescence dans l’instant,

    le ciel est là, partout en nous, dans nos os, dans notre peau, dans notre chair,

    dans le moindre de nos cheveux

    qui ne demande qu’à briller, qui ne demande qu’à éblouir l’instant,

    qui ne demande qu’à répandre son bleu azur partout,

    jusqu’à dans la moindre de nos fibres

     

    #44943
    bzo
    Participant

    je ne sais pas s’il y a de l’intérêt pour du  techno dans le coin

    mais moi, sans être un fanatique, je suis malgré tout, grand fan de la DJ palestinienne, Sama Abdulhadi,

    Arte a mis en ligne son set tout récent Time Warp 2022, c’est absolument génial:

         le site refuse les liens youtube , apparemment

    je vais donc juste mettre le nom : Sama Abdulhadi – TIME WARP 2022 @ARTE Concert

    à écouter et à voir absolument

    comme quoi Proust, Balzac et Nietszche, ne sont pas incompatible avec techno

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