#31358
bzobzo
Participant

une première séance ce soir,
j’ai l’intention encore d’en faire une autre,
vive l’overdose

mon moteur, mon cher moteur à produire de la volupté,
mélange d’ondes mâles et de vibrations de ma prostate dans mon bassin,
tambouille divine, vagues lascives qui s’emparent de moi, m’inondent, me submergent

dorénavant mêlant en toute liberté trois façons bien précises, bien identifiées,
aux sensations si délicieusement différentes de faire tourner mon moteur:

– évitant le contact manuel, juste avec les cuisses enlaçant, dansant avec mes parties génitales,
faisant corps avec elles, se frottant à elles, se pressant contre elles
les effleurant, les dorlotant, les rudoyant
mais surtout faisant corps avec elles,
ainsi c’est d’une finesse inouïe, une dentelle de sensations tellement vives, tellement raffinées,
sensations cristallines,
soie légère, mouvante, tutus de danseuses faisant leurs pointes dans toutes les directions en moi

en y allant aussi avec les doigts, surtout à la racine de ma verge,
caressant la zone du pubis immédiatement attenante
mais aussi pressant un peu n’importe comment, me roulant dans toutes les directions,
prenant toutes sortes de positions acrobatiques, enfonçant mes doigts à l’aveugle,
à la limite de la douleur parfois,
ainsi l’injection d’ondes mâles est nettement plus massive,
provoquant un certain déséquilibre certes
mais positive en définitive dans le cadre d’une alternance des approches
comme c’est la mienne désormais,
jus dense, plaisir en jus dense,
de la mélasse de plaisir coulant de mon bas-ventre pressé, frotté, par mes doigts,
se répandant,
en variant les attouchements des parties génitales, on varie les nuances à l’infini ici aussi

et puis la main dans mon pussy, mon anus-pussy, par derrière donc,
sans lubrifiant, ni crème désormais, c’est ainsi que je préfère,
les doigts semblent adhérer à l’intérieur,
plus difficile de les bouger, cela racle beaucoup, c’est rêche et cela frotte fort
mais les sensations sont tellement puissantes et en même temps tellement délicates,
mon petit sexe de femme que ma chair m’invente, me sort de son chapeau,
mes doigts dedans avec la contraction qui remonte,
c’est un brasier tellement mélodieux qui m’envahit, qui m’incendie de fond en comble,
je me tords de plaisir, je m’ouvre, je suis ouvert en deux comme un livre,
un livre consacré au plaisir

à un moment donné,
j’ai eu la sensation que le plaisir était une plante en moi,
une plante croissant dans ma chair,
les racines quelque part dans mes profondeurs,
je sentais les branches de tous les côtés en moi qui continuaient à pousser,
qui glissaient comme sur roulements à billes
avec leurs innombrables feuilles qui vibraient, qui frémissaient, de tous côtés,
qui semblaient chercher la lumière avidement,
je bougeais lentement pour sentir ce sublime grouillement en moi,
cela s’agrandissait de tous les côtés,
je sentais les racines s’enfoncer toujours plus profondément
et les branches continuer leur route comme de multiples cours d’eau végétale