Ce sujet a 713 réponses, 14 participants et a été mis à jour par bzo bzo, il y a 13 heures et 39 minutes.

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  • #35320
    bzo
    bzo
    Participant

    c’est tous les jours mieux,
    tous les jours

    tous les jours, plus de nuances, plus de finesse,
    plus de détails, plus de volupté

    une sensation de faire l’amour toujours plus réelle, plus omniprésente, plus magique
    la sensation qu’on fait l’amour à quelqu’un
    et la sensation qu’on nous fait l’amour

    la sensation d’être emmené au loin, quelque part très au loin, sur des grèves inconnues

    la sensation de communion…
    ah la sensation de communion incandescente dans la chair,
    aussi toujours plus brûlante, toujours plus fusionnelle

    la sensation de ne plus s’appartenir,
    le désir, comme un intrus merveilleux, un intrus surpuissant
    dont on est le jouet, le pantin consentant

    malgré tout cela,
    encore tellement de travail à faire sur soi,
    ce parcours à la rencontre du désir,
    à la découverte du désir,
    à la découverte de mes abysses,
    à la découverte d’un moi plus complet, plus riche

    je me sens toujours plus entier, plus foisonnant,
    toujours plus intéressé par la vie,
    par son extraordinaire diversité,
    tous ces petits détails qui composent le tableau,
    quelle palette,
    quelle infinie palette,
    je la sens aussi dans ma chair,
    de plus en plus, vibrant du même noyau,
    le désir est partout,
    dans les branches des arbres, dans le vol d’un oiseau,
    dans les rayons du soleil, dans les bouffées de vent,
    vagues inlassables du grand océan

    #35322
    bzo
    bzo
    Participant

    ma petite danse chamanique rien qu’à moi,
    je croule sous les caresses, traversé de vagues délicieuses,
    j’ondule au rythme du plaisir,
    la courbe est le chemin de la soie,
    une grâce dans l’instant de vivre
    oui vraiment, une grâce dans l’instant de vivre des moments pareils

    ce qui monte en moi, c’est l’occasion de me réunir à la terre,
    de chanter la vie, de vivre les sources chaudes,
    j’ai embrassé la femme intérieure, son souffle est sur moi,
    son sexe chaud est monté de mes abysses,
    s’est installé entre mes jambes, m’a été prêté quelques instants,
    je l’ai senti se mettre à vivre, se mettre à vibrer, entre mes cuisses,
    de ses milliards de terminaisons nerveuses,
    œuvrant vers la transe voluptueuse,
    entraînant tout mon être dans une farandole ineffable

    #35323
    bzo
    bzo
    Participant

    au plus je bouge, au plus je me caresse,
    au plus je suis dans la bouche d’un volcan

    gentil monstre collé à mes entrailles,
    tu t’es garé en moi,
    je t’ai bercé, je t’ai nourri,
    maintenant tu as grandi,
    fais-moi goûter à ton royaume,
    laisse-moi prendre pied quelques instants dans l’indicible,
    emplis-moi de feu,
    de ce feu tellement doux, tellement chaud
    qui fait comme des ailes immenses dans ma chair

    #35324
    bzo
    bzo
    Participant

    que de merveilleux moments encore de volupté et de jouissances interminables,
    dans mes propres bras,
    m’enlaçant comme si j’étais mon amant,
    en même temps , comme si j’étais ma fougueuse et désirable maîtresse

    je me rends compte maintenant que pour acquérir une solide maîtrise dans la station debout
    car ces derniers temps, je ne pratique plus qu’ainsi,
    il fallait en fait tout simplement bien mettre en place
    mon mode liane lascive et mon mode pénétration,
    de bien les faire dialoguer, d’établir leur complicité, leur synchronisation, pour me faire décoller

    c’est une forte leçon que j’ai eue, d’avoir compris cela,
    désormais je sais que si je m’essaie à quelque nouvelle position,
    ce que je dois établir en priorité,
    c’est cette balance entre ces deux modes qui constituent le coeur de ma pratique,
    qui me permettent d’optimiser les sensations,
    de vivre véritablement un acte sexuel, des ébats amoureux
    malgré que je sois tout seul,
    mieux en fait tout seul
    puisque je peux le vivre des deux côtés, le vivre aux deux bouts du dard,
    éprouver les sensations sur tout leur spectre, du masculin jusqu’au féminin

    je rappelle pour ceux qui éprouveraient des velléités de s’essayer à ma manière de pratiquer,
    que c’est pas bien compliqué, je suis un garçon simple,
    mon but en m’éloignant du massage prostatique classique,
    était de parvenir à ressentir la pratique comme un acte sexuel,
    avec des gestes, des mouvements, des caresses, qui le suggèrent irrésistiblement en nous
    car si on le ressent dans notre chair,
    alors on le vit véritablement dans la réalité au fil des secondes

    donc un petit résumé pour démarrer à la manière du @bzo
    il faut dialoguer, établir une complicité, une balance
    entre le mode liane lascive et le mode pénétration

    le mode liane lascive au niveau des sensations, correspond au fond dans le sexe à plusieurs,
    aux caresses, aux frottements, contacts et pressions diverses entre les corps,
    les principaux acteurs du mode liane lascive sont
    les mouvements lascifs de tout le corps, des déhanchements, beaucoup de mouvements du bassin,
    pas avoir peur de se laisser aller à des mouvements qu’on pourrait qualifier de féminins, efféminés,
    les mains vont et viennent, caressent beaucoup, un peu partout,
    avec tout de même les seins comme principales cibles,
    personnellement avec la main gauche, je traîne aussi beaucoup sur la bouche, autour,
    caressant les lèvres, les écartant un peu,
    les hanches, les flancs, les fesses, tout peut y passer bien sûr,
    les mains doivent être des cavaliers sans relâche explorant la peau

    le mode liane lascive, c’est avant tout cependant le jeu des cuisses avec les parties génitales,
    cela n’arrête pas de frotter, de presser, de malaxer, là en bas

    je plie un peu les genoux, tend ma croupe , écarte les fesses,
    mimique des mouvements de pénétration, enfin tout y passe,
    c’est comme le cochon, tout est bon là-dedans pour inciter les énergies des profondeurs
    à venir embraser les lieux

    donc voilà pour le mode liane lascive,
    être ardent, imaginatif, ne pas avoir peur de bouger comme une femme
    si le désir entraîne dans cette direction

    et puis il y a le mode pénétration,
    en mode pénétration, les mains s’immobilise à peu près, tout s’immobilise d’ailleurs à peu près,
    il faut nuancer, relativiser, cela doit rester souple,
    on alterne le mode pénétration et le mode liane lascive
    comme les amants alternent des moments où ils se frottent ardemment l’un contre l’autre en se caressant
    et puis des moments où il y a va et vient du pénis dans le sexe de l’autre
    mais ce n’est pas délimité au cordeau, il y a des moments de flottements, des enchaînements
    où le va et vient est déjà là mais où on continue de caresser encore

    donc le mode pénétration, c’est un mouvement de va et vient avec une contraction,
    comme je l’ai écrit ailleurs,
    la contraction va dévier la course du mouvement de va et vient et le rediriger en nous,
    ainsi on va avoir la sensation qu’on se pénètre soi-même,
    la contraction a une autre utilité aussi
    mais peut-être qui ne fonctionnera pas tout à fait, à plein puissance en tout cas, si vous êtes un débutant,
    c’est qu’elle va mettre la prostate en branle,
    les vibrations de celle-ci vont renforcer la contraction, décupler la sensation de pénétration,
    lui donner en fait tout son réalisme, sa puissance

    il y a moyen d’obtenir une infinie variété de nuances en mode pénétration,
    un des grands avantages de l’aneroless sur la pratique avec masseur
    est justement du fait de l’absence de masseur,
    vous avez une totale liberté de mouvement
    et avec un peu de pratique,
    vous dirigez la contraction avec son cortège de vibrations de la prostate comme vous le voulez,
    vous pouvez obtenir la sensation d’un dard en vous
    avec toutes sortes d’effets subtils, de variations de trajectoire, de changements de vitesse,
    bref là encore, il faut faire parler son imagination au plus près de son corps

    donc toute la réussite réside dans une alternance des deux modes,
    leur coordination, leur dialogue,
    on est à l’écoute de soi, à l’écoute du plaisir qu’on ressent
    comme si on était à l’écoute du plaisir d’une partenaire
    et en fonction, on adapte nos actes,
    passant tantôt en mode pénétration, tantôt en mode liane lascive,
    c’est un processus très intuitif,
    exactement comme dans le sexe avec partenaire

    je préconise deux façons de pratiquer, couché, sur le dos essentiellement, dans un lit
    ou debout,
    c’est ainsi qu’on bénéficie du plus de potentiel

    #35325
    bzo
    bzo
    Participant

    la dernière fois que je me sois masturbé?
    cela doit remonter à la nuit des temps…

    hum, j’exagère un peu mais je ne me souviens même plus quand c’était,
    tellement c’est loin.
    Un an? deux?

    comment je fais?
    Ma pratique, comme je n’arrête pas de l’écrire,
    fait participer beaucoup mes organes sexuels,
    ils sont avant tout utilisés durant mon mode liane lascive,
    la danse sensuelle de mes cuisses et de mes bijoux de famille,
    se pressant les uns contre les autres, n’arrêtant de se frotter, de se presser, de se malaxer,
    tout cela provoque chez moi des flots et des flots de soie chaude et mouvante dans mon bassin,
    rapidement se répandant dans tout mon corps

    en fait, comme je l’ai déjà écrit,
    mes organes sexuels sont devenus le principal acteur de mon plaisir en mode liane lascive,
    en mode pénétration, cela reste la contraction,
    consolidée, renforcée par les vibrations de la prostate

    donc, l’essentiel de mon plaisir est généré dans mon bassin,
    par ces deux groupes d’acteurs,
    d’une part donc, mes cuisses avec mes couilles, mon sexe
    et puis d’autres part, la contraction avec les vibrations de la prostate

    là encore , il n’y a pas une frontière nette
    puisque quand je suis en mode liane lascive, il y a régulièrement des contractions,
    moins fortes et qui n’ont pas le principal focus de mon attention,
    de même en mode pénétration, il y a aussi souvent quand je les effectue avec les cuisses serrées,
    les frottements, les pressions, entre celles-ci et mes bijoux chéris

    mes bijoux chéris?
    oh que oui, comme je les chéris désormais,
    mon petit tuyau à la peau basanée et toute ratatinée, mes boules poilues,
    comme je les aimes à nouveau,
    comme je les aime pour leur contribution massive à ma pratique,
    je les aime pour avoir été capable de cette transition d’un plaisir masculin classique,
    celui qui nous est programmé par défaut pour la plupart
    vers quelque chose de différent, de tellement totalement différent,
    elles sont devenues mes principales pourvoyeuses de soie vibrante, chaude
    qui va circuler en moi par vagues douces, vagues lentes

    pendant deux bonnes années où j’ai pratiqué avec masseur,
    j’ai appliqué la règle, qui selon moi, reste toujours valable,
    de faire de son sexe et de ses alentours immédiats, une zone interdite, de ne pas y toucher
    mais à l’époque, c’était parfois difficile à tenir,
    alors de temps à autre, je n’y tenais pas et je lâchais mon coup,
    je le regrettais bien après car il fallait au moins deux semaines
    pour reconstituer des réserves d’énergie disponibles à 100% de leur capacité

    oh ce que je regrettais, bien sûr, ce ne sont pas les quelques giclées que j’avais lâchées,
    qui avaient provoqué quelques instants d’orgasme intense,
    les réserves de sperme se reconstituent , selon son âge, sa nature, en quelques jours,
    ce ne sont pas ces ressources qui sont utiles durant le massage prostatique,
    ni durant ma façon de pratiquer
    mais bien des énergies plus subtiles,
    des énergies dans l’invisible, dans nos profondeurs

    j’ai ma théorie là-dessus,
    ces énergies dont je parle,
    quand vous avez du sexe avec un ou des partenaires, masculin, féminin, indifféremment,
    vous échangez vos énergies subtiles,
    vous allez en dépenser beaucoup, vous allez en dépenser massivement,
    mais vous allez aussi en recevoir beaucoup, en recevoir massivement, de votre partenaire,
    ainsi les réserves sont régénérées
    et après des ébats, vous avez lâché votre coup,
    une fois, deux, trois fois ou plus selon vos capacités et votre âge
    mais malgré que vos couilles soient vidées et nécessiteront du temps pour retrouver leur plein niveau,
    vos réelles énergies sexuelles, n’ont pas baissées pour un sou,
    au contraire, vous allez avoir une sensation de bien-être, en partie parce que qu’elles se seront régénérées
    grâce aux énergies de votre ou vos partenaires qui auront été injectées en vous

    alors qu’avec la masturbation, le problème est que vous allez dépenser de l’énergie sexuelle
    mais vous n’allez pas en recevoir,
    les réservoirs vont mettre au moins 10 jours pour être à nouveau remplis
    et que cela aura des répercussions sur votre pratique,
    bien sûr si celle-ci n’est pas encore très développée,
    vous n’allez pas trop vous en rendre compte puisque vous êtes encore loin de fonctionner à pleine capacité,
    de percevoir à pleine puissance les sensations

    avec ma pratique donc, j’ai lentement, patiemment, reprogrammé, mes couilles, mon sexe,
    qui pendouillaient entre mes jambes, inutilisés et malheureux
    durant ma période de pratique avec masseur
    mais désormais, ils participent activement, oh combien activement,
    je ne les ai jamais senti aussi heureux, aussi épanouis,
    plus jamais je ne ressens le besoin de me masturber, je peux même voir des images pornographiques,
    cela ne provoque pas cette envie,
    bon, il est vrai aussi que je n’en regarde pas souvent,
    cette envie aussi m’est passée,
    pourquoi regarder d’autres, alors que j’ai cette magie que je peux déployer à tout instant en moi
    qui instantanément m’emplit d’un plaisir dans tout le corps?

    bon, il est vrai qu’avec cette pratique androgyne,
    mon plaisir que j’évalue à 90% féminin et 10% masculin,
    mes goûts sexuels sont en train d’évoluer,
    j’ai toujours été bisexuel sur les bords durant ma vie sexuelle active avec des partenaires
    mais là si je me réfère à mes envies, c’est en train de s’accentuer,
    j’ai de plus en plus envie, point,
    indifféremment d’homme, de femme, de vagins, de braquemart, de chair vivante, vibrante,
    de cul, d’nus, d’homme, de femme,
    je me sens devenir omnivore sexuellement
    et glouton, incroyablement glouton
    mais à un point étonnant, il y a une sorte d’ouverture immense en moi, qui s’est faite,
    une soif de brûler comme une flamme dansante dans ma chair embrasée

    bon, pour l’instant, je ne mets pas en application,
    j’ai déjà parlé ailleurs de mes difficultés à approcher d’autres,
    du fait que je suis resté isolé bien trop longtemps,
    que je me suis bâti un nid douillet avec mes livres, mon art
    et maintenant ma pratique tellement riche, tellement développée
    qui m’apporte une satisfaction et un épanouissement complets

    cependant cette pratique, malgré le fait que je sois totalement autonome sexuellement,
    fait croître en moi aussi l’envie de retourner vers les autres,
    d’aller me frotter à d’autres corps, de goûter à d’autres sexes, hommes, femmes
    parce qu’au fond en nous, dans nos profondeurs,
    quand on arrive suffisamment loin, ce sur quoi on tombe, c’est le terreau commun,
    ce que nous partageons, hommes, femmes, qui fait notre socle commun

    vivre une sexualité intense en dialoguant directement avec sa chair,
    en y goûtant au masculin comme au féminin, à pleine puissance,
    c’est goûter au socle commun, aux énergies vitales, aux énergies premières, sur tout leur spectre,
    et après quand on marche dans la rue,
    c’est percevoir aussi ce socle commun, ces énergies vitales, ces énergies premières, dans les autres
    et avoir envie d’y goûter
    avec toutes les spécificités dont c’est entouré, dont c’est enrobé, chez d’autres

    #35334
    bzo
    bzo
    Participant

    tout à l’heure, je passais avec le bus le long de la forêt de Soignes au sortir de Bruxelles
    pour aller rendre visite à ma vieille mère comme tous les dimanches,
    je me suis rendu compte que cela faisait des années
    que je ne m’étais plus promené en forêt, parmi les arbres,
    y flâner, m’y perdre un peu, me ressourcer
    et cela m’a rendu triste à un point pas possible,
    moi qui était si proche de la nature pendant des années

    je fixais mon regard sur les arbres qui défilaient,
    les grands hêtres adultes avec leur frondaison en train de brunir, en train de rougir,
    leurs myriades de feuilles qui se préparaient à tomber pour l’hiver,
    je fus tout d’un coup bouleversé, ému jusqu’aux larmes,
    il me semblait entrevoir en filigrane un palais antique, un palais immémorial
    avec des décorations riches, délicates, de tous les côtés,
    une dentelle fine, tout en nervures bougeant lentement, paresseusement, se déployant d’arbre en arbre
    formant une sublime architecture évanescente devant mes yeux

    cela faisait longtemps que je ne m’étais plus senti comme cela devant le spectacle de la nature,
    je sentais en moi toutes les énergies en éveil,
    ces énergies qui d’habitude sont sollicitées sexuellement,
    se transformant dans ma chair en flux mâle et en flux femelle,
    là dans ce bus, avec la forêt défilant devant mes yeux,
    je les sentais tout d’un coup présentes en moi, sans avoir été sollicitées expressément
    et enrober dans le faisceau de mon regard les frondaisons des arbres,
    comme caressant délicatement, avec infiniment de respect, les branches, les feuilles, au passage
    la lumière cristalline, les morceaux de ciel, apparaissant aléatoirement entre les branches,
    je buvais tout cela par les yeux,
    j’en étais imbibé jusqu’au fond de mon être pendant quelques secondes

    #35335
    bzo
    bzo
    Participant

    l’autre jour ces quelques secondes de communion avec la nature,
    vécues à travers la vitre d’un bus,
    ont été très révélatrices

    ces énergies que j’éveille en moi, que je vis désormais à pleine puissance sexuellement chez moi,
    je peux les vivre de manière diverse,
    face au spectacle de la nature, donc
    mais aussi chez moi avec des exercices tantriques ou du moins pseudo-tantriques de mon cru

    il faudrait juste m’appliquer, persister, insister,
    ce que je ne fais pas actuellement,
    tellement peu de temps quand on travaille 8h, qu’on a quelqu’un de qui on doit s’occuper,
    alors la tentation est d’aller là où c’est le plus richement développé,
    là où les résultats ont déjà dépassé toutes les espérances

    je ne vais pas me faire des promesses, m’imposer des contraintes
    mais une chose est certaine, dans 5 ans quand je prendrai ma retraite,
    j’aurai de quoi m’occuper

    vivre la splendeur de la nature au plus près,
    avec l’éveil de ces énergies que je porte en moi
    pour une communion dans l’instant

    et puis des moments d’intimité absolue, des moments de fusion et d’effusion dans ma chair
    mais non sexuellement grâce à des exercices, appelons les, tantriques, pour simplifier

    en plus bien sûr, les moments précieux, les moments splendides, de ma chair en roue libre ,
    délié de mon identité sexuelle, vivant tout le spectre de la sensation possible sexuellement en moi,
    moments de volupté absolue, moments de chair en fête,
    moments de liberté sans restrictions aucunes,
    moments d’intime communion avec mes abysses,
    vivant pleinement le joyeux mystère dans ma chair

    #35341
    bzo
    bzo
    Participant

    la réalité,
    c’est cette myriade d’objets et d’êtres divers et variés qui m’entourent,
    dont je fais partie

    mais la réalité dans laquelle je vis, instant après instant,
    n’est pas tout à fait la même, pas du tout même par moments,
    je vis dans la perception que j’en ai, de cette réalité, instant après instant,
    avec tout ce que je porte en moi, avec tout ce que je traîne derrière moi,
    je vis dans la perception que j’ai de tout ce qui m’arrive, de tout ce qui m’entoure, instant après instant
    avec tout ce que je porte en moi, avec tout ce que je traîne derrière moi

    il y a là un décalage constant, plus ou moins grand,
    un interstice qui peut être en même temps un continent,
    dans lequel on bâtit son nid, son pays, tant bien que mal,
    dans lequel on bâtit son cauchemar aussi par moments,
    parfois interminablement, souvent minablement

    un décalage constant, un interstice, dans lequel aussi j’ai bâti ma pratique,
    qui fait qu’un gars plus très jeune, un peu bedonnant, tout seul chez lui,
    ce qu’on va en voir quand il est en action,
    debout par exemple,
    c’est un homme qui bouge bizarrement, par moments, souvent même, de façon efféminée,
    toutes sortes de mouvements, d’ondulations, beaucoup dans le bassin,
    beaucoup de caresses aussi,
    un homme qui gémit beaucoup, qui hurle même par moments,
    sur le visage duquel on lit beaucoup de plaisir,
    sur le visage duquel on lit beaucoup de plaisir très très intense

    mais ce que moi je perçois dans ces moments-là
    que j’ai essayé de décrire de l’extérieur juste au-dessus,
    c’est que je suis en train de faire l’amour
    que je suis en train de faire l’amour à quelqu’un
    et qu’en même temps quelqu’un est train de me faire l’amour,
    je le vis, j’y suis à 100%,
    c’est ce que je suis en train de vivre, de percevoir, de ressentir,
    de tout mon être

    de la pure magie, on vous dit

    *******************

    j’ai eu cette vision hier soir
    que les énergies qui montaient en moi,
    tantôt par jets vigoureux, tantôt comme une source tranquille,
    étaient comme un liquide hautement inflammable, s’évaporant à toute vitesse
    et que le masculin et le féminin en moi, étaient comme deux cailloux, deux silex
    qui se percutaient régulièrement avec plus ou moins de force,
    provoquant ainsi des étincelles

    étincelles qui embrasaient tout mon intérieur
    grâce à tout ce liquide inflammable dans l’invisible,
    imbibant ma chair, imbibant mon être,
    que les sensations naissaient ainsi

    *************************

    je perçois désormais constamment à la fois du masculin et du féminin en moi,
    je les perçois par bribes enlacées,
    par morceaux d’un puzzle plus ou moins entier, engagés dans un acte sexuel

    je perçois constamment un dard dressé et un vagin en moi,
    je les perçois tantôt comme un ensemble soudé, mouvant ensemble l’un dans l’autre,
    se frottant l’un contre l’autre, se pressant, se collant l’un contre l’autre
    parfois je perçois plus du côté du dard, souvent plutôt du côté du vagin,
    je perçois une myriade de mouvement entre eux, de frottements, de pressions,
    je perçois un océan des nerfs enflammés qui dansent ensemble une farandole sauvage

    je perçois en même temps la griserie d’enfoncer ce bout de barbaque turgescent,
    dans la chair tendre d’un sexe comme du velours mouvant,
    de l’y remuer, de l’y frotter dans toutes les sens, d’essayer de l’y enfoncer le plus possible,
    d’en sentir toute la longueur durcie, raidie, comme vibrante d’excitation,
    frottée par des parois humides, mouvantes, pressantes,
    comme une pieuvre qui m’aurait engloutie, dans l’estomac duquel je bougerais mon sexe,
    en même temps qu’elle déroule son corps en arabesques dans toutes les directions

    et puis je perçois en même temps dans mes entrailles les va et vient d’un braquemart dressé,
    une vraie petite tour Eiffel miniature,
    je la sens s’enfoncer, me fouiller, me frotter, je sens tout fondre sur son passage, s’enflammer,
    l’impression par moments qu’il n’y a plus que cette divine dureté mouvante qui existe
    et que tout le reste autour , n’est plus que chaleur ondoyante, frissonnements de soie, ondulations lascives

    l’impression que je ne suis plus qu’une rivière de chaleur rugissante,
    qui explose vers le haut comme éjecté par le cratère d’un volcan,
    que je m’éparpille en cent mille morceaux, emporté par un fleuve qui se jette dans l’océan,
    que je deviens une goutte iridescente, que je danse avec des trilliards d’autres gouttes
    au rythme du noyau de la terre qui bat comme un coeur au fond de mes entrailles

    je perçois avec une telle réalité que je fais l’amour à quelqu’un
    et que quelqu’un me fait l’amour,
    ce que je perçois très exactement en fait plutôt,
    c’est qu’on est quatre là-dedans,
    que je fais l’amour à quelqu’un et que quelqu’un me fait l’amour
    mais que la personne à qui je fais l’amour
    et la personne qui me fait l’amour, sont différentes,
    deux figurants en fait, ils sont présents mais ne font rien, je ne perçois rien par eux,
    sortes de blocs hors de ma portée de perception, extérieurs à moi
    mais néanmoins je perçois leur présence massive,
    je perçois que je fais l’amour à quelqu’un qui n’est pas moi,
    je sens mon vit dressé s’enfoncer par le bas en cette personne,
    je me sens la labourer, essayer de la travailler avec expertise et fougue,
    je me sens mouvoir mon dard aussi dur que possible en elle

    et puis en même temps, je sens une queue, qui n’est pas la même
    qui vient s’enfoncer en moi,
    qui vient me travailler tantôt avec fougue, tantôt avec infiniment de douceur,
    qui éveille de l’ineffable en moi à chaque instant,
    qui m’envoie dans la stratosphère à chaque va et vient

    **************************

    je perçois ma pratique comme un espace de liberté extraordinaire,
    porté par des sensations qui me font comme un tapis volant,
    je suis parti à l’aventure, à la découverte d’un moi-même plus complet, plus riche, plus épanoui,
    je me sens comme un fruit en train de mûrir,
    qui se pare de plus en plus de couleurs somptueuses

    je me croque à belles dents,
    je sens le sourire de la vie dans ma chair,
    l’amour est comme un soleil intérieur

    #35343
    bzo
    bzo
    Participant

    la jouissance devient parfois comme un moment de grâce,
    vous vous sentez envahi par une pureté ineffable,
    au coeur de cette chair,
    un oiseau de cristal dont le chant est comme une vibration sans fin

    #35344
    bzo
    bzo
    Participant

    je m’emplis de cette ivresse ineffable qui rend folle ma chair
    constamment chez moi

    outre les moments de micro-séances ou de séances au lit,
    c’est aussi intégré dans mes occupations diverses,
    je vaque à mes affaire du quotidien
    et en même temps je m’injecte du plaisir à dose plus ou moins massive selon les moments

    c’est devenu tellement facile, il suffit que je sois nu
    et déjà au premier contact d’une de mes cuisses avec mes couilles
    et le nectar chaud commence à se libérer dans mon bassin

    après une fois que le feu est allumé et que la marmite est dessus,
    il n’y a plus qu’à faire attention que les flammes ne s’éteignent pas et cela mijote tout seul,
    je presse un peu mes cuisses,
    je fais à l’arrêt devant la cuisinière quelques mouvements rotatifs du bassin
    et voilà déjà de la soie nageant doucement, partout entre mes hanches
    tandis que je touille dans la casserole mon repas du soir,
    mon estomac est encore vide
    mais ma chair est déjà à la fête,
    déguste avec gourmandise déjà le dessert

    #35361
    bzo
    bzo
    Participant

    androgyne,
    vivre le plaisir avec tout le masculin et tout le féminin, en soi,
    cela me va tellement bien, je me sens tellement bien avec,
    cela me va comme un gant, cela me colle à la peau,
    il m’est devenu tellement naturel, il semble tellement couler de source,
    me traverser comme une rivière,
    comme c’est bon d’être son lit

    androgyne,
    ce mot me fait frissonner jusqu’au plus profond de ma chair
    divine transgression,
    jusqu’au bout de l’extrême, là où l’identité sexuelle vacille
    territoires infinis,
    territoire de la complétude, de l’épanouissement dans l’instant,
    les sensations sur tout leur spectre,
    se sentir entier, brûler cercle parfait

    sans doute, cela reflète cette bisexualité
    à laquelle j’ai un peu goûté durant ma vie sexuelle avec des partenaires,
    mais qui je le sens maintenant, grâce à mes jeux en solo,
    est ma nature profonde

    bites, chattes,
    mes orifices et mes appendices divers et variés,
    en haut comme en bas,
    en raffoleraient indistinctement

    oser laisser monter le féminin en nous,
    lui laisser les commandes de notre corps,
    oser les gestes et les mouvements vers lesquels le désir nous entraîne dans ces moments-là

    balancer son cul, écarter lascivement les fesses,
    tendre sa croupe comme si la petite crevasse derrière,
    flairait de la bite dressée en vadrouille dans les environs,
    je me caresse les seins, je cambre les reins, je me dandine, je me déhanche, je couine de plaisir,
    j’aime tout cela à la folie durant la séance,
    m’y adonne sans retenue, une vraie folle,
    après j’oublie, cela s’évapore comme si cela n’avait jamais existé

    le féminin durant l’action en moi, est un moteur à explosions,
    le masculin, lui, est la bougie qui apporte les étincelles

    #35365
    bzo
    bzo
    Participant

    une des clefs pour une pratique heureuse avec beaucoup de réussite
    est d’être toujours curieux,
    avec l’âme d’un explorateur, sans relâche à la quête de nouveaux territoires à découvrir,
    jamais se figer dans des certitudes, une routine, un train-train,
    que vous soyez pratiquant avancé, débutant ou quelque part entre les deux,
    ne pas avancer, comme dirait l’autre, c’est reculer

    cependant toujours avancer, cela ne veut pas dire non plus,
    sans cesse se hâter, courir, se ruer, être incertain,
    non, tranquille, détendu du gland, on s’arrête, on repart, on sifflote, les mains dans les poches,
    juste on ne s’installe pas, on ne dépose pas son baluchon indéfiniment

    il fait beau, il fait bon là-dedans, on est dans un nid chaud aux premières loges,
    c’est la fête, la plus somptueuse qui soit, la chair qui fait son numéro,
    son numéro de prestidigitation,
    des lapins et des pigeons vont sortir du chapeau à la pelle

    ou pas encore…
    courage, mon ami qui s’est lancé là-dedans,
    j’aimerai pouvoir écrire que tout le monde est récompensé,
    c’est dur mais ce n’est sans doute pas toujours le cas,
    pourtant tout le monde a le potentiel en lui

    ne vous attardez pas obstinément dans une voie si aucune lueur d’espoir ne s’est présentée,
    la montagne a tellement de pentes qui mènent vers le haut
    et encore une fois, ne pas faire du sur-place trop longtemps,
    plutôt tout remettre tout en question, repartir de 0
    que de rester coincé indéfiniment au même endroit,
    il y a tellement de manières d’y arriver, toutes ne conviennent pas à tout le monde,
    il faut trouver les siennes, celles qui conviennent à notre nature profonde

    #35374
    bzo
    bzo
    Participant

    bouger moins mais bouger mieux

    régulièrement j’ai déjà écrit des phrases de ce genre
    mais à chaque fois je perdais cette directive de vue,
    pourquoi?
    et pourquoi c’est mieux?
    (je parle ici , bien sûr, de ma pratique à moi
    qui n’a rien à voir avec le « do nothing » 100% prostatique
    que la plupart par ici , pratiquent ou essaient du moins)

    les énergies montent en moi par vagues,
    plus ou moins doucement, plus ou moins rapidement, selon les moments,
    il s’agit d’être comme un surfeur, de bien rester dessus constamment, de rester dans le lit des vagues,
    mes gestes, mes mouvements , vont apporter de la variété, créent des nuances,
    me faire vivre la sensation que je fais l’amour
    mais je devrais toujours rester sur la vague, bouger en restant sur la vague,
    bien sentir la vague sous moi, continuer de rester toujours dessus en faisant mes petites figures de style,
    ainsi cela reste optimal à 100%,
    ainsi les sensations se donnent à 100%

    alors qu’en bougeant trop, en remuant trop, me laissant emporter par les mouvements,
    je sors de la vague, après j’y retourne dessus
    mais c’est beaucoup plus efficace en restant toujours constamment dessus
    en diminuant la gestuelle, en l’accordant bien aux vagues sous moi

    c’est quelque chose que j’ai bien senti ce matin, je me suis éveillé,
    j’avais allumé les chauffages une heure ou deux plus tôt, une fois que je m’étais levé pour aller uriner,
    je le fais plusieurs fois par nuit,
    donc quand je suis sorti de mon lit, il faisait déjà bien chaud, je suis resté nu,
    toute la machinerie s’est immédiatement mise en route au premier contact de mes couilles avec mes cuisses,,
    directement c’est un festival de sensualité, d’érotisme,
    je vaquais à mes occupations matinales, remplir la machine à laver, préparer le petit déjeuner,
    changer les draps de mon grand lit
    tout en laissant jouer mes cuisses avec mes bijoux de famille,
    comme cela frottait là en bas, oh comme cela m’emplit de soie chaude,
    de temps à autre, je me déhanchait ou commençait à onduler sur place tout en me caressant
    et c’est là qu’il y a eu le changement,
    je me laissais pas emporter par le mouvement n’importe comment,
    j’écoutais un peu plus, je freinais pour sentir que je restais bien sur la vague,
    quand je me sentais bien dessus, bien stable,
    je m’autorisais des petites figures de style, en quelque sorte,
    je bougeais de plus en plus, je dansais mes ébats de plus en plus
    mais toujours en veillant que je ne quitte pas le flux d’énergie,
    que je le sentais bien me porter, m’emporter

    donc maintenant cela semble bien vissé dans mon action,
    cette espèce d’extra écoute du flot de l’énergie montant en moi,
    bien sentir que je ne dévie pas trop, que je reste bien dans son courant,
    nettement moins de fluctuation ainsi de la tension sexuelle,
    je la sens monter en puissance rapidement
    et s’établir fermement dans ma chair

    mon corps s’en empare déjà de cette façon un peu différente de faire,
    en freinant par moments les gestes, les mouvements pour bien rester à l’écoute,
    la perception de la tension sexuelle détermine le rythme de l’action,
    si celle-ci faiblit, au lieu de rester ferme et d’augmenter doucement,
    alors c’est que je quitte le courant de l’énergie, je me suis éloigné de son lit,
    je freine alors l’action jusqu’à sentir que je suis bien dedans à nouveau

    #35375
    bzo
    bzo
    Participant

    allons bon, j’ai ressorti un masseur de la boîte,
    en l’occurrence le Vice 2 qui a pour l’instant mes faveurs,
    je l’utilise sans vibrations

    je mentirai, si j’écrivais que je n’ai pas passé un bon moment, un sacré bon moment même,
    certes ce n’avait pas la finesse, la richesse, la variété, d’une de mes habituelles séances aneroless,
    mais un long orgasme d’un bon quart d’heure, cela ne se refuse pas,
    on accueille cela avec reconnaissance,
    cela n’arrêtait pas, j’ai l’impression d’avoir un volcan crachant du feu entre les jambes
    et puis le masseur comme un piston rentrant là-dedans, touillant dans le cratère,
    attisant toujours plus l’éruption

    au passage, je me suis mis au point une technique bien sympathique qui a vraiment décuplé les sensations,
    autant en aneroless, j’ai déjà maintes fois part de mes réserves
    quant à utiliser mes doigts au contact de mes parties génitales
    car cela déséquilibrait irrémédiablement,
    autant ici avec le masseur, je me suis rendu compte que ce n’était vraiment pas le cas,
    donc j’ai mis deux, trois doigts de la main droite,
    tandis que la gauche continuait à caresser,
    sur mon pubis, à la base de la hampe qui restait bien molle,
    tirait un peu en arrière la peau en cet endroit tout en pressant,
    ce qui avait pour effet de rabattre mon sexe sur les doigts
    et ainsi je ne bougeais plus la main,
    me contentant des allers et venues du masseur et de la danse fougueuse de mon bassin
    pour mettre en mouvement tout ce beau monde entre mes cuisses, plus ou moins serrées selon les moments,
    cela bougeait juste ce qu’il faut pour provoquer des petits frottements, des pressions, du malaxage
    là où il faut entre mes doigts, mon pubis et mon sexe

    c’était vraiment divin, un bon quart d’heure à râler, délirant de plaisir,
    avec une boule de feu doux tournoyant lentement dans mon bas-ventre
    et dardant ses rayons dans toutes les directions dans mon corps

    je recommencerais très certainement régulièrement

    #35379
    bzo
    bzo
    Participant

    c’est vraiment étonnant,
    ma pratique en aneroless est désormais totalement consistante depuis un certain temps,
    le plaisir est là dès le premier instant et il ne faiblit pas,
    que je sois fatigué, pas en forme, énervé, abattu,
    s’il est bien une constante dans ma vie,
    c’est ce que je peux attendre de mes séances,
    c’est un nid chaud dans ma chair vers lequel affluent des sensations ineffables,
    des moments de communion sublime, une volupté délicieuse dans la chair, omniprésente,
    tout mon corps par moments, semblant devenir un estuaire ouvert sur le grand océan

    je m’y requinque, retrouve goût en la vie, confiance en moi-même
    mon corps se rassasie, fait le plein,
    ressourcement baignant dans l’énergie de mes abysses, comme dans une source de haute montagne

    cependant, étonnant écrivais-je dans ma première phrase de ce message,
    étonnant car au plus je sens ma pratique consistante,
    de plus en plus à l’abri de toute saute de la qualité, de défaillance,
    au plus ma technique semble changeante,
    s’il y a une base solide sur laquelle je m’appuie,
    il y a aussi toute une partie de ma technique qui ne semble pas figée,
    qui semble changeante comme de l’eau qui court,
    d’un jour à l’autre parfois partant dans des directions totalement différentes

    **************

    au boulot aujourd’hui je me suis offert plusieurs moments de détente érotique aux toilettes,
    je restais habillé, ne déboutonnant même pas ma chemise,
    juste me caressant à travers la toile,
    bougeant mon bassin lascivement, faisant montant lentement des contractions,
    le couple en moi se mettait directement en route,
    je me sentais comme le théâtre d’une copulation lente, torride

    le fait de ne pas avoir de contact direct avec la peau,
    changeait complètement les sensations,
    la toile servait d’intermédiaire,
    même mes cuisses n’avaient pas de contact direct avec mes couilles, mon sexe,
    juste il y avait du malaxage et puis les frottements par l’intermédiaire du slip,
    c’était tellement érotique, excitant

    je me sentais envahi d’ondes chaudes dans tout le bassin,
    comme j’avais envie de gémir, de me caresser
    mais il fallait faire attention,
    pas me faire repérer sur mon lieu de travail

    #35380
    bzo
    bzo
    Participant

    il y a un accord à trouver dans l’instant,
    les énergies montent, se répandent,
    notre technique mue par l’inspiration sexuelle
    les transforment en quelque chose de perceptible dans la chair

    une espèce de synergie à l’oeuvre,
    un équilibre à percevoir dans cette éclosion,
    un geste à exécuter de tout son être,
    pointer dans une seule et même direction,
    jusqu’aux moments de cristal,
    moments de transcendance, d’incandescence, partagés

    comme je suis loin par moments,
    c’est inouï ce qu’il y a moyen de faire avec soi-même,
    on peut devenir une sorte de rampe de lancement
    où l’on se catapulte soi-même dans l’inconnu
    avec toutes les énergies les plus secrètes de son corps mobilisées

    la sexualité alors devient une dégustation ineffable
    et en même temps un moyen pour atteindre des états de conscience supérieure
    où l’on est plus entier, plus complet, plus riche,
    plus en accord avec ce monde qui perd un instant de sa froideur cadavérique gigantesque
    et laisse échapper comme des signaux complices
    qui nous touchent jusqu’au plus profond de notre être

    #35381
    bzo
    bzo
    Participant

    tout est délié, les perspectives sont devenues infinies en moi,
    comme la lenteur accélère les énergies, les intensifie,
    l’ac en ciel est permanent dans ma chair,
    quel chant, mes amis, quel chant

    #35382
    bzo
    bzo
    Participant

    plusieurs fois j’étais déjà tombé sur ce rythme extrêmement lent,
    comme au ralenti,
    je m’étais extasié dessus, je l’ai signalé dans mon fil
    puis je l’avais perdu,
    je n’étais pas encore suffisamment outillé
    pour le garder, pour l’exploiter

    là, c’est différent, j’ai tout ce qu’il faut désormais en moi,
    il ne me manquait plus que cette rencontre,
    la rencontre du rythme qui permet une écoute totale
    tout en déroulant une action

    c’est chose faite,
    là peut-être j’entre vraiment dans mon âge d’or

    #35383
    bzo
    bzo
    Participant

    hum, j’étais un peu grandiloquent hier soir,
    je me suis laissé emporter,
    cela m’arrive quand je vis des moments exceptionnels,
    quelle fête grandiose dans la chair

    #35389
    bzo
    bzo
    Participant

    s’immobiliser, ralentir,
    permet d’écouter le corps, l’entendre,
    comme si c’était un hangar immense où le moindre son résonnerait

    alors @bzo, tu te convertis au « do nothing » sur le tard?
    en aucune manière, toujours pas ma tasse de thé pour un sou,
    non, ce que je prône, c’est l’alternance de moments d’action et de moments d’immobilité ou de quasi immobilité
    pour ressentir pleinement les effets obtenus par l’action,
    ne pas en rater une goutte

    c’est ce que j’ai redécouvert hier et je ne vais plus le lâcher,
    je suis prêt, je suis équipé désormais pour vivre cela pleinement,
    surtout les énergies, je suis tellement capable de les faire monter,
    giclée sur giclée, à pleine puissance ou par filets calmes,
    je crois que c’est cela qui fait vraiment la différence,
    ma pompe à énergies des profondeurs,
    elle s’est tellement développée ces dernières semaines,
    son débit est devenu tellement important,
    j’en maîtrise en fait le mécanisme totalement,
    ainsi une part de moi bouge, remue, caresse,
    une autre se laisse aller, déguste, se laisse envahir
    et une autre a la main sur la pompe des énergies des profondeurs,
    c’est tellement excitant d’en être arrivé à ce stade
    où votre plaisir dépend entièrement de vous dans l’instant

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