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Le sexe féminin, découverte de ma lesbianité

NXPL - Ma lesbianité

Mon amante

Elle me propose de boire un café d’abord, elle me dit qu’elle veut m’écouter, m’entendre, me découvrir. Que faire l’amour à un corps ne l’intéresse pas. Elle s’intéresse à qui je suis… Ah… les femmes ! Je lui réponds qu’on s’est déjà parlé pendant des heures par téléphone, moi j’ai envie de la baiser ! Si elle veut bien…

Elle sourit, elle a elle-même très envie. Et puis elle sait qu’on parlera après. Je suis une tigresse, mais après quelques orgasmes je suis un chaton ronronnant. Elle me dit en riant qu’au fond de moi, je suis peut-être un homme…

Elle est enthousiaste et consentante. Je la laisse me déshabiller. Et c’est la première fois que je vois cet émois à mon égard dans les yeux d’une femme, qu’elle a si beaux… Je retire son haut, elle ne porte pas de soutien-gorge. Ses seins sont à la portée de ma main. Elle veut bien que je les touche. C’est ma première fois, je suis si émue. Elle a la peau si douce. Et elle a les 2 tétons percés! Elle aime qu’on joue avec. J’aime jouer avec. Je lui fais ce que j’aime : les pincer, les faire rouler sous mes doigts, les lécher, les titiller du bout de ma langue, les serrer entre mes lèvres, les aspirer. Elle aime, moi aussi. Je suis bouleversée! J’aime les femmes! J’aime ce corps! J’aime cette femme! 

J’ai toujours aimé regarder le corps des femmes. Sur les images érotiques, je m’attarde sur les corps féminins d’avantage que sur les corps masculins. Dans les films les scènes d’amour lesbien m’excitent au plus haut point. Mais je pensais trouver un écart entre le fantasme et la sensation réelle d’aimer le corps d’une femme.

Je termine de la déshabiller. Je découvre sa peau, sa couleur, sa texture. J’aime découvrir sa douceur, mais aussi ses imperfections, les traces sur sa peau sont une histoire. Elle a une petite excroissance de peau près du sexe, des hématomes sur un sein. Elle m’avait raconté ses jeux BDSM. J’aime sentir l’odeur de sa peau, de ses cheveux.

Ma lesbianité

Je caresse, je presse mon corps, je pose mon poids sur elle, elle ajuste sa posture. Elle rit. Elle me dit que les femmes hétéro mettent toujours leurs cuisses autours du bassin de leur partenaire. Alors je resserre mes cuisses et la laisse ouvrir les siennes autours de ma taille. Je ne me suis jamais tenue ainsi sur personne. Nos pubis se touchent. Nos corps s’épousent. Tout me semble nouveau et en même temps naturel.

Je caresse son sexe. Elle sait que je découvre. Mais pour moi chaque corps est une découverte, au-delà de son genre, un téton est un téton, une bouche est une bouche, un sexe est un sexe. Tourné vers le dedans ou non, peu importe, il est à chaque fois un ensemble de chair, de peaux et de muqueuses à explorer, pour en rechercher les sensibilités aux plaisir.

J’embrasse son sexe, je le sens réagir, il rosit, il se gonfle. Mais le jeu est plus complexe. Je ne serais peut-être pas aussi douée avec elle qu’avec mes autres partenaires, des hommes. Ils faut que j’apprenne. Même s’ils sont différents les uns des autres, à quelques variations près le plaisir du penis masculin est simple. Ici je redécouvre. Je m’inspire des expériences de plaisir prostatique avec mes amants, j’ai déjà pénétré des hommes, et j’en ai toujours tiré une émotion dense.

On dit que le désir et le plaisir féminins sont plus complexes. Mais je suis joueuse et j’aime explorer. Je vais explorer son corps, prendre mon temps, voir ce qui la fait vibrer, écouter sa respiration, observer son visage, entendre sa voix. Il faut que je sois douce, je sais que parfois je suis un peu trop rapide, je ne veux pas être brutale. Je suis respectueuse de son corps, elle est bienveillante et patiente.

Je prends du lubrifiant pour humecter mes doigts, je la pénètre avec un doigt, puis deux. Elle réagit. Allongée sur le dos, je suis au-dessus d’elle, entre ses cuisses, elle ferme les yeux, se cambre un peu, elle gémit. Elle est si belle ainsi. J’aime sentir son plaisir sous mes doigts. Je savoure cet instant inédit pour moi.

Elle m’incite à aller plus fort, l’instant d’après elle me dit doucement. Elle me guide, plus loin, plus haut, vers l’avant. J’adore. Puis elle ne dit plus rien, incapable et renversée en arrière. Elle pousse des petits gémissements , elle retient sa voix dans sa gorge. 

On dirait moi!

Elle me réclame finalement plus de force, elle est comme moi, elle aime le fort. Je m’agite dans son corps. Finalement je sors mon jouet en verre. Elle le trouve beau. Je lui dit que surtout il est bon. Je la pénètre avec, je l’explore, elle jouit, plusieurs fois, je crois.

J’ai mal au bras! Je comprends mes amants!

Alors elle me dit qu’elle va s’occuper de moi. Elle a lu mes articles, celui ou je parle de mes orgasmes. Elle est intimidée, elle a peur de ne pas savoir s’y prendre aussi bien que mes autres amants. Je ne lui dit pas, mais je m’inquiète aussi. Je lui fais confiance, et j’ai raison. Je prends le temps de lui expliquer, comment moi je visualise mon clitoris, comment ses doigts en crochets peuvent le presser sur mon os pubien. Elle a même à son sac un porte clé représentant un clitoris. On essaie de visualiser. 

Mon corps ne reagit pas tout à fait comme le sien, mais elle trouve comment me donner du plaisir. J’aime tellement m’abandonner au plaisir… Je jouis fort, plusieurs fois… et je suis heureuse.

J’ai à nouveau envie de lui donner du plaisir. Une fois elle, une fois moi, nous appelerons cela plus tard le ping pong…

Elle a un gode ceinture à me faire essayer. Je l’enfile. La ceinture. Je me contemple de mon point de vue et dans le reflet de ses yeux. Elle me voit si fière qu’elle me prend en photo. C’est étrange comme me voir affublée d’un sexe pénétrant, même en silicone me réjouit. J’aime les contrastes féminins/masculins et voir mon corps doté d’un penis sous ma taille fine et mes tétons arrogants, cela me donne un plaisir tout à fait incongru. 

J’enduis ce sexe synthétique de lubrifiant, ce qui me donne l’impression de me branler. Je ris très excitée. Puis je l’invite à se tenir à quatre patte, une de mes positions préférée, quand je suis à sa place…

Je la pénètre doucement, elle aime. J’avance et recule mon bassin, je cherche le bon angle, les bons appuis, le mouvement qui me permettra le plus d’agilité, de puissance et d’endurance. Je pense à mon mari. Je suis un peu à sa place, je comprends comme il gère. Ce ne sont pas les mêmes muscles que j’emploie là. Mais le mouvement vient naturellement. Et je suis encouragée par ses gémissements.

Je prend goût, je prend plaisir. Je ne ressens rien au niveau de mon sexe, si ce n’est l’appuis legerement douloureux du jouet sur mon pubis, mais je sens mes cuisses, mon bassin, et à chaque coup de rein porté son plaisir résonne dans mon corps. Je vais plus fort, plus vite. Je m’acharne et me surprend. Elle aime et est surprise aussi. Je la baise.

Plus tard je serai assez déroutée de voir comme en me mettant dans une position masculine, je reproduis des schémas sexuels très dominant et patriarcaux. Comme si pénétrer son corps au moyen de mes mouvements de bassin ne pouvait se faire que sous une forme aggressive, presque guerrière. Je lui disais des «tu en veux encore», «vas y prend ça…». Un peu sous le ton ironique de l’incongruité, mais ce n’est pas que ça.

Je découvre comme mes représentations des rapports pénétrant/pénétré sont emprunt de violence.

Avec elle je le joue. Avec ma silhouette de brindille, le contraste est assez drôle de mimer le bonhomme infect de machisme. Elle en joue aussi et nous en riant.

Suis-je lesbienne ?

Mais il s’opère quelque chose en moi. Je change.

J’aime pénétrer. Avec un objet ou mes mains. Maintenant je veux développer ce plaisir là. Avec mes hommes pénétrables et cette femme. 

Et bien-sûr je veux continuer à jouir de leurs doigts et leurs objets. 

Mais je ne veux plus de pénis dans mon sexe. Je n’y consens qu’avec mon mari. C’est important, c’est notre principal langage sexuel ensemble. Et aussi lui laisser l’exclusivité de la pénétration penienne, satisfait mes restes de pensée exclusive patriarcale.

Si je ne veux plus de penis dans mon corps et que les femmes me plaisent? Suis je lesbienne?

Et si toutes cette soif d’explorations sexuelles avaient pour objectif de me révéler à moi même mon orientation sexuelle? Et si je m’étais goinfrée d’éclairs au chocolats pour comprendre que je préfère les tartes au citron?

Un amant me dit de ne pas trop y penser (le malin!). Avec un autre, je n’ose lui en parler ce qui finit de nous séparer…

Je ne suis pas écoeurée des hommes, mais j’ai besoin d’explorer ma lesbianité ou du moins ma bi/pansexualité! Si ça se trouve je suis un caméléon sexuel: je rencontre une lesbienne, je deviens lesbienne…

Je suis peut-être simplement amoureuse de cette femme. Et je vais vivre ça.

Et si je suis lesbienne, et bien je vais trouver comment le vivre aussi. J’aime bien l’idée d’être gaie…

Finalement mon amant malin a raison, je ne vais pas trop y penser, je vais le vivre. Car en amour comme en sexe, dans les relations aux autres comme à soi même, le plus important c’est d’être présent, d’être soi même, et c’est de vivre…

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