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Le Pony Play, un art fetish méconnu (Partie 2)

Aussi étonnant soit-il, le Pony Play existe depuis des siècles. Dès l’antiquité, le philosophe grec Aristote aimait se faire monter comme s’il était un cheval et dans certains milieu le Pony Play est même appelé « la perversion Aristotélicienne ».

L’image d’un homme en train d’être monté à la manière d’un cheval par une femme sur son dos est même trouvée bien avant Aristote dans l’art Indien, Bouddhiste et dans la littérature Arabe.

Cette perversion Aristotélicienne réapparait plus tard, dans l’histoire médiévale populaire, sous le nom d’un texte appelé le « Lai d’Aristote »  par Henri d’Andeli, un poète du XIIIe siècle.

Plus proche de nous, les fans de Frédéric Nietzsche seront également heureux d’apprendre qu’il était un grand fan du Pony Play. Par exemple, cette photographie (1882) de Jules Bonnet où l’on voit le philosophe avec Paul Ree tenant une charrette, tandis que Louise Von Salomé brandi un fouet en tenant les rênes qui sont attachées autour des coudes des deux hommes.

Cette image est parfois choisie comme une référence à du jeu de Pony Play, mais il est cependant plus probable qu’elle ne soit qu’une métaphore de la compétition entre Nietzsche et Ree pour séduire Salomé. Autre référence, lorsque Nietzsche a écrit « Ainsi parlait Zarathoustra », un des personnages dit « Quand vous allez voir les femmes, n’oubliez pas le fouet! ».

Du milieu à la fin du 19e siècle, des scènes de Pony Play, ou au moins d’un jeu de rôle équidé plutôt suggestif, pouvaient être vu dans des spectacles burlesque et dans de la danse exotique. Un exemple notable vient de la production de Broadway « L’enchère du diable» en 1867 où Eliza Blasina porte un costume de cheval complet avec une tête de cheval et une queue.

Dans les années 1940, le sexe est devenu beaucoup plus subversif dans la société. Cette oppression finalement assez sévère a apporté toutes sortes de fétichismes et de replis, et la ré-émergence du Pony Play dans la génération 1940-50 n’a pas fait exception. A ce moment, il y avait un afflux important (illégal bien entendu) de photographies sur le thème du Pony Play.

Ce exemple à peine plus vieux (dans les années 1930) vient de l’atelier de Jacques Biederer à Paris et montre un jeu improvisé de Pony Play à l’aide d’une élingue.

Plus récemment, dans son livre datant des années 2000, « Désirs déviants », Katharine Gates a fait référence au fait que le Pony Play ait été représenté dans l’art Assyrien datant de 2000 avant JC.

Gates a fait remarquer que dans le 19ème siècle le Pony Play existait aussi comme un amusement érotique pour les classes supérieures dans les colonies britanniques.

Enfin, dans son livre de 2010, « Pony training: Five case studies on pony play, ownership and kinky submission », le Dr Garth Mundinger-Klow note que Pony Play était un fantasme finalement classique et immortalisé dans des dessins de John Willie (1902 à 1962) et par exemple utilisé dans la trilogie « Sleeping Beauty » d’Anne Rice (1941).

Illustration de deux Ponygirls par John Willie (1948 Bizarre Magazine)

La troisième partie de l’article abordera l’influence du Pony Play dans la mode et le design. A très bientôt.

Adam: Merci à Melissa Tofton pour le texte original de cet article sur le Pony Play. Le premier article sur le Pony Play est ici.

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