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20 sujets de 21 à 40 (sur un total de 56)
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  • #34209
    EpictureEpicture
    Participant

    Une libido forte, un désir puissant, apporte une grande quantité d’énergie. Je suis poussé dans ces cas-là par une dynamique interne inépuisable. Au fur et à mesure que ma libido se développe, mon corps est en position de désir incandescent. Il capte la moindre petite stimulation pour en faire une source de plaisir : un souffle d’air, l’effleurement des vêtements sur ma peau, la pression de mes pieds sur le sol, les mouvements de mon corps, ou certaines positions, sont autant d’occasions pour mon corps de se délecter du plaisir de ressentir la vibration énergétique se diffuser. Quand il s’agit de caresses que je me donne et, à plus forte raison quand elles viennent des mains de ma femme, les sensations sont décuplées.

    Mais, j’ai quelques difficultés encore à canaliser tous ces effets bénéfiques : j’éprouve dans ces conditions beaucoup de difficulté à me concentrer sur des sujets qui ne constituent pas une source de stimulation corporelle. Certains sujets, comme quand j’écris ces lignes, me stimulent. Mais quand il s’agit d’un sujet qui concerne mon travail par exemple, ou ma vie quotidienne, qui sont stimulant intellectuellement, mais pas corporellement, j’ai du mal à me concentrer. Le seul moyen que j’ai trouvé, c’est de mener un massage jusqu’à l’éjaculation, pour retrouver une capacité de concentration. Malheureusement je perds du même coup cette libido énergisante.

    Il aura fallu 6 jours pour que je recommence à sentir cette libido qui monte et qui met mon corps en effervescence. L’énergie de ma libido, est totalement dépendante du temps pendant lequel je n’éjacule pas. Pour moi désormais, c’est une certitude. j’ai longtemps pensé que cela n’avait pas ou peu d’importance. l’usage de la masturbation « classique » était devenu tellement normale pour moi que je ne voyais vraiment en quoi cela pouvait avoir un impact significatif sur le massage prostatique. Je pensais que seulement la stimulation du pénis pendant la session de massage prostatique avait un effet négatif sur le plaisir prostatique. Mais pour moi, l’éjaculation régule le taux d’excitation, lui-même responsable de la capacité du corps à ressentir.

    Mais comment réguler cette excitation, autrement que par l’éjaculation ? Et c’est là qu’interviennent les techniques de Mantak Chia : faire circuler l’énergie. Il enseigne une technique qui consiste à aspirer l’énergie sexuelle dans le canal dorsal, ou vaisseau gouverneur, pour qu’il remonte jusqu’au cerveau. Peu avant le point de non-retour, il s’agit de pomper cette énergie sur le point de se déployer dans le pénis, vers le haut du corps, en utilisant son muscle pubo-coocygien (le stop-pipi). De cette façon, l’énergie est réorientée ailleurs que dans le pénis, elle passe dans l’anus, remonte via le sacrum et la colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Une partie de cette énergie peut aussi redescendre dans les jambes, mais je ne sais pas si c’est le bon parcours. Parfois, elle remonte par devant, via les muscles abdominaux, produisant une série de spasmes musculaires.

    #34210
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    La transformation progressive de ma sensualité, depuis le début de mon cheminement, me rend sensible, de façon générale, aux phénomènes que tu décris dans ton premier paragraphe, même si je ne les ressens pas (encore) systématiquement sous la forme de « vibration énergétique ». Tu écris :

    j’ai quelques difficultés encore à canaliser tous ces effets bénéfiques

    Fort logiquement, de mon point de vue, j’ai bien plus que « quelques difficultés » pour « canaliser » cette forme d’énergie. En revanche je ne ressens pas cette difficulté à me concentrer sur autre chose même quand je sens ma libido très forte. Je vois plusieurs causes à cela :
    • Mon âge fait peut-être que même si maintenant j’ai l’impression que ma libido est très forte, elle ne le soit pas tant que ça en réalité ;
    • Mon métier consistait à prendre en permanence des décisions rapides dans un environnement en perpétuel changement me soumettant à de multiples sollicitations simultanées ; pour survivre dans ces conditions il faut vite apprendre à se concentrer et à oublier le bruit de fond ; j’ai ainsi acquis une forte capacité à me concentrer sur un sujet quelques soient les conditions autour de moi ;
    • Enfin, malgré mes progrès constants en matière d’éveil de mon énergie vitale, je suis vraisemblablement loin du niveau que tu as atteins ce qui suffit à expliquer la différence de réaction.
    Ta pratique assidue confirme cette affirmation essentielle des taoïstes :

    L’énergie de ma libido, est totalement dépendante du temps pendant lequel je n’éjacule pas. Pour moi désormais, c’est une certitude.

    Autant la notion de période réfractaire est une réalité que je vis concrètement avec mon corps, autant j’ai l’impression de rester peu sensible à ce temps de rétention de mes éjaculations. Je suis tellement imprégné de la réalité physiologique de la production permanente de spermatozoïdes, de leur stockage pendant les quelques jours de leur durée de vie et de leur élimination naturelle régulière, que je ne parviens pas à me mettre dans la tête que ma libido et ma vitalité devraient être bien plus fortes au bout d’une ou plusieurs semaines de rétention.

    Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté.

    La lecture de tes messages m’a encouragé à me remettre sérieusement à pratiquer les exercices proposés par Mantak Chia. Je pense que je suis enfin dans l’esprit de leur exécution, en tout cas beaucoup plus que lors des mes premières tentatives, il y a quelques années. Mais les progrès sont difficiles. Ce qui selon mon expérience prostatique n’a rien de négatif.

    Merci de transmettre ton expérience. J’attends la suite avec le plus grand intérêt. Bon cheminement @epicture.

    #34211
    EpictureEpicture
    Participant

    Fort logiquement, de mon point de vue, j’ai bien plus que « quelques difficultés » pour « canaliser » cette forme d’énergie

    Canaliser (qui est ma façon de dire et peut-être pas la meilleure) a ici une signification particulière, et correspond à une pratique spécifique : « la grande aspiration ». J’y reviendrai.

    même si je ne les ressens pas (encore) systématiquement sous la forme de « vibration énergétique »

    La façon de percevoir ces « vibrations énergétiques », et la façon d’en parler ne repose pas sur des critère objectifs. Il est donc très difficile de dire si un tel ou un tel est plus avancé qu’un autre. Je tente de le dire assez régulièrement : Sur un cheminement qui présente les caractéristique d’une ligne infinie, il est difficile de positionner quoi que ce soit sur une échelle, tout au plus pouvons-nous dire comment c’était aujourd’hui par rapport à hier.

    Ce qui est de la douleur pour certains sera du plaisir pour d’autres, ce qui est de l’insensibilité pour l’un sera de la jouissance pour l’autre. La capacité qu’à le mental (ou le cerveau) de créer autour des sensations toute une cinémathèque est très impressionnante. Peu importe, du moment qu’on en ressent un certain plaisir.

    Il en est de même pour la sensation de libido ou d’excitation sexuelle : elle peut être vécue comme insignifiante, ou explosive dans des conditions qui sont assez proche.

    Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté.

    Jusqu’où est-tu allé ? Combien de jours ?

    Le taoïsme considère qu’on peut éjaculer :
    À 20 ans tous les 4 jours
    À 30 ans toutes les 10 jours
    À 40 ans tous les 15 jours
    À 50 ans tous les 20 jours
    À 60 ans jamais

    Moi à 49 ans j’étais encore un ado de 16 ans (en terme de fréquence de masturbation). C’est donc surement normal qu’au bout de dix jours de « rétention », je sois surexcité. Mais qui dit rétention ne veut pas dire absence de stimulation. La pratique consiste bien à s’entrainer à ne pas éjaculer, dans la situation d’être sur le point d’éjaculer. Mais le « ne pas éjaculer » n’est pas l’objectif : c’est une conséquence secondaire. Elle sert d’indicateur pour savoir quand on peut passer à l’étape suivante dans la pratique. Cette étape c’est ce que mantak Chia appelle : la grande aspiration, (ou la grande poussée mais c’est pareil). L’énergie qui est susceptible de faire éjaculer, et que l’on ressent assez nettement à ce moment-là, peut-être aspirée par des contractions volontaire du muscle PC (pubo cocygien). Elle traverse alors l’anus, et remonte via le sacrum et colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Quand cette énergie à transité vers le cerveau, elle n’est plus là pour faire éjaculer et la sensation d’être « sur le point de » recule. On peut alors recommencer, presque indéfiniment, avec à chaque fois un palier supplémentaire. Il arrive un moment où je sais que mon aspiration ne sera plus assez puissante pour faire remonter l’énergie, c’est là que je m’arrête (quand je n’ai pas de contraintes de temps) car je sais que l’éjaculation me fera perdre mon énergie. Dans ces cas, il vaut mieux être le matin, car je suis bien dynamisé. Être dynamisé juste avant de dormir, c’est mauvais pour le sommeil. Par contre être dynamisé pour commencer sa journée, c’est pas mal du tout. Si en revanche j’éjacule, la journée va être difficile car j’aurai la sensation d’être très fatigué.

    Bon cheminement @andraneros

    #34213
    aneveilaneveil
    Participant

    Bonjour,

    C’est avec beaucoup d’intérêt que je suis ce sujet depuis le début car je je me dis que porter autant de présence
    au plaisir pénien que l’on en porte au plaisir prostatique devrait permettre de belles avancées.

    Le sujet de l’éjaculation m’a toujours mis mal à l’aise, car entre les recommandations des Taoistes (à mon age je devrais n’éjaculer que tous les… 45, 75, 100 jours ?)
    et celles de la science occidentale (ejac 21 fois par mois serait bon pour réduire le cancer de la Prostate) il y a vraiment un gouffre.
    D’autre part je suis toujours assez rétifs aux dogmes quels qu’ils soient car ils empêchent souvent l’écoute intérieure
    et peuvent rapidement devenir un frein au lâcher prise.

    Quoi qu’il en soit quand ce sujet est apparu, je venais de décider de réduire la fréquence de mes éjaculations
    qui étaient d’à peu près de 4 par semaine, (ce qui devait d’après les recommandations Taoïstes faire de moi un quasi-zombie 😉 )
    En pratiquant la masturbation non éjaculatoire, je constate que l’éjaculation est en grande partie un réflexe conditionné
    et que l’on peut s’en passer assez facilement.
    Mais la difficulté que j’ai eu (surtout au début) de cet « exercice » fut d’y trouver suffisamment d’intérêt et de plaisir, car si je tiens vraiment à éviter le porno, j’avais l’habitude d’éjaculer avec une stimulation anale qui me décuplait le plaisir, mais « me vidait » en revanche d’une bien plus grande quantité de sperme…
    Du coup coup, au début il m’était difficile de trouver suffisamment d’intérêt dans une stimulation pénienne seule afin de me sentir suffisamment excité et me rapprocher de l’éjaculation. Depuis je triche un peu et alterne l’utilisation d’un cockring ou bien d’un épais cordon de cuir faisant usage de cockring (que je peux serrer et dé-serrer) , ainsi que d’une sorte de Magic-Wand vibrant avec lequel je masse mon gland et le frein pour pimenter mes masturbations, l’intérêt du Magic-Wand c’est que posé sur mon frein il agit très rapidement sur ma prostate et pimente considérablement mon plaisir. Bref, en alternant serrage de mes bourses, masturbation et Magic-Wand, je trouve du plaisir et me rapproche beaucoup plus rapidement d’une tension éjaculatoire. Quand je sens que cela risque d’atteindre le point de non-retour et que des goutes de pré-sperme pointent sur mon gland, j’appuie sur le point à « un million de dollar » (entre anus et périnnée) décrit par Mantak Chia et la tension retombe assez vite, je peux alors reprendre les stimulations et c’est vrai que l’on peut atteindre des sommets de plaisir en évitant l’éjaculation (que je vis de plus en plus comme une fin frustrante que comme une explosion de plaisir).

    @Andraneros

    Jusqu’à maintenant je ne me suis jamais senti différent après une période de rétention de 10 jours ou plus. Je m’interroge sur cette absence de perception quand je lis les témoignages assez nombreux sur ce sujet dans les forums spécialisés, et encore plus en lisant ton témoignage particulièrement documenté.

    Pareil, je ne note pas d’augmentation d’énergie vitale ou sexuelle (pénienne ou prostatique), à la limite il y aurait même parfois plutôt une sorte d’insensibilisation sexuelle qui s’installe, alors que quand j’éjacule (sans me préoccuper de rien) il y a souvent un regain d’énergie le lendemain ou le surlendemain.
    Je pense qu’il doit y avoir tout un cheminement cérébral, de représentations ou de croyances qui peuvent influencer les vertus de l’abstinence
    ou inversement de l' »hédonisme éjaculatoire »…

    Il me reste encore beaucoup à découvrir dans cette voie, car lors de ces masturbations, si j’arrive à éveiller dans une certaine mesure le plaisir prostatique,
    j’ai beaucoup plus de mal à gérer les énergies dans divers points du corps comme je le fais pendant mes séances prostatiques ou j’arrive à avoir une conscience interne beaucoup plus grande.

    Une question à @Epicture : Lors de tes séances masturbatoires&Taoistes, utilises tu des jouets, une stimulation anale, du porno, des fantasmes
    ou bien est-ce qu’il s’agit d’une pratique bien plus zen et dépouillée d’artifices ?

    #34214
    EpictureEpicture
    Participant

    Bonjour @aneveil. D’après vos témoignage il semble que la rétention seule ne suffise pas à faire monter la libido. Il est possible, mais j’en sais rien à vrai dire, que l’alternance rétention/éjaculation soit plus salutaire. Personnellement je n’ai jamais tenu plus de 25 jours. Et je suis plutôt à une moyenne de 15 jours. Mais je rappelle que l’absence d’éjaculation est précédée d’une multitude de stimulations, ce qui rend l’exercice assez périlleux.

    Pour répondre à tes questions, j’utilise au début de ma stimulation des images érotiques nus ou faiblement habillés. Pas de porno. Mais quand les vagues de plaisirs montent, je n’ai plus besoin d’images, plus maintenant. Manipuler la souris de l’ordinateur à ce moment-là n’est pas productif, et fermer les yeux favorise la concentration. Côté accessoires, je n’en ai pas encore parlé, mais j’ai utilisé des cockrings. Celui que je préfère est en acier, assez gros et lourd. Mais je ne l’utilise plus en séance. Je le porte parfois dans la journée, c’est un bon excitant. L’utilisation conjointe de plug anal ou aneros, c’est possible, mais c’est plus dans le cas où une séance de massage prostatique ne décolle pas assez vite à mon gout du moment. J’essaye de séparer les deux techniques. Le massage pénien le matin, le massage prostatique le soir. Je verrai bien ce que ça donne, mais j’ai l’impression que c’est préférable.

    Bon cheminement @aneveil

    #34215
    EpictureEpicture
    Participant

    Après relecture de mes anciens posts, il y a des incohérences dans mes propos. Cela tient à ma progression dans la pratique.

    Le point crucial est celui du point de non-retour, et de ce que j’en fait.
    Au début de ma pratique, je faisais comme je le sentais, avec en tête le souvenir de mes lectures de Mantak Chia. De plus, ma maitrise de l’éjaculation était moindre, et pouvait générer une tension. En gros je me masturbais en repoussant au maximum l’éjaculation pour profiter des sensations provoquées au moment de la montée du plaisir. La grande difficulté proviens de la frustration que l’arrêt de la masturbation peut induire. Il est vrai que cesser toute stimulation au moment où l’excitation est maximale peut être vécu comme un supplice. Mais l’idée que j’avais, était de jouir, comme si j’éjaculais, mais sans éjaculer. C’est ce que Mantak Chia appelle séparer l’orgasme, de l’éjaculation. Si on poursuit la stimulation, il y a de toute façon un moment ou l’éjaculation est inévitable, et l’orgasme qui va avec aussi. Cet orgasme est d’autant plus fort et plaisant que l’éjaculation a été repoussée au maximum. C’est donc assez difficile en effet de résister à la tentation de vivre ce plaisir accru par la rétention de l’éjaculation.
    Mais éjaculer, c’est comme si on avait gravit pendant plusieurs jours une montagne, et qu’arrivé presqu’au sommet, on redescendait tout en bas. Il faut tout recommencer, depuis le début (et ça peut durer plusieurs jours, une dizaine pour moi). Alors que ne pas éjaculer, c’est rester en haut de la montagne, à portée de main du sommet, en permanence. A partir du moment où ce constat est devenu pour moi une vraie réalité, ma motivation pour ne pas éjaculer était solidement fondée. Mais le sommet n’est pas l’objectif, puisque le sommet me fait retomber. Non, l’objectif c’est le ciel.
    J’ai écrit que je pouvais avoir des montées de plaisirs de façon autonomes, sans contrôler quoi que ce soit. C’est vrai, mais dernièrement j’ai réintroduit de façon plus sérieuse les dernières techniques de Mantak Chia. Elles sont comme un propulseur. Depuis le haut de ma montagne, (mais pas le sommet éjaculatoire, juste en dessous), ces techniques me propulsent dans le ciel, c’est assez incroyable.
    J’en suis encore aux balbutiement (dans l’usage de cette technique de la grande poussée) mais je sais qu’il y a là un potentiel vraiment intéressant.
    Je tenterais de mieux décrire le déroulement de la montée du plaisir, et de l’insertion des pratiques correspondantes, mais c’est compliqué car cela évolue avec le temps. J’ai quelques textes qui sont prêts, mais à la relecture je m’aperçois qu’ils peuvent induire de la confusion. Donc j’attends un peu que cela soit plus clair pour pouvoir les poster.

    De plus, comme je pratique en alternance (car je crois qu’elles sont complémentaires) les techniques du traité d’aneros, et celles de Mantak Chia, je dois prendre garde à ne pas tout mélanger. Il y a un point de contact entre les deux pratiques : la prostate. Mais les chemins qui y conduisent sont assez différent. Je pense que l’anus est au massage prostatique, ce que le gland est au massage pénien (qui est aussi une stimulation de la prostate). Chacun de ces deux organes préparent la prostate au décollage. Le mélange des deux, n’est pas encore pour moi au programme, mais il y a là le potentiel d’une danse orgasmique, ce qui est très motivant pour s’appliquer au mieux.

    Si @fidelio tu lis ce post, n’hésite pas à me dire si c’est assez concret pour toi, et à me poser des questions précises. S’essayer à formuler des réponses précises à des questions précises ça aide autant celui qui lit la réponse que celui qui la rédige. @andraneros et @aneveil également bien-sûr.

    Bon cheminement à tous

    #34224
    EpictureEpicture
    Participant

    L’expérimentation m’a permis de distinguer durant une séance de massage, 3 moments, 3 zones temporelles.

    1 – Pour commencer, toujours assis sur une chaise, je caresse mes parties génitales, et mes zones érogènes : cuisses, tétons, seins, flancs… Je n’utilise pas d’huile comme le préconise Mantak chia. Enfin, je masse mon gland avec les doigts, tout en caressant les autres parties de mon corps accessibles avec l’autre main. C’est la première zone, qui correspond à la masturbation classique, sorte d’éveil sexuel, lui-même consécutif à une excitation préalable, alimentée, par un mental imaginatif. c’est là que les images, les sons, la musique, etc. peuvent intervenir, mais sans aucune obligation.

    2 – Dans la deuxième zone, le gland et la prostate se répondent mutuellement. La prostate entre dans une sorte de pulsation. Je peux sentir cette pulsation se poursuivre quand j’arrête la stimulation. Cette sensation est peut-être amplifiée par le fait d’être assis. Le mouvement latéral des genoux, qui serre et desserrent les testicules ont un effet amplificateur. La position du bassin peut alternativement venir comprimer et décomprimer le périnée ce qui a également un effet amplificateur. C’est dans cette zone, ce temps de massage, que les premières vagues de plaisirs se diffusent dans mon corps. Mon mental peu à peu perd pied, s’efface, submergé par les sensations. Dans cette zone, tout ce qui vient perturber la concentration est contre-productif.

    3 – La troisième zone du temps de massage est celle où le plaisir du gland prend le dessus sur celui de la prostate, ce qui conduit tout droit à l’éjaculation, synonyme de fin de séance. La prostate est étouffée, mais ce n’est pas trop tard, je peux revenir dans la deuxième zone en modifiant mon massage, en le ralentissant, en s’arrêtant quelques secondes. Je reviens dans la deuxième zone, mais avec un effet de vagues de plaisir augmenté.

    L’idée est de faire des incursions dans la troisième zone, venir titiller l’éjaculation et revenir ensuite dans la seconde. A chaque retour dans la deuxième zone, La puissance des vagues de plaisirs augmente. Le problème c’est que chaque incursion dans la troisième zone rend l’éjaculation plus imminente car le désir de se libérer, de se lâcher est plus brulant. La troisième zone devient extrêmement petite. Mais quand je m’arrête, je conserve une forte libido. Elle redescend un peu, mais est plus forte après chaque séance et devient difficile à maitriser. Au bout de quelques séances (je n’ai pas encore fait de statistiques) à la séance suivante, mon corps démarre au quart de tour, et la première zone, le premier temps de la séance devient très court, les vagues arrivent presque immédiatement, avec déjà un haut degré de plaisir.

    Dernièrement j’ai vécu quelques séances ou la menace d’éjaculation diminue. Le corps sait exactement quand et comment faire pour surfer sur les vagues de plaisirs qui se transforment en vagues orgasmiques. C’est vraiment que du bonheur.

    Bon cheminement à tous

    #34225
    aneveilaneveil
    Participant

    Bonjour,
    Comme souvent sur ce forum, les discutions motivent, font monter l’excitation et avancer les choses,
    alors des portes s’ouvrent…

    @Epicture

    Côté accessoires, je n’en ai pas encore parlé, mais j’ai utilisé des cockrings. Celui que je préfère est en acier, assez gros et lourd. Mais je ne l’utilise plus en séance. Je le porte parfois dans la journée, c’est un bon excitant. L’utilisation conjointe de plug anal ou aneros, c’est possible, mais c’est plus dans le cas où une séance de massage prostatique ne décolle pas assez vite à mon gout du moment. J’essaye de séparer les deux techniques

    Je suis très curieux et excité d’essayer un cockring en matériau dur (acier bois), je me demande vraiment comment passer les testicules… En dessous de 55mm ça me semble vraiment difficile, mais j’adore vraiment avoir les testicules tirés ou pressés.

    J’avais écrit ceci et ça m’était testé en tête :

    Il me reste encore beaucoup à découvrir dans cette voie, car lors de ces masturbations, si j’arrive à éveiller dans une certaine mesure le plaisir prostatique,
    j’ai beaucoup plus de mal à gérer les énergies dans divers points du corps comme je le fais pendant mes séances prostatiques ou j’arrive à avoir une conscience interne beaucoup plus grande.

    Je jour même je réessaie et au moment ou le plaisir masturbatoire est assez haut et que les goutes de pré-sperme sont de plus en plus nombreuses, je me concentre sur l’énergie sexuelle contenue dans toute la zone génitale mais ce qui est pour moi le centre: la prostate et le périnée, comme je le fais en pratique prostatique, je fais monter vers de points d’énergie comme le cœur ou la bouche (la position de la langue au palais aide beaucoup) et j’ai réussi à déclencher plusieurs petits orgasmes d’affilé sans éjaculer…
    Inutile de dire que j’étais content de la découverte.

    Le soir j’ai fait l’amour avec ma compagne et comme je n’avais pas éjaculé depuis 5 jours (ce qui est beaucoup pour moi..)
    et que je m’étais chauffé plusieurs fois dans la journée, mon sexe était dans un état de sensibilité rarement atteins, j’en étais dingue… Pour autant j’ai pu me retenir très longtemps, jusqu’a ce que je décide d’éjaculer lors d’une masturbation accompagnée d’une stimulation anale que me prodiguait avec déliceusement ma compagne.

    @Epicture

    l y a un point de contact entre les deux pratiques : la prostate. Mais les chemins qui y conduisent sont assez différent.

    En effet, quand le plaisir masturbatoire est assez haut la zonne anale et prostatique est généralement très présente et c’est de là que je peux faire monter mon énergie sexuelle…

    Pour revenir à la rétention de l’éjaculation, j’ai l’impression que mon cerveau a bien intégré le fait que je pouvais avoir beaucoup plus de jouissance sans éjaculer et que c’était un peu « Game Over », du coup ça m’ouvre énormément de possibilités…
    J’ai réédité de mini-petits orgasmes en me masturbant et j’y arrive même avec un plug ou un Aneros, alors qu’avant il m’était impossible de maitriser l’éjaculation avec ce type de jouets en moi.
    L’éjaculation est vraiment un réflexe conditionné acquis dès les plus jeunes années ou on se masturbe plus ou moins dans le but d’éjaculer. On a tous vécu lors d’un coït ou d’une masturbation ratés des éjaculations sans orgasme, le seul cri que ça provoque est « Ooh…merde »…

    Pour conclure cette voie me semble très prometteuse et je la perçois aussi comme un ré-équilibrage au plaisir prostatique
    qui est beaucoup plus Yin (et souvent perçu comme féminin)
    L’aspect yang de la masturbation fait que j’ai naturellement moins tendance à jouer sur la diffusion énergétique,
    alors que ça m’est indispensable lors de mes cessions prostatiques, pourtant c’est très simple et ce proverbe Taoiste résume si bien les choses :
    « La pensée se déplace et le Chi suit » (lu dans le bouquin de Mantak Chia)

    #34226
    aneveilaneveil
    Participant

    Désolé pour les nombreuses fautes, je en peux plus corriger…

    #34227
    aneveilaneveil
    Participant

    @Epicture Très intéressant la description précise des 3 zones…
    Je crois qu’intuitivement je navigue entre la 2 et 3 et c’est plutôt de la 2 que je peux déclencher de petits orgasmes sans risques d’éjaculation.
    Je crois que je n’ai pas de difficultés à retenir l’éjaculation car j’ai beaucoup plus de plaisir avec les orgasmes prostatiques et qu’en ce moment j’ai même du mal à éjaculer car je n’y trouve du plaisir et une jouissance très forte que lors d’une stimulation anale et des bourses (surtout par ma compagne) accompagnée d’une masturbation.

    #34228
    EpictureEpicture
    Participant

    Bonjour @aneveil

    Pour ce qui est de la taille des cockrings, c’est vraiment une affaire personnelle.
    Il en existe en silicone, qui sont plus ou moins élastiques, mais il finissent par être iritants. Je préfère ceux en métal, leur poids rajoute de la sensation.
    Je ne mets jamais de lubrifiant sinon ils ne tienne pas, ils glissent.
    L’idée est de pouvoir les garder sans aucun accessoire complémentaire pour les faire tenir, quand le sexe est mou.
    En acier il en existe de trois tailles différentes : petit 38 mm, moyen 44mm, grand 50 mm. Ce sont les diamètres intérieurs. D’une marque à l’autre ça peut évoluer, mais il n’y a pas de moins de 38 mm. Il faut éviter les angles saillants adoucis, à la longue ça fait mal. Il faut un temps d’adaptation pour que la zone de frottement se renforce (la peau doit épaissir un peu).
    Moi je préfère celui de 38 mm. Pour le mettre il ne faut pas commencer par le pénis, mais par les testicules. Si le passage du premier testicules est douloureux (plus que raisonnable) c’est trop petit certainement. Puis on passe le deuxième testicule. Il faut tirer sur la peau du scrotum pour faire passer la peau avant les testicules. Une fois les deux testicules bien en place, il faut rentrer le corps du pénis dans le corps, pour ne passer que la peau du pénis. Il suffit ensuite de presser sur la base du pénis pour que tout passe. Pour ceux qui sont circoncis, je ne sais pas si cette méthode est possible. Le Cockring doit pouvoir tenir quand on marche, sans l’attacher à un cordon. Les testicules sont ainsi prisonniers, et ne peuvent pas repasser par l’anneau.
    Il faut surveiller avec sexe mou : si ça rougit, et encore plus si ça bleuit, il faut pas le garder, et en prendre un plus grand.
    Au cours d’une érection, le sexe peut rougir voire devenir un peu bleu. Dans ce cas, il ne faut que ça dure trop longtemps. Le problème c’est que ça peut être très excitant, et enlever le cokring en métal en cours d’éréction, c’est impossible.

    Voilà quelques détails de mon expérience, toujours bien sur personnelle. Il n’y a pas de dogmes, à chacun de trouver ce qui lui convient le mieux.

    Je n’ai pas encore essayé, car il me faut l’accord de ma femme (chaque chose en son temps), mais avoir une pénétration en érection avec ce cockring, ça doit être chaud bouillant.

    Concernant ta pratique, d’après ton témoignage tu es sur la bonne voie. Il faut expérimenter ce passage entre les deux dernières zones; La jouissance la plus profonde et la plus délicieuse se trouve dans la deuxième zone. Quand on sait ça, on a plus envie d’éjaculer.
    La répétition des séances sans éjaculation fait monter la libido, ça c’est sûr. Tu devrais essayer une séance de massage prostatique « classique » comme tu sais les faire après quelques jours sans éjaculation, mais avec massages péniens. Moi c’est dingue les progrès que j’ai fais depuis que j’alterne les deux pratiques. En massage prostatique je décolle littéralement.

    T’en fais pas pour les fautes, ça donne une idée de l’état de fébrilité que ça génère, tout ça.

    Bon cheminement à tous

    #34229
    aneveilaneveil
    Participant

    @Epicture

    En acier il en existe de trois tailles différentes : petit 38 mm, moyen 44mm, grand 50 mm. Ce sont les diamètres intérieurs. D’une marque à l’autre ça peut évoluer, mais il n’y a pas de moins de 38 mm. Il faut éviter les angles saillants adoucis, à la longue ça fait mal. Il faut un temps d’adaptation pour que la zone de frottement se renforce (la peau doit épaissir un peu).
    Moi je préfère celui de 38 mm.

    Waouw.. 38mm, je me demande comment c’est possible… J’ai essayé une bague en acier de 51mm inter et 15mm d’épaisseur
    et j’arrive à peine à rentrer une testicule, il faut dire que mes bourses qui se rétractent (peut être impressionnées par l’expérience) ne me facilitent pas la tache et que je ne sais pas comment les détendre… LOL…
    J’ai un jeu de 4 cockrings en silicone, c’est vraiment basique et j’utilise généralement l’anneau de 45mm

    @Epicture

    La jouissance la plus profonde et la plus délicieuse se trouve dans la deuxième zone. Quand on sait ça, on a plus envie d’éjaculer.

    ça j’ai commencé à le percevoir et c’est vrai que le réflexe éjaculatoire s’estompe de plus en plus.
    Par contre aujourd’hui, j’ai peut-être été un peu trop excessif dans ma masturbation, je n’ai pas éjaculé car je n’ai pas perdu mon érection, mais j’ai eu beaucoup de pré-sperme qui a coulé (éjaculation partielle ?) et je m’interroge sur l’éventuelle perte énergétique d’une telle émission de pré-sperme…

    @Epicture

    Moi c’est dingue les progrès que j’ai fais depuis que j’alterne les deux pratiques. En massage prostatique je décolle littéralement.

    Je suis assez persuadé de la complémentarité des deux pratiques, d’autre part j’y vois une manière de maintenir un équilibre Yin/Yang ou Masculin/féminin, car je sais qu’avec la pratique prostatique seule j’ai pu être dans le passé trop envahi par le coté Yin/féminin…

    #34230
    aneveilaneveil
    Participant

    Lol… ça y est j’ai réussi à enfiler ma bague d’acier (une bague externe de roulement à billes de diamètre 51mm interne…) 🙂
    le plus dur a consisté à faire rentrer mon testicule droit qui a d’avantage tendance à se rétracter.
    C’est très excitant (et lourd) quand je me masturbe, les sensations sont là, visuellement j’adore et j’ai presque envie de faire une photo 😉

    #34232
    EpictureEpicture
    Participant

    ça y est j’ai réussi à enfiler ma bague d’acier

    Genial ! as-tu testé en érection ? Avec le penis et les testicules dans la bague ? C’est un truc de dingue. Faut quand même faire attention a ne pas se pincer la peau, ça peu arriver. Bague + erection + masturbation lente + vagues vibratoires = orgasme non ejaculatoire. La bague aide à l’érection et à la rétention. Mais faut pas en abuser 😉

    #34234
    EpictureEpicture
    Participant

    Ca fait 15 jours sans ejaculation. Je sens les pulsations de ma prostate sans rien faire. Je sens des minis vagues energetiques qui font vibrer la region de mon sacrum. Je suis dans la periode ou : soit j’apprends à maitriser cette incandescence permanente, via par exemple la relaxation ou le meditation, soit je vais au bout dune séance de masturbation. On verra…

    #34245
    aneveilaneveil
    Participant

    @Epicture

    Genial ! as-tu testé en érection ? Avec le penis et les testicules dans la bague ?

    Oui bien sûr 🙂
    Il y a des moments ou c’est un véritable délice, les sensations accrues par le cockring lourd qui serre et tapote les bourses…
    Il y a en effet une manière de s’asseoir bien cambré pour que la prostate entre en jeu
    et là je me mets à gémir et même hurler (ce qui est rare lors d’une masturbation classique)
    Je viens d’avoir un orgasme de cette manière et c’est vrai que tant que l’on reste dans des sensations entre les bourses serrées et la prostate,
    il n’y a pas de risque d’éjaculer. Faire monter l’énergie prostatique dans la zone du sacrum me déclenche de bons orgasmes en à-less ou avec un masseur
    et ça fonctionne aussi en se masturbant avec en plus l’excitation de la nouveauté, admirer mon sexe magnifié et gonflé à bloc, le plaisir pénien en plus…
    Par contre j’ai toujours beaucoup de pré-sperme quand je m’approche près de l’éjaculation et je me demande si je ne m’approche pas trop du non-retour ?

    Pour l’instant j’ai du mal à ne pas éjaculer plus de 5 jours d’affilé, j’ai donc de quoi progresser.

    @Epicture

    Je sens les pulsations de ma prostate sans rien faire. Je sens des minis vagues energetiques qui font vibrer la region de mon sacrum. Je suis dans la periode ou : soit j’apprends à maitriser cette incandescence permanente, via par exemple la relaxation ou le meditation, soit je vais au bout dune séance de masturbation. On verra…

    Tu essaie de diriger cette énergie vers le cœur ou le cerveau ?
    Quand je me sens trop rempli d’énergie sexuelle (mon bassin en feu…), j’avoue ne pas toujours arriver à gérer et parfois une éjaculation
    me semble être la solution la plus raisonnable pour éteindre l’incendie, car sinon je ne peux rien faire…

    #34303
    EpictureEpicture
    Participant

    Comme toi @aneveil, j’ai dû faire retomber la pression : Massage suivi d’éjaculation.
    Dans ces périodes, mon taux de sommeil réduit. Je ne ressens pas la fatigue physique qui est pourtant bien là. Il faut donc par moment que je fasse retomber la pression, et que je dorme, sans masturbation, ni massage prostatique (pas d’aneros pendant la nuit) . Cependant, l’espace entre chaque éjaculation s’étant bien agrandi, je conserve une énergie libidinale importante. Je ressens ainsi, malgré une baisse de tension libidinale, la présence de l’énergie sexuelle dans mon corps, qui est frémissante.

    Tu essaie de diriger cette énergie vers le cœur ou le cerveau ?

    Ta question pose question. En effet, la pratique des massages sexuels a sur mon coeur des effets tangibles. Mais je ne sais pas encore si ces effets sont directement imputable aux massages. L’augmentation de ma sensibilité entraine des émotions qui ont une influence sur mon rythme cardiaque. Je suis sujet aux extrasystoles depuis une dizaine d’années. Ce sont des battements superflus qui ne presentent pas de danger. Mais dernièrement, ils ont tendance à se manifester de façon plus fréquente et plus fortes, jusqu’à un episode assez récent qui a duré plusieurs heures.
    J’ai donc pris le parti de calmer un peu la fréquence de ma pratique pour le moment, le temps que les examens medicaux donnent eventuellement des resultats. Si le cardiologue ne trouve rien, je pense que je peux en déduire qu’il se passe en moi quelque chose que je dois apprendre à apprivoiser. Une sorte de vibration électrique ascendante qui se manifeste des que je me pose un peu, produisant jouissances et spasmes orgasmique.

    Bon cheminement @aneveil

    #34305
    AvatarAdibou
    Participant

    Bonjour à vous deux @Epicture et @aneveil,

    Je viens de découvrir ce fil de discussion et je cherchais depuis quelques temps justement un fil traitant des expériences liées à l’apprentissage et à la pratique des techniques de Mantak Chia.
    Pour ma part j’avais déjà croisé ce livre vers l’âge de 15 ans mais je pense que le découverte de ces principes et de cette approche à un trop jeune âge avait centré mon esprit sur l’objectif de ‘ne pas éjaculer’ et donc pour ma part à passer à côté du plaisir de l’acte partagé ou de l’acte en solo. Il y a même eu une époque où je ressentais de la culpabilité à l’idée de me vider de mon énergie ce qui avait pour le coup un effet sur ma psyché…

    Aujourd’hui, quelques années ont passées et la relation dans laquelle je suis aujourd’hui me motive énormément à cultiver de nouveau cette pratique avec une approche plus mature il me semble. J’ai par ailleurs une approche énergétique de l’être humain ayant pratiqué le yoga et pratiquant la méditation. A ce jour et au bout de quelques semaines de pratique régulière (cycles de respiration ventrale, pratique de la poussée en 3/6 ou 9 cycles) je remarque une facilité (seul, à deux c’est encore difficile, j’y reviendrai) à m’approcher du point de non retour, à ressentir de légères secousses de ma prostate. Après la respiration ascendante où je visualise réellement l’énergie montant dans ma colonne et redescendant ensuite dans mon nombril j’ai pu ressentir des vagues de plaisirs fortes au niveau de la tête (un peu comme si vous sortiez d’une longue session de méditation, ou comme si vous étiez légèrement stone). Mon érection diminue aussi de manière importante tout en gardant une importante sensation d’excitation. Hier soir en allant dans la cuisine, après une session de 25-30minutes sans éjaculation ma colloque m’a même fait remarquer que j’avais un visage de perché (je n’y avais même pas fait attention avant de me regarder dans une glace).
    Là où je m’interroge le plus c’est: est que l’objectif du multiorgasme est de pouvoir déclencher des contractions involontaires de la prostate sans éjaculation ou de provoquer nous même ses contractions par l’exercice de la poussée et de faire monter les sensations dans le corps. Je dis cela parce que j’ai expérimenté une fois des contractions sans éjaculation et avec maintien total de l’excitation et sensation au niveau de la tête mais que je n’ai pas encore réussi à reproduire l’exploit.

    En vous lisant et en me relisant je me rends compte de la croyance sous-jacente qui m’anime par moment et qui est la suivante: vouloir que l’ébat sexuel en solo ou a deux soit le plus long possible alors même que cette pratique consiste à savoir y mettre un terme lorsque seul ou à deux l’énergie à complètement circulé dans les corps…

    D’autres sujets effleure ma conscience, je les garde pour d’autres posts, celui-ci étant déjà conséquent.

    Merci encore de vos partages et expériences qui me rendent confiant sur ce cheminement !

    #34308
    EpictureEpicture
    Participant

    Bonjour @adibou, et bienvenue.

    Pour répondre à ta question, moi je n’ai pas encore véritablement identifié de contractions involontaires ciblées de la prostate en dehors de l’éjaculation. J’ai des contractions multiples, involontaires de muscles abdominaux et périnéens, sous forme de spasmes qui peuvent provoquer des vagues de plaisirs, mais pas toujours. Personnellement, je sens la prostate, ou quelque chose qui se trouve dans la zone de la prostate qui vibre, ou qui bat au rythme d’une petite pulsation mais qui n’est pas callée sur le rythme cardiaque. Cette vibration parfois irradie dans mon bassin, en particulier dans la zone du sacrum, et diffuse dans les fessiers. D’autres fois, en particulier quand je contracte le muscle PC au moment opportun, une vague vibratoire, un frémissement, remonte le long de ma colonne vertébrale jusqu’au cerveau. Je n’ai pas véritablement la sensation de l’énergie qui redescend dans l’abdomen via la langue et la gorge. Par contre je suis, au cours de la journée, régulièrement l’objet de ces petites pulsations prostatiques qui irradient dans mon thorax, remonte par la gorge sous forme de vagues de plaisirs qui se diffuse ensuite dans ma tête. Savoir qu’en moi brule une petite flamme capable de m’enflammer à volonté, j’adore.
    Je ne cherche pas à respecter point par point la méthode de Mantak Chia, je m’en inspire et me fie surtout à mes sensations. Quand je sens que je stagne, ou que je tourne en rond, j’introduis quelque chose de nouveau, soit que je trouve par expérimentation, soit que je lis dans son livre. La plupart du temps, ça fait évoluer ma pratique. Je n’en suis pas encore à maitriser avec la rigueur du moine la technique de la grande poussée. Je suis plus dans l’état d’esprit de profiter de ce qui vient, et de me laisser aller à surfer sur les vagues de plaisirs, me laisser porter par elles, au gré des oscillations.
    Et comme toujours, ce que je fais n’est pas une règle adaptable à tout un chacun. Chacun doit pouvoir être autonome dans sa façon de pratiquer, et de progresser. Il s’agit juste de donner des idées dont on peut faire ce qu’on veut, comme on le sent.
    Mais si l’on va au bout de l’enseignement de Mantak Chia, ce n’est pas d’orgasme sexuel qu’il s’agit, mais de communion avec le cosmos. C’est une autre paire de manches. C’est aussi ce que propose le tantra cachemirien de Daniel Odier (entre autres). Il y aurait, à travers l’extase, le moyen de selon les chapelles :
    Se libérer de l’enveloppe corporelle
    De fusionner le corps avec le cosmos
    d’entrer en relation sexuelle avec le cosmos
    De sentir l’espace traverser son corps,
    Etc…
    Mais tout cela est très difficile à aborder, car cela ne repose sur aucune étude scientifique faisant l’unanimité, et ouvre la porte à toute les interprétations, toutes les manipulations, et tous les abus possibles et imaginables.

    Bon cheminement @adibou

    #34310
    AndranerosAndraneros
    Admin bbPress

    Bonjour @adibou et bienvenue sur notre forum.
    Je pense aussi qu’à 15 ans vous étiez vraisemblablement trop jeune pour tirer le meilleur parti des enseignements de Mantak Chia. Sauf bien sûr si votre environnement culturel vous avait préparé à comprendre les notions d’énergie vitale portées par ses livres et les techniques qu’il enseigne pour maîtriser ses éjaculations, multiplier le nombre de ses orgasmes et expérimenter des niveaux de jouissance quasiment mystiques.

    J’ai par ailleurs une approche énergétique de l’être humain ayant pratiqué le yoga et pratiquant la méditation.

    Vous avez donc un excellent bagage pour avancer dans les meilleures conditions dans la maîtrise des techniques enseignées par Mantak Chia. Je suis curieux et je me demande ce qui vous a conduit à pratiquer le yoga puis la méditation. Est-ce une conséquence de vos lectures à 15 ans ? Vous semblez avoir bien progressé dans votre pratique de contrôle de votre éjaculation et dans celle de la circulation de l’énergie sexuelle. C’est formidable.

    j’avais un visage de perché 

    C’est la première fois que je lis cette expression. Quel est son sens exact ?

    Vous nous demandez :

    est-ce que l’objectif du multiorgasme est de pouvoir déclencher des contractions involontaires de la prostate sans éjaculation ou de provoquer nous même ses contractions par l’exercice de la poussée et de faire monter les sensations dans le corps.

    J’ai le sentiment que votre question n’est pas posée comme elle le devrait.

    Pour commencer, il me semble que, pour la plupart des lecteurs, qui ne connaissent que l’expérience de l’orgasme avec éjaculation et sa période réfractaire, devenir multi-orgasmique puisse être un objectif en soi. Dans cet état d’esprit déclencher des contractions involontaires de la prostate est une première étape technique qui ouvre la voie à la seconde, l’orgasme sans éjaculation, qui ouvre la voie à l’objectif initial, l’enchaînement des orgasmes.

    La difficulté que doivent affronter les débutants est que par définition on ne déclenche pas des contractions « involontaires », ce qui revient à en faire des contractions volontaires. On crée les conditions de leur apparition. Les pratiquants avancés deviennent capables après un entraînement ciblé et méthodique de se mettre naturellement et très rapidement en état de contractions involontaires. Cette facilité apparente ne doit pas faire oublier la phase d’apprentissage qui l’a précédée.

    Pour les pratiquants qui comme vous sont bien avancés dans la voie de la maîtrise de leur éjaculation, les témoignages accessibles dans les forums sérieux sur ce sujet me semblent montrer que les contractions involontaires peuvent apparaître dans des conditions différentes selon les pratiques adoptées.

    • Dans le cadre du « do nothing » (attitude qui consiste à se détendre autant que possible, à se concentrer totalement sur ses sensations internes, sur sa zone prostatique et anale) elles apparaissent sans aucune action physique spécifique de la part du pratiquant ;
    • Dans le cadre d’une utilisation classique du masseur elles apparaissent quand les contractions volontaires légères font bouger le masseur et stimulent suffisamment la prostate pour déclencher les réflexes qui entretiennent le mouvement sans intervention de la volonté ;
    • Dans le cadre d’une session sans masseur elles apparaissent quand la relaxation est profonde, la concentration est sans faille et les contractions « à vide » suffisamment maîtrisées pour libérer les contractions involontaires.
    • Pour ceux qui bénéficient d’une pratique antérieure de disciplines d’origine orientale elles apparaissent avec l’exécution de certains exercices.

    L’expérience antérieure des pratiquants (relaxation, méditation, yoga… ) peut leur avoir permis de développer des aptitudes particulières qui leur permettent d’accélérer considérablement ces processus.

    Chaque fois qu’un pratiquant sent qu’il ne progresse pas il doit expérimenter les différentes techniques à sa disposition pour trouver celle(s) qui débloquera(ont) son cheminement. Selon ses aptitudes naturelles ou acquises plusieurs techniques sont à sa disposition. C’est à lui de choisir par expérimentation celle qui lui conviendra.

    vouloir que l’ébat sexuel en solo ou a deux soit le plus long possible alors même que cette pratique consiste à savoir y mettre un terme lorsque seul ou à deux l’énergie à complètement circulé dans les corps…

    C’est une très bonne question @adibou. Que cherchons nous dans notre effort de développement de notre aptitude à jouir et à vivre des orgasmes à volonté ?
    • Un équilibre physiologique et mental avec les flux hormonaux spécifiques libérés par chaque orgasme (addiction) ?
    • Un dépassement de notre condition quotidienne, une dissolution de notre être dans le cosmos en accédant à des états de conscience modifiée (religion) ?
    • Un rééquilibrage énergétique pour ceux qui parviennent à sentir l’énergie vitale circuler dans leur être à l’occasion de chaque session (ésotérisme) ?

    Plus concrètement que cherchons nous :
    • Le prolongement de ces moments de grâce ?
    • Leur multiplication ?
    • L’accroissement de l’intensité de chaque expérience ?
    • Le partage de nos émotions ?
    • Le partage de nos énergies ?
    J’attends avec intérêt vos prochains messages. Bon cheminement @adibou.

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