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Ma rencontre avec le Womanizer

Il est des rencontres qui font du bien au corps et à l’âme: lorsque les interlocuteurs sont d’une part une jeune femme et de l’autre un sex toy, vous êtes en droit de vous demander si la rédactrice de ce billet a bien toute sa tête…

Venons-en aux faits: j’adore les sex toys que je collectionne avec grand plaisir depuis une dizaine d’années. En me baladant sur le net j’ai découvert que de nombreux blogs dont celui-ci adoraient le womanizer.

De partout les avis fusaient et le décrivaient comme “the” révolution. Ce sex toy ,sosie incontestable d’un thermomètre gigantesque, serait capable de faire orgasmer plus vite que son ombre. Ce jouet kitschissime pourrait-il me réconcilier avec ce petit bout de moi “transformé”, mon cher clitoris?

Bah oui là vous vous demandez ce que je peux bien raconter. Comme 53000 fillettes en France et 2,2 millions dans le monde mon corps a été blessé. Mon clitoris externe n’existe plus mais subsiste une toute petite bille très bas sous la peau et invisible à l’œil nu. Sexuellement cela peut décontenancer mes partenaires et diminue sensiblement mes plaisirs sensuels externes. Le clitoris comportant des ramifications internes je jouis quand même de cette manière par toutes sortes de caresses telles que cunnilingus, doigts, vibromasseurs clitoridiens. Le mona de Lelo est parfait pour cette zone chez moi, je le trouve moins “anesthésiant” à la longue que le fairy mini, jusque là c’était mon vibromasseur clitoridien préféré et indétrônable.

Le womanizer est décrit partout comme étant capable d’être utilisé longtemps sans craindre une insensibilité de la zone clitoridienne comme ses concurrents. Ce point m’intriguait d’autant plus que depuis un mois je ne me caresse plus aussi souvent mais que mes séances sont franchement longues approchant souvent l’heure. Il me fallait aussi savoir si ma petite perle cachée serait “aspirée” comme le clitoris des testeuses “normales”.

Le womanizer est cher mais vendu avec deux embouts. Ni une ni deux j’appelle une copine fan de jouets pour lui proposer de lui revendre le womanizer en ne lui laissant que l’embout neuf si je ne réagis pas aux vibrations du produit. Elle accepte et je lance la commande. La boutique Espace plaisir sera longue à me livrer mais aura la gentillesse de m’offrir quelques cadeaux en dédommagement.

Ma bestiole sailormoonesque arrive, elle est bleue. Sa pochette rose se ferme et est plutôt bien pensée: d’un côté le jouet, de l’autre l’embout de rechange et la prise. Je branche mon appareil et attend patiemment son chargement. Le petit bouton arrête de clignoter plus tard (j’avoue ne pas avoir compté le temps de rechargement) et je me lance. Il faudrait un système de verrouillage de la mise en marche car mon mari a du l’éteindre un soir alors que personne ne l’avait mis en marche, sûrement un livre tombé dessus.

Premier essai pas concluant du tout , ma peau est aspirée légèrement, je ne sens rien même aux vibrations maximum obtenues en appuyant sur le gros bouton.

…Déception: mettre 159 euros pour un jouet qui ne marche pas me renvoie à ma mutilation qui en ce moment me travaille beaucoup, me complexe presque aussi. Je pense avec empathie aux femmes dont les seins ont été retirés et je me rappelle avoir rencontré un David exceptionnel qui a une bourse artificielle suite à un cancer. Ses mots enthousiastes face à sa chirurgie réparatrice me donnent à cet instant presque envie de passer sur le billard moi aussi pour recréer mon petit bouton de plaisir…

Par chance je suis la testeuse la plus têtue et la plus acharnée qui existe! Du coup je me caresse pour bien localiser ma petite perle. Elle roule sous mes doigts, me fait gémir, me donne envie de jouir fort. Le womanizer est replacé sur mon sexe et là des vagues délicieuses m’envahissent. Le plaisir n’est pas furieux et instantané comme avec le fairy mais il est présent. Mon corps ondule en rythme, je gémis, murmure que d’ordinaire je ne fais pas quand je me masturbe. Je suis plutôt très expressive quand je jouis, au point de me casser la voix avant un cours de chant (pardon Miss So). Depuis janvier je teste par touches le Slow Sex et je retrouve ce plaisir de vibrer au sens propre comme au figuré. Le womanizer est le déclencheur d’un corps merveilleux qui sait comment me faire jouir. Je ne suis plus passive mais active de mon plaisir et ça change tout! Mon clitoris vit pleinement, m’offre des sensations douces et intenses en même temps.

Je couple ce jouet avec mon tiger de fun factory puis rapidement avec le njoy pur placé en anal. Les vagues s’accélèrent, je jouis fort et je termine la séance par un mona qui arrive sur une zone non anesthésiée et très innervée. Les orgasmes qui vont suivre vont être démentiels: très longs et puissants. Je pense que si j’avais été un homme me masturbant dans une douche j’aurais giclé sur la vitre un jet épais et abondant!

Second essai ce matin. Je me masturbe avec le magnolia d’Idée du désir dont j’aime la légèreté. Je mouille rapidement et mes va-et-vients produisent des “floc-floc” qui ont le don de m’exciter énormément. Je sors le womanizer et trouve d’instinct la zone idéale. Des larmes coulent de suite sur mes joues, les orgasmes d’une douceur extrêmes mais divins me submergent. Je gémis encore et encore sans pouvoir réagir. Je dois éteindre la womanizer tellement ces sensations me saisissent: je jouis et j’orgasme non stop dans une sorte d’ondulation divine déconcertante. Je reprends mon magnolia puis mon tiger avec le mona et je rajoute un petit plug. Le womanizer est réinstallé et là je pars. Je me sens légère, libre, ailleurs. Une jouissance qui booste mais ne ressemble pas à la violente “petite mort” habituelle. Une caresse de plaisir, une décharge d’endorphines, un shoot d’amour comme un seul homme sait m’offrir. Je me plais à penser aux cunnilungus d’un autre homme qui les fait merveilleusement bien, j’aperçois presque sa tête entre mes jambes. Le womanizer me fait jouir ainsi, d’une force phénoménale. On peut le comparer à une langue, une bouche savoureuse. J’en oublie presque que c’est un jouet électronique.

Au début de cet article je vous disais qu’il y a des rencontres qui changent une vie: ce jouet a réussi à me faire découvrir de nouveaux orgasmes d’une intensité sublime. Il a surtout réparé ce corps qui me gênait en lui redonnant sa place: celle d’un sexe merveilleux plein de saveurs et de plaisirs. Un sexe esthétiquement unique en son genre mais subtil et plein de ressources. Une merveille qu’enfin j’adore. Il m’aura fallu 40 ans quand même…. Belle journée 🙂

Note d’Adam: Le texte vient d’une lectrice du blog qui souhaite rester anonyme et qui m’a gentillement envoyé ce texte. Merci 🙂

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