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Témoignage : Un deux trois… une première expérience du trio HHF

C’est une belle histoire. Ce sont trois belles histoires. Une histoire d’amour avec mon amant. Une histoire d’amitié qu’il vit avec celui qu’il appelle son frère. Une histoire de rencontre enfin, entre cet ami et moi.

C’est aussi une histoire triste. C’est celle d’une rupture. Après plusieurs mois d’amour physique passionné avec mon amant, ce dernier s’installe chez sa nouvelle compagne. Il rend son appartement et alors notre écrin d’amour se referme et je me sens frustrée. Pour le provoquer je lui dis que nous n’avons qu’à nous voir chez son meilleur ami, et que nous l’inviterons à se joindre à nous. Il me répond en souriant « et pourquoi pas ! ».

Je suis tellement folle du corps de mon amant que j’aurais accepté n’importe quoi. Puis finalement le désir de jouer à trois s’installe. La curiosité, celle d’un nouveau corps, celle d’un nouveau mode d’accordage. Moi qui me connais très prompte à établir la connexion avec un nouveau corps, je vais éprouver ma capacité à être à l’écoute de deux hommes à la fois. Je suis joueuse ; le challenge m’excite.

Nous échangeons des messages. Moi seule avec l’ami, et aussi en créant un groupe de discussion virtuelle à trois. Moi et mon amant, moi et l’ami, nous trois, le triolisme commence là.

Je leur envoie des messages excitants. Je demande à mon amant de raconter à son ami ce que j’aime. Je fais deviner à ces messieurs mes fantasmes pour cette soirée qui s’organise. Quand j’aime leurs réponses je leur envoie des photos de moi, nue.

Je prends déjà beaucoup de plaisir à orchestrer cet espace de désir commun. Le jeu est exquis.

Je perçois leur complicité. Elle est touchante, attendrissante. Je les sens dévoués l’un à l’autre. Ils sont frères de cœur. Je vais me glisser entre eux et électriser la relation.

La soirée approche, je suis prête. J’arrive pile à l’heure. L’ami m’ouvre la porte et demande si je veux me rafraichir avec un verre de vin frais, je vais plutôt prendre une douche.

Je revêts l’ensemble de lingerie qu’ils avaient adoré en photo. Mais je suis intimidée. Rencontrer l’ami sans pouvoir me rendre tout à fait disponible pour lui est délicat. Je sens mon amant très serein et prêt à jouer dès qu’il me voit. Son frère est en revanche intimidé. Il ose à peine me regarder alors que je m’offre à lui. L’écart des énergies est inconfortable.

Je trouve beau le visage de l’ami. Son regard est tendre, je le sens entier, sans calcul, généreux. Et je suis intuitive. Son corps est enveloppé. Mon amant m’avait dit qu’il en a des complexes. Moi, son corps me plait, je dirais massif. Et j’aime tellement me sentir petite et étouffée que je sens que je vais adorer me trouver sous ce corps, ou mieux entre leurs deux corps.

Alors pour divertir le malaise, je parle, je raconte l’histoire, j’aime raconter. Je raconte l’histoire de notre rencontre avec mon amant, nos premières fois. Comme mon cœur s’est emballé, comme il a mis fin à nos rendez-vous quand il s’est mis en couple. Comme j’ai été malheureuse, en manque. Comme je l’ai tenté, séduit à nouveau. Mon amant tempère, me complète, parfois me corrige. L’ami me dit aussi que son frère lui avait raconté, il n’ose pas dire ce qu’il en avait pensé. Mais je sais qu’il lui avait dit « profite ». Et aussi qu’il pensait ne pas être capable de sexe sans amour. Et pourtant il est là. Il n’ose pas me toucher alors que j’ai posé mes jambes sur lui. Mes jambes que je frotte l’une contre l’autre, je sais que mon amant n’y résiste pas.  

Je présente mes excuses auprès de mon amant. J’ai l’impression de m’être servi de lui, pour mon plaisir. De lui avoir fait risquer sa relation avec son amie. Comme ce soir, à nouveau. Je lui dis que cela sera la dernière. Je crois maintenant en la transparence, en l’honnêteté. Je ne veux plus l’en détourner. Il comprend, il accepte. Je le sens un peu troublé. Mais il joue le personnage fier et droit et je respecte sa posture.

L’ami se lève pour aller reprendre quelque chose à boire. Alors je n’y tiens plus et m’approche de mon amant. Je le trouve si beau. J’ai envie de son corps. Il glisse une main sous ma culotte. Il constate comme je suis prête. Il glisse ses doigts dans mon corps. Comme il sait si bien faire. En quelque secondes je halète, je pousse de petits gémissements. Je sens le regard de l’ami dans mon dos quand mon amant, du bout de ses doigts m’offre mon premier orgasme. Je me suis couchée sur le canapé, soumise à ses mains, au délice et dans l’attente de la suite.

Je souris à mon amant, qui rit en regardant son frère. Je demande à ce dernier s’il veut essayer. Mon amant est expert de mon corps, il dit que je suis très réactive et que j’aime vraiment beaucoup de choses, et c’est rare. Il en explique certaines à son frère. Comme il place ses doigts en crochet, qu’il presse ma chair contre le dur de mes os. Comment aller chercher plus profondément encore d’un geste d’écartement et de resserrement des doigts. Je l’écoute fascinée. Quand il me fait cela, le plaisir me fait tellement lâcher prise que je suis incapable de savoir ce qu’il fait dans mon corps. Mais j’aime le plaisir intense et violent.

L’ami, s’essaye au jeu, il m’essaye. C’est incongru, c’est ludique, c’est charmant. Il ne fait pas comme son frère, il me découvre, mais il essaye avec cœur et curiosité. Quand il parvient à quelque chose je lui exprime et l’encourage. Je le sens prendre confiance en lui et nos regards se croisent avec mon amant.

Je demande à l’ami, ce dont il a envie à présent. Il ne sait pas. Je lui dis de me déshabiller complètement. Je sais que ma nudité l’aidera, je serai plus naturelle. Je sens qu’il en a besoin.

Je lui dis de me regarder. J’ôte son tee-shirt. Je rencontre sa peau. J’aime découvrir une nouvelle peau, sa texture, sa chaleur, sa réactivité. Je lui dis de s’allonger sur moi, je veux sentir son poids. Je veux qu’il ose la confiance, se lâcher, nous sentir.

Je sens son désir prendre le dessus. Mais je sens son canapé inconfortable. Alors je lui dis de nous emmener dans sa chambre. Mon amant nous suit, et sa présence me rassure. Je sais qu’il est là, bienveillant. J’apprendrai plus tard sa surprise à prendre plaisir à nous regarder.

J’allonge l’ami sur son lit et j’explore son corps. Là où il vibre, là où nous résonnons. Ses tétons sont très sensibles, j’aime cela chez un homme. Et sans surprise il aime mes caresses au niveau de ses bourses. Alors je les soigne, de mes doigts de mes lèvres et de ma langue. J’exerce tout mon talent et prend plaisir à le voir au délice. Ses yeux se révulsent. Son érection est forte. Son sexe que je découvre est encore différent de ceux que je connais. La diversité des corps m’émeut toujours. Le sien n’est pas très long, mais son cylindre est ceint d’une boursoufflure en son milieu qui présage de belles satisfactions. Et il bande très fort. Quand ma découverte de son sexe le tient au bord de jouir, j’appelle mon amant.

Là est tout le génie du jeu avec deux hommes. Solliciter le second permet au premier de reprendre ses esprits.

L’amant est disponible, prêt à intervenir. Gourmand, je lui ai manqué. Il plaque son corps contre le miens et me pétris tout le corps de son désir. Il glisse à nouveau ses doigts en moi et le plaisir violent m’est offert.

Après je ne sais plus, tout se mélange, nos corps comme nos désirs. Mais je souviens qu’à chaque instant je me soucie de l’autre. Je me souviens de mon amant me pénétrer derrière moi, pendant que j’embrasse le sexe de son ami. Je me souviens de l’ami relevant mes jambes pendant que j’embrasse la bouche de mon amant. Je me souviens chevaucher l’ami en m’accrochant rythmiquement au sexe de mon amant. Mais mon meilleur souvenir sera de jouir des doigts et du sexe de mon amant, allongée ventre à ventre contre le corps de son frère. Ce dernier me serrait de plus en plus fort dans ses bras à ma demande. Comme il était bon de me sentir étouffer lors que mes orgasmes m’ordonnaient de reprendre de l’air…

Après un moment aussi délicieux, j’abandonne mon corps à la somnolence, la jouissance consommée me laisse flasque, relâchée, poupée de chiffon aux joues rosies et aux cheveux décoiffés. Je sais que je suis belle ainsi. Mon amant ne peut s’empêcher de caresser mon dos du bout de ses doigts. Chacun s’adonne à ce qui le ressource, le rassemble.

Je me laisse m’engourdir dans la relaxation. Mon amant me prodigue des caresses spontanées, presque automatiques, nos corps sont si complices. L’ami se frotte le visage. Il semble ne pas y croire.

De longues minutes exquises se dérobent ainsi. Les caresses plus appuyées de mon amant me réveillent vite, me redonne vite soif, de l’appétit. Mon amant rit de me savoir si prompte à jouer encore, à jouir encore et encore. Il enfouit son visage dans mon sexe, je déborde à nouveau de plaisir, et mon eau sur ses mains le rend extatique. Il est fier l’animal. Il le peut. J’ai tant de plaisir qu’égoïstement je lui demande d’arrêter. Mon corps a envie d’enregistrer cette énergie, la faire circuler. Je veux en jouir seule quelques instants. Il comprend, il me connait, il m’accepte.

Alors il se lève. Il a faim, il part chercher dans la cuisine les sushis que nous avions commandés. J’en dispose quelques-uns sur mon corps et les invite à les manger sur moi. Ce n’est pas aussi bon que dans mes fantasmes. Ils n’aiment pas vraiment. Et ils sont pressés d’arriver au dessert.

Je lui demande à l’ami ce qu’il aimerait. Ce qu’il a préféré. Il me répond qu’il a aimé quand j’étais sur lui. Alors je me frotte à lui à nouveau, je le chevauche pendant que mon amant débarrasse la table en nous observant. Il lui donnera un préservatif, pile au bon moment, manifestant son écoute. L’ami lui dira « merci frérot », et mon cœur fondra.

Je me sens bien ainsi sur son corps. Je me surprends à adorer cette position, en me penchant vers l’arrière, le renflement de son sexe en plus de solliciter avec délice la base de mon vagin presse contre les tissus de mon anus, la sensation est délicieuse. Je jouis à nouveau. D’un orgasme différent encore. Je m’émerveille de l’adaptabilité des corps, de la richesse des possibles. Mon amant me dira combien il m’a trouvé belle à ce moment-là.

J’observe l’ami, les variations sur son visage. Son regard qui me lâche puis se reconnecte. Je le sens envouté, comme surpris aussi. Je le sens qui s’abandonne et quand je sens son râle venir, je l’incite à laisser exprimer son plaisir par sa voix.  Il grogne, les yeux presque révulsés. Et je me sens la femme la plus puissante au monde.

Je me love contre son flanc et d’un câlin tendre je le remercie pour son invitation. Mon amant rit, mutin.

Nous cherchons nos sous-vêtements, nous rions de ne plus savoir. L’humeur est à la camaraderie. Sans cette dernière nous ne serions pas réunis. J’aime ses changements d’humeurs. Les différentes facettes de la complicité qui nous unit.

Nous parlons aussi. Mon amant me parle de sa compagne, il nous compare. Cela ne me dérange pas, cela m’intéresse. Je le comprends mieux. Il me raconte un de ses rêves où j’apparais comme celle qui l’aiderait à traverser une forêt. Parfois mon visage se modifiait en celui de son Ex, dont le prénom ressemble au mien. Je lui ai parfois dit, que dans ses moments de sauvagerie, je voyais quelque chose de la haine dans son regard, qui ne m’était pas adressé. Il convient avec moi ce soir que je l’ai peut-être aidé à traverser le deuil et la haine envers cette ex-compagne. De l’autre côté de la forêt, dans son rêve il retrouvait son amoureuse actuelle. Celle qu’il trompe dans mes bras, tout en me disant combien il l’aime.

C’est un homme torturé, complexe. Notre relation est forte. Notre connexion est profonde. Je pense que le destin n’a pas croisé nos chemins sans raison. Je suis réceptive aux énergies. Lui aussi. Je prends mes décisions souvent par instinct. Comme celle de le quitter chez son ami. Son ami aura aussi mon odeur sur la peau, au moment de le consoler.

Mais je vais lui donner tout mon amour encore une fois. Je m’allonge sur son corps et l’embrasse tendrement. Je plonge son regard en lui comme il plonge son corps dans le mien. Et notre tendresse n’a d’égal que notre passion. Quand je lui dis « encore et encore » c’est à la fois pour notre plaisir présent, mais c’est aussi pour arrêter le temps et qu’ainsi nous ne nous quittions pas.

Son ami, son frère, reste silencieux contemplant l’amour dont nous sommes capables. Il le comprendra. Il sera là pour lui, je le sais.

Pendant une heure après cela, toujours sous le regard de notre hôte, mon amant me couvre de ses caresses. Je m’éloigne de lui sur le canapé pour à nouveau me serrer contre lui. Il s’appuie sur moi, me porte au-dessus de lui. Nos corps s’épousent une dernière fois. La dernière partie s’achève sans compter les points. Il me dit de partir, mais il me retient. Je lui dis qu’il faut que je m’en aille, mais mes lèvres étouffent mes mots dans un baiser.

Finalement mon corps s’arrache à ses bras. Je rassemble mes affaires, mon corps et mes émotions et les quitte tous les deux. L’ami ne sait comment me dire au revoir. Je l’embrasse sur ses lèvres en riant, évidemment. Et c’est le regard amusé de mon amant que je garderai comme dernier souvenir de cette incroyable soirée, de cette incroyable histoire. Aussi déroutante qu’évidente, notre histoire, comme la vie, est aussi surprenante que parfois un et un font trois.

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