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  • #42177
    divine_oblivion
    Participant

    Sur un autre forum, on m’a posé une question qu’on m’a souvent posée dans la vraie vie. C’est une question que me posent souvent les femmes après leur avoir décrit le monde des orgasmes prostatiques, mais on pourrait facilement le poser en tant que non-binaire, trans, ou personne ayant subi une prostatectomie. Comment avoir accès à ce monde de plaiir si on ne possède pas de prostate? C’est une super question, pour laquelle je n’ai pas de réponse exacte (sinon je serais riche), mais les questions de plaisir me passionnent, donc je veux bien proposer des idées (outre que le KSMO, le pratiques tantriques, et d’autres pratiques dont j’ignore l’existance…). Mes excuses en avances pour les maladresses de langue, le français n’étant pas ma langue maternelle. Et sachez que ceci n’est qu’une ébauche, car il n’y a pas de limite d’idées pour celleux qui ont de l’imagination!

    Qu’est-ce que c’est que le plaisir sexuel? C’est un mélange entre la stimulation physique et la perception neurologique de cette stimulation. Mais plusieurs choses indiquent que côté cérébral est plus important que le côté physique. D’abord, on est nombreux à avoir été dans une situation de stimulation physique d’un organe sexuel ou autre, sans pour autant en tirer du plaisir. Il y a des moments quand on est plus ou moins réceptifs à la stimulation. On a pourtant toujours la même quantité de nerfs dans notre corps, d’un jour à l’autre. Aussi de nombreuses personnes handicapées qui sont dans l’incapacité de ressentir les nerfs dans leurs bassin ont néanmoins montré leur capacité de déplacé leurs sexualité ailleurs sur leurs corps, où il y a moins de nerfs, mais sans pour autant diminuer leur capacité de ressentir du plaisir. Et puis on est nombreux à avoir ressenti une sexualité altérée par l’adjonction de certaines substances dans nos cerveaux.

    La base de l’apprentissage de l’orgasme prostatique, c’est d’apprendre à reconnaître les micro-sensations sur le prostate et ailleurs sur le corps, et ensuite de les amplifier dans le cerveau. L’amplification se fait par la concentration sur ces micro-sensations couplé avec de l’excitation sexuelle, qui est de préférence générée par les fantasmes et pas par la pornographie. Avec de la pratique, cette amplification se fait de plus en plus vite et permets de monter de plus en plus haut.

    Mais que faire si on a pas de prostate? La raison pour laquelle certains hommes stimulent leur prostate, c’est car il y a plein de nerfs qui passent par la. Mais une personne sans prostate peut tout simplement stimuler les nerfs du bassin autrement. La clef est d’apprendre les muscles du bassin, de faire plein de kegels (excercises des muscles du bassin) lentement et doucement, tout les jours, en prenant le temps d’apprécier toute les sensations qu’ils génèrent. Il y a plus de 15 muscles dans le bassin, et à force de les resserrer et relâcher (plus ou moins séparément—avec de l’entraînement on peut même les isoler), au bout d’un moment on a des chances de trouver des bonnes sensations. Certaines personnes ayant un vagin arrivent à se faire jouir en faisant des kegels et en serrant leurs jambes, sans se toucher. J’imagine que c’est aussi possible pour une personne qui a eu son prostate enlevé pour telle ou telle raison, car on enlève pas tout les nerfs lors d’une prostatectomie.

    Le bassin n’est pas le seul endroit avec des nerfs. Notre peau en est recouvert, et par apprentissage, on peut apprendre à amplifier les plus subtils des caresses en plaisir orgasmique. Il faut juste prendre le temps de chercher, seul ou avec une autre personne. Je rajouterai un texte que j’ai écrit ailleurs sur les caresses ci dessous, pour donner des idées. Rien de tout ça vient naturellement pour la plupart d’entre nous. C’est une question de volonté et de temps passé.

    Mais comme j’ai dit, la stimulation des nerfs, ce n’est qu’une partie. L’autre partie, la plus grande partie, vient de sa tête. Il faut donc apprendre à faire croître les sensations dans son cerveau, voir les imaginer. On est capable d’imaginer une image d’un avion, la voix d’un ami, le goût de la coriandre… pourquoi pourrait on pas imaginer le plaisir? Si on passe assez de temps à imaginer une plume qui caresse son flanc, on finit par la ressentir d’une certaine manière. Mais pourquoi une plume, et pas mille? On peut même aller jusque créer une jouissance dans le cerveau. Ces choses là, elles se pratiquent! Quand on arrive à avoir suffisamment d’imagination, ça se combine merveilleusement bien avec la vrai stimulation de son corps, par les caresses ou par les mouvements subtils des muscles du bassin ou d’autres muscles. Le cerveau est comme un ballon qu’on gonfle de fantasmes et d’excitation sexuelle. Puis, une fois gonflé, tendu, plein à craquer, une petite caresse vient éclater le tout dans une jouissance!

    Il y a encore une chose intéressante à faire. On peut apprendre à lier une partie du corps à une autre, par association. Par exemple, on peut caresser ses tétons, et voir si ça fait resurgir du plaisir ailleurs sur son corps. Ou on peut caresser ses lèvres en même temps que ses pieds, jusqu’à y trouver un lien.

    En faisant tout cela, on apprend que la jouissance peut prendre des formes infinies. Ça peut même s’extraire de la sexualité proprement dite. Le vent qui caresse son corps, qui provoque des frissons, des frissons qui chauffent le corps dans une bouffée de bonheur et de mélancolie jusque faire couler des larmes chaudes sur le visage… Certains diraient que cet exemple n’a rien à voir avec le plaisir orgasmique, et ça ne me dérange pas. Car ils ont pas compris qu’un orgasme n’est qu’un pic de plaisir, définition très vague. Et le plaisir n’est pas à être rangé dans des cases, non, il est à être suivi aveuglément dans les cavernes précipiteuse de son psyché.

    Toutes ces pratique sont, comme l’utilisation des drogues, dépendant du set et setting. Il vaut mieux être dans un endroit calme, être confortable, avoir des bons parfums si on aime ça, être dans un bon état d’esprit… certaines pratiques sont mieux tout seul, car elles exigent une certaine introspection, sans distraction externes. D’autres pratiques se font bien en couple, telles les caresses.

    Il y a des preuves anecdotique que certaines drogues peuvent aider dans la recherche de ces états d’extase. Je dis bien « aider », car les drogues ne font pas des miracles, mais peuvent être utiliser ponctuellement pour trouver des nouvelles pistes, des pistes à ensuite rechercher sobre. Le plaisir sexuel est basé sur le fantasme, l’excitation sexuel, et la sensibilité a la stimulation (entre autres). Certaines drogues desinhibent, rendent le fantasme plus accessible, font oublier les problèmes du quotidien et le stresse qui ont tendance à distraire, hausse la sensibilité de la peau. Ainsi un nombre de gens ont eu du succès avec de la marijuana (en petite quantité), qui pousse le cerveau vers la fantaisie, qui peut faire oublier le stresse de la journée, et qui peut aider pour la concentration sur des micro-sensations sur la peau. D’autres drogues sont plus ou moins efficaces. L’alcool desinhibe mais il a aussi un effet engourdissant. Le LSD fait des miracles pour moi, mais on ne peut pas prendre du LSD tout le temps non plus. Mais toutes ces choses doivent se faire quand on est complètement sobre aussi!

    Mes excuses si tout cela reste très vague. D’abord, je suis pas francophone de base, donc je n’utilise pas toujours les bon mots. Puis j’ai un prostate, donc j’ai découvert ce monde de cette manière la. Mais je suis un homme hétérosexuel, et j’ai vu avec certaines femmes la possibilité d’aller très loin avec les pratiques que je décris. Des femmes qui ont augmenté la sensibilité de leurs peau, qui ont fait des liens entre les parties du corps, qui ont appris à jouir avec d’autres parties de leurs corps, ou juste avec une stimulation cérébrale. Donc il n’y a aucune raison que des personnes quelque soit leurs genre et quelque soit leur corps n’aient pas la capacité d’atteindre ces plaisirs.

    Juste, il faut savoir que pour certaines personnes ça peut paraître plus ou moins évident. Certains mettront des mois, même des années à éveiller leurs peau et ouvrir leur cerveau de cette manière. Il ne faut pas désespéré, on a une vie entière à découvrir son plaisir, et la beauté est à retrouver dans le voyage, pas seulement dans la destination…

    Voici des idées de caresses:

    —caresser le plus doucement que possible, en frôlant à peine la peau/les poils.

    —utiliser les ongles ou pas

    —essayer avec des parties différentes de la main et des doigts

    —utiliser des pinceaux (il faut choisir des bons, sans être trop creepy, chez un fournisseur d’art), des plumes (d’autruche et autres), des foulards en soie, des brosses, etc.

    —utiliser ta langue.

    —chercher les zones les plus sensibles sur tout le corps. Les miens sont: les pieds, les jambes, les genoux, l’intérieur des cuisses, les fesses, le bas de dos, les flancs, les tétons, la nuque, le cou, les aisselles, les lèvres, les bras, le cuir chevelu, les paumes, et l’arrière des mains, surtout l’arrière des mains. Mais aussi tout ce que je n’ai pas mentionné, car au bout d’un moment, tout fait du bien.

    —penser au fait que quand tu caresse avec une partie de ton corps, il y a aussi la sensation de caresser à prendre en compte. C’est à dire, si tu caresse ton bras avec tes doigts, tu reçois des signaux de ton bras et de tes doigts.

    —jouer avec la vitesse, et chercher surtout dans la lenteur!

    —fermer les yeux

    —caresser avec ton cerveau, d’abord en te caressant à un endroit, puis en imaginant à quoi ça ressemble. Le cerveau peut être très fort. J’aime bien fermer mes yeux et me faire caresser par des milliers de plumes (entre autres) de la tête au pieds.

    #42180
    Andraneros
    Modérateur/modératrice

    Bonjour @divine_oblivion et bienvenue sur notre forum.
    J’ai vu que tu étais inscrit chez nous depuis 2 ans. Tu as pris le temps de réfléchir, mais ça valait le coup ; ton premier message est magnifique et très riche. Je te remercie de l’avoir écrit. Le français n’est pas ta langue maternelle mais tu l’écris aussi bien (sinon mieux) que nous autres francophones de naissance. Tu mérites toutes nos félicitations sur ce point.

    Je n’ai pas le temps maintenant de commenter ton précieux message mais je reviendrai dès que possible après l’avoir soigneusement lu. Merci encore de l’avoir publié et à bientôt.

    #42181
    divine_oblivion
    Participant

    Bonjour, @andraneros Merci pour la reponse! Tu me fais penser que j’ai oublié de me présenter! Je le ferais aussitôt…

    #42187
    Caktil
    Participant

    Bonjour @divine_oblivion,

    Quel message !
    Je me retrouve dans bien des points, mais je ne les avais pas conceptualiser aussi bien que toi.

    Je trouve qu’il y a une note d’espoir pour les personnes n’ayant plus de prostate dans ce que tu écris. C’est une situation qui ne me concerne pas, mais j’y ai pensé quelque fois depuis que j’ai découvert les orgasmes prostatiques. Je me suis dit que ce serait vraiment dommage de devoir subir une prostatectomie maintenant que j’en tire autant de plaisir.

    Je trouve qu’il y a aussi une analogie avec les personnes ayant été victime d’un AVC. Mon épouse en a eu 3 il y a 15 ans et a dû réapprendre à parler. Moi-même, j’en ai été victime il y a 7 ans. Ce n’était pas très grave, juste une certaine gêne dans l’élocution. Au bout de quelques mois, j’ai retrouvé 99% de mes capacités. Pour réapprendre à parler, ou a bouger certains muscles, le cerveau doit trouver un autre moyen ou un autre chemin pour contourner la zone mal en point, ou peut-être consacrer d’autres neurones à une tâche qui était dévolue à une certaine zone du cerveau touchée par l’AVC.

    En faisant tout cela, on apprend que la jouissance peut prendre des formes infinies. Ça peut même s’extraire de la sexualité proprement dite. Le vent qui caresse son corps, qui provoque des frissons, des frissons qui chauffent le corps dans une bouffée de bonheur et de mélancolie jusque faire couler des larmes chaudes sur le visage… Certains diraient que cet exemple n’a rien à voir avec le plaisir orgasmique, et ça ne me dérange pas.

    Je suis bien d’accord avec toi. Les promenades dans la nature me font parfois cet effet là.

    Ainsi un nombre de gens ont eu du succès avec de la marijuana (en petite quantité), qui pousse le cerveau vers la fantaisie, qui peut faire oublier le stresse de la journée, et qui peut aider pour la concentration sur des micro-sensations sur la peau.

    C’est mon cas. Sur les plus de 250 séances que j’ai à mon actif, seules 4 ont été faite sans l’aide de la weed et ont été des échecs… Bon, il faut dire que c’était à mes débuts et que peut-être l’échec était dû à autre chose.
    Je vais devoir bientôt me passer de l’aide magique du THC, on verra bien si j’arrive maintenant à avoir des séance couronnées de succès sans vaporiser un peu de weed.
    Je n’ai jamais essayé avec du LSD car j’ai arrêté ce genre de psychédélique il y a maintenant 25 ans.

    On est capable d’imaginer une image d’un avion, la voix d’un ami, le goût de la coriandre… pourquoi pourrait on pas imaginer le plaisir?

    Une fois de plus, je suis d’accord avec toi. J’ai souvent beaucoup de succès et j’arrive à déclencher, ou augmenter, le plaisir que je ressens dan la zone prostatique en imaginant des caresses sur les tétons en début de séance.

    Bienvenue sur ce forum @divine_oblivion !

    #42189
    Andraneros
    Modérateur/modératrice

    Comment avoir accès à ce monde de plaisir si on ne possède pas de prostate?

    C’est une question qui nous conduit à replacer notre pratique du massage prostatique avec l’aide d’un petit objet en plastique blanc dans l’héritage d’une tradition orientale millénaire. Tout d’abord le wiki aneros précise bien que ce masseur peut n’être qu’une béquille qui nous aide à avancer vers la découverte de l’orgasme prostatique « Tantric training wheels ». :

    MMO has its roots in ancient Eastern practices like tantra and tao (see Aneros History). The Aneros, though originally conceived to help men manage prostate health, turns out to be very effective in accelerating the process of learning this skill.

    Traduction :
    L’orgasme multiple masculin a ses racine dans des disciplines orientales anciennes comme le tantra et le tao (voir l’histoire d’Aneros). L’Anros, bien qu’initialement conçu pour aider les hommes à maintenir leur prostate en bonne santé, s’est révélé être très efficace pour accélérer l’apprentissage de ce savoir-faire.
    Fin de traduction

    Ce point est confirmé par les témoignages de nombreux pratiquants qui parviennent à vivre plus ou moins les mêmes orgasmes sans avoir besoin d’utiliser leur masseur. Certaines méthode de développement orgasmique sont même conçues pour conduire à cette forme d’orgasme sans utiliser aucun masseur, comme KSMO que tu cites ou Mindgasm.

    Cette aptitude à vivre, sans aucune stimulation matérielle, des « orgasmes » sans éjaculation ne dépend pas d’un masseur mais correspond à un potentiel disponible dans notre organisme. Je découvre ce potentiel peu à peu et mon expérience me fait penser qu’en effet on devrait pouvoir atteindre les mêmes états sans prostate. La limite de mon hypothèse est que disposant encore de ma prostate, je ne peux rien certifier en ce qui me concerne.

    Mais, après avoir constaté ma transformation, ma femme s’est engagée à son tour dans une démarche de même nature, développer sa capacité à jouir à volonté pour partager mes « transes orgasmiques », et est parvenue elle aussi à vivre des orgasmes sans stimulation « externes », façon A-less. Son expérience est très personnelle dans la mesure où elle n’a pas suivi une « méthode » particulière. Mais elle illustre que ce que tu dis est tout à fait possible.

    la plus grande partie, vient de sa tête.

    Je suis définitivement convaincu que la prostate n’est pas nécessaire et qu’une approche sous forme de méditation peut ouvrir la porte du paradis orgasmique.

    Ton message est un excellent rappel d’une règle que nous répétons régulièrement, Il n’y a pas de « jouet miraculeux » ni de « méthode miraculeuse » pour accéder à l’orgasme prostatique et à ses équivalents énergétiques. Il y a au mieux des facilitateurs. Il faut avoir un bon état d’esprit et accepter de renoncer à un réflexe instinctif au profit de la découverte de nouvelles sources de plaisir. Cela demande tout naturellement un certain effort mais il en vaut la peine.

    Merci pour ce message et bon cheminement @divine_oblivion.

    #42220
    divine_oblivion
    Participant

    @caktil

    Je trouve qu’il y a une note d’espoir pour les personnes n’ayant plus de prostate dans ce que tu écris. C’est une situation qui ne me concerne pas, mais j’y ai pensé quelque fois depuis que j’ai découvert les orgasmes prostatiques. Je me suis dit que ce serait vraiment dommage de devoir subir une prostatectomie maintenant que j’en tire autant de plaisir.

    Je crois que si on a pu apprendre a jouir de nos prostates, on pourra facilement apprendre a jouir autrement! Ceci dit, je crains une prostatectomie un jour. Mais bon, si ça arrive, j’aurait jouit pleinement de mon prostate avant!

    Je trouve qu’il y a aussi une analogie avec les personnes ayant été victime d’un AVC. Mon épouse en a eu 3 il y a 15 ans et a dû réapprendre à parler. Moi-même, j’en ai été victime il y a 7 ans. Ce n’était pas très grave, juste une certaine gêne dans l’élocution. Au bout de quelques mois, j’ai retrouvé 99% de mes capacités. Pour réapprendre à parler, ou a bouger certains muscles, le cerveau doit trouver un autre moyen ou un autre chemin pour contourner la zone mal en point, ou peut-être consacrer d’autres neurones à une tâche qui était dévolue à une certaine zone du cerveau touchée par l’AVC.

    Une bonne analogie! Mais je suis désolé pour vous deux, ça a pas du etre facile :/

    Les promenades dans la nature me font parfois cet effet là.

    Oui, la nature m’incite des émotions et des sensations profondes!

    #42221
    divine_oblivion
    Participant

    @andraneros

    Cette aptitude à vivre, sans aucune stimulation matérielle, des « orgasmes » sans éjaculation ne dépend pas d’un masseur mais correspond à un potentiel disponible dans notre organisme. Je découvre ce potentiel peu à peu et mon expérience me fait penser qu’en effet on devrait pouvoir atteindre les mêmes états sans prostate. La limite de mon hypothèse est que disposant encore de ma prostate, je ne peux rien certifier en ce qui me concerne.

    Exacte. Mais sans prostate l’apprentissage reste plus vague. Je sais que ce n’est pas facile pour tout le monde d’apprendre a jouir avec son prostate, mais le fait qu’on a un prostate, qu’il y a un jouet, un methode, des ressources gratuites sur internet, tout cela rends ces orgasmes plus accessible que a travers d’autres methodes orgasmique. Le KSMO c’est hors prix pour quelqu’un qui veut simplement essayer. Le tantrisme, c’est pas pour tout le monde vu que c’est lié avec du mysticisme (peut-etre pas le bon mot), des chakras, etc. Le mindgasm… j’avoue l’avoir pas essayé car je n’en ai pas besoin. Mais de toute façon, etant rewired, je ne peux pas tester d’autres methodes!

    Mais, après avoir constaté ma transformation, ma femme s’est engagée à son tour dans une démarche de même nature, développer sa capacité à jouir à volonté pour partager mes « transes orgasmiques », et est parvenue elle aussi à vivre des orgasmes sans stimulation « externes », façon A-less. Son expérience est très personnelle dans la mesure où elle n’a pas suivi une « méthode » particulière. Mais elle illustre que ce que tu dis est tout à fait possible.

    Joie! J’aimerais entendre d’autre témoignages de personnes sans prostate qui apprennent a jouir autrement. Ma femme a toujours (depuis son enfance) pu jouir juste en serrant ses muscles du bassin. Ensemble on augmente ses jouissances (de resserrement, clito, vagin, etc) avec des caresses ou autre stimulation sur son corps. Avec le temps, l’association d’extreme plaisir avec les caresses a fait qu’elle jouit aussi des caresses toutes seules. Mais elle n’explore que rarement sans moi, car elle n’en sens pas le besoin.

    Il n’y a pas de « jouet miraculeux » ni de « méthode miraculeuse » pour accéder à l’orgasme prostatique et à ses équivalents énergétiques. Il y a au mieux des facilitateurs. Il faut avoir un bon état d’esprit et accepter de renoncer à un réflexe instinctif au profit de la découverte de nouvelles sources de plaisir. Cela demande tout naturellement un certain effort mais il en vaut la peine.

    Oui oui et oui. Je suis totalement d’accord.

    #42455
    Plug3347
    Participant

    Bonjour, @divine_oblivion. Pour répondre sur ce sujet “orgasmes prostatiques….sans prostate” je ne peux qu’apporter ici mon témoignage. Et à lire les commentaires sur ce sujet ils me laissent dans un certain “flou sexuel”. Pour tout vous dire, je vais sur mes 80 ans aujourd’hui, suite à un cancer de la prostate j’ai été opéré par la technique du robot en 2011. Technique qui permet de ne pas trop “abîmer” les nerfs érectiles, ce qui me permet de maintenir une “certaine” érection lors de mes masturbations du pénis, jusqu’à avoir un orgasme mais avec éjaculation d’urine et du plaisir qui se diffuse dans mes cuisses. Donc à défaut de rien avoir j’apprécie ces moments moi qui suit adepte depuis toujours de la masturbation même étant en couple. Il paraît que la masturbation éviterait d’avoir le cancer de la prostate, j’en doute?. Pour en revenir à notre sujet je suis d’abord bien incapable d’exprimer quoi que ce soit sur l’orgasme prostatique car de toute ma vie sexuelle je n’ai jamais explorer ma zone anale alors que j’aurais bien voulu le faire sur ma compagne hélas toujours réticente et oh combien je le regrette maintenant! Pourtant inconsciemment cela m’attirait et puis j’ai sauté le pas il y a quelques mois sans doute pour aller plus loin dans mon désir de me faire du bien. Après mes premiers essais avec “doigté” je suis passé à l’utilisation de plugs vibrants ou pas. Mes pénétrations anales sont sublimes; j’adore et je ne peux plus m’en passer, ce n’est pas “orgasmique” mais une source de douceur dans le plaisir que j’en retire. Pour moi le sexe anal est devenu un complément très agréable dans ma vie sexuelle de maintenant. Donc l’orgasme prostatique….sans prostate est toujours pour moi une énigme! Existe t’il seulement? Merci de vos réponses….

    #42511
    Andraneros
    Modérateur/modératrice

    Vous vous demandez :

    Donc l’orgasme prostatique….sans prostate est toujours pour moi une énigme! Existe t’il seulement?

    Si nous nous en tenons aux mots la réponse doit être NON. En étudiant les éléments de l’expérience orgasmique dont les messages de ce forum témoignent nous pouvons cependant remarquer :
    • Que nous sommes assez nombreux à découvrir que nous pouvons vivre, sans utiliser de masseurs, des orgasmes qui procurent plus ou moins les mêmes sensations que les orgasmes que nous obtenons avec un masseur,
    • Que les orgasmes que vivons avec ou sans masseur ont de nombreux points communs avec d’autres expériences orgasmiques vécues dans des contextes différents (modernes ou traditionnels, occidentaux ou orientaux), en suivant des pratiques différentes (massages, hypnose, méditation, respirations, postures), basées sur des références différentes.

    En d’autres termes il paraît possible de vivre des expériences orgasmiques diverses à partir de stimulations diverses. Plus j’avance dans mon cheminement, plus je pense que ce que nous appelons « orgasme prostatique » désigne une expérience qui finalement ne dépend d’aucun autre organe que notre cerveau. Dans cet esprit la stimulation prostatique ne serait qu’une des voies d’accès à une expérience qu’on peut vivre à l’aide d’autres formes de stimulation, y compris la stimulation purement mentale.

    En conclusion je réponds OUI à votre interrogation @PLug3347 sans nier l’importance de la prostate pour le cheminement de découverte.

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