NouveauxPlaisirs.fr

Témoignage : Ma première expérience de femme soumise

Ma toute première expérience de femme soumise. Je me doute bien qu’elle a été soft, et adaptée à mon inexpérience dans ce domaine, mais tout ceci m’a porté, et la décharge d’adrénaline vécue a été intense… Un rendez-vous sous le signe de la luxure, du stupre, du porno chic comme on dit.

Trois semaines à entrer psychologiquement dans cette rencontre dédiée au plaisir, le mien, le sien. Je me demande parfois ce que ça lui a fait à lui, je me dis que je me suis juste concentrée sur mes émotions à moi.. Et les siennes? Il avait l’avantage lui.. Maître du jeu, plus celui de la vue.

Une rencontre dont je n’ai pas les images, à aucun moment.. J’ai l’avant, l’après, pas le pendant… Une grande première pour moi. Une aventure qui débute bien avant la « vraie » rencontre. Des échanges de mails de plus en plus torrides, des histoires partagées, des gages à remplir, un scénario qui se met en place.. Je me laisse guider, je me laisse porter.
Et l’envie monte…


Jour J. J’ai préparé mes affaires la veille, je suis dans un état pas possible, je n’arrive pas à travailler. En plus c’est la canicule, je n’en peux plus, le désir me tord le ventre. Je ne pense qu’à ça depuis ce matin, tout verrouiller, pour que pendant ces quelques heures, personne n’aie à m’appeler, pour que je sois toute à lui. Je prends ma voiture. Direction la capitale, un bel hôtel. Je me gare.. J’arrive à l’accueil, on me donne la clé, je suis le scénario qu’il a imaginé pour moi.

Je monte et je découvre une jolie chambre, avec une superbe baignoire.. La climatisation est en marche, je prends un choc thermique pas possible, il fait presque froid. Il y a du champagne rosé, et sur le lit, la fameuse enveloppe avec les consignes annoncées. Je vois aussi divers jouets, du vibro au plug anal, en passant par une sorte de martinet et une badine.

Ma température monte d’un cran. Elle monte d’un autre cran quand je prends connaissance des consignes. La tenue, je gère : bas, jarretelles, talons, haut en satin… j’ai. Ecrire au rouge à lèvres sur le miroir de la chambre, ce que je voudrais qu’il me fasse…ok, je gère.. J’écris « pousse moi aussi loin que je puisse aller… »

Insérer le plug.. Bon, même si je sais ce que c’est, je n’en ai jamais porté.
Le safe word est « rouge »…


Je vais prendre une douche. Je parfume et satine ma peau avec de l’huile sèche. J’enfile mes bas, j’accroche mon porte-jarretelles, le satin de ma nuisette glisse sur ma peau. Pas de string, pas de soutien gorge… Je maquille mes yeux, pour la confiance dira-t-il. Je me perche sur de hauts talons, et, pour la première fois de ma vie, j’insère ce plug à l’intérieur de mon anus. C’est très agréable, j’en sens bien le poids.

Comme demandé, j’attache un de mes poignets avec le ruban de satin. Je galère un peu pour maintenir la porte entre-ouverte, mais finalement, j’y arrive à peu près. J’envoie un SMS, pour signifier que je suis prête, et là.. mon cœur commence à battre plus vite…

Je ne sais pas combien de temps j’ai attendu à genoux sur le fauteuil devant la fenêtre, les mains dans le dos, le masque posé sur mes yeux, sursautant au moindre bruit. Cinq minutes ? Dix minutes ? Je ne saurais le dire… L’attente, le poids du plug, l’angoisse que quelqu’un d’autre entre dans cette chambre, l’angoisse qu’IL arrive dans la chambre, tout ceci m’affole… J’essaye d’imaginer, l’image qu’il va avoir de moi, quand il va arriver dans cette chambre, et qu’il va me découvrir, en lingerie, masquée, offerte…

Soudain, j’entends la porte qui s’ouvre. Cette fois, j’en suis certaine, il arrive. Ses chaussures claquent sur le parquet de la chambre. Il s’avance à pas mesurés, et lit ce que j’ai écrit sur le miroir du mur. Le son de sa voix me fait frissonner. Il décachète le bouchon de la bouteille de champagne. Le bruit du bouchon me fait sursauter. Ce bruit là, est synonyme pour moi de lâcher-prise. C’est à ce moment précis, alors qu’il ne m’a pas encore touchée, que je m’abandonne…

Et comme promis, au moment où il pose sa main sur mon épaule, mon coeur s’arrête. Il attache mon autre poignet avec le ruban de satin, et remplit une coupe de champagne pour moi. Il vient me faire boire, le champagne est délicieux, il me détend, et m’apaise immédiatement.

Je ne sais pas, je ne sais plus dans quel ordre il l’a fait, mais il a fait fondre des glaçons sur ma peau, je sens mes tétons qui se dressent immédiatement, j’imagine la nuisette violine qui s’assombrit au contact de l’eau glacée. Ses mains sont douces, son torse sur lequel je m’appuie est ferme..

Il joue avec le plug, il le fait bouger, j’en gémirais presque…

Plusieurs jours avant la rencontre, j’avais du lire un texte érotique sur son répondeur, me caresser, et jouir… Il sort son téléphone et je m’entends jouir… Le son de ma propre voix, au bord de l’extase, me pousse dans mes retranchements.. Ça et le poids du plug, sa forme, sa chaleur, sa PRÉSENCE, font que je suis trempée, à tel point, que je crains que ça ne commence à couler le long de mes cuisses. J’en suis un peu gênée, je tente de le cacher du mieux que je peux.

Il décide de me fouetter les fesses… Ça ne fait pas mal du tout, c’est vif, j’attends chaque coup qui me fait frémir de plaisir. J’essaie de deviner où va tomber le prochain.

Puis, il me fait mettre à genoux au bord du lit, j’ai les poignets toujours attachés dans le dos, et du coup avec les talons, je m’y effondre lamentablement… Pas grave.

Il prend une espèce de badine plate, du moins je le suppose.. Ce qui est certain, c’est qu’il est venu équipé ! Il commence à me frapper, je dois compter les coups.. Jusqu’à dix.. J’ai envie qu’il continue, et plus fort, mais je n’ose pas le lui dire..

Il détache mes mains, c’est la galère avec les noeuds, j’ai presque envie de lui dire que j’ai une paire de ciseaux pas loin, mais je me retiens juste à temps, je ne dois rien dire, rien proposer, chacun dans son rôle…

Ensuite, c’est l’escalade, une succession d’images heurtées et de sensations… Sa queue dans ma gorge, sa main qui me fouille et qui me fait jaillir, le gode au creux de mon intimité, la magic wand qui me fait décoller et hurler à tel point qu’il enfouit ma tête sous un oreiller, une levrette sèche et profonde, sa jouissance à lui sur mes seins…

La classe de cet homme est infinie… Je sens qu’il ne faut pas que j’ôte le masque, qu’il veut que nous continuions ainsi jusqu’au bout. Je le laisse nettoyer son sperme sur mes seins, il me demande si je veux encore du champagne, il glisse une coupe dans ma main, et va prendre une douche..

Je sirote le champagne glacé en écoutant les bruits de l’eau qui coule. Il va partir, il m’explique que j’ai tout mon temps pour profiter de la chambre, qu’il m’a laissé un petit cadeau, il effleure mes lèvres d’un baiser léger, et il part…

Je reste là, avec ma coupe de champagne, à savourer ce moment…
J’ôte le masque, le lit est ruiné, il m’a laissé ce petit plug tout mignon.

Je me décide pour un bain, chaud et apaisant en montant le son de la radio.
Puis, je me change pour une tenue plus… conventionnelle, je range mes affaires, j’efface mon inscription au rouge à lèvres (quand même !), et je pars..

Dehors, la nuit est tombée, mais c’est toujours la canicule. Légèrement ivre à cause du champagne, je décide de ne pas reprendre le volant tout de suite, et je m’accorde une part de pizza sur un des bancs du boulevard Richard Lenoir..

Puis, je rentre chez moi, portée par l’adrénaline. Quand j’arrive, j’envoie un sms pour remercier (je sais être classe aussi), je me glisse dans mes draps frais, et je me refais tout le film…
Cette rencontre là, la pulsion qui m’a poussée vers cet homme, la rencontre torride et complètement obscène qui a suivi, reste un de mes souvenirs les plus luxurieux et érotiques…

Exit mobile version