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Participant

Retour sur mon dernier post :

j’ai écrit :

je désire que mon sexe désire, sans vouloir le satisfaire.

En fait c’est plus subtil que ça. Le désir de désirer ne se concentre pas uniquement sur mon sexe. Ce n’est pas que de mon sexe qu’il s’agit, mais de mon corps tout entier. Je perçois de plus en plus mon corps tout entier comme désirant. Et sentir que ce corps, le mien, soit tendu de désir, c’est une sensation que je vis, au jour le jour, comme véritable source de plaisir.
Avant toute stimulation, avant toute vague de plaisir, ou d’orgasme, j’adore sentir mon corps dans cet état de désir permanent, dont « la vibration » est pour moi la meilleure image. Cela est pour moi vraiment nouveau. J’ai modifié la perception que j’avais de mon désir. Il était la manifestation d’une tension anormale et presque source de souffrance, car significatif d’un déséquilibre dans mon être. La masturbation était devenu un moyen de réduire le déséquilibre. Le déséquilibre était source de mal être, que je tentais de « soigner » par toutes sortes de pratiques : recherche de sensations fortes, consommation d’alcool ou de stupéfiants, flirt avec la limite de la légalité, masturbation compulsive, etc… sans jamais dépasser une limite raisonnable.
Aujourd’hui, sentir ce désir, le laisser grandir, le laisser circuler dans mon être, c’est vraiment « un truc de ouf », c’est jouissif. Et j’y insiste, bien avant toute forme d’orgasme.

Cette nouvelle donne, effectivement, fait de moi un homme nouveau.

Je n’ai pas encore pu apprécier toutes les conséquences d’un tel changement, mon corps est encore partiellement dans l’ancien mode de fonctionnement, mais toutes ces pratiques citées plus haut sont vécues avec un gout amer, et n’apportent plus la même satisfaction. C’est comme ça que je m’en suis rendu compte : par l’affaiblissement de la satisfaction recueillie dans ces pratiques, dans la mesure où elles font baisser la tension de mon corps désirant.
Ce n’était pas un objectif que je m’étais fixé. C’est une conséquence de la pratique du massage prostatique, que je constate, après coup, que j’expérimente presque malgré moi.

De plus, le massage prostatique, ou le massage pénien non éjaculatoire, ne vise pas l’apaisement, mais l’augmentation de cette sensation si particulière d’état vibratoire généralisé.

Bon cheminement à tous