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JieffeJieffe
Participant

Bonjour Fidélio,

Je suis complètement d’accord avec toi, mais il faut être conscient que nous tirons ces conclusions de notre cheminement. Tu le dis toi même:

j’ai eu au début vraiment peur de mon propre plaisir parce que je mélangeais le genre, le sexe, le physiologique, le mental. J’avais des blocages sociétaux

Tu as du passer par cette expérience pour écrire ce que tu écris aujourd’hui, et cette expérience t’a révélé à toi même:

La découverte du plaisir anal et prostatique ne m’a pas fait évoluer dans ma personnalité, je reste la personne que j’ai toujours été.

J’ai l’impression qu’avant cette découverte, tu n’avais pas vraiment conscience de la personne que tu étais, je me trompe? C’est en tout cas ce que je peux comprendre de ce que tu écris.

Le vieux discours qui voudrait que les hommes soient actifs et les femmes passives me pèse

C’est pourtant vrai je pense pour 90% des couples aujourd’hui.

Je trouve sa descriptions du plaisir et de l’orgasme très concrète, et moins fantasmatique que celle de nous autres messieurs

Parce que ce n’est pas nouveau pour elles, c’est naturel et normal. Nous sommes en quelques sortes des pionniers, nous découvrons quelque chose de complètement nouveau. Nous avons besoin de l’exprimer, comme nous avons besoin de nous pincer pour être certain que nous ne rêvons pas.

Pas besoin de se retourner la cervelle avec des histoires de genre, de féminin/masculin

La aussi parce que c’est vraiment nouveau et que ça va à l’encontre de ce pour quoi nous avons été formatés. Il nous faut casser tellement de barrière pour en arriver là. Il t’a fallu du temps et de la réflexion certainement pour arriver à cette conclusion.

Je pense également qu’il faut arrêter avec ces clivages, si tu explores ta zone anale, que tu te fais sodomiser de temps en temps, c’est que tu es homo. Nous sommes pourvus d’un corps entier, autant s’en servir si on le désire. C’est comme posséder un sèche cheveux et ne pas s’en servir sous prétexte que c’est un accessoire destiné aux femmes (je n’ai pas trouvé un autre image, mais vous voyez ce que je veux dire). Que je sache, un anus de femme n’est pas bien différent de celui d’un homme.
Je gage et j’espère, vivement, que d’ici quelques (de nombreuses) années, toute ces barrières vont tomber, que ces étiquettes vont voler en éclats, et que les hommes qui sont les plus touchés, pourront s’adonner à tous les plaisirs qu’ils désirent sans être montré du doigt.
Oui la société est ainsi faîte, il nous faut enter dans des tiroirs, des catégories. Ça ne veut pas dire qu’il faut s’en satisfaire, bien au contraire, mais cela veut dire qu’il va nous falloir lutter contre des années de formatage, et de nombreux endoctrinés qui y croient dur comme fer.

Non, je ne pense pas qu’il y ait une opposition entre le plaisir féminin et le plaisir prostatique masculin, avec tout ce qu’il induit (sensibilité accrue du corps, zones érogènes étendues ailleurs qu’autour du penis…etc). Ce que nous disons tous, et c’est aussi pour cela que j’ai créé ce sujet dans lequel tu as trouvé le témoignage de Vanyfraiz, c’est que ces deux plaisirs se ressemblent étonnamment. C’est un peu ce que je cherche à savoir, concrètement, et peut-être le prouver.
En revanche, il y n’y a pas une réelle concordance entre le plaisir féminin et le plaisir classique pénien. Vanifraiz l’exprime clairement, une fois l’orgasme passé, elle aime continuer dans le plaisir, sans forcément d’orgasme. Ce n’est pas notre cas, une fois l’orgasme éjaculatoire passé, la messe est dite.

Je le répète Fidelio, je suis entièrement d’accord avec toi.