Ce sujet a 19 réponses, 3 participants et a été mis à jour par Hyménée Hyménée, il y a 4 ans et 7 mois.

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  • #10633
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Je ne sais pas bien dans quel forum ranger ce sujet : « Aneros et Plaisir prostatique » ou « Libre parole sur la sexualité » ? Je vous explique pourquoi :

    Dans l’émission sur le point P masculin d’il y a quelques années déjà, Arnaud déroule rapidement les trois orgasmes masculins :

    https://www.dailymotion.com/video/x5zabe_point-g-masculin-point-p_na

    « J’ai découvert qu’il y avait trois types d’orgasme pour les hommes : et bien au départ, moi, je ne connaissais que l’orgasme qui est lié au pénis. Donc avec le plaisir, la jouissance, l’orgasme. Et après, il y a l’orgasme prostatique, donc par la stimulation de la prostate. Et le troisième orgasme est, je dirai, par une stimulation du coccyx, et qui envoie une onde dans la colonne vertébrale et qui génère un orgasme aussi. »

    Il sépare clairement l’orgasme prostatique de l’orgasme du coccyx (d’où mon dilemme de rangement 🙂 ).

    Pour tout vous dire, je ne suis pas bien sûr de les distinguer très nettement. J’ai bien l’impression de les déclencher tous les deux avec l’Aneros Vice.

    Je situe bien les deux dans mon corps. Je comprends bien où se trouvent les origines des différentes vagues de plaisir telles qu’Arnaud (et les autres) les décrivent. J’en situe même une autre, qui génère l’orgasme anal, extrêmement bon aussi et assumant sa différence.

    … Et j’ai même isolé une autre zone déclenchante, grâce au Hula Beads,
    mais sans pouvoir la nommer vraiment : une espèce d’orgasme du ventre, similaire à un orgasme vaginal
    http://www.nouveauxplaisirs.fr/forums/topic/un-toy-pour-le-boulot

    Lors des séances de Vice, les quatre se déclenchent les uns après les autres, ou en même temps, enfin comme ils veulent 😀 La séquence n’est pas bien importante, et évolue sans cesse. Une symphonie intérieure.

    Il en est quand même un qui m’intrigue, et qui s’ouvre beaucoup en ce moment (ce soir particulièrement) : l’orgasme du coccyx, car effectivement, il se propage dans la colonne vertébrale pour exploser en plein coeur ou en pleine tête, et poursuit sa route en se diffusant partout.

    Un moment d’apaisement assez indescriptible. Je dirai, sans l’avoir vécu, que c’est comme une extase mystique. Disons que je me retrouve bien dans les visages apaisés, rayonnants, ouverts, affranchis que des artistes ont immortalisés dans quelques sculptures magistrales :
    https://www.google.fr/search?q=extase+mystique&tbm=isch

    Et c’est un moment qui dure, comme s’il était taillé dans le marbre. C’est splendide : une vie intérieure très intense, masquée par un visage à l’arrêt. Je vous le recommande 🙂

    Il n’y a pas beaucoup de littérature à ce sujet sur le web : cherchez « Aneros » « Coccyx », ou « Orgasme » « Coccyx ». Vous ne trouverez pas grand chose.

    Finalement, j’en reviens au bouquin de Mantak Chia, dont je vous ai parlé dans le sujet « Sexualité Sacrée » :
    http://www.nouveauxplaisirs.fr/forums/topic/sexualite-sacree-transe-et-couple-multi-orgasmique

    Il semble qu’il n’y ait que les maîtres Taoîstes qui aient théorisé ces centres énergétiques, leur fonctionnement, la voie vers les orgasmes multiples et vers ces fameuses montées d’énergie vitale tout au long de la colonne vertébrale. Un extrait parmi d’autres trouvé sur le web :

    « C’est dans le sacrum et le coccyx que se rassemblent de nombreux et importants nerfs provenant de glandes et d’organes. C’est aussi là que l’énergie monte dans la colonne vertébrale. Les Taoïstes croient que c’est dans cette zone que l’énergie de la terre et l’énergie sexuelle sont affinées et transformées avant de monter vers les centres supérieurs. »
    http://www.meditationfrance.com/archive/2009/0302.htm

    Bon, franchement, l’énergie de la terre, ça me parle pas vraiment 😀

    Peut-être que l’un d’entre vous vit aussi ces orgasmes du coccyx et peut nous en dire plus, nous aiguiller, nous ouvrir.

    Merci, bonne nuit

    #10805
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Ce sujet va peut-être finir en monologue, mais c’est un risque à prendre et je le prends. 😀

    J’ai lancé deux sujets début mars, qui traitent en fait de la même chose : celui-ci sur l’orgasme du coccyx, et un autre sur la transe, les états modifiés de conscience et les couples multi-orgasmiques :
    http://www.nouveauxplaisirs.fr/forums/topic/sexualite-sacree-transe-et-couple-multi-orgasmique

    La différence est qu’ici, le plaisir est solitaire, en préparation du partage, dont il est question dans l’autre sujet.

    Je poursuis en ce moment mes investigations sur l’orgasme du coccyx, que j’avais un peu mis en suspens sans même m’en rendre compte. J’ai fait une séance ce soir assez intéressante.

    Alors déjà, deux nouveautés : pour la première fois l’utilisation en interne du lubrifiant Aneros Marksman, dont je n’ai pas encore identifié les apports, et également l’utilisation en externe de la version bio du lubrifiant Toko (très très bien, même mieux que la version non bio). Je vous recommande vivement ce dernier. http://www.espaceplaisir.fr/487-1095-thickbox/lubrifiant-biologique-eau-toko-shunga.jpg

    Cela doit vous arriver souvent : des séances assez frustrantes mais pourtant pleines de plaisirs.

    Cela arrive quand on est habité par le désir de passer un niveau, qu’on a entre-aperçu de la lumière à l’étage supérieur, et qu’on ne se satisfait pas de l’orgasme au présent pourtant très bon.

    C’était mon cas ce soir, obnubilé par la détection d’un état modifié de conscience et d’un orgasme hors norme. Je n’ai pas réussi à me satisfaire de l’incroyable plaisir, tout simplement parce que je me devais d’observer ce qui se passe, plutôt que de me fondre dedans.

    J’ai néanmoins pu observer 😀 et donc relater :

    Plus de présence au corps, moins de fanfreluches, l’esprit vagabonde moins, les mouvements sont très lascifs. Je me suis surpris à accepter que les vibrations prennent entièrement le contrôle de ces chairs sensibles entre l’anus et les bourses. cela a eu pour effet d’embraser la peau, des testicules jusqu’au coccyx (disons après l’anus en partant de l’avant). Ca, c’est extra et nouveau : souvent, on cherche et on trouve l’orgasme en sous-marin. Là, il s’agit de la peau qui s’est abandonnée aux délices.

    Cela a eu pour effet de déclencher des contractions involontaires à s’en mordre les mains, et une danse particulièrement excitante du bassin, massant par la-même le coccyx.

    Intérieurement, on vit cela telle une femme au corps glorieux s’empalant en chandelle, ondulant des fesses lentement et surtout tendrement, cherchant le point de non-retour.

    Pour être plus précis, l’Aneros allait masser le coccyx, grâce au relâchement du bassin, et aux reins cambrés. Comme je l’espérai, un orgasme discret, diffus, absolument pas localisé, a trouvé racine et s’est précisé en se propageant le long de la colonne vertébrale, atteignant la mâchoire et plus généralement la tête, pour redescendre sur les épaules, puis les coudes.

    Mais c’est là où se trouve la vraie frustration : trop content d’observer le phénomène, je ne pouvais me défaire de la position de l’observateur, même si j’en avais très envie. Impossible de lâcher prise.

    Les orgasmes se sont reproduits plusieurs fois, au fur et à mesure où j’augmentai la puissance de vibration.

    J’attends donc les prochaines séances avec bouillonnement. Le printemps va peut-être aider à ce que la sève monte à la tête, au point où je vais fleurir pour de bon 😀

    Pour cela, je crois qu’il faut une vraie préparation « en bas ». Il faut vraiment attiser le feu, mettre le couvercle pour accentuer la pression sur la marmite, oublier tout désir de non-retour, donner un maximum de liberté au coccyx pour qu’il explose d’un battement de queue.

    En première approche, il me semble qu’il faut réussir à ce que l’orgasme termine sa boucle dans le corps, redescende au bassin, plutôt que de finir en feu d’artifice dans la partie haute du corps, telle une éjaculation terminale spectaculaire, contentant l’observateur jouisseur, mais interdisant la fleuraison sur toute la durée de la saison.

    Bonne nuit

    #10826
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    Laissez-moi des années pour répondre. Ces messages sont des oeuvres d’art. Je ne veux pas les tâcher. J’y ajouterai ma contribution, mes réponses, lorsque j’aurai un peu de traits communs avec votre niveau de jouissance. Je suis encore un petit lapin.

    Simplement, merci pour le partage, encore une fois.

    #10869
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Je vous en prie Tortuegénitale et merci pour le compliment. Il est vrai qu’il m’arrive de mettre une bonne heure pour écrire un message, tant il est difficile de trouver le mot juste pour retranscrire l’expérience.

    Cet exercice d’écriture a de nombreuses vertues : déjà elles laissent des traces de l’expérience, et chacun peut considérer mes mots comme des panneaux indicateurs vers un nouvel espace intérieur à s’approprier.

    Mais cela fait également partie de mon propre chemin : écrire lorsque l’esprit est clair, tout juste sorti de l’expérience, renforce la mémorisation de l’instant. Il est ainsi plus aisé d’y retourner.

    Car le plaisir que j’éprouve est un phénomène insaisissable. Il émerge « là » à sa convenance, mais pas de nulle part : c’est un apprentissage, tout comme on s’approprie un instrument de musique. Dans cette pratique, le corps est l’instrument. Il faut faire ses gammes, se délier, oser affronter le découragement issu du sentiment de stagner … et puis un jour, on se sépare de la technique. On l’a en soi … et on s’envole 🙂

    Ce soir, je crois avoir atteint un nouvel espace, par delà l’Eros. Je ne sais pas bien quoi en dire de plus. C’est un état d’être total, où l’on oublie qu’il provient du sexe.

    Enfin, non : l’état d’être n’est pas total, vu qu’il n’y a plus le plaisir sexuel 😀 Je ne sais pas bien quoi écrire.

    Bonne nuit

    #10922
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    Je me rappelle, lors de mes tout tout premiers orgasmes éjaculatoires, j’avais une sensation au niveau du coccyx dont on ne donne pas de nom dans le langage courant (mais ça n’est pas loin de la douleur, en terme d’intensité). Je ne sais plus si cela a disparu d’un coup, ou avec le temps.

    Toujours est-il que j’ai utilisé mon Share pour satisfaire une envie chez moi aujourd’hui d’être à ma propre envie de me faire l’amour. C’est un peu acrobatique, j’ai du mal à trouver les positions parfaites, mais ça fait un bien.. Je viens ici précisément parce qu’au moment de l’éjaculation, le coccyx a refait parler de lui! J’avais oublié ce que c’était. Ça n’est toujours pas sous forme de plaisir, et c’était moins intense, il me semble, qu’au début de mon adolescence.

    C’est perturbant.. je commence à apprendre à être surpris.

    En tout cas, il semble que votre intuition était bonne! Le coccyx a son mot à dire 🙂

    Bonne soirée

    #10934
    Andraneros
    Andraneros
    Admin bbPress

    J’ai les plus grandes difficultés à entrer dans cette discussion. Je commence à peine à découvrir, je devrais dire à ressentir dans mon être, la notion d’énergie sexuelle.

    Jusqu’à récemment je ressentais le désir qui induisait certaines formes de tensions et de focalisations physiques et psychologiques. Je vivais l’orgasme comme un instant où la perte de contrôle se traduisait immédiatement par l’apaisement du corps et de l’esprit qui n’avaient plus envie de rien (la satisfaction au sens étymologique). Cette succession, tension, qui induit des blocages, et apaisement, qui induit la fin du processus, ne laissait pas de place au ressenti d’une circulation d’énergie qui induit fluidité et durée.

    Je connaissais cette notion par diverses lectures mais elle restait vide et purement théorique. Les vagues de plaisir apportées par mes sessions avec l’Aneros m’ont fait entrer dans ce nouveau monde. Je vis désormais le déplacement de cette énergie le long de ma colonne vertébrale. Cette expérience rend concrète cette notion. L’orgasme qui dure et qui se répète sans aucune perte d’intensité me trouble encore. Je me sens submergé, à ces moments, par tant d’énergie que je ressens comme une peur de me noyer.

    J’ai donc encore un très long apprentissage à faire pour me familiariser avec cette forme d’énergie corporelle, pour la canaliser, pour la localiser. Je suis loin de différencier la source de mes orgasmes, comme je suis loin de faire circuler à volonté cette énergie. Je suis entré dans un autre monde. Il me reste à l’explorer.

    #10942
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Je reviens à vous dans quelques jours. Merci pour vos réponses 🙂

    #10969
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    J’ai peur de passer pour un je-ne-sais-quoi.. Hier soir, j’ai vécu une montée de chaleur aigüe (vraiment très, j’ai cru que je sortais de moi) en écoutant de la musique, qui vibrait complètement dans mon corps. La peur m’a une nouvelle fois tiré de cela, mais elle a mis plus de temps à se manifester. Je dirais que c’est un mélange de peur et de conscience de ce qui se passe (une forme de conjugaison de l’action à la troisième personne).

    Je souhaite revivre ce truc de dingue. Il me vient une réflexion : est-ce que c’est parce que le goût pour la musique est accepté en société, voire encouragé, que j’ai pu aller aussi loin dans l’appréciation d’un album ?

    Est-ce que je ne risque pas de mettre beaucoup de temps à cueillir l’orgasme prostatique, parce que c’est quelque chose dont on ne parle pas en dehors de ma sphère privée ? Idem pour les orgasmes du coccyx, des tétons (dont j’ai eu une première approche), le visage (en pleine nuit, j’étais très érotisé, je sentais agréablement la moindre caresse des draps, je me suis caressé le visage, c’était infini), et caetera.

    #11081
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Vous avez une très belle sensibilité, Tortuegénitale. Peut-être l’exprimez-vous dans un domaine artistique ? Vous devriez, cela donnerait de belles productions, j’en suis sûr 🙂

    Alors ? Avez-vous revécu ce truc de dingue ?

    Pour tenter une réponse à vos questions, je dirai que vous prenez le problème comme tout occidental normalement constitué : « il me manque quelque chose à l’extérieur de moi-même, pour atteindre le sommet du Monde. » Dans ce que vous écrivez, il manque quelqu’un dans votre sphère privée … mais sans chaussettes sales ni idées politiques incongrues ! 😀

    Pour ma part et comme tant d’autres, j’ai inversé l’approche, en considérant que des éléments extérieurs obstruaient le chemin vers l’extase.

    Il ne vous manque rien, croyez-moi. Vous avez déjà tout en vous 🙂

    #11082
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Tenez : un exemple d’élément extérieur dont je me défais en ce moment : la théorie de Mantak Chia

    Cela faisait quelques années qu’elle trottait dans mon esprit, et que je cherchai à vivre des expériences la validant.

    Dans cette théorie taoïste, il est expliqué que l’énergie sexuelle part du périné, se fraie un chemin vers le coccyx pour remonter jusqu’à la tête, deuxième foyer d’énergie, pour redescendre par le visage, la poitrine, le ventre, jusqu’au périné pour repartir encore. Une boucle de plaisir sans fin, où l’énergie circule en cercle dans tout le corps.

    Autant j’arrive bien à faire monter l’énergie sexuelle jusqu’à la tête, autant je me suis trouvé bien incapable de la redescendre ainsi.

    Lors d’une de mes dernières expériences avec le Vice, j’ai trouvé un nouveau chemin, absolument inattendu :

    C’était la fournaise dans mon bassin. Toutes les chairs étaient en incandescence. Les orgasmes fusaient dans tous les sens. La prostate vibrait comme pas possible. Et puis, je comprends pas pourquoi : un orgasme s’est préparé de très loin. Vous savez : ces orgasmes qui naissent dans la tranquilité, dans l’absence de mouvement, dans l’acceptation totale de l’amant, lorsque vous lui murmurez : « oh oui ! », le corps totalement offert à son ouvrage. Ces orgasmes féminins frémissants, où l’âme et l’esprit communient, où l’intérieur désire et reçoit l’extérieur. L’anima révèlé.

    Le corps s’est totalement relâché, attendant la délivrance … qui est venue 🙂 Plutôt que l’orgasme parte comme à son habitude par le coccyx, il a traversé mon sexe pour remonter par le ventre, pour se finir dans la poitrine trop nouée, mais se dénouant par là-même.

    Chemin totalement inapproprié selon Mantak Chia, ou tel que j’ai compris son enseignement !

    Et pourtant : ce vécu a fait voler en éclat cette théorie qui m’a guidé jusqu’à un certain point. J’ai finalement reconnu qu’elle m’encombrait.

    M’en voilà libéré, délivré

    Et puis, cet orgasme traversant mon sexe a conforté ma confiance dans l’abandon : j’aurais pu éjaculer, mais ce n’est pas ce qui s’est passé : les bienfaits énergétiques sont venus irriguer mon ventre, receptacle au stress environnant.

    Ce sont vraiment des moments de pure Joie, où je suis fille de Joie

    #11086
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    Truc de dingue réitéré ! Chopin en est.

    Je suis ému, aux larmes, en écoutant Chopin, aujourd’hui. Je vous lis, et vous confirmez : je vais me trouver une niche artistique.

    Le plaisir, de plus, s’en verra grandement décuplé. Il faut cultiver son jardin.. et ses fleurs! Je suis partant pour le monde du piano.. mais bon, pour le moment : exams!

    On ne m’enlèvera jamais le souvenir du plaisir ressenti cette semaine, c’est gravé.

    Fatigué, même. Je vais récupérer de ce feu ardent qui m’a franchement travaillé les membres..

    C’est curieux : j’ai l’impression d’être passé à une autre dimension sur des plans que je n’attends pas (visage, tétons), tandis que le plaisir prostatique me paraît plus profond, plus difficile d’accès. Néanmoins, grand pas en avant dans le plaisir que j’ai à voir mon corps, mes poils, et à jouer avec mon anus. C’était pas gagné il me semble, voilà encore un mois. Il se trouve que j’ai envie de me toucher parceque je trouve que je suis à croquer.. Ce qui est le mieux, c’est mon sentiment de plaire aux autres, au point où ils me le montrent (je pourrais ranger ça dans le sujet « vivre après le superO », mais je n’ai pas de vécu superOrgasmique). Quel plaisir de sentir un toucher plein de désir, en étant célib, un baiser, un souffle incontrôlé, trop bon. Ça me rend heureux!

    Eh entre nous : j’osais pas le dire, mais maintenant que je vois que ça a été théorisé, je dois bien dire que je jouis bien mieux en tant que femme qu’en tant qu’homme! Par contre.. chaud de jouir en tant que femme tous les jours, physiologiquement impossible, ça peut tourner à la douleur. Il faut avoir faim. En fait c’est ça : le sentiment d’être super sensuel. Après… je sais pas trop, j’ai regardé un film homosexuel anglais, très sympa, et j’ai appris grâce à ce film à cultiver l’image de l’homme sensuel. On y arrive.. avec l’aide des personnages, on arrive à aimer le corps d’un homme. Du coup ce week-end, au lieu d’avoir une femme lubrique à l’esprit quand je me pénétrais, j’avais l’image d’un homme : moi-même. Juste pour dire : c’est le meilleur orgasme de ma vie jusqu’à aujourd’hui, et j’espère que les progrès vont continuer! (utilisation d’un share, donc faut bien le dire : j’avais bien envie de me faire sodom). J’avais utilisé le vice juste avant, pendant une heure, c’est probablement ce qui m’a donné envie d’un « amant » (c’est le juste mot), d’un amant plus gourmand, aidé de mon panache !

    Bises

    #11088
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Voilà Tortuegénitale, je suis arrivé à la même conclusion que vous : les fantasmes n’ont pas de limite. Au fin fond de mes séances, quand je ne suis plus que braises et que j’appelle à l’abandon total, je ne sais plus bien dans ce rapport au corps, si c’est moi qui embroche ou moi qui suis embroché. Ca alterne. Ce n’est pas bien important. Mais je suis femme dans les moments les plus langoureux. C’est absolument fantastique ! A partir de stade, j’alterne entre le mode projectif et le non-projectif : par moments, c’est l’image mentale fantasmée de la femme qui me pénètre et qui m’aime … et que j’aime. Par d’autres, je suis l’incarnation de la femme sacrée, qui se fait culbuter. Il ne m’arrive pas (ou peu ?) d’imaginer un homme me prendre. Mais peut-être que je refoule 😀

    Je ressens désormais de plus en plus les orgasmes me prendre les jambes par l’intérieur. La vie pulse en moi, irradié du bassin jusqu’aux pieds. L’écartement des jambes se fait naturellement pour ouvrir le bassin et accueillir. Vraiment comme une femme dont la vulve et le vagin sont gorgés de sang. c’est naturel, mécanique. Faut juste se laisser s’ouvrir. C’est vraiment délicieux 🙂

    C’est dingue de réaliser à quel point la position debout nous fait contracter les muscles des jambes. On n’a même pas conscience d’avoir perdu son élasticité. L’énergie sexuelle va balayer tout cela, oblige à l’étirement des membres inférieurs et leur redonne goût à la vitalité. La sensation de douleur liée à l’étirement fait place à un plaisir auparavant inaccessible

    Tortuegénitale, si vous pleurez en écoutant Chopin, je vous invite à écouter la conférence du Maestro Benjamin Zander (20 minutes) 🙂

    http://www.ted.com/talks/benjamin_zander_on_music_and_passion?language=fr

    #11090
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    Merci 😀 je vais regarder ça tranquillement.

    Je me reconnais bien dans la description de cette ouverture : ça c’est quand même trop bon ! Je crois que l’on se prive trop de ce plaisir, en tout cas mentalement, c’est dommage.

    Je sais pas quelle conclusion tirer par rapport à mon orientation sexuelle, mais j’ai pris un pied à me sentir désiré (construction de mon imaginaire), et à faire de ce désir un désir masculin, couplé à mes sensations. J’ai une bonne impression de cette séance, qui fut assez spéciale pour moi. Le film que j’ai vu (Weekend) m’a surtout permis d’érotiser le corps masculin. Comprendre l’homosexualité m’a fait changé de perspective vis à vis de mon propre corps et de la légitimité de mon plaisir, somme toute.

    #11096
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Bonsoir,

    En parlant d’abandon de soi et d’homosexualité : j’aime aussi me baigner dans le fantasme lesbien. Je dis fantasme, parce que cela restera un fantasme. Je ne le vivrai jamais. Quoique …

    Il m’arrive en pleine fournaise, de faire s’aimer cette femme image-fantasme avec cette femme sacrée que j’incarne alors corporellement.

    Une espèce d’expérience ultime parmi d’autres, où le masculin n’est plus, s’est dissous, et où le couple pénétrant / pénétré se conjugue au féminin.

    Vous l’avez compris : la mécanique est toujours la même : visiter ses fantasmes et s’en aider pour dissoudre ce complexe MOI réducteur de plaisir.

    L’idée est de se baigner entièrement nu dans le principe féminin, de l’habiter totalement. Le principe féminin est vaste, et ne cesse de m’étonner par son évidence incontrôlable.

    Je suis en fait très excité à l’idée de le pénétrer, en incarnant deux lesbiennes : l’une, mon corps accueillant, et l’autre, mon esprit pénétrant (c’est une façon vraiment très approximative de transmettre l’expérience. En réalité, cela ne se vit pas de façon aussi tranchée, car tout est fournaise. Tout devient fusion).

    Regardez deux lesbiennes se faire l’amour : Quelle beauté !

    Mais si je m’observe, moi, alors que je contemple la scène, je réalise que mon désir est de pénétrer ces femmes, moi, homme. Elles m’excitent. C’est automatique : je les veux.

    Avec l’aneros, l’exercice est plus délicat : le décentrement de soi peut se vivre avec force d’évidence une fois qu’on y est, même s’il n’est pas évident de l’atteindre.

    Imaginez-vous ainsi : alors que l’aneros est désormais vibrant en vous, que le corps s’est relaché, vous êtes devenu féminin. Vous accueillez votre amant.

    Décentrez-vous légérement, et fantasmez (comme vous le pouvez 😀 mais en fait, c’est pas si compliqué 😀 ), que l’amant devient maîtresse. Vous savez, cette maitresse, cette femme idéale dont vous avez construit l’essence en vous tout au long de ces dernières années : ses cheveux (parfaits), ses doigts (parfaits), ses caresses (parfaites), son souffle (parfait), sa peau (parfaite), son sourire (sublime), ses soupirs, ses baisers, sa langue …

    Ainsi, vous, corps glorieux féminin, vous êtes offrande à la plus envouante des femmes, que vous attendiez depuis la nuit des temps, que vous désirez depuis le premier regard, et qui est là maintenant à vos côtés, nue, chaude comme vous l’êtes, qui se darde de vous, vous cajole, vous aime comme vous l’aimez, et vous baise désormais.

    Tendresse de l’aneros dans vos entrailles, fais ton ouvrage

    #11124
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Pour revenir aux fondamentaux, je commence à apprécier grandement les apports d’une dose de lubrifiant Marksman. Je n’en ressentai pas vraiment l’intérêt auparavant, mais ce soir, c’était top !

    NXPL a raison d’insister sur l’importance du lubrifiant dans le traité :

    Vous allez littéralement vous faire l’amour à vous même, chaque spasme massant la prostate en faisant glisser l’Aneros et déclenchant un nouveau spasme.

    Le mot glisser est vraiment très bien choisi, et la glisse peut se vivre, se comprendre et être perçu avec différents degrés d’intensité.

    Ce soir, j’ai lubrifié plus qu’à l’habitude : une dose de Marksman doublée d’une bonne dose de crème émoliente en entrée et sur l’aneros, … doublée d’une bonne dose de lubrifiant à eau Toko.

    Autant dire que ça glissait ! 😀

    Et bien vraiment, c’est top ! Les orgasmes ont été plus denses, car je ressentai vraiment très intensément le frottement de l’aneros et son mouvement … et par là-même mon corps.

    Une sensation de pur régal, car l’aneros avait la possibilité de se mouvoir plus que d’habitude (ou alors, je suis particulièrement chaud ce soir, … ce qui en fait est le cas) : une situation qui m’a mené proche de la folie, où l’on se sent vulnérable, dépendant d’une instabilité incontrôlable … Et c’est ça qui est bon :

    L’aneros était sur le point de sortir, alors que l’orgasme battait à plein. Tout pouvait basculer, l’orgasme étant accompagné par la peur que l’aneros ne sorte et que les stimulations ne cessent par là-même …

    Pas loin de la sortie de route, on s’en remet aux talents des concepteurs de l’aneros … et c’est du bon boulot, car le Vice n’est pas sorti, et est même reparti à la charge, en s’enfonçant en profondeur.

    Waw !

    La crème émoliente est un très bon remplaçant des gels silicones.

    Bonne nuit

    #11128
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    Mmmmmmmmh

    #11200
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Tortuegénitale, j’aurais pas dit mieux ! 😀

    Faut vraiment se rendre compte que le corps est tel un instrument de musique : plus on le pratique, plus on fait ses gammes, plus on le bichonne, plus on l’interroge, plus on en prend soin, et plus on l’apprivoise, mieux il répond à nos sollicitations.

    La glisse de l’aneros n’a qu’un aboutissement : soudain, l’orgasme doit prendre son essor, s’envoler.

    Tentez d’appliquer le conseil de Benjamin Zander, qu’il donne aux interprètes musiciens : jouez de l’aneros sur une seule fesse ! 😀

    http://www.ted.com/talks/benjamin_zander_on_music_and_passion?language=fr

    Bonne nuit

    #11208
    Tortuegénitale
    Tortuegénitale
    Participant

    Cela me donne envie de m’y mettre, pour de bon.

    Je pleure à chaque fois que j’écoute Chopin, et j’aime cela. Pleurer est le verbe de la délivrance, fidèle et doux. L’orgasme du coeur dont je vous avais parlé fut un « feu de larmes ».

    La musique m’amène à un mélange de tout : larmes, chaleur, coeur battant, extase intellectuelle et perceptive. Je me demande si l’orgasme cérébral existe..

    #11209
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Bonsoir Tortuegénitale,

    C’est chouette, on discute entre nous ! 😀 Je vous remercie de votre présence. Je n’avancerai pas sans elle.

    N’oubliez pas cependant de mettre toutes vos forces dans l’obtention de vos concours : concentration et ambition.

    Vous me rappelez que je ne pleure jamais. Même si je ne vis pas la délivrance ainsi, je la comprends. Et au risque de me répéter, je lis dans vos mots que vous avez déjà en vous la panoplie orgasmique complète. Il ne vous restera plus qu’à les vivre, quand votre cerveau ne sera plus pris par vos obligations. Patience et longueur de temps. Il n’existe pas de raccourci. Seuls les coeurs purs se libèrent d’eux-mêmes.

    De mon côté, je progresse chaque nuit, et je voulais vous partager mes dernières découvertes :

    Tout comme il est un espace infini entre les mots, plus expressif que les mots eux-mêmes, il est un espace infini entre le corps et l’amant de plastique. Il réside dans la glisse, sertie par le lubrifiant :

    Je ne me soucie plus de mon corps, je ne me soucie plus de l’aneros. Je suis pure conscience du mouvement, qui a émergé entre eux deux.

    Déflagrant le corps à sa convenance, déflagrant le corps à ma convenance. Libérant l’esprit. Libérant le corps. Libérant le JE.

    Je vous souhaite de vivre cela, et vous embrasse.

    Bonne nuit

    PS : Durant la journée, je travaille dur, et finalement pour servir le même but que mes nuits. Vous aurez compris pourquoi je me dois de vous le préciser à nouveau.

    #11293
    Hyménée
    Hyménée
    Participant

    Bonsoir,

    Je me souviens de la première fois avec une ex : la douce était tellement excitée avant de m’enfourner, qu’elle en goutait littéralement. Des expériences comme celle-ci ouvrent les océans en deux.

    Les femmes se suffisent du désir prégnant d’être pénétrées, pour être abondemment lubrifiées. Pourquoi ne pas entamer une séance anérotique de la sorte, et ne passer à l’acte que sous la volonté d’Eros lui-même ?

    Lors de ma dernière séance, l’envie me tenait tellement le corps et l’esprit, que je me suis surpris à engloutir l’aneros jusqu’à la gorge. Je ne sais pas ce qui m’a poussé à faire cela. Peut-être par bête mimétisme ? Peut-être le souvenir de la séance relatée ci-dessus où j’ai découvert en moi-même l’essence de la lubrification ?

    Même si la salive a eu beaucoup moins d’effet sur la glisse que les deux doses de Marksman injectées, l’accueil de l’amant de plastique dans mon gosier m’a fait passer un point de non retour, récompensé au-delà de ce qu’un ego masculin peut appréhender.

    Je vous recommande vivement d’expérimenter autour de la lubrification, et ne pas hésiter à en remettre au cours de la séance. C’est tellement sensuel. L’orgasme du coccyx n’en ait que magnifié. Il faut savoir être généreux avec soi-même, autant qu’une femme peut l’être naturellement, lorsqu’elle est transie du désir de jouir par l’autre.

    Voici ma nouvelle intuition concernant l’orgasme du coccyx : je crois qu’une fois maîtrisé, il est un destrier redoutable pour partir délivrer les Muses.

    Les préparatifs de ce dernier voyage ont pour ma part commencé.

    Bonne nuit

    Hyménée

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