20 sujets de 321 à 340 (sur un total de 362)
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  • #37936
    bzobzo
    Participant

    le mode yin,
    c’est avant tout vivre une complicité toute particulière, incandescente,
    avec son corps,
    c’est sentir qu’on vit quelques instants, grâce à cette complicité,
    quelque chose de radical, de sans concessions
    libérant des ressources qui sont tout au fond de nous

    c’est vivre par moments
    comme une communication directe, vertigineuse, avec ses abysses,
    totalement empli de passion et de volupté,
    libéré des limites de son identité sexuelle,
    juste comme ballotté au gré des ébats entre le pôle masculin et le pôle féminin en nous,
    aimanté par le désir

    le mode yin,
    c’est une tentative de vivre une communion totale avec son corps

    #37945
    bzobzo
    Participant

    je m’installe dans une position, bien confortablement calé dans mon fauteuil,
    ne bouge plus, fais monter une contraction

    je la maintiens, assez fort au début,
    pour bien mettre en route le flux d’ondes prostatiques
    puis joue avec, relâche un peu la pression, ré-appuie,
    alterne les muscles qui opèrent, autour de l’anus, le périnée,
    la contraction semble rouler par moments, changer de forme,
    c’est comme si je me caressais la prostate, la tripotait avec passion,
    maintenant et faisant constamment évoluer le flux
    comme un jongleur faisant virevolter en l’air des quilles

    je deviens un bouchon de liège emporté par le flux puissant qui monte depuis tout en bas,
    cela n’arrête pas de monter et encore de monter comme le jet d’une fontaine puissante,,
    un espace semble s’ouvrir derrière quelque part en moi,
    comme si on avait ouvert un rideau dans ma chair,
    je suis entraîné de plus en plus, les vagues me font danser doucement, rythmiquement,
    mon corps me semble tellement éloigné,
    comme si je flottais sur une mer d’énergie pure, à des années-lumière,
    quel bombardement de rayons, comme c’est délicieux de dériver lentement là-dedans

    #37946
    bzobzo
    Participant

    à côté de mes micro-séances si délicieuses,
    bien intégrées dans mon quotidien, pimentant mes instants régulièrement,
    je viens de découvrir une autre possibilité de forme brève à pratiquer,
    le shot d’énergie prostatique, une trentaine de secondes maximum,
    juste un petit verre d’énergie pure, concentrée à 100%, à ingérer cul sec

    cela monte d’en bas comme un coup de canon au ralenti mais accélérant, accélérant,
    cela racle tout sur son passage comme une gorgée de tord-boyaux,
    cela monte de plus en plus vite, cela éclate, cela se disperse, cela frotte, cela mord,
    cela ne dure pas plus de quelques secondes
    mais comme on le sent passer…

    une contraction soudainement aussi fort que possible tout en me détendant adéquatement, pour démarrer cela,
    maintenue, relâchée éventuellement fugacement pour re-presser aussitôt aussi fort que possible encore,
    plusieurs fois éventuellement en rapide succession
    comme quelques rapides et puissants coups de pompe pour amorcer le jus,
    avec l’idée de faire monter le plus possible de fracas délicieux dans ma chair,
    d’imbiber autant que possible d’étoiles soyeuses, mon cerveau

    c’est au fond l’équivalent prostatique de mes micro-séances en mode liane lascive

    #37951
    bzobzo
    Participant

    une posture du corps, dans ma pratique,
    c’est comme une rampe de lancement

    je prends une pose, je fais monter une contraction,
    je sens tout de suite alors si la posture est bonne, si elle peut délivrer,
    le yin en moi, prend des couleurs, a des ailes qui poussent,
    une bonne cuvée, les vibrations bourdonnent de tous les côtés

    temps de changer un peu, je me cambre un peu plus,
    mon bras le long de ma poitrine sur l’épaule opposée, remonte encore un peu plus,
    la main va encore plus dans le dos et ma tête bascule encore un peu plus vers l’arrière

    jouir est devenu si facile,
    ma chair semble grésiller de partout tellement elle est emplie d’ondes en un instant,
    bouger un peu les cuisses, senti les lobes de mes fesses s’écarter,
    créent tellement de vagues tout de suite dans mon bassin
    je sens les flots se fendre, la contraction monte en moi,
    une galère romaine avec son éperon, au son des tambours

    comme chaque mouvement, chaque geste, m’emplit de sensations délicieuses
    et puis le yin, tantôt gazelle, tantôt fauve,
    j’aime sentir mon corps se féminiser durant l’action,
    comme attraper des rondeurs, des courbes,
    tant de douceur et en même temps, tant de violence,
    meilleure qualification du yin, une main de fer dans un gant de velours,
    une main précise, fine, sophistiquée qui titille dans ma chair,
    quelle délicieux remue-ménage dans mon bassin

    #37962
    bzobzo
    Participant

    un des premiers actes quand je rentre chez moi, c’est de me déshabiller,
    nu comme un ver, ma peau commence à respirer,
    je commence à me détendre souverainement
    et puis presque instantanément, un petit voyant quelque part, se met à clignoter
    qui m’indique que tout l’équipage sexuel est prêt désormais, à tout moment, à se mettre en action,
    que toute le délicieux, le sophistiqué, mécanisme, générateur de volupté et de jouissance,
    est en mode stand-by,
    prêt à tout moment à inonder momentanément ma chair d’ineffable

    comme j’aime me sentir ainsi,
    dans cet état de réceptivité ardente, prêt à frémir de tout mon être,
    prêt à me laisser emporter par la lascivité,
    prêt à accueillir en moi un torrent de sensations voluptueuses,
    prêt à m’ouvrir, prêt à gémir, prêt à lever toutes mes défenses
    pour m’offrir sans retenue, sans tabous, sans entraves, morales ou autres,
    freiné aucunement par les frontières de mon identité sexuelle non plus

    je me sens prêt à accueillir le désir, oh comme je me sens prêt à accueillir le désir,
    qu’il flambe souverainement en moi,
    qu’il m’emporte où il veut, me dépose sur le rivage qu’il aura choisi,
    j’ai effectué beaucoup de travail patiemment pour ça pour que son cours soit le plus libre possible,
    sans entraves d’aucune sorte, pendant quelques instants dans ma chair

    #37974
    bzobzo
    Participant

    quels moments délicieux au lit, 45 minutes à peu près de pur bonheur

    parfois on vit de tels instants de communion charnelle,
    de communion resplendissante avec son corps,
    une telle sensation d’épanouissement et de sublime nous envahit
    tout l’être rayonne, tout l’être chante, tout l’être est enchanté

    j’ai vécu de ces moments-là,
    l’injection massive, à volonté, d’ondes prostatiques, dans ma pratique,
    est de mieux en mieux intégrée,
    j’ai abandonné toute volonté d’essayer de contrôler la balance
    et c’est tant mieux,
    le corps, selon son envie, tantôt est plus prostate, tantôt plus génitaux,
    cependant il me semble, que la balance reste désormais tout de même plus du côté de la prostate

    en tout cas, j’ai désormais de nombreux orgasmes prostatiques,
    je veux dire, de vrais orgasmes prostatiques, définitivement différents de ceux en mode yang
    mais néanmoins, je suis très satisfait car ce sont de vrais orgasmes,
    avec explosion à chaque fois mais avec une telle douceur,
    c’est de la douceur qui explose en encore plus de douceur
    mais c’est une véritable explosion,
    des flots de nectar qui se répandent, qui éclaboussent, qui envahissent,
    j’ai l’impression que je vais devenir fou de bonheur,
    tellement ma chair fleurit, s’épanouit,
    est empli du nectar le plus ineffable qu’on peut s’imaginer

    et puis cela explose désormais aussi dans ma chair donc,
    c’était la nouveauté absolue de cette séance , o combien, glorieuse,
    on dirait des bulles qui grossissent tantôt lentement, tantôt rapidement,
    et puis soudain qui éclatent entraînant toutes sortes de vagues partout
    et puis cela n’arrête pas, cela n’arrête pas,
    la jouissance est implacable, systématique, n’oublie pas une once de mon être,
    tout vole, tout chante,
    quel bonheur de vivre des moments pareils

    #38008
    bzobzo
    Participant

    cela vous change un homme ça,
    de pouvoir éprouver du plaisir sexuel, de la volupté,
    quand je veux, avec quoique je sois occupé,
    en train de faire la vaisselle, du thé,
    regarder un film ou une série sur mon écran d’ordi, à écrire un petit texte ici sur le forum,
    il suffit que l’envie me vienne (et il vient o combien souvent…)
    et en deux temps, trois mouvements,
    je suis déjà à gémir, le corps empli de bonnes ondes bien chaudes, bien soyeuses

    cela vous change un homme, ça, donc j’écrivais,
    parvenir à répondre à toutes les sollicitations du désir,
    permettre à celui-ci de prendre ses aises en nous,
    de s’amplifier, de n’en faire qu’à sa tête,
    eh oui, cela vous change un homme, ça

    me donner du plaisir est devenu une occupation à plein temps,
    j’explore les ressources cachées de mon corps,
    quelle aubaine, mes amis, quelle aubaine!
    dire que j’ai tout ça en moi depuis toujours,
    toutes ces années avec ce trésor en moi, ignoré

    dans l’épanouissement de la chair, un esprit nouveau naît,
    plus apaisé, plus équilibré, plus prêt à donner et à recevoir,
    plus prêt à aimer et à être aimé

    #38024
    bzobzo
    Participant

    mes premiers émois de la journée,
    juste une quinzaine de secondes
    mais quand votre chair vibre si magiquement,
    que c’est comme si vous étiez empli de cristal chantant, frémissant dans la lumière

    #38041
    bzobzo
    Participant

    l’art de se lâcher, l’art de s’embraser,
    l’art de s’aimer, l’art de vivre l’instant

    l’art d’être l’amoureux dans sa chair et l’art d’être l’aimée dans sa chair,
    l’art d’être en même temps, celui à qui on fait l’amour et celui qui fait l’amour

    l’art d’être homme de plus en plus justement,
    de plus en plus librement, de plus en plus passionnément,
    de plus en plus richement

    l’art de savoir éveiller la tempête,
    l’art de jouir de la tête aux pieds,
    l’art d’être à l’écoute de son corps

    l’art de vivre les gestes de l’amour
    et l’art de vivre l’amour dans ses moindres gestes,
    l’art d’être aimé et en même temps d’aimer

    l’art de la quête en soi de moments de liberté absolue,
    l’art de la communion avec son corps

    l’art de vivre au-dessus de ses précipices,
    l’art de s’engager dans des moments comme un équilibriste,
    l’art d’improviser un chemin de soie en soi-même

    l’art de danser la folle et brève incandescence de l’instant présent,
    l’art de laisser fondre son coeur et ses tripes tout entièrement
    dans le creuset ardent de l’instant présent

    #38065
    bzobzo
    Participant

    mon sexe, mes couilles, entre mes jambes, sont tellement doux et chauds au contact,
    nu, chez moi, me déplaçant, assis, occupé, affairé, distrait, rêveur,
    à chaque effleurement, à chaque frottement, même totalement involontaire,
    c’est comme si je me frottais à de la soie

    si le contact perdure un peu, la soie semble se dissoudre suavement,
    se répandant, s’enfonçant, se disséminant dans mon bassin,
    de plus en plus moelleuse, de plus en plus caressante,
    un poulpe de soie s’agrandissant en fondant et fondant encore,
    sinueuses arabesques, frémissantes micro-palpations de mon intérieur, millimètre par millimètre

    votre serviteur,
    reconditionné de la tête aux pieds,
    en machine à éprouver du plaisir en solitaire
    à haut rendement et full options

    #38168
    bzobzo
    Participant

    à l’autre bout de la douleur, il y a le domaine qui m’intéresse,
    il y est connecté cependant, je le sens bien,
    dans les moments paroxystiques, plus particulièrement

    cela pourrait être de la douleur, juste une mince paroi l’en sépare

    une immense douleur est en train d’être ressentie, reconvertie,
    toute sa force étant aspirée
    par ce qui est en train d’exploser doucement dans la chair

    #38176
    bzobzo
    Participant

    mon corps, depuis des décennies que tu me sers de monture,
    il faut dire que je n’ai jamais eu beaucoup d’égards, ni de considérations, pour toi,
    je ne t’ai jamais beaucoup ménagé, soigné, respecté

    pendant quelques années, il y a eu le yoga,
    une tentative de rapprochement, de communion avec toi, par le souffle,
    les postures en même temps tout en tension et en relaxation,
    mais pas encore suffisamment de précautions, toujours autant d’impétuosité inconsciente, envers toi

    résultat aujourd’hui, alors que je roule doucement mais sûrement sur la pente de la vieillesse,
    de tout cela, j’en paie le prix, le tribut est lourd,
    une jambe et le dos en très mauvais état, plus aucun sport possible, plus de yoga non plus

    mais d’un autre côté, mon corps, ces dernières années,
    nous nous sommes tellement rapprochés, nous sommes devenus tellement complices,
    j’essaie de me racheter en général au quotidien mais il y a des dégâts irréparables,
    cependant entre nous désormais,
    il y a cette exploration ardente quand je suis seul
    en quête des sensations uniques que tu as à me proposer,
    éveillant un instant tes ressources les plus secrètes,
    m’abreuvant aux énergies de tes abysses,
    vivant l’éclosion éblouissante de la chair

    #38221
    bzobzo
    Participant

    être homme, c’est être femme aussi,
    être femme, c’est être homme aussi,
    notre corps peut les deux,
    il offre une infinité d’interaction possible
    entre ces deux pôles en nous

    #38287
    bzobzo
    Participant

    rien à voir mais alors rien à voir avec les sujets
    qui nous occupent habituellement sur ce forum
    mais j’ai eu envie de conter ma petite mésaventure

    comme on s’affole facilement,
    enfin en tout cas moi, comme je m’affole extrêmement
    et comme je m’affole avec une extrême facilité

    étant sorti un peu après une journée de télé-travail devant l’ordinateur,
    rentrant de la promenade, m’étant bien aéré et bien dégourdi les jambes,
    un rapide tour aussi chez un bouquiniste
    et puis enfin des courses,
    chargé comme une mule en fait,
    j’arrive devant la porte de l’immeuble,
    je dépose mes sacs de course emplis à ras bord
    et porte la main vers la poche de ma veste où j’enfouis habituellement les clefs

    soudain, consternation, elle est vide!
    cela commence à tourner à toute vitesse dans ma tête,
    comme le carrousel infernal d’un avion en train de tomber en vrille,
    de l’affolement extrême, me voyant exclu de mon logement,
    tentant de retrouver mon calme
    et essayant de réunir mes pensées,
    me demandant comment j’allais rentrer,
    avec tous ces sacs emplis de provisions en plus, m’encombrant

    première option, une des habitantes de l’immeuble, une infirmière
    chez qui j’ai laissé un double depuis que la concierge a pris sa retraite
    et qu’elle n’a pas été remplacée par une autre à plein temps
    mais cette femme, un week-end sur deux, se rend en Hollande chez son amoureux,
    je réalisais en plus que je ne savais même pas son nom
    et envisageais déjà d’appuyer sur toutes les sonnettes l’une après l’autre

    option deux, la plus probable,
    aller à Waterloo, chez ma mère qui possède aussi un double de mes clefs,
    30 km aller, 30 km retour,
    le dernier bus partant de là à 22h, j’avais peut-être encore juste le temps
    mais avec mes sacs de course emplis, chargé comme une mule, quel calvaire cela allait être

    et puis soudain la délivrance,
    je réalisais que comme il faisait assez chaud durant la promenade, j’avais enlevé ma veste,
    l’avait pliée et mis dans un des sacs de course dans un premier temps
    avant de le ressortir pour y mettre les provisions et l’avais remis sur moi
    mais que tout ce qui étaient cartes de paiement,
    je les avais mis dans la poche de ma chemise,
    gel hydroalcoolique et masques dans la poche de mon pantalon
    et les clefs, accrochées à ma ceinture
    j’avait remis les moyens de paiement,
    le gel hydroalcoolique et les masques à leur place dans ma veste
    mais pas les clefs qui étaient restées à ma ceinture

    ce fut comme un orgasme, sérieusement,
    le relâchement soudainement de la tension dans ma tête,
    pendant un instant, le soulagement fut tel
    qu’il y eu plein d’étoiles chaudes et douces derrière mes yeux, mon regard se voilât
    et mon visage s’illuminât d’un sourire béat
    tandis que j’agrippais d’une main les trois sacs de course
    et qu’avec l’autre, j’appuyais le badge qui donnait accès à l’intérieur de l’immeuble
    contre la petite plaque en pierre prévue à cet effet

    #38378
    bzobzo
    Participant

    que de moments sublimes encore au lit,
    avec cette alternance de moments où je mixe ondes prostatiques, génitales et anales allègrement
    et puis d’autres où je suis en pure prostatique,
    cela s’est encore plus tellement diversifié, enrichi, intensifié,
    la version 2.0 de ma pratique est désormais bien sur les rails

    et puis j’ai eu quelques orgasmes prostatiques,
    enfin, des moments qui y ressemblaient diablement

    le jour où je devrais y passer, quelle belle mort cela ferait,
    durant une longue et interminable jouissance,
    passer de la petite mort à la grande, pour ainsi-dire, presque sans même s’en apercevoir,
    « tiens, je suis en train de partir définitivement…
    pas eu le temps de dire au revoir, tant pis, peux plus m’interrompre, c’est plus fort que moi,
    faut que j’explose là »

    #38392
    bzobzo
    Participant

    c’est mystérieux le plaisir sexuel…
    je me répète, si, si,
    c’est mystérieux, le plaisir sexuel

    oh bien sûr, si quelqu’un vous met la main sur le sexe
    et commence à le secouer, à le caresser
    ou bien vous l’engloutit dans sa bouche, joue avec sa langue, ses lèvres, dessus
    vous pouvez à peu près être sûr d’où ça vient, le plaisir que vous éprouvez

    mais si vous êtes juste là, debout, dans une pièce, tout seul,
    on voit juste que vos fesses remuent un peu, langoureusement,
    que vous vous caressez lentement aussi la poitrine, que vous gémissez sans discontinuité
    et que votre visage a tous les traits noyés dans un plaisir visiblement très intense,
    comme si vous étiez emporté sur place par un plaisir sans restrictions

    là, cela peut sembler plus mystérieux,
    pas d’écran tout près, avec des images pornographiques qui défilent,
    ni de femme ou d’homme, nus aux alentours, offrant la vision de leur corps
    qui pourraient justifier un tel état d’excitation,
    juste il bouge un peu,
    son bassin tangue par moments d’un élan tout féminin,
    en examinant de plus près son activité, on pourrait remarquer entre ses jambes
    comme des muscles qui se contractent et se décontractent régulièrement,
    ses cuisses aussi, se serrent et se desserrent par moments, frottent un peu, pressent un peu,
    mais c’est à peu près tout

    le voilà qui se met à trembler des pieds à la tête, pris de convulsions, de spasmes,
    les gémissement redoublent d’intensité, il râle, il crie maintenant,
    visiblement il est en train de jouir,
    cela dure de longues secondes,
    une minute maintenant, cela ne semble plus s’arrêter
    et tous les traits de son visage semblent figés dans une extase charnelle
    tout à fait surnaturelle de mpuissance

    mystérieux, je vous dis, ce plaisir, mystérieux…

    quels royaumes engloutis, nous portons en nous,
    à vos scaphandres

    #38396
    bzobzo
    Participant

    je restais de longues minutes, couché sur le lit, les bras étalés sur les côtés,
    j’ai essayé de me relever une fois mais j’étais comme cloué au matelas pour l’instant,
    finalement je restai immobile, regardant le plafond, me refocalisant vers l’intérieur,
    percevant un peu partout comme une marée qui se retire vers mes profondeurs

    quelque tumulte délicieux , il y a quelques instants encore
    et mon corps qui se contorsionnait, secoué de spasmes,
    soulevé du matelas comme un fétu de paille par la puissance de l’orgasme,
    moments de communion absolue,
    qu’importe s’il y a quelque chose de l’autre côté, qu’importe tous les dieux, tous les mystères,
    l’important ici-bas, ce sont des moments comme cela d’effusion totale,
    des moments d’une intensité sans pareille
    où la vie soudainement coule en nous comme un torrent tumultueux
    d’eau cristalline, traversée de lumière éclatante

    mon coeur, comme un volcan, était en feu, mon cul et mon sexe aussi,
    tout le monde était sur le pont en moi,
    menant l’esquif prestement sur les flots vers sa destination dans le ciel

    horizon, mon amour, nous te cherchons,
    dans ma chair, tous les jours,
    dans les livres aussi,
    oh j’ai connu de merveilleux moments d’extase, de communion
    avec des pages de Proust aussi, de Balzac, de Nietzsche,
    je les chéris tous ces moments où je flamboie comme une torche dressée

    #38403
    bzobzo
    Participant

    assis dans mon fauteuil face à l’ordinateur,
    j’ai croisé mon bras sur la poitrine, accroché doucement l’épaule opposée avec la main,
    rejeté la tête en arrière en fermant les yeux,
    j’ai cambré les reins, un peu surélevé le devant de mon bassin
    de façon à pouvoir bien sentir la contraction monter en moi

    je pressais, maintenais tandis qu’un geyser d’ondes prostatiques
    rapidement semblait s’élever de plus en plus,
    comme une fontaine avec son jet d’eau au milieu qui soudainement jaillit vers le ciel,
    je sentais les ondes monter, monter de plus en plus,
    se répandre aussi en même temps, comme éclabousser latéralement au passage

    bientôt tout mon intérieur ne semblait plus être autre chose que ce jet éblouissant s’élevant,
    je me sentais faire partie de lui,
    chaque fibre de ma chair semblait s’élever, semblait se ruer vers le haut,
    imbibée de lumière, imbibée d’énergie pure

    je restais ainsi quelques longues secondes,
    maintenant la contraction, jouant sur la pression, relâchant un peu, resserrant,
    les ondes semblaient faire du yo-yo en moi le long de ma colonne vertébrale, comme c’est délicieux

    habité par une lumière chaude, soyeuse, tranquillement,
    bouger le moins possible pour l’instant pour déguster jusqu’à la moindre miette
    ce nectar ineffable qui illumine de son harmonie sensuelle mon intérieur

    #38525
    bzobzo
    Participant

    mon corps en action, mon corps qui s’aime,
    mon corps qui s’aime à la folie, mon corps qui se caresse éperdument,
    mon corps, le désir en roue libre

    mon corps pour l’instant, sans identité sexuelle, mon corps ayant les deux,
    mon corps androgyne, mon corps tellement libre, mon corps tellement désenclavé,
    mon corps tellement les sens en alerte, mon corps tellement capiteux et gorgé de sève,
    mon corps tout en ondulations et en lascivité,
    mon corps dans l’invisible qui s’ouvre comme une fleur vers le ciel
    mon corps qui se butine follement, mon corps butiné follement,
    mon corps frotté, pressé, fouillé, de tous les côtés, dans tous les recoins
    mon corps tout en gémissements et en va et vient soyeux

    mon corps-fontaine,
    mon corps qui libère ses énergies les plus secrètes,
    mon corps aux abysses éjaculant continuellement, tantôt par jets vifs, tantôt par coulées douces,
    cela monte et cela dégouline de partout, cela monte et cela s’imbibe dans tous les coins,
    je me sens trempé, inondé, tressautant, frémissant,
    je me sens comme l’intérieur d’un sexe féminin en action,
    une éponge chaude, douce, soyeuse, humide
    qu’on presse et qu’on presse encore, quelque part entre mes jambes
    qui répand son nectar dans mon bassin puis dans tout mon corps

    tout mon être est androgyne pour l’instant,
    jusqu’au plus profond de mes fibres, jusqu’au plus profond de mon âme,
    comme j’aime me caresser ainsi, comme j’aime sentir mon corps onduler ainsi,
    comme j’aime sentir cette peau s’embraser, ces muscles fondre comme du miel chaud,
    comme j’aime sentir tout ce féminin et tout ce masculin, éveillés en moi,
    tellement prêts à jouir ensemble, tellement prêts à s’unir, tellement prêts à communier ensemble,
    tellement prêts à s’emmêler et à s’emmêler encore

    lit aux draps défaits, humides, chauds, froissés, odorants de toutes sortes de sécrétions,
    habité encore par le souvenir de la chair exultante, ivre sans limites,
    habité encore par le souvenir d’un corps s’accomplissant, s’épanouissant dans l’instant
    par le souffle, comme un grand papillon multicolore, a pris son envol

    #38608
    bzobzo
    Participant

    je ne vais plus écrire de nouveaux messages dans mon autre fil,
    je vais le laisser mourir de sa belle mort et tout mettre dans celui-ci

    hier soir,
    emporté par un mélange de curiosité et de soudain désir,
    je me suis masturbé juste avant d’éteindre la lumière au lit,
    une masturbation classique avec la main,
    mon sexe était déjà enduit d’onguent, ça glissait bien, un vrai piston,
    comme à chaque fois avant de me coucher, je m’enduit le visage, les mains, les pieds et tout l’entrejambe
    d’un mélange à moi, composé de beurre de mangue, d’huile de jojoba, d’huile d’argan et de gel d’aloe vera,
    pour des raisons diverses,
    le visage, c’est juste pour réhydrater, nourrir la peau,
    les pieds parce que cela aide à soulager une sorte d’eczéma tenace dont je ne suis jamais parvenu à me débarrasser
    et puis le sexe et les alentours
    parce qu’avec ma manière de pratiquer, les cuisses et les bijoux de famille se frottant, se pressant,
    cela répare les effets d’une abrasion parfois assez marquée
    puisque par moments je n’y vais pas d’une main morte, enfin d’une cuisse morte, plutôt

    donc voilà, j’étais déjà bien enduit de partout
    quand j’ai saisi brusquement ma hampe
    et me suis mis à la secouer à une vitesse assez frénétique, serrant fort,
    pour bien sentir la chair se durcir, se gorger de sang,
    je fais cela de temps à autre mais juste pour quelques secondes,
    histoire de sentir la mâle attitude s’éveiller en moi
    mais là, je me suis décidé à aller jusqu’au bout, ce qui ne m’était plus arrivé depuis des années

    cela fait des longues années que je me suis plus laissé aller à mon plaisir, classiquement,
    en mode yang, juste en me secouant la verge,
    j’ai vraiment été étonné, de la puissance explosive du phénomène mais aussi de la brièveté,
    cela n’a duré qu’une dizaine de secondes tout au plus
    mais ce qui m’a fasciné, c’était à quel point j’ai ressenti les points communs, les familiarités
    avec l’orgasme que je peux ressentir régulièrement avec ma manière régulière de pratiquer en mode yin,
    là aussi cela se base sur l’explosivité de l’éjaculation
    mais l’orgasme qui l’accompagne est splendidement optimisée et dure une bonne minute
    cependant je sens que les orgasmes, l’un en mode yang et l’autre en mode yin,
    sont fait du même matériau, c’était assez fascinant,
    l’injection massive d’ondes prostatiques aux ondes génitales,
    durant mes orgasmes en mode yin avec éjaculation, explique la longévité et les caractéristiques vitaminées

    cependant pour l’instant je ne suis pas encore parvenu plus régulièrement à obtenir
    des orgasmes basés rien que sur les ondes prostatiques,
    de temps à autre aléatoirement, c’est arrivé
    mais je ne parviens pas encore à les reproduire plus systématiquement, plus régulièrement
    mais peut-être n’y a-t-il pas moyen,
    ma jouissance qui est tellement constante, tellement omniprésente durant mes séances,
    « avale » peut-être la possibilité d’orgasmes prostatiques purs
    ou alors il faudrait que j’y aille uniquement en prostatique suffisamment longtemps
    mais là je dois avouer, pour l’instant, je tourne un peu en rond,
    je continue de travailler dessus mais suis un peu découragé
    je n’ai pas vraiment encore progressé jusqu’à la zone où les multiples orgasmes prostatiques s’enchaînent
    comme on a durant un massage prostatique classique à partir d’un certain niveau,
    je vais à nouveau travailler dessus
    mais c’est pas facile quand il suffit que je laisse mes cuisses se refermer
    et immédiatement de telles quantités de volupté m’envahissent,
    je ne parviens pas à y résister, c’est plus fort que moi

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