Ce sujet a 21 réponses, 9 participants et a été mis à jour par Andraneros Andraneros, il y a 2 mois.

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  • #32739
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    Certains de nos amis, très avancés dans leurs cheminements, ont su développer leurs capacités orgasmiques au point de vivre à volonté (voire au delà… ) des expériences de jouissances particulièrement intenses et bouleversantes. Le chemin qu’ils ont suivi pour parvenir à un tel niveau de maîtrise ou la nature bisexuelle voire transsexuelle de leurs expériences les place en dehors du cadre que définit le Traité d’Aneros. Nous pouvons nous interroger comme ils le font sur le lien entre leur pratique et les «bonnes pratiques » proposées par le traité.

    Ainsi, pour prendre des exemples très récents, @ch313 nous dit le 24 janvier :

    Cette expérience est curieuse, totalement à l’opposé des prescriptions du Traité. Ou alors faut-il la ‘réserver’ à un niveau d’initiation inhabituel ? Suis-je en train d’ouvrir une porte dérobée ?

    Et @bzo lui répond :

    on est assez éloigné du traité ; mais ce n’est pas grave, le domaine est immense, le domaine est varié. Néanmoins notre pratique a des points communs fondamentaux avec une pratique prostatique classique, celle entre autres d’impliquer massivement et constamment notre prostate dans nos ébats

    Le Traité d’Aneros n’a pas vocation à dévoiler en quelques pages toutes les techniques pour accéder à la jouissance prostatique, ni à décrire de façon exhaustive tous les effets que procure la stimulation de notre chère prostate.

    @adam publie son traité pour aider nos amis qui, découvrant un aspect caché de leur sexualité, se sentent prêts à l’explorer sans trop savoir comment faire. Il propose donc des techniques simples, utilisées éventuellement dans d’autres disciplines et adaptées à des esprits occidenraux, qui permettent de prendre conscience de ces sensations particulières et de les développer. Le Traité d’Aneros est une voie d’accès au plaisir prostatique mais ce n’est pas la seule. Je répète chaque fois que l’occasion se présente que les masseurs prostatiques sont bien présentés comme des instruments de découverte de ce qu’apportent les pratiques tantriques et taoïstes.

    Je ne suis pas étonné de lire les messages de nos amis les plus avancés dans leur pratique, Leurs témoignages me paraissent décrire un prolongement normal d’un cheminement particulièrement réussi. En la matière il n’y a pas de dogme, il n’y a que des évolutions individuelles faites à partir de sensibilités et d’expériences qui sont d’autant plus personnelles qu’elles touchent à ce que nous avons de plus intime.

    Qu’en est-il pour vous ?

    #32741
    lighteningbolto
    lighteningbolto
    Participant

    Pour participer, dans mon cas je te dirais que le traité a été LA voie à suivre, surtout au début.
    Perdu dans ce brouillard, qui pour la plupart des personnes appartient à la légende, le traité a su indiquer une direction à travers les brumes, telle une boussole. Elle explique aux néophytes, dont j’ai fait partie encore récemment et dont je m’estime « tout juste sortie » les premières choses à intégrer pour parvenir à orgasmer, à l’instar de nos compagnes, d’une manière interne et répétable, et un potentiel qui semble à mes yeux et si je me fie à ce que je lit, grandissant.
    Ainsi le subtil mélange de détente, excitation et contraction se trouve expliqué sur la plupart des aspects. Mais le diable se cache dans les détails n’est ce pas?
    Les limites du traités semblent être ceux de l’individualité. Ainsi la recette d’une tarte aux pommes semble simple, mais certains préfère ajouter de la cannelle, tandis que d’autres peuvent ajouté plus de sucren du beurre ou encore de la compote…
    Une fois les bases acquises, il faut donc trouvé ce qui nous fait personnellement vibrer. Des pensées? Une sensation? des contractions? Un relâchement?
    Pour ceux qui se découvre une expérience A-less, la donne s’en trouve aussi modifiée, du moins dans mon cas. En A-less, pratiquer tel que le préconise le traité n’a pas aucun effet sur moi. je dois clairement y ajouter une contraction du périnée, et de plus en plus la stimulation des tétons sinon ca ne fonctionne pas.
    De plus, peut être qu’actuellement, des pensées érogènes en séance ne m’apporte que peu de résultats, contrairement aux dires du traité. Même si c’est sans doute un plus, pour moi il vaut mieux privilégier le ressentie corporel pur. Ainsi de mon point de vue, il s’agit avant tout d’excitation corporel, et quand le sommet arrive, il faut s’abandonner au corps, lui laisser le plein contrôle avec un m’en foutisme pour le mode extérieur complet et une focalisation interne.
    Voila pour ma part comment l’orgasme se produit.

    #32744
    bzo
    bzo
    Participant

    au fond, l’apport fondamental du traité d’Aneros,
    ce qu’il apporte à ceux qui commencent leur cheminement avec,
    c’est un accès à la prostate

    un accès à la prostate avec quelques balises sûres,
    et ainsi un accès facilité face à un domaine tellement nouveau,
    face à un domaine tellement totalement inconnu à nos débuts,
    qu’il parait relever de la légende, exister dans une autre réalité
    qui peut sembler impossible à atteindre aux débutants,
    malgré les témoignages qu’on lit ici et là de gens qui y sont parvenus

    on se retrouve au lit, complètement perdus, complètement désemparés,
    sans la moindre idée où commencer, quelle partie de nous-même titiller,
    quoi mettre en oeuvre, comment

    après quand beaucoup de sensations et d’orgasmes auront coulé sous les ponts,
    qu’on entré dans le saint des saints, qu’on est aussi un initié,
    on peut en rester à cet accès au divin organe que propose le traité,
    l’affiner, l’optimiser, le personnaliser un peu

    ou le personnaliser un peu, beaucoup, à la folie,
    et découvrir que ce n’est qu’une voie parmi d’autres
    et se décider à explorer d’autres chemins de traverse,
    à faire participer la prostate autrement à nos ébats
    et là c’est une véritable boîte de Pandore qu’on ouvre peu à peu

    on se rend compte que notre sexualité n’est pas quelque chose d’à peu près complètement figé
    déterminée par nos organes sexuels, par notre physique, par ses capacités
    mais bien un récit qu’on se raconte, un récit qu’on s’invente, en complicité avec notre corps
    et qui n’a aucune limites, dans quelque direction que ce soit

    qu’à l’extrême, on pourrait avoir toute notre activité sexuelle confinée dans nos doigts de pied,
    obtenir des sensations délicieuses et des orgasmes d’une puissance sans limites,
    rien qu’en jouant avec nos doigts de pied,
    c’est juste une question de temps, de patience et de se reprogrammer sexuellement

    voilà les termes sont lancés,
    notre sexualité, c’est juste une question de programmation,
    une fois qu’on a accès à la prostate, qu’on parvient à la faire vibrer
    toute notre sexualité est une question de reprogrammation patiente,
    un dialogue intime, un dialogue amoureux avec notre corps
    où l’on façonne son désir, on l’on façonne son plaisir

    la sexualité prend une toute autre dimension,
    ce n’est plus juste quelque chose de prédéterminé,
    liée à un nombre limité bien précis d’organes et d’actions
    mais où tout notre corps va participer,
    où l’on invoque nos abysses, plus que par accident
    mais systématiquement, scrupuleusement,
    le terrain de jeu devient immense, sans limites

    notre sexualité,
    ses gestes, ses ressentis, son élan,
    deviennent actes uniques, actes de créativité sexuelle dans l’inconnu,
    dans des territoires aux confins de nous-même

    #33228
    Avatar
    Ch313
    Participant

    À l’occasion de quelques nouvelles sensations, je reviens sur ma pensée sur ‘Le Traité’.
    Tout d’abord, je confirme que l’ordre des ‘jalons’ de la carte aux trésors n’est nullement impératif.
    Pour preuve, il n’y a que quelques temps que je peux cocher le point :
    9 – Légère impression d’avoir besoin d’uriner
    alors qu’il y a longtemps que j’obtiens des des orgasmes et plaisirs divers cités bien plus loin dans les étapes mentionnées.
    Depuis mon ‘interrogation’ sur la masturbation que je relatais le 24 janvier, par deux fois j’ai eux une nouvelle expérience vraiment très riches en sensations.
    Tout d’abord, à la suite de cette première pratique, je me suis dit qu’il fallait expérimenter cela.
    Au cours d’une de mes séances matinales où j’étais très chaude et très mouillée j’ai pris mon sexe en main et je me suis mis à le solliciter. J’emploie ce terme car je ne sais pas vraiment comment je le faisais.
    La surprise fut d’obtenir un orgasme, puis un autre, et encore avec cette stimulation.
    Je ne sais pas combien cela a duré, jusqu’à ce que je ressente les spasmes éjaculatoires et que je revienne à une phase de détente.
    Tout récemment c’est ma compagne qui m’a masturbé, il y a déjà longtemps qu’elle ne m’avait pas touché.
    Je l’ai sollicité après une séance solitaire particulièrement intense où j’ai squirté abondamment et j’ai eu envie de la rejoindre à son réveil. Comme elle ne voulait pas que je la caresse, elle s’est mise à me caresser, et assez rapidement à me masturber.
    Elle m’a ‘donné’ plusieurs orgasmes successifs, au moins trois, mais s’est arrêtée. C’est récurent pour elle, il ne faut pas que cela dure longtemps. Cela a duré à peu près une demi heure.
    Me voilà maintenant confronté à un nouveau domaine sexuel. Suis-je devenu homme multi-orgasmique ?
    C’est une nouvelle étape dans le bon usage de la prostate. Et c’est particulièrement déroutant. Surtout en ayant pas de moyen de partager avec ma compagne, je ne sais pas comment elle a ‘vécu’ cet instant.
    je vais lire le livre de Mantak Chia que j’ai vu cité plusieurs fois sur ce sujet.
    À plus

    #33238
    Epicture
    Epicture
    Participant

    Bonjour CH313 !

    Je te confirme, s’il en était besoin, que la voie du traité d’aneros n’est pas la seule. Elle reste cependant pour moi, celle qui m’a mis « le pied à l’étrier » si l’on peut dire. Disons plutôt que ce qui m’a lancé n’est rien d’autre que mon désir de m’occuper de moi en me donnant des instants de plaisir, différents. Le traité, et ce site, ont fait voler en éclat les résistances et autres préjugés qui m’empêchait de passer par la voie anale. Il m’a aussi conduit à découvrir Mantak Chia, qui a fait voller en éclat les préjugés et autres tabous qui enserrent la pratique de la masturbation. Il lui donne une autre dimension.
    Pour ce qui me concerne, ces pratiques ont fait décoller mes sensations prostatiques. Cela parait étrange quand on sait que dans le traité d’aneros, la stimulation du pénis est bannie, mais il y a une subtilité qui ne retire pas la pertinence du traité, ni celle de Mantak Chia. Peut-être que je passe encore à côté de quelque chose en ne donnant pas l’exclusivité à ma prostate, mais ce que me procure la pratique de la masturbation – sans éjaculation – est sans commune mesure avec toutes les autres sensations. La subtilité, c’est l’absence d’éjaculation. A cette condition, prostate et gland, prostate et testicules, s’unissent pour embraser le corps. On peut alors selon son envie appuyer un peu plus du côté prostate, ou un peu plus du côté gland, ce qui donne une palette de sensations incroyables. Mais l’absence d’éjaculation est un vrai défi. Selon Mantak chia, il est possible d’en avoir une parfaite maîtrise. Je n’en suis pas là, mais je connais ce que tu décris : orgasmes multiples avec vagues de plaisirs dans tout le corps, spasmes et contractions… sans éjaculation. Bon il peut y avoir parfois quelques écoulements, de liquide séminal, et de sperme, mais ce n’est pas l’éjaculation. D’autre part, si toutefois l’éjaculation n’est plus évitable, comme ça peut arriver au début, il faut l’accueillir avec bienveillance, et profiter de l’instant en état quasi-méditatif, sans insister pour limiter toutefois la perte de sperme, et surtout la perte d’énergie.
    Quand on parle d’énergie, on bascule dans un autre univers : celui des corps énergétiques, chakras, etc.. Mais le principe est simple : l’accumulation d’énergie ( que permet les techniques de masturbation sans éjaculation, et les techniques de massage prostatique avec ou sans aneros) permet l’éveil de la Kundalini. Une vague énergétique d’une puissance incommensurable traverse alors le corps de bas en haut, en traversant les chakras un à un. Le problème, c’est que si l’un d’eux est bloqué, il y a accumulation d’énergie, et problèmes de toutes sortes, plus ou moins violents. Si l’on relie (ce que je fais abusivement, mais c’est une hypothèse) les sensations dont nous témoignons tous ici, et qui sont réelles, à cette notion de Kundal