#33835
bzobzo
Participant

j’avais déjà évoqué un certain aspect longuement il y a quelques mois,
à savoir le corps en action sans nous

cela est devenu tellement précis, tellement optimisé chez moi, cette partie de la mécanique,
je sens tellement en moi ces différentes parties à l’oeuvre
que j’ai envie de revenir sur le sujet un peu

il y a donc le corps en action, le moi pensant la plupart du temps sous l’éteignoir
et puis le moi ressentant,
quand tout va bien en fait,
il n’y a que le corps en action et puis le corps ressentant qui occupe toute la place
avec une sensation de contact privilégié, de contact direct avec le corps
mais assez régulièrement le moi pensant sort de sa boîte, vient un peu perturber l’ordre établi,
dans ces cas, le moi ressentant , sa présence immédiatement s’estompe, la puissance des sensations semblent s’estolper aussi,
je sens le corps s’éloigner aussi de moi
mais cela ne dure jamais bien longtemps,
je suis bien habitué à ce processus, je pense quelques instants , sujets divers et variés,
le corps continuant à être en action
puis le moi pensant retourne se coucher dans sa niche
et les choses reprennent, les sensations m’envahissent à nouveau,
cette délicieuse immédiateté du corps est à nouveau présente

en fait tout ce mécanisme est tellement bien au point,
que je perçois désormais au moins un autre acteur officiant,
je l’appelle le moi agissant,
c’est une sorte de moi pensant de plus bas niveau, pas dans la tête, je veux dire,
sans pensées conscientes, mais pensant directement l’action sur les membres, sur tout le corps,
une sorte d’imagination formé d’instinct, de pulsions, sans doute d’autres choses aussi,
c’est assimilable plus que probablement, selon moi, au moi reptilien

eh bien je le perçois bien désormais, je le sens donner des ordres aux muscles, aux membres,
il y a la plupart du temps un léger décalage
entre ses incitations et puis le corps qui réagit à ces incitations,
très très léger décalage

il y a toutes les incitations, elles dans la conscience, du moi pensant,
tentant souvent d’influencer l’action,
celles-là j’ai appris à les ignorer totalement