#11064
HyménéeHyménée
Participant

Bonsoir,

Pour ma part, il me semble avoir fait la grande boucle : il y a un horizon après l’orgasme prostatique, et vous le connaissez déjà.

Pour tout vous dire, je sors tout juste de quelques semaines de conflit intérieur assez intense : l’orgasme prostatique nuisait à l’éclosion d’un plaisir plus grand, absolument immense et finalement très simple. Quelque chose qu’on peut trouver ici et maintenant en toute circonstance :

Vous avez déjà connu ce bien-être : cette sensation d’être pleinement en vie, quand vous êtes en vacances par exemple, sans pression, totalement relaché, sans souci dans la tête, plein d’amour dans le coeur, contemplatif, entouré de vibrations positives, totalement régénéré, bourré d’énergie, ne pensant à rien.

Et puis, le cerveau se réactive, les soucis réapparaissent, une douleur au dos se réveille, une obligation vous agrippe, la peur de passer à côté de quelque chose, le devoir agir … et tout cela vous extirpe de ce bonheur profond finalement trop fugace, et maintenant oublié.

Au-delà de l’orgasme prostatique, il y a ce plaisir profond qu’on peut vivre durablement. Un peu comme l’orgasme prostatique stabilise le plaisir intense de l’orgasme éprouvé par l’éjaculation sur la durée d’une session, il est un état d’être de paix profonde qu’on peut stabiliser … mais qui au début rentre en conflit avec l’orgasme prostatique qui l’a généré.

C’est là où se situe le problème : il faut réussir à négocier intérieurement, pour faire de la place à ce nouveau plaisir, sans vexer l’orgasme prostatique qui l’a généré 😀 Car, ce plaisir prostatique m’encombrait. Je souhaitai m’en dégager, appelé par l’au-delà du plaisir prostatique.

C’est finalement la répétition de ce que j’ai vécu à l’époque des premiers orgasmes sans éjaculation : s’appuyer sur l’orgasme éjaculatoire, tenter de se défaire de l’éjaculation pour vivre le pic de plaisir autrement, durablement.

Un retournement sur soi-même, en quelque sorte.

J’ai longtemps cherché à stabiliser l’orgasme prostatique hors de mes séances. Qu’il soit là, tout le temps, sans avoir besoin de stimulateur.

Je cherchai là où il ne fallait pas (mais ça fait parti du chemin) : il est un plaisir plus vaste, qui émerge du prostatique, et qui peut être vécu en se passant du prostatique (tout comme le multi-orgasme se passe de l’éjaculation)

Comment vous dire ? C’est un peu comme si c’était une plongée dans les profondeurs du plaisir intense : l’expédition a commencé à l’adolescence, par une bonne éjaculation généreuse doublée d’un plaisir intense et fugace.

L’exploration corporelle s’est poursuivie (en ce qui me concerne) par l’anal, le prostatique, pour se stabiliser dans le plaisir multi-orgasmique sans éjaculation.

Une fois cette base acquise, l’exploration s’est poursuivie par le coccyx, en remontant tout le corps.

Et maintenant, la prise de conscience des fondations du multi-orgasme : l’acceptation et le tutoiement de mon anima

https://fr.wikipedia.org/wiki/Anima

Je ne vois pas meilleure façon aujourd’hui de transmettre ce vécu 🙂

Cela donne une palette de couleurs assez riche pour faire l’amour à soi-même ou au corps de l’autre