#22649
AndranerosAndraneros
Modérateur

C’est plus long @eveil de répondre à un message qui reprend cinq mois de pratique intense du massage prostatique qu’à ceux qui couvrent une période beaucoup plus brève. Avant de continuer je tiens à vous remercier de la richesse de votre message qui aborde notre pratique avec des références qui donnent plus souvent lieu à question qu’à description dans notre forum. C’est passionnant.

J’ai l’impression @eveil que vous aviez fait une approche (initiation ou formation) du kundalinî yoga avant de commencer la pratique du massage prostatique. Vous faites référence aux notions et aux techniques présentes dans cette discipline implicitement au début de votre témoignage et de plus en plus explicitement par la suite. Si je ne me trompe pas, cette expérience vous conduit à analyser les sensations procurées par votre masseur autrement que nos autres amis débutants. Cette approche particulière rend vos questions très intéressantes mais les réponses et les comparaisons entre votre expérience et celle des autres plus difficiles.

J’ai pris conscience que je faisais l’amour à mon corps avec ce masseur…
le plaisir se décuplait quand je restais dans le présent. C’est à dire quand je ne me projette pas dans un orgasme futur ou essaye de retrouver une forte sensation passée

Sur ces deux points votre témoignage vous met au cœur de la bonne pratique du massage de la prostate. Les magnifiques progrès dont vous témoignez sont la récompense méritée de votre attention.

Tout dépend où je vais « regarder » et si je respire « bien »…
Quand je « regarde » je localise là où je suis, là le plaisir est intensifié c’est comme si je zoomais sur la partie regardé,

Vous illustrez deux points importants abordés dans le traité d’Aneros et complétés par de nombreux témoignages dans notre forum :
– 1) la concentration ou la focalisation de votre pensée sur la zone stimulée par le masseur. C’est un des apprentissages que doivent faire la majorité des débutants mais qui semble avoir été naturel chez vous.
– 2) le contrôle de votre respiration pour amplifier les effets du massage.

A ce stade, je peux discerner deux choses, les plaisirs tournoyants créés par l’aneros quand je regarde une partie de mon corps qui sont très localisé et le pétillement énergétique quant à lui plus généralisé qui démarre des jambes et progresse peu à peu vers le haut du corps grâce à la respiration abdominale.

Cette expérience du « pétillement énergétique » vous met dans une dynamique un peu différente de celle de la majorité de nos membres et plus spirituelle aussi. Je n’ai commencé à faire cette analyse que tardivement dans mon propre cheminement.

Dans cette zone, au jour d’aujourd’hui c’est bien là que je ressens la plus forte intensité de plaisir tournoyant. La sensation est presque aigüe. Et ce qui est formidable, c’est la jonction, lien que cela va créer avec les précédentes parties réveillées que j’ai regardé précédemment. A ce stade, je ressens un plaisir tournoyant sur mon périnée, prostate, ventre (hara) en même temps. Je ne peux dire que cela est toujours constant mais depuis quelques séances je ressens que cela s’équilibre et se coordonne de mieux en mieux. Le plaisir de mon bas ventre se répercute a l’ensemble des parties regardées. Toujours avec cette sensation de cercle, de chevauchement. C’est très agréable. Je ressens l’énergie littéralement me recharger. Aussi je n’ai pas de forte érection. Une demie si je puis dire.
Mais je n’ai pas encore d’orgasme pour autant. Je reste comblé après chaque séance et continue à cheminer.

La description de votre ressenti dans cet extrait illustre comment vous vivez vos sessions de façon très différente de la majorité de nos membres. Ils nous parlent plutôt de la perception des stimulations du masseur et de la sensation de plaisir qui les irradie dans tout le ventre. Pour les plus avancés dans leur cheminement, cette sensation de plaisir s’intensifie, s’étend jusqu’à échapper à tout contrôle et à déclencher une jouissance extrême avec de très fortes sensations orgasmiques localisées dans le pénis ou non.

L’absence d’érection est tout à fait normale. Je pense que vous avez déjà commencé à vivre des orgasmes prostatiques mais que, malgré votre approche plus spirituelle, vous les attendiez avec des effets identiques à vos orgasmes « normaux » avec éjaculation. Il vous faut apprendre à jouir sans effet explosif, sans « climax », à vivre vos nouveaux orgasmes dans la durée, dans l’amplification de la jouissance sans final libératoire.

Il me semble que consciemment ou non vous soyez capable de faire circuler votre énergie orgasmique dans votre corps, même si vous ressentez ces blocages au niveau des chakras supérieurs. De ce fait votre orgasme est logiquement déconnecté de votre pénis et vous apporte une satisfaction plus complète. Votre dernière expérience ressemble beaucoup à la mienne quand je me couche avec mon masseur inséré :

en me laissant aller dans les bras de morphe, j’ai commençais a ressentir une petite boule de chaleur dans mon bas ventre qui se matérialisait entre mon nombril et mon pubis. J’ai été très surpris, je me suis dit très rapidement, fais rien !!! Observe et apprécie!!!! Arrête de penser !!! lol C’était énorme quand j’y repense.. Cette petite boule à commencer à grandir et à prendre de la hauteur, elle se diffuser sur l’ensemble de mon bas ventre je dirais du pubis au plexus et irradiait toute cette zone de par sa chaleur si agréable. C’était extraordinaire à vivre!

Il n’y a pas érection, il n’y a pas éjaculation, mais, à mon avis, c’est bien une forme d’orgasme prostatique, voire plus si on ajoute ce passage que je cite à nouveau :

Je ressens l’énergie littéralement me recharger.

Je reprends votre parenthèse sur la respiration :

pour la respiration abdominale, au début j’inspirais par le nez, bloquais et expirais par la bouche doucement. Depuis peu, je ressens plus de monter énergétique en inversent cela, j’inspire par la bouche plus rapidement, remplissant mon abdomen, bloque quelques secondes et expire doucement par le nez.

Vous avez raison de varier les expériences et de conserver ce qui vous convient. Mais j’ai lu qu’il était mieux de ne pas bloquer la respiration pour garder une circulation continue et fluide de l’air pour faciliter l’approfondissement de votre relâchement musculaire. Avez-vous essayé ? Expirer par la bouche permet aussi de vocaliser naturellement, sans effort supplémentaire, ce qui peut avoir un effet libérateur et amplificateur sur l’expression de votre jouissance. Au regard de mon manque de compétence dans ce domaine, les commentaires de nos amis qui ont une expérience en yoga ou autres discipline proche seront particulièrement appréciés.

Il y a sans doute beaucoup plus à dire pour répondre à toutes vos interrogations @eveil mais mon message est déjà très long. Je l’arrête maintenant pour mieux le reprendre plus tard. Bon cheminement @eveil.