• Ce sujet contient 738 réponses, 14 participants et a été mis à jour pour la dernière fois par bzobzo, le il y a 12 mois.
20 sujets de 261 à 280 (sur un total de 739)
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  • #33717
    bzobzo
    Participant

    je n’ai pas arrêté de toute la soirée de faire des micro-séances,
    des dizaines, certaines d’à peine quelques secondes,
    ce plaisir est tellement riche, tellement dense, tellement voluptueux,
    c’est comme une injection,
    une injection qui libère des sensations nageant paresseusement dans ma chair

    il y a quelques minutes,
    je me suis assis nu sur mon coin de table favori,
    comme une femme qui a envie de se faire prendre, écartant bien les jambes
    pour sentir s’enfoncer autant que possible le coin massif en hêtre,
    je me suis cambré, cambré, cambré, autant que je le pouvais pour offrir ma croupe au bois,
    rejeté la tête en arrière,
    pour bien sentir sa dureté en moi, en recueillir chaque sensation éveillée dans ma chair

    ai commencé à bouger mon bassin avec comme point de pivot ce bois enfoncé en moi,
    écartelant mon trou de balle, distendant mon cher anus-pussy,
    des petits mouvements de bas en haut et en même temps latéralement, rythmiquement,
    une main caressant ma poitrine
    tandis que l’autre descendait vers mes parties, plongeant les doigts dans les couilles,
    je continuais à bouger ainsi,
    cambrant de plus en plus les fesses,
    offrir ma croupe au bois, qu’il me déchire, qu’il m’explose

    mon bassin,
    de plus en plus comme un chaudron bouillonnant dont le couvercle sautille,
    quelques secondes après sauta définitivement
    j’explosais, en rut, incapable de me contenir
    ma cervelle comme un bouchon de bouteille de champagne, fit un vol plané à travers la pièce
    tandis que je continuais encore un peu à frotter avec frénésie
    mon cul contre le coin de table jusqu’à me faire mal
    et que ma main toujours pressant mes parties génitales,
    semblait fondue à elles, fusionnées à elles,
    provoquant dans mon bassin comme un feu d’artifice continuel de filaments de chaleur soyeuse

    pas plus d’une minute
    mais cela semblait une éternité,
    on plonge dans l’instant, celui semble presque figé, tournant au ralenti,
    on descend en apnée dans l’instant,
    plus rien d’autre que cette densité de plus en plus voluptueuse,
    plus rien d’autre qu’une cathédrale de lumière autour

    #33718
    bzobzo
    Participant

    c’est plus fort que moi, au plus de plaisir, au plus je ressens le besoin d’écrire aussi
    oh, well…

    j’ai commencé ma journée comme je l’ai terminée hier tard dans la nuit
    ou plutôt dans le petit matin,
    mon corps semblait s’être réveillé affamé de caresses, affamé d’ivresse,
    ma peau semblait brûlante sous mes doigts, brûlante de désir sous mes doigts

    aux premiers mouvements lancinants de mon bassin,
    aux roulements de bastingage de mon bassin,
    comme il semble lourd, comme il semble chargé, mon bassin,
    chargé d’épices sensuelles, d’épices érotiques,
    ma chair chauffe, ma chair devient ardente, comme je suis excité,
    comme j’ai envie de sentir mes entrailles en feu,
    comme j’ai envie de me sentir tout feu, tout flamme,
    le bassin ivre dansant lentement, dansant lascivement
    tandis que mes mains parcourent mon corps, allumant ma peau

    comme mes parties génitales coopèrent divinement, pleinement,
    avec ma prostate, ensemble forment une sorte de super dynamo dans mon bassin,
    des tas de bonnes ondes montant,
    ces couilles sont capable pendant de longues heures de générer un nectar tellement voluptueux,
    une chaleur diffuse, soyeuse, frissonnante, en lentes vagues traversant ma chair de part en part

    je n’ai plus qu’à me laisser entre mes caresses et mon bassin explosant à chaque instant doucement,
    je me rends compte qu’il n’arrête pas d’exploser doucement,
    un moteur à explosions
    tandis que mes mains frottent ma peau, éveillent mes seins sous leurs pressions, sous leurs effleurements,
    je les sens comme vibrant, comme deux tambours d’amour vibrant dès qu’effleurés

    #33719
    bzobzo
    Participant

    c’est le défilé et la fête de la gay pride cette après-midi dans Bruxelles

    cela va sentir la bière et le foutre dans tout l’archi-centre,
    la folie colorée dans les rues

    bites et chattes, voies séparées
    mais délire sensuel à son maximum tout de même

    je vous aime tous

    #33720
    bzobzo
    Participant

    arf, c’est samedi prochain,
    je me suis encore trompé

    #33721
    bzobzo
    Participant

    rentrer chez moi, après une longue promenade, visite chez les bouquinistes, courses

    me mettre nu, enlever ces vêtements,
    sentir ces couilles aller et venir entre les jambes, se frotter aux cuisses
    c’est envoyer un signal à mon corps, à ma chair endormie,
    on peut y aller, on peut se lâcher, tout peut monter, tout peut se mettre en action,
    la communion sensuelle, le déchaînement voluptueux, peut se mettre à tout moment en route

    #33723
    bzobzo
    Participant

    quand je me réveille après une nuit de sommeil,
    la première chose que je fais, c’est devenu une sorte d’automatisme,
    je vais avec deux, trois doigts titiller ma petite raie d’amour

    je reste quelques instants à l’entrée, frottant, effleurant, farfouillant
    puis sans ménagement, je les enfonce bien droits, bien durement,
    avec la crème pour soins intimes
    dont je m’enduits toujours désormais le soir avant de m’endormir, après mes ébats,
    au matin, la teneur est juste parfaite,
    on n’a pas du tout la sensation d’une lubrification par des moyens artificiels,
    elle semble une humidification naturelle des lieux

    les doigts s’enfoncent comme dans du beurre, du beurre d’amour,
    la chair est tendre, se donne sans effort, enveloppante, velouteuse,
    sensations de plein de plis, de replis, de recoins,
    de courbes soyeuses, caressantes qui se révèlent au passage

    ne pas oublier en même temps, parfaitement synchronisée chez moi avec une longue pratique,
    la contraction,
    venir à la rencontre des doigts avec la contraction,
    ainsi ce ne ne sont plus juste des doigts qui s’enfoncent dans un anus
    mais une sensation de pénétration dans un anus-pussy

    les doigts et la contraction fusionnent instantanément,
    semblent former un engin glissant lentement dans la chair, se frayant son chemin, remontant,
    fouillant les entrailles

    notre prostate est vraiment la clef du royaume,
    c’est par elle que tout passe, c’est elle qui donne accès à toutes ces énergies en nous,
    cet immense réservoir d’énergie qui dort au fond de nous,
    pas directement énergie sexuelle,
    c’est nous qui allons les transformer en sensations perçues comme érotiques, sexuelles, sensuelles,

    ce sont des énergies asexuées, en ce sens qu’elles ont les deux sexes possibles,
    nous pouvons les ressentir pour ce qu’elles sont,
    en même temps mâles et en même temps femelles,
    c’est là qu’elles révèlent toute leur richesse, toute leur diversité

    un plaisir prostatique « classique », un plaisir prostatique au masculin,
    c’est une fois que c’est bien développé,
    un enchaînement d’orgasmes plus ou moins forts
    avec ultimement de temps à autre un super O,
    c’est au fond en miroir, l’orgasme masculin mais amplifié, démultiplié, enrichi,
    et sans érection, sans éjaculation

    c’est pas mal, pas mal du tout
    mais il y a moyen d’aller tellement plus loin
    mais tellement,
    ce que j’ai appelé le plaisir au féminin, vivre sa séance au féminin
    mais que désormais pour être plus complet, plus précis, plus juste,
    j’utiliserai des expressions du genre, vivre son androgynie,
    un plaisir qui est en même temps au masculin et en même temps au féminin,
    vivre tout le spectre possible de la sensation dans l’instant

    la même sensation peut ainsi se révéler dans toute sa splendeur,
    nous livrer tous ses secrets, être perçue sur tout son spectre,
    nous révéler toute sa richesse, toute sa complexité délicate,
    nous révéler tous ses pouvoirs fusionnant, transporteurs, unificateurs

    le mâle a besoin de l’explosion de l’orgasme
    car ces sensations fortes sont cantonnées à son bassin la plupart du temps,
    dès lors pour ressentir un peu au-delà,
    cela doit exploser le plus fort possible,
    ainsi le reste du corps reçoit des miettes durant la déflagration

    ainsi il peut vivre un peu la sensation d’unité du corps
    car au fond c’est de cela dont nous avons le plus besoin,
    nous sentir plein, nous sentir entier, nous sentir un

    mais une fois que notre androgynie se révèlent totalement la séance,
    que nous vivons entièrement la séance au masculin et au féminin
    les sensations sont perçues dans tout le corps
    et la sensation d’unité du corps est constamment là,
    c’est ainsi que même les plus légères caresses apportent une satisfaction accrue, décuplée
    une sensation de plénitude, de satisfaction, dans tout le corps,
    elle résonne partout, est perçue partout,
    ce n’est pas juste votre épaule ou votre épaule que vous caressez,
    c’est tout votre corps en même temps, vous avez caressé un seul organe, l’organe corps

    la notion d’orgasme devient donc secondaire,
    puisque même les plus légères sensations délivrent à 100%,
    délivrent une partie de ce que l’on peut ressentir durant la jouissance,
    cette sensation d’unité du corps, que tout est relié, que c’est plein, que c’est entier,
    qu c’est fusionné

    #33734
    bzobzo
    Participant

    ma séance est devenue un formidable espace de liberté
    où je m’affranchis de mon identité sexuelle,
    je suis devenu un espace de jeu sur lequel souffle
    quelque chose comme un grand désir qui se nourrit de l’énergie de mes abysses

    ce corps semble réagir comme un corps étranger,
    constamment hors des clous,
    chaque seconde est devenue une aventure haletante, une communion païenne dans la chair

    dans l’inconnu de moi, je voyage,
    porté par ma chair en transe étrangère

    #33735
    bzobzo
    Participant

    ma séance est devenue un formidable espace de liberté

    je sens le besoin de revenir sur cette notion
    car j’ai pris conscience dernièrement à quel point elle a progressé en moi,
    à quelle point elle est devenue importante

    ce n’est pas une notion abstraite,
    c’est véritablement quelque chose que je ressens physiquement, quelque chose que je ressens dans ma chair,
    une sorte d’immense griserie,
    un peu, comme j’imagine, ce qu’on doit ressentir quand on saute en parachute,
    d’être affranchi de toute une série de lois de la physique qui rattachent notre corps à la terre

    en occurrence durant ma séance,
    toute une série de choses sont totalement descellées en moi désormais
    mais alors totalement,
    mon identité sexuelle et tout ce qui l’accompagne,
    cela fait comme des fondations physiques, un socle qui semble coulé dans du béton en nous
    tout d’un coup n’existent plus,
    tout une série de règles qui semblent ne plus avoir cours

    comme avec le saut en parachute, une fois qu’on maîtrise bien,
    qu’on n’a plus peur,
    de la même façon, une fois qu’on est bien habitué
    à ce complet descellement en nous,
    qu’on accepte cette totale déstabilisation
    là cette liberté peut s’exprimer en toutes ses dimensions,
    nous offrant un terrain de jeu sans limites

    #33736
    matou8313matou8313
    Participant

    @bzo : je ne participe pas à ces échanges puisque je ne peux plus éprouver ces sensations mais j’admire la description des sensations physiques et surtout psychiques que vous savez transcrire avec tant de précisions et surtout d’images qui parlent à ceux qui ne les éprouvent pas ( ou plus pour moi …) …..Pour illustrer autant de sensations qui vous font souvent évader de votre corps , je vois mal une vidéo même commentée aider davantage à la compréhension des séances …. Filmer en gros plan des visages, des bassins-hanches ,des sphincters , des aneros en « pompage » ( s’il y en a …) lors de la montée de l’excitation ou de l’orgasme ne précisera pas ce que vous éprouvez dans votre corps et votre esprit à ces moments et que votre maîtrise du langage arrive à transcrire …. Enfin c’est mon avis mais peut-être que vous lui associez aussi des talents cinématographiques dont je n’ai pas idée ….Mais ceci supposerait aussi l’intervention d’un cameraman qui ait la même approche que vous pour saisir tous les détails ( comme l’a souligné Andraneros ) préjudiciable peut-être au déroulement de la séance ??? Et ensuite un retour en arrière de votre part pour les commentaires associés à l’image … Enfin vous êtes seul juge bien sur . Message que je fais volontairement ici alors qu’il concerne aussi le sujet « en parlez vous autour de vous  » tout au moins pour les dernières suggestions . Enfin il y a ici un pont entre les deux …
    matou8313

    #33737
    bzobzo
    Participant

    mon être évoluait encore dans du coton, entre les bras du sommeil
    mais d’autres bras, masses de chair bien réelles, chargées de vie, chauds, puissants
    m’attirèrent à eux doucement, irrésistiblement,
    je sentais des mains douces et à la fois avides sur mes épaules
    tantôt caressant lentement, tantôt me serrant, cherchant à attirer toujours plus,
    à m’envelopper dans une étreinte de chaleur sensuelle et protectrice

    je me sentais au nid tandis que dans mon bas ventre,
    une chaleur liquide se manifestait de plus en plus,
    commençant à déborder de mon bassin,
    se propageant lentement dans mes jambes, remontant dans mon tronc,
    mes cuisses se pressaient lentement contre mes couilles,
    les remuant, les frottant, méticuleusement,
    de bonnes ondes, de merveilleuses ondes de volupté
    tandis que tout mon corps bougeait très lentement, très très lentement ,
    en mode liane lascive extra lente,
    créant bientôt une houle paresseuse de volupté dans tout mon être

    je baignais dedans, mon petit nid en était inondé,
    entre mes propres bras j’étais bercé, trempé de sensualité, d’ivresse douce, cajolante,
    des contractions me remontaient dans les entrailles
    je les faisais durer, durer, durer,
    millimètre par millimètre, la chaleur volcanique gagnait du terrain,
    je freinais autant que possible, presque du sur place,
    de l’embrasement tournoyant au ralenti

    je glissais trois doigts dans mon anus-pussy, je les enfonçais autant que possible,
    quelle douce explosion dans mes entrailles,
    je les maintiens bien en place tandis que mon bassin danse autour de cet axe en moi,
    l’explosion continue pendant de longues secondes comme un cornet de chaleur incroyablement dense,
    je reste ainsi dans une espèce d’extase qui maintenant m’a saisi des pieds à la tête

    alléluia, la journée commence bien

    #33738
    bzobzo
    Participant

    hello @matou8313
    nos textes se sont croisés

    ..Pour illustrer autant de sensations qui vous font souvent évader de votre corps , je vois mal une vidéo même commentée aider davantage à la compréhension des séances ….

    je ne sais pas,
    ma pratique ne ressemble à rien de ce que j’ai vu jusqu’à présent
    dans des vidéos consacrées à des pratiques prostatiques ou assimilables
    je voudrais montrer qu’il y a aussi d’autres façons de pratiquer, totalement différentes

    il y a beaucoup d’actions chez moi,
    même si l’essentiel se passe à l’intérieur, bien sûr,
    cette action interne, de se lâcher, de s’abandonner, de faire monter les énergies,
    qu’aucune vidéo jamais ne pourra capturer,
    il y a malgré tout beaucoup d’actions « externes » chez moi,
    mouvements du corps, caresses,
    l’androgynie doit se refléter aussi ,
    cela aussi doit pas mal transparaître sur les images, enfin je crois,
    cet état où je vis les instants en même temps homme et en même temps femme,
    une façon de bouger, pas une caricature de mouvements et de gestes féminins
    mais différente, faisant vivre à l’intérieur cette dualité mâle-femelle

    mais je me fais peut-être des idées, je ferai un de ces jours une vidéo
    mais si ce n’est pas le cas, s’il n’y a pas assez d’éléments intéressants dans les images,
    alors je jetterais la vidéo à la poubelle

    j’attends en fait de construire une bibliothèque supplémentaire chez moi
    qui va venir monter jusqu’au plafond devant mon lit, servant un peu de séparateur de pièce,
    là je vais pouvoir mettre la webcam en surplomb,
    presque à la perpendiculaire du lit,
    j’avais fait une série d’expérimentation
    et j’en étais arrivé à la conclusion que cette position était la plus favorable
    pour capturer au mieux l’action ,
    un plan qui englobe tout le corps couché, saisit les expressions du visage aussi,
    on a constamment une vue d’ensemble du corps mais aussi de tous les détails, ou à peu près

    #33740
    matou8313matou8313
    Participant

    OK bzo, en souhaitant donc que votre vidéo ne finisse pas à la poubelle…. En tout cas nous sommes nombreux je pense à suivre vos séances grâce à votre prose ,source pour nous d’images qui sont sans doute loin de vos sensations personnelles mais qu’on a plaisir à imaginer nous envahir … Merci et bravo .
    matou8313

    #33741
    bzobzo
    Participant

    d’images qui sont sans doute loin de vos sensations personnelles

    pas loin du tout, la plupart naissent d’ailleurs durant mes séances,
    une partie des mots se forment dans ma tête, ponctuant l’action

    après je vais aasez vite jusqu’à l’écran pour ne pas trop oublier,
    même si cela se transforme, s’affine, se développe, prend une forme finale
    quand je travaille devant l’ordinateur

    quelque part , cela exprime ce que je ressens durant la séance,
    en tout cas cela donne assez précise de ce que je vis,
    j’ai peut-être la fausse idée qu’une vidéo aiderait encore plus à visualiser ma pratique

    je ne crois pas que cela soit trop prétentieux d’écrire
    que je sais à quel point ma façon de pratiquer est devenue singulière
    et ce que j’ai atteint , cette totale androgynie durant la séance,
    cela a ouvert des horizons extraordinaires en moi, des sensations aussi tellement riches, tellement uniques,
    j’ai envie le plus possible de partager cela

    #33749
    bzobzo
    Participant

    souvent j’ai la sensation de sentir du cristal résonner dans ma chair,
    le son se répand dans mes muscles, dans mes veines, un frisson d’une pureté inouïe,
    frémissement limpide nageant jusqu’à mon cerveau,
    semblant s’y prolonger par de la lumière, de l’éblouissement,
    et enfin, par l’arc en ciel dans la lumière, dans l’iris de mes yeux

    l’art de la sensation,
    c’est la même sensation depuis le début, c’est la même sensation jusqu’à la fin,
    l’art de la ressentir, apprendre à la vivre,
    apprendre à se coller à elle comme à un dauphin,
    foncer doucement dans les eaux bleues, foncer doucement dans les eaux profondes

    son secret, il est simple en fait, elle peut être mâle, elle peut être femelle,
    elle peut être les deux ensemble,
    c’est à ce stade que je suis, je la déguste sur tout son spectre,
    c’est là qu’elle devient de cristal,
    c’est là qu’elle atteint l’équilibre, c’est là qu’elle nous apporte l’épanouissement,
    c’est là qu’elle nous parle d’unité, de l’unité qu’elle porte,
    de l’unité qu’elle apporte momentanément

    #33750
    bzobzo
    Participant

    notre chair est habitée par des fantasmes dont nous n’avons même pas conscience,
    qui se révèlent une fois qu’on laisse parler la chair

    le grand désir, notre chair est habité par le grand désir,
    nous accédons habituellement qu’à la partie émergée de l’iceberg

    le grand désir est autonome de nous, en nous,
    il habite notre corps comme nous-même, nous l’habitons,
    il dort quelque part en nous comme Cendrillon,
    nous le cherchons, nous le cherchons,
    pour lui coller un baiser, pour le réveiller momentanément

    #33752
    bzobzo
    Participant

    le grand désir bouleverse absolument tout en nous,
    il faut être prêt à se laisser bouleverser de fond en comble

    le grand désir est le seul maître à bord durant la séance,
    il faut être prêt à laisser totalement échapper les commandes

    le grand désir est un danseur,
    le grand désir est un danseur cherchant l’état de grâce sur la piste,
    le grand désir est un danseur cherchant l’accord dans l’instant,
    le grand désir oscille sans cesse entre frémissements de l’âme et animalité,
    il faut être prêt à laisser le grand désir danser notre corps sans tabous et sans restrictions

    le grand désir n’a pas de sexe,
    a les deux sexes fondus en un

    #33775
    bzobzo
    Participant

    je me contente de micro-séances ces derniers jours,
    la plupart du temps, même pas une minute,
    ce sont comme des opérations chirurgicales au geste précis, net, atteignant l’objectif fixé,
    je n’ai besoin que de quelques contractions, quelques caresses et quelques mouvements de corps,
    ce qui passe en mes tuyaux,
    c’est du jus pur à 100%, concentration maximale

    sentir cela en moi, ne fusse que quelques instants, ce nectar ineffable,
    c’est comme se retrouver quelques instants au paradis,
    alors je fais des aller-retours,
    un moment je suis devant mon écran à regarder un film,
    l’instant d’après je le mets en pause et en deux temps, trois mouvements,
    je ne suis plus moi
    ou plutôt un autre moi, plus riche, plus complet, plus sensible est en place,
    me bouge en mode liane lascive

    comme c’est bon de bouger en mode liane lascive
    quand c’est le désir qui est entièrement votre moteur,
    le grand désir, celui qui se nourrit de l’énergie de mes abysses,
    il me bouge, comme il me bouge,
    par moments je jouis rien que de bouger,
    cela me frotte quelque part comme si j’étais tout entièrement l’intérieur d’un sexe
    tellement cela met des arabesques lascives en route partout en moi,
    je me transforme en une montagne de soie flottante, s’envolant, explosant doucement,
    partout il n’y a plus que de la soie en mouvement, des myriades de papillons,
    surtout dans mon cerveau

    ultime relâchement, s’abandonner au plaisir
    se sentir avoir deux sexes fusionnés,
    ne plus appartenir à aucun des deux

    #33776
    bzobzo
    Participant

    ne plus appartenir à aucun des deux

    je reviens un peu sur cette phrase
    car elle est désormais au centre de ma pratique

    c’est un stade que j’a atteint
    et qui désormais est mon unique point de focalisation autour duquel je gravite,
    cette sensation d’androgynie,
    sentir en soi les deux sexes comme fusionnés, tellement soudés l’un à l’autre
    qu’on se sent ne plus appartenir à aucun ds deux en particulier

    cela est arrivé à un moment dans ma pratique
    parce que les deux pôles en moi, mâle et femelle,
    pouvaient dansaient librement en moi,
    je n’étais plus du côté d’aucun des deux,
    ne cherchais plus à favoriser ni l’un, ni l’autre,
    les laissais s’exprimer comme ils veulent,
    les laissais s’ébattre vraiment comme ils veulent

    c’est une sorte de point d’équilibre entre les deux que j’ai atteint,
    qui fait que la fusion peut se faire complètement,
    pour mener à un nouvel alliage,
    androgyne , c’est un nouvel alliage, un nouveau sexe,
    issu des deux, ni vraiment l’un , ni vraiment l’autre

    il y a aussi du vide maintenant, là où il y avait un socle scellé,
    il y a du vide à la place
    mais il ne fait pas peur, ne fait plus peur
    car c’est un espace de jeu, un formidable espace de jeu supplémentaire

    de l’espace supplémentaire pour la danse,
    les danseurs semblent maintenant s’élancer sans aucune restrictions,
    les yeux fermés, ils se laissent guider par la griserie,
    ils ne risquent plus de se cogner à quelque chose,
    ils ne risquent plus de trébucher sur quelque chose,
    le champ est libre, le champ n’a plus aucune limite

    la griserie est un manège magique qui monte lentement,
    qui monte lentement à la verticale vers le ciel en tournoyant
    produisant un festival kaleidoscopique de lumières, de sonorités diverses et de couleurs dans la nuit,
    ponctué par des rires heureux

    le temps passe légèrement, le bonheur est dans le sang,
    organes heureux, cellules heureuses, âme heureuse, mains heureuses,
    sexe bourdonnant, sexe vibrant comme un gros bourdon, sexe heureux,
    on a bien besogné, on m’a bien besogné, ensemble, tous ensemble,
    très fort ainsi, tous ensemble, orchestre bien coordonné, orchestre jouant bien ensemble,
    comme un seul homme, comme une seule femme, réunis, unis, amalgamés
    même pas besoin de bander,
    injection massive de paradis sans érection

    empli, empli, empli,
    plein,
    je suis plein,
    plein et empli tandis que les instants passent,
    légers

    léger, plein et empli,
    un ballon dansant dans le vent,
    empli de tout ce qu’il y a autour,
    ma chair, moi, un ballon empli de rien,
    un ballon empli de rien, dansant au hasard,
    un ballon dansant au hasard, au monde, vivant,
    empli de rien, empli de vibrations

    #33778
    bzobzo
    Participant

    mes parties génitales sont dans le berceau mouvant de mes cuisses,
    elles fricotent celles-là, comme elles sont bien ensemble,
    elles se besognent avec assiduité, méticuleusement, concentrées lascivement
    tandis qu’une contraction vient se jeter régulièrement de tout son long,
    entre elles sur les coussins,
    rires et gloussements

    je me concentre sur mes mains qui ont trouvé un nouveau terrain de jeu,
    mon visage, mes cheveux,
    je me rends compte que curieusement jusqu’ici je les avais toujours omis,
    je monte lentement mes doigts sur mon visage, yeux fermés,
    s’attardent autour de la bouche comme si c’était ma petite raie d’amour en bas derrière,
    caressent les lèvres, s’introduisent, font quelques mouvements de va et vient,
    ils ressortent, continuent leur exploration

    les deux mains en parallèle, chacun d’un côté de la tête,
    s’enfoncent goulûment dans mes cheveux, plongent là-dedans
    comme dans une onde enveloppante, chaude, soyeuse,
    frissons, titillements sous mon crâne,
    l’impression par moments que mes doigts sont dans ma tête,
    s’y sont glissés pour caresser mon cerveau,
    le plisser et le déplisser lentement, voluptueusement,
    comme si c’était la chair douce, humide d’un sexe

    je continue à jouer avec mes cheveux, passant et repassant la main,
    je masturbe mes cheveux, ils aiment cela,
    moi aussi, comme si chaque cheveu était sensible,
    qu’en le bougeant cela envoie des vibrations sous mon crâne,
    sensation de vagues,
    je redescends vers la bouche, je joue encore avec,
    les doigts pénètrent, ressortent, re-pénètrent,
    je passe de la bouche aux cheveux plusieurs fois
    caressant comme avec un voile au passage les joues

    ah superbe, de nouvelles sensations, splendide,
    je vais explorer cela dans les jours à venir

    #33779
    bzobzo
    Participant

    je m’attarde sur mon cou longuement,
    je glisse les doigts dessus comme autour de la hampe d’un sexe en érection,
    mon cou me semble de la chair turgescente

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