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Participant

J’avais l’intention d’en parler dans mon sujet sur la prostate et philosophie, mais ce que vous dites là m’oblige à insérer dans votre réflexion un élément supplémentaire : La jouissance.

La jouissance est définie comme un plaisir vécu pleinement, comme un plaisir arrivant à son paroxysme.
Du coup, si le plaisir est plein, qu’autrement dit il n’y a plus rien à remplir, on sort du domaine du plaisir.
S’ouvre là alors une béance, un gouffre, entre le plaisir arrivant à son paroxysme, mais encore vécu comme un plaisir, quelque chose de quantifiable, dont on peut dire qu’il est plein, ou vide, ou à moitié, ou pas tout fait, et la jouissance, qui échappe à toute forme de contrôle, de quantification, où l’on ne sait finalement ce que l’on va y rencontrer, ni véritablement ce qu’on y a rencontré.

Je me réfère là à une conférence que je n’ai pas fini d’écouter de François Jullien intitulée, « Du plaisir à la Jouissance ». C’est d’un haut niveau intellectuel, il faut s’accrocher, mais il y matière à alimenter notre réflexion. Au passage, Ce philosophe est spécialiste des cultures orientales, et en particulier chinoise. Son œuvre est considérable.

http://www.bnf.fr/fr/evenements_et_culture/anx_conferences_2017/a.c_171206_philosophie.html

Bon cheminement à vous deux @Jieffe et @andraneros