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Participant


@bzo
, je ne comprends pas :

D’un côté tu n’es pas d’accord avec le fait que je considère le massage prostatique comme une étape vers quelque chose de plus global, de moins sexuel (et j’insiste sur le MOINS, et non le PAS) et de l’autre tu écris ceci :

« et enfin, si on pousse plus loin, encore plus loin, on peut expérimentare l’être dans son entièreté, la plénitude, à l’unité de l’être débarassé des limites de notre identité sexuelle, par dela les limites du moi pensant, vivant la réunification de notre pôle masculin et de ce pôle féminin que nous avons en nous, vivant l’instant en parfait androgynie, vivant les sensations sur la totalité de leur spectre »

Et dans un autre fil de discussion sur le tantrisme tu écris :

Il y a moyen de les faire jaillir (ces énergies) autrement que sexuellement, je le sens en moi

Moi je ne suis pas d’accord avec l’existence d’un pôle féminin et d’un pôle masculin, qui perpétue cette fausse dualité entre différentes façon de jouir. Tout cela est culturel et faussement naturel et fini par orienter mon cheminement dans une impasse. Pour moi il n’y a ni homme ni femme, il n’y a qu’être humain, et en tant qu’être humain, nous avons les mêmes possibilités d’accès à la jouissance, à la vie, bien que notre anatomie soit différente. Elle est différente exclusivement pour des raisons reproductrices, de besoin originel de survie de l’espèce. C’est nous, hommes, au sens masculin du terme qui avons créé culturellement cette dualité pour mieux asseoir notre domination, et notre soi-disant supériorité dans presque tous les domaines et en particulier le domaine sexuel. Mais la vision de la jouissance de la femme rend l’homme jaloux, alors il a tout fait pour la faire taire ou pour se rendre seul responsable de cette jouissance qui n’est ni plus ni moins la même que la sienne, c’est une question de pratique.

Pour toi il y a les deux sexes qui finissent par n’en former qu’un, pour moi, il n’y a qu’un sexe que l’homme s’efforce de couper en deux en s’appuyant sur des différences morphologiques.

De toute façon, il n’y a qu’un être humain. C’est à partir de lui que je parle, et il n’y a que lui qui me permet de ne pas orienter mon cheminement dans une impasse. C’est en ce sens que mon cheminement se dé-sexualise, car l’accès à l’infini nécessite le corps dans sa totalité et dans son unité. Toute dualité, toute partialisation du corps, toute classification conduit dans une impasse.

Bon cheminement @bzo