Ce sujet a 667 réponses, 14 participants et a été mis à jour par bzo bzo, il y a 1 heure et 26 minutes.

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  • #34117
    bzo
    bzo
    Participant

    la première de la journée,
    enfin la première après la journée de travail,
    je ne vais pas écrire que c’est la meilleure parce que ce ne serait pas vrai,
    je connaîtrais plus tard des moments plus intenses, plus riches, plus voluptueux
    mais elle a toujours quelque chose de spécial,
    c’est l’effet liquide désaltérant, liquide rafraîchissant, sur une gorge sèche, complètement sèche,
    il y a un immense soulagement, un immense bien-être d’être abreuvé à nouveau

    notre corps, nous le nourrissons ponctuellement en journée
    mais ce dont notre chair a encore besoin,
    une fois qu’on l’a nourri, abreuvé, lavé, soigné, un peu reposé,
    c’est de plaisir, de sensations voluptueuses, de jouissance

    sans au moins quelques minutes d’incandescence,
    quelques minutes de la brûlure intense chaque jour en nous,
    elle dépérit, elle se sent amputée de sa meilleure part
    car le plaisir est une extension heureuse de la chair,
    c’est la chair qui grandit dans l’invisible,
    c’est la chair qui retrouve ses ailes

    la chair enivrée, la chair qui jouit, la chair sens dessus dessous, de lascivité, de langueur, de volupté,
    ce n’est plus de la barbaque pataude baignant dans du sang, sillonnée d’os et de nerfs,
    c’est un papillon aux ailes multicolores ,
    un papillon aux ailes multicolores qui vole dans l’invisible, qui vole dans l’éther

    #34119
    bzo
    bzo
    Participant

    assis sur ma chaise haute dans la cuisine, je prends mon petit déjeuner,
    nu comme un ver comme la plupart du temps chez moi,
    mes cuisses pressent un peu contre mes couilles, contre mon sexe,
    je maintiens une légère pression, effectue des petits mouvements,
    des frottements, de vagues déplacements
    tout mon bassin est empli de douces ondes, d’ondes langoureuses

    de temps à autre je m’interromps de manger quelques secondes
    et porte ma main sur mon sein ou sur ma bouche,
    m’immobilise, cambre les reins, ferme les yeux et fais monter quelques contractions lentement

    je mange des tomates, du fromage tout en jouissant doucement, interminablement,
    le jus de la tomate dégouline un peu,
    il faudrait que je ferme la bouche
    mais je ne peux pas,
    bah, nettoierais cela après

    #34127
    bzo
    bzo
    Participant

    mes couilles entre mes jambes à la maison, sont devenues tellement coopératives avec mes façons,
    elles semblent être constamment désormais comme une lampe mise en veilleuse,
    toujours un peu allumée, chauffant un peu, irradiant un peu

    j’accentue un peu la pression dessus et déjà elles s’allument avec plus de force,
    prenant de l’intensité,
    je me mets à les presser avec plus d’insistance, à les frotter langoureusement
    et directement elles s’allument à pleine puissance
    et c’est comme une petite chaudière fonctionnant à plein régime dans mon bas-ventre,
    je sens tout plein de bonnes ondes se diffuser

    quel doux chaton entre mes jambes
    qui s’étire dans tous les sens,
    comme sa fourrure est chaude, douce, caressante,
    comme il m’emplit de plus en plus

    #34131
    bzo
    bzo
    Participant

    la chaleur veloutée, la sensation de caresse, les frissons,
    forment comme un nid,
    c’est tout ce que j’ai à l’intérieur pour l’instant,
    pas besoin de grand chose d’autre,
    se sentir au nid, un nid voluptueux dont la sensualité suave m’inonde partout

    une main posée négligemment sur la bouche,
    les cuisses serrées, enveloppant mes roubignolles, mon petit tuyau de viande,
    une contraction se frayant lentement son chemin, remontant en moi,
    je bouge peu, de temps à autre un mouvement onduleux
    mais je suis économe de mouvements ces derniers jours,
    je suis tout en concentration, en focus

    seule l’autre main se déplace un peu,
    pour l’instant il est posé sur ma cuisse, semblant la toucher tendrement, délicatement,
    je suis tout en tension puis en relâchement,
    une sorte de mouvement de pompe qui fait monter les énergies de mes profondeurs,
    je les sens arriver, m’envahir par injections puissantes, se répandre
    se transformer en sensations délicieuses, voluptueuses

    quelle bénédiction, ma chair est aux anges, le bonheur est dans les prés,
    vivre de pareils moments, quelle félicité,
    quelle sensation d’épanouissement au soleil, je me sens offert entièrement, offert pleinement,
    ouvert, ouvert, ouvert, ouvert vers l’extérieur, ouvert vers le ciel, jouissant sans discontinuité,
    c’est-à-dire vivant une communion fusionnelle dans ma chair,
    une effusion-fonte de tout de mon être, incandescent, enflammé, dansant quelque part dans l’éther

    #34133
    bzo
    bzo
    Participant

    aucun geste mécanique chez moi,
    je suis tellement récompensé d’avoir suivi mon instinct, d’avoir suivi mon chemin
    et d’avoir chercher à pratiquer autrement,
    mes mains dansent sur ma peau, mon corps ondule, mon corps s’embrase,
    c’est une chorégraphie sensuelle, une imagination sexuelle en action,
    ce sont deux amants collés l’un à l’autre,
    leur ardeur, leur tendresse, leur fougue, leur complicité,
    vivre les deux en un, percevoir les attouchements des deux,
    des deux en un

    quel est donc cette androgynie dont je parle accompagnée d’une explosion momentanée de l’identité sexuelle?
    c’est avoir un pôle féminin et un pôle masculin totalement éveillés en soi et s’ébattant sans contraintes,
    leur complète perception, eux aux commandes sans restrictions,
    un total abandon dans la chair s’imbibant comme une éponge de tout ce qui s’y passe

    l’homme ne perçoit pas grand chose, ne vit pas grand chose, face au féminin
    ou si peu, si peu,
    il est juste un détonateur, un accompagnateur,
    s’il a le féminin éveillé en lui, il peut aussi s’envoler,
    voler de pair avec la femme à qui il fait l’amour,
    vivre une union plus totale

    s’il est tout seul,
    il peut être pris sous l’aile du féminin, un envol commun sous son aile,
    leur envol, une union dans un corps,
    une réunion en plein vol au loin dans un corps,
    le soleil calme et puissant d’une union dans l’apesanteur du plaisir,
    percevoir qu’on est un,
    un complexe, un riche, un tourmenté, un déchiré
    mais un

    #34134
    bzo
    bzo
    Participant

    mon plaisir me projette directement dans une tellement autre dimension de moi-même

    il y a tout cela en moi quelque part,
    quelque chose qui semble tout à fait étranger à moi-même
    et pourtant qui ne l’est pas,
    quelque chose qui semble tout à fait étranger à ce corps d’homme
    et pourtant qui ne l’est pas

    après autant de temps,
    je dois toujours me pincer mentalement quelque part en quelque sorte ,
    non je n’ai pas rêvé, c’est moi qui ait vécu tout cela,
    c’est moi qui ait ressenti tout cela,
    c’est à moi ce trésor, ce flamboiement délicieux dans ma chair, ce brasier voluptueux dans ma chair,
    il est là pour moi, il est là en moi,
    je le couve en mes flancs

    c’est comme une parturition, je le sens grandir en moi, je le sens se développer,
    il éclot, il sort à chaque séance,
    je le couve en mes flancs et il sort à chaque séance,
    j’accouche de ce que je porte en moi, de ce qui grandit en moi, à chaque séance,
    il ne crie pas d’être arrivé au monde, il n’est pas inquiet d’être arrivé au monde,
    il est tout en gémissements, tout en frémissements,
    il est une offrande à la terre, une offrande de mes entrailles à la terre
    une offrande de mes entrailles aux entrailles de la terre,
    la chair invisible de ma chair, le fruit épanoui de ma chair,
    le fruit invisible et épanoui de ma chair qui sort au monde
    et déjà qui s’évanouit l’instant d’après comme s’il n’avait jamais existé

    il va renaître, il est tout en renaissances,
    il est le sphinx de velours, le sphinx de feu, fruit du grand désir dans ma chair,
    je lui sers de vaisseau quelques instants

    #34135
    bzo
    bzo
    Participant

    ma main gauche est autour de la bouche souvent ces derniers temps, je le relate abondamment,
    là durant ma dernière micro-séance, elle est montée plus haut, une soudaine envie, une urgence,
    elle est allée jusqu’à ma tempe, là après avoir un peu hésité,
    elle a grimpé encore plus haut, jusqu’à dans ma chevelure,
    elle y a plongé comme on plonge dans une onde soyeuse,
    elle s’y est attardée, elle s’y est trouvée bien

    ce sont des gestes très féminins en fait, je me rends compte,
    traîner les doigts lentement sur les lèvres, effleurer suavement les joues,
    plonger la main dans la chevelure, la caresser,
    la saisir, empoigner une grosse mèche puis ne plus bouger
    comme si on était pendu à elle avec tout le corps

    j’ai la sensation de m’enlacer intérieurement,
    de m’enlacer langoureusement intérieurement par tous ces gestes tout légers, tout lents, tout sinueux,
    de plus en plus de m’enlacer, de plus en plus me rendre tout chose,
    comme je suis tout chose…
    je suis chaud, brûlant, ondulant, fiévreux

    je saisis ma chevelure et je me sens plus offert que jamais,
    je saisis ma chevelure et je me sens plus ouvert que jamais,
    je sens la contraction avec plus d’acuité que jamais, se frayant un chemin en moi,
    je sens sa dureté d’airain qui fait fondre mes entrailles

    quelle volupté dans les gestes, quelle soie dans les mouvements,
    quelle lascivité dans ces courbes qui semblent naître de partout,
    ce corps se tend, ce corps se cabre,
    ma petite béance en bas entre mes jambes écartées, ma petite ouverture d’amour,
    une cantatrice en train de chanter à tue-tête, en train de vocaliser à tue-tête
    j’y ai un doigt ou deux de glissé dedans,
    comme c’est bon

    #34141
    bzo
    bzo
    Participant

    je vous montrerais un jour les gestes et les mouvements de mon amour,
    de mon bel amour tellement transgressif,
    de mon bel amour tellement dans la rupture

    je vous montrerais un jour les gestes et les mouvements de mon amour,
    tels qu’ils sont nés de mon désir, de mon grand désir nourri au lait sombre des abysses,
    tels qu’ils sont nés dans ce corps,
    tels qu’ils sont nés lentement dans ce corps

    ces gestes et ces mouvements, tellement sans sexe désormais,
    en même temps tellement imbibés de féminité et de masculinité,
    ondulation sereine, ondulation épanouie, divine fluctuation,
    la corde est tendue comme un arc au-dessus du précipice,
    j’ai rompu toutes les lois, j’ai fracassé toutes les barrières,
    je récolte

    moments d’action et d’inaction dans la rupture totale, dans le descellement complet,
    et qui pourtant s’accordent pleinement, s’accordent totalement, à cette chair,
    s’accordent pleinement, s’accordent totalement, au désir profond dans cette chair,
    au désir profond d’harmonie dans cette chair,
    au désir profond de communion charnelle et spirituelle dans cette chair

    tout est à briser en soi pour un moment,
    des ruines nous renaissons à chaque fois,
    toujours plus étranger et toujours plus familier à nous-même,
    nous bâtissons un palais pour le désir,
    un palais pour faire déborder l’instant

    #34142
    bzo
    bzo
    Participant

    certains jours,
    ce sont des élans quasi mystiques que je ressens en moi,
    avec sensation irrésistible d’envol au loin, des extases douces, des extases longues
    et une volupté comme une houle calme, puissante, porteuse, emporteuse

    d’autres, c’est totalement animal, charnel,
    comme une baise peau contre peau, sueur contre sueur, salive contre salive,
    en rut, telluriquement votre,
    sensation de pine dure, de chatte humide, entremêlés, remuant, remuant, remuant,
    se fondant ensemble à force de gigoter, à force de se frotter, à force de se cogner, l’un contre l’autre

    #34146
    bzo
    bzo
    Participant

    me suis levé très tard aujourd’hui,
    de la fatigue en retard,
    beaucoup de fatigue accumulée avec toute cette vie nocturne,
    mélange de cinéphilie et de corps à corps amoureux en moi-même

    au réveil, tout frais, tout dispo, me suis offert une micro-séance de près de dix minutes,
    comme c’était délicieux,
    au bout de quelques instants, il n’existait plus que le va et vient enivrant de mon bassin
    et les frottements de mes couilles , de mon sexe, avec mes cuisses,
    toute la zone était encore rendue glissante par le beurre de Karité dont je m’enduits avant de me coucher
    et tout cela dérapait constamment tellement voluptueusement

    les mouvements langoureux, le rythme lascif, tout mon être en était envahi,
    des moments ardents, de chair enflammée, de chair en délire,
    de temps à autre j’effleurai brièvement mon sexe,
    ces soudaines injections très ciblées avaient un effet turbo irrésistible
    et n’altéraient pas la qualité des sensations,
    je crois que c’est encore ainsi que je peux tirer le meilleur profit de contacts manuels avec mon appareil génital,
    garder toute la finesse, toute la richesse et parvenir malgré tout à injecter de la verticalité , de l’explosivité,
    ainsi le flux principal d’ondes reçoit juste ce qu’il faut d’extra pour être stimulé, virevolté,
    sans altération de la qualité des sensations

    ma main gauche, comme beaucoup ces derniers jours,
    caressait mes lèvres une bonne partie du temps,
    cette bouche et mon anus-pussy, deux orifices décidément complices,
    reliés quelque part par un axe de circulation des ondes le long de la colonne vertébrale,
    les sonorités dans ma paume, les sonorités des gémissements, semblaient s’entremêler à la peau, la caresser,
    ma paume semblait s’imprégner des gémissements et redescendre par la chair en vibrations en moi

    je restais de longues minutes ainsi,
    les yeux tantôt ouverts, buvant les mouvements de la chair ivre par l’extérieur,
    tantôt les yeux fermés, plongeant en moi-même, me fondant à ce dédale d’organes surexcités,
    tanguant comme une croupe de femme fouillée par une pine splendidement dure

    ah le chaos intérieur merveilleux, tout en fonte et en bouillonnement,
    envol de parmi les débris fumants

    #34150
    bzo
    bzo
    Participant

    sentir cette chaude intensité couler partout en moi,
    cette densité voluptueuse tellement nourrissante,
    tellement réjouissante jusqu’au plus profond de mes fibres

    sans avoir une autre personne collée à moi,
    vivre des moments tellement précieux, tellement rares,
    parvenir jour après jour, nuit après nuit,
    à tirer de ce corps, ces territoires inconnus de plaisir, ces territoires inconnus de sensations

    par moments, tellement charnelles, tellement animales, tellement telluriques
    à d’autres, tellement une sorte de ravissement délicat, subtil, éthéré,
    sorte de ravissement, osons le mot, quasi spirituel, mystique, de tout mon être
    sensation extatique d’allègement,d’accomplissement, de plénitude, d’épanouissement

    sensation d’être grand ouvert enfin, grand ouvert enfin à nouveau,
    explosé comme un coffre-fort dont on a forcé la porte
    sensation de béance profonde dans tout mon être,
    sensation d’une essence précieuse, une essence vitale, au fond de moi

    ma pratique est devenu partie inhérente de ma vie, je ne pourrais plus m’en passer,
    elle me nourrit, elle m’enrichit, elle me fait avancer,
    au même titre que quelques autres activités qui me sont chevillées au corps et à l’esprit
    comme la littérature, comme l’art ou jadis comme le yoga

    mon cher yoga que j’ai du abandonner pour des problèmes physiques sérieux
    et dont je porte le deuil depuis,
    pas un jour où il ne me manque pas, où je n’y pense pas ne fusse qu’un instant,
    pas un jour où mon corps ne me le réclame pas

    mais au moins je peux lui donner désormais cette aventure extrême qu’est devenue ma pratique

    #34154
    bzo
    bzo
    Participant

    je ne me lasse pas de chanter les louanges de ma pratique,
    heureux et insouciant comme un oiseau sur sa branche,
    cela n’a peut-être pas grand intérêt
    mais si on ne devait faire que des choses qui ont un réel intérêt ici bas,
    la plupart, on serait au chômage, la plupart du temps

    alors je chante mon bonheur durant les séances,
    j’ouvre le bec, je frétille la queue (enfin façon de parler…),
    je regarde le ciel bleu, je regarde longuement le ciel bleu,
    je perçois encore comme de ses traces en moi
    et je lâche des filets de notes joyeuses dans toutes les directions

    et tant pis pour les tristes sires qui voudraient
    que le forum ne soit qu’un prolongement de mode d’emploi

    #34155
    bzo
    bzo
    Participant

    le plaisir dans ses formes les plus intenses,
    semble tellement proche de la souffrance, tellement proche,
    il y a une zone d’extrême intensité où on a la sensation constamment que c’est insupportable bon,
    que notre cervelle va exploser de tant de bonheur lascif,
    cette zone aurait pu aussi bien être de la souffrance,
    en d’autres lieux, en d’autres heures, en d’autres circonstances

    c’est un drôle d’espace de jeu en nous, tellement ambivalent, tellement équivoque,
    les frissons intenses, sont d’autant plus perçus dans toute leur acuité
    que si on perçoit à quel point un rien les sépare d’une douleur d’une intensité équivalente

    on fait l’équilibriste quelque part quand on a abandonné toute volonté
    et qu’on se laisse emporter par les vagues de la volupté en des contrées inconnues,
    on frôle des ravins, on côtoie des précipices,
    la cruauté est au repos tout prête à bondir

    on retombe toujours sur ses pattes néanmoins car le désir est un cocher souverain
    mais la carriole tangue dangereusement par moments, du moins on a l’impression

    l’identité sexuelle peut nous abandonner,
    ce repère qui semblait intangible depuis toujours, peut nous lâcher peu à peu durant nos séances,
    nous forçant à marcher parmi des ruines momentanément,
    ce constat:la chair n’a pas de sexe, elle est tout autant masculine que féminine,
    on peut vivre dans n’importe quel corps indifféremment de son sexe,
    tout ce qu’un homme peut éprouver comme sensations
    et en même temps, tout ce qu’une femme peut éprouver comme sensations,
    la chair a tout le spectre en elle

    #34157
    bzo
    bzo
    Participant

    hier soir avant de m’endormir, suis un peu entré en action,
    histoire de goûter dans ma chair quelques dernières sensations

    je venais d’enduire, comme chaque soir, de beurre de karité,
    tout mon appareil génital et l’intérieur de mes cuisses,
    comme cela dérapait délicieusement, comme cela glissait voluptueusement,
    c’était grisant au possible,
    le mode liane lascive était plus lascif que jamais, plus liane que jamais

    comme j’était empli de soie mouvante, de soie dansante,
    je suis devenu tellement léger, léger,
    très progressivement le sommeil m’a entouré de ses bras,
    je ne devais pas peser plus qu’une plume,
    une plume amoureuse,
    une plume amoureuse de l’air

    #34158
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    Bonjour @bzo. Tu nous a dit hier soir :

    mais si on ne devait faire que des choses qui ont un réel intérêt ici bas, la plupart, on serait au chômage, la plupart du temps

    Je profite de l’actualité scolaire française qui comme chaque année « oblige » les journalistes à parler de philosophie à l’occasion des épreuves du baccalauréat pour contester ta remarque qui ne mène à rien tant qu’on n’a pas pris soin de définir clairement le sens qu’on donne à la notion de « réel intérêt ici bas ».

    je chante mon bonheur durant les séances,

    En revanche j’applaudis cette déclaration qui décrit élégamment ce que nous cherchons à atteindre dans nos efforts solitaires et mieux encore en couple.

    tant pis pour les tristes sires qui voudraient que le forum ne soit qu’un prolongement de mode d’emploi

    Ce que je lis dans notre forum ne me permet pas d’identifier une telle demande.
    Ce que je comprends c’est que certains de nos amis n’ont pas la capacité de se laisser emporter naturellement par la jouissance que leur corps peut leur offrir.
    Ce que je comprends c’est que certains de nos amis ne parviennent pas à développer seuls leur sensualité.
    Ce que je comprends c’est que certains de nos amis ont besoin d’aide pour vivre eux aussi des expériences qui les feront chanter leur bonheur.
    S’ils nous disent qu’ils ont besoin d’un « mode d’emploi », on peut se demander si le « réel intérêt ici-bas » de notre forum n’est pas aussi de leur fournir les éléments qui leur permettront de se l’écrire.

    Bon cheminement @bzo.

    #34159
    bzo
    bzo
    Participant

    Ce que je lis dans notre forum ne me permet pas d’identifier une telle demande.
    Ce que je comprends c’est que certains de nos amis n’ont pas la capacité de se laisser emporter naturellement par la jouissance que leur corps peut leur offrir.
    Ce que je comprends c’est que certains de nos amis ne parviennent pas à développer seuls leur sensualité.
    Ce que je comprends c’est que certains de nos amis ont besoin d’aide pour vivre eux aussi des expériences qui les feront chanter leur bonheur.
    S’ils nous disent qu’ils ont besoin d’un « mode d’emploi », on peut se demander si le « réel intérêt ici-bas » de notre forum n’est pas aussi de leur fournir les éléments qui leur permettront de se l’écrire.

    bien sûr, je ne conteste pas un instant, c’est faire oeuvre d’utilité publique
    que d’aider d’autres à trouver leur voie, développer leur pratique
    et il faut leur prodiguer autant de conseils techniques que possible,
    c’est une mission sacrée

    il n’était pas question un instant de ma part de contester cela
    et j’essaie d’y contribuer aussi dans la mesure de mes moyens
    mais j’aime avant tout juste mettre en mots toute l’extraordinaire richesse de cette pratique,
    d’en chanter les louanges à la façon d’un barde

    ce que j’ai écrit plus haut est une réaction d’énervement par rapport à ce que @fidelio écrivait dernièrement
    où je me sentais visé

    #34166
    bzo
    bzo
    Participant

    en début de séance, je sens en moi véritablement fondre mon identité sexuelle,
    c’est très physique comme sensation, des tas de choses se descellent, des chaînes sautent,
    comme si ma chair se libérait de toutes ses entraves

    les sensations se délient, prennent de l’amplitude, de la variété, de la richesse,
    de plus en plus de nuances,
    sensation irrésistible et délicieuse d’exotisme dans mon corps d’homme,
    d’une intrusion provoquée, consentie, désirée,
    d’une intrusion multicolore, bariolée, envoûtant ma chair, l’ensauvageant,
    sensation d’un rituel vaudou, chamanique, de plus en plus

    je me sens envahi, je me laisse faire, comme c’est bon, je m’ouvre, je m’abandonne
    les choses s’équilibreront plus tard
    mais dans un premier temps,
    après une longue journée de travail,
    avec tout bien dans les règles, avec tout bien comme il faut,
    la machinerie bzo a encore fonctionné, j’ai été productif, j’ai été attentif, j’ai gagné ma vie,
    j’ai été bien sage comme c’est attendu dans une grosse entreprise,
    avec tout bien dans les clous,
    j’ai envie que cela se dérègle maintenant, que tout se dérègle en moi,
    que toutes les chaînes sautent, que toutes les fondations explosent, que toutes les barrières cèdent,
    que la folie s’installe, le dérèglement des sens,
    j’ai envie de sentir du miel chaud en moi, j’ai envie de senti du nectar onctueux en moi,
    de l’animalité, de la grâce, des courbes chantantes, des courbes dansantes,
    des frissons partout, oh oui des frissons partout

    j’ai envie de sentir tout cela en moi,
    j’ai envie d’être envahi, que mon moi soit bousculé, dépossédé de certains de ses droits,
    qu’il en acquiert de nouveaux, de plus en plus nouveaux,
    de plus en plus étrangers à mon petit territoire habituel

    je m’offre sans restrictions,
    je veux sentir de la soie multicolore, de la soie multicolore tournoyer partout en moi,
    je veux me sentir félin,
    je veux me sentir caressant, lascif, les membres déliés, bougeant langoureusement
    le bassin empli de volupté,
    le bassin bougeant comme cherchant à hypnotiser,
    envahi de fièvre, d’ardeur sexuelle,
    en rut et en quête de ciel intérieur,
    de tous les ciels intérieurs possibles

    que je sois emporté, que je sois délivré un instant,
    vivant, vivant, vivant,
    éclos un instant quelque part complètement ailleurs,
    comme sur une plage lointaine, offert aux flots,
    offert aux éléments, offert à l’élémentaire, au vibrant, au vivant

    #34167
    bzo
    bzo
    Participant

    juste profiter de ma chance, profiter de mon travail,
    les fruits sont tellement mûrs, tellement goûteux, tellement nombreux, dans mon verger,
    quel baiser de la nature, je sens en moi

    l’amour est en fleurs, à fleur de peau,
    il m’accueille, je le cueille

    #34172
    bzo
    bzo
    Participant

    le chant de ce corps,
    ce chant qui monte de toutes parts en moi, sublime polyphonie,
    un estuaire, un immense estuaire,
    comme la poussée en accéléré d’un arbre géant dans l’invisible,
    lumineuse poussée de l’amour, frisson de cristal dans le bleu du ciel,
    lianes soyeuses de l’amour, arbre de frissons, arbre de chaleur,
    delta d’amour vers la mer,
    murmure doux, murmure puissant, murmure soyeux,
    la caresse sonore de la mer au loin, caresse de nectar

    l’amour par moments, en flots joyeux et dansants, partout

    #34173
    bzo
    bzo
    Participant

    cette chair répond tellement puissamment,
    tellement toujours plus puissamment,
    à mes sollicitations

    comme cela fait du bien, quelle baume enivrant, quelle baume nourrissant,
    en journée, notre corps est juste un véhicule, on l’oublie sous nous grosso modo,
    on lui donne à manger par habitude, on subit la canicule par son intermédiaire,
    on sent la fatigue, des maux de tête, de l’énervement, du stress,
    quelques bonnes choses aussi , bien sûr
    mais là il devient autre chose, il prend une autre dimension,
    un terrain de jeu mystérieux pour le désir,
    d’où surgissent des sensations tellement délicieuses, tellement riches,
    tellement insoupçonnées, tellement exotiques

    je regarde autour de moi le grand cirque du sexe sous ses mille et une formes
    et je me dis que je me suis trouvé une sacrée niche,
    dépendant de personne, ni de rien,
    juste moi, juste moi explorant mes confins,
    moi m’explorant, me redécouvrant, me découvrant un moi plus vaste, toujours plus vaste,
    un moi abritant tellement de surprises, tellement de richesses insoupçonnées

    tellement de secrets en cette chair,
    c’est un chemin initiatique, se révéler à soi-même, se découvrir,
    vivre des sensations à la mesure des forces secrètes enfouies en nous
    qui nous lie à cette terre sous nos pieds,
    sentir sa puissance fusionnelle, les vibrations telluriques de son noyau,
    en nous quelques instants

    par le tremplin du désir, par le tremplin des sensations,
    je m’élève
    et j’atterris toujours un petit peu plus différent,
    toujours un petit plus vivant,
    toujours un petit plus habité par un mystère

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