#23201
bzobzo
Participant

allons bon, cela s’est nettement mieux passé aujourd’hui, je suis rassuré.

Une analyse à posteriori, (une analelyse à postérieur rit…)
me permet de retracer assez précisément l’historique de ce qui s’est passé pour que j’en arrive là hier à terminer ma séance comme au fond d’un puits asséché loin du bain de jouvence orgiaque auquel je m’étais habitué avec ma prostate chérie
et n’ayant pas éprouvé le moindre misérable petit orgasme durant toute la séance.

Pour quelqu’un comme moi qui était habitué à pratiquer tous les jours depuis des mois,
une semaine d’arrêt a eu comme effet que j’ai perdu quelque peu mes repères, mes sensations
ce qui a eu pour résultat immédiat car j’étais habitué désormais depuis belle lurette à des résultats rapides et puissants dès le premier effleurement de la prostate, que je me suis affolé, le doute s’est installé à la vitesse grand V, enfin pour parachever le travail de sape, j’ai remis en question le bagage technique que j’ai acquis et affiné au cours des mois, du coup j’ai balbutié ma séance en perdant rapidement toute confiance en ce que je faisais, bref un gros blocage.

Malgré ces centaines d’orgasmes prostatiques éprouvés au fil des jours, certains durant de longues minutes, malgré ces tombereaux de gémissements et de râles de plaisir, tout ce qu’on bâtit lentement peu à peu qui peut paraître acquis et solide, n’est en fait qu’un château de cartes, une construction mentale reliée à nos sens, mécanique délicate et fortement volatile qu’un grain de sable peut suffire à enrayer.

Mais j’en suis sorti plus fort aujourd’hui.
Je savais que cela allait être dur au début mais je m’étais préparé mentalement à résister à l’envie de faire n’importe quoi et à m’affoler à nouveau.
Sensations ou pas, plaisir ou pas, orgasme ou pas, j’étais décidé à faire comme si de rien n’était et à continuer à appliquer ma technique habituelle au stade j’en étais arrivé, c’est-à-dire positions sur les coudes ou plus ou moins assis avec leurs innombrables variantes, toujours en mouvement, yeux ouverts, yeux fermés, etc.
Le premier quart d’heure a été très pénible, je devais résister au découragement qui m’entraînait dans son courant comme un fétu de paille, mes sensations étaient complètement plombées, parasitées, noyées dans le doute et l’appréhension
mais j’ai continué comme si de rien n’était, relativement tranquillement malgré l’absence de résultats, m’en tenant strictement à mes techniques qui ont fait leurs preuves.
Et cela a marché, peu à peu les sensations sont revenues et puis le premier orgasme puis un deuxième, quelques contractions involontaires aussi.

Bon je ne suis pas encore à 100% mais je sens déjà qu’il y a plus de chevaux sous le capot qu’avant cette épreuve, j’ai gagné en concentration, je ne me laisse plus me déconcentrer par les fluctuations des sensations et du plaisir
qui sont toujours inévitables. J’ai gagné en calme, je suis plus capable désormais de maintenir le cap avec ma barque même dans une simple bourrasque passagère, c’est de bon augure pour la suite.

Tout ce qui ne me tue pas, me rend plus fort comme a écrit Nietzsche.

allez bonsoir