#38817
bzobzo
Participant

pendant quelques semaines, découvrant en mode yin les possibilités de masturbation,
je m’y suis adonné avec gourmandise en regardant du porno sur internet,
l’éjaculation chaque soir était accompagnée d’un splendide orgasme
qui durait en moyenne une minute où tout mon corps était secoué de spasmes délicieux
et cela après que j’ai passé entre une demie heure et une heure
à frissonner de tout le corps devant l’écran,
traversé de part en part de vagues de volupté aux nuances sans cesse changeantes

la puissance des ondes génitales se reconstitue rapidement
dès le lendemain soir déjà, j’étais prêt à nouveau pour le même jeu,
même si la quantité de sperme était minime
mais voilà, la prostate me manquait, comme cela se reflétait dans mes écrits de l’époque
et après un certain temps je me suis mis à explorer plus sérieusement
la possibilité d’injecter des doses plus massives d’ondes prostatiques dans ma pratique,
voire même des moments uniquement avec elles comme carburant

cependant avec celles-ci, ce n’est pas la même chose,
leur réserve, tout leur potentiel, se reconstituent beaucoup plus lentement après une éjaculation en solo,
il faut au moins 2,3, jours avant que cela redevienne sérieux,
et au moins une dizaine avant de retrouver la pleine puissance, d’après mon expérience,
aussi j’ai décidé d’arrêter mes petits jeux masturbatoires en mode yin devant l’écran,
j’y perdais trop désormais par rapport aux enjeux,
à présent donc, au jour d’aujourd’hui, mes batteries sont rechargées au maximum,
je sens mes ondes prostatiques à flots denses et continus, disponible à la moindre contraction

mon sexe d’homme, en mode yang, si je m’excite un peu et qu’il devient turgescent,
comme je suis redevenu abstinent, plus d’éjaculation depuis bien plus d’une semaine maintenant,
il est ultra-sensible, il semble vibrer, irradier d’ondes,
il semble prêt à se détacher de moi, prêt à bondir jusqu’au ciel,
le moindre contact, le moindre frottement dessus, cela fait comme un choc électrique,
une bouche là-dessus qui l’engloutirait, jouerait quelques instants avec la langue dessus,
lécherait un peu cette peau tendue, prête à s’enflammer comme un feu de paille,
la frotterait avec le rêche de la langue
et déjà j’exploserai, serais au paradis pendant quelques secondes, lâchant ma bordée

le gros problème avec ce sexe d’homme, je me suis rendu compte,
c’est qu’il est tout à fait à l’extérieur,
il semble comme un corps indépendant, un promontoire seulement relié au continent principal
que par une toute petite surface
et l’essentiel des sensations y restent confinées, perdues pour le reste du corps pour l’essentiel,
emplissant un peu le bassin dans les moments forts

alors que quand je suis en mode yin, en mode plaisir féminin donc, durant une séance,
mon petit orifice magique qui s’est ouvert entre mes cuisses,
qui bout tranquillement comme une bonne soupe sur le feu entre mes jambes
et la cavité qui la prolonge en moi derrière,
elle, elle est enfouie dans ce corps, en contact sur toute sa surface avec lui,
enfouie au beau milieu de mes entrailles, en totale complicité avec ma chair,
lui transmettant constamment un flot d’informations et de stimuli
et tout ce qui s’y fomente, tout ce qui s’y prépare,
par perméabilité totale, est transmis aussi immédiatement à mes tripes,
tout mon bassin en fait, marine rapidement dans les ondes sexuelles générées
dans mon petit tube d’amour chaud bouillant et tellement élastique

tellement élastique…
voilà bien aussi une propriété intéressante de la cavité,
le moindre mouvement du cul, la fait se bouger, la fait se changer un peu de forme,
sur mon lit, en mode yin, je m’amuse à rester ainsi,
juste en bougeant lentement mon cul, écartant mes cuisses langoureusement puis les refermant,
les rouvrant, sentant mon sexe imaginaire au fond de moi,
se mouvoir dans un halo de chaleur soyeuse un peu comme un gros serpent dont je ne sentirai qu’un bout,
se déplaçant lentement dans mon bassin,
rien que d’être comme cela, le sentant en moi ce sexe ainsi,
je suis déjà tout chose, j’ouvre mes cuisses, je sens l’orifice de puis en plus béant, comme offert au monde,
avec cette chaleur si contaminante dedans,
je contracte ma croupe, je la bouge un peu, me mets dans des poses lascives
et suis déjà presque en train de jouir,
c’est à ce moment que je fais monter la première contraction,
elle a à peine le temps de se former, que c’est déjà parti, je suis en roue libre,
jouissant sans discontinuité

les ondes prostatiques, ce n’est vraiment pas la même choses que les ondes génitales,
ces dernières sont légères, fugaces, elles se diffusent en ondulant dans toutes les directions,
sont porteuses de toutes sortes de nuances de volupté sans cesse changeantes
pour quelqu’un qui est devenu expert en leur génération et manipulation en mode yin,
alors que les ondes prostatiques, c’est une toute autre histoire,
il y a nettement moins de nuances,
cependant il y en a néanmoins et elles ont des propriétés bien intéressantes aussi

d’abord les ondes prostatiques, elles sembles avoir comme une idée fixe,
celle de galoper en bande vers le haut,
une fois que leur flux commence à s’établir en moi,
c’est comme une meute de chiens de chasse qui galope sans cesse tout le long de ma colonne vertébrale,
vers le haut, toujours vers le haut,
en mode yin, elles créent rapidement aussi la sensation
d’avoir quelque chose de solide en soi, quelque chose d’existant en trois dimensions,
de consistant, de dense, de réel ô combien,
quelque chose qui enfle de plus en plus, prend de plus en plus d’ampleur,
frotte d’abord dans mon bassin puis rapidement dans mes entrailles
puis divinement un peu partout au passage toujours plus haut
comme une érection de plus en plus monumentale, de plus en plus empalente, de plus en plus omniprésente

cela naît dans le bassin puis cela prend de plus en plus d’ampleur,
en largeur comme en hauteur, comme en épaisseur et en densité,
au bout d’un certain temps si tout se passe comme il faut,
elle va occuper toute la place, tout mon être semble ne plus être qu’un flux d’ondes prostatiques
courant en rang serré vers le haut, traversant de part en part tout mon corps,
arrivant jusqu’à dans ma bouche, l’emplissant,
l’impression par moments de me faire une auto-fellation d’ondes prostatiques
tellement elles emplissent ma bouche, y vibrant dedans, allant et venant,
montant encore et encore lentement, irrésistiblement
puis enfin faisant éclater sans même que je m’en rende compte le sommet de mon crâne,
continuant leur chemin vers le haut,
toujours vers le haut, plus haut, comme obnubilé génétiquement par l’ascension

le monde entier, le réel pour moi,
bientôt n’est plus qu’une colonne en érection d’ondes prostatiques galopant à toute allure,
avec ma façon de pratiquer où je mêle joyeusement les trois types d’ondes possible dans le bassin,
comme décorées d’ondes génitales qui semblent onduler, danser, autour
plus ou moins fort, selon les moments
selon que je me remets à frotter avec mes cuisses, mes génitaux, les pressent, les compressent
dans toutes sortes de postures, toutes sortes de mouvements,
cent mille contacts différents qui font que les nuances changent sans cesse

et puis quand je fais aussi de temps à autre entrer dans la danse, les ondes anales,
là c’est du lourd, du extra-lourd dans mon bassin, de la grosse artillerie,
comme ces deux, trois doigts qui jouent à l’entrée puis vont de plus en plus en-dedans
me rendent fou, emmêlées aux ondes génitales et prostatiques

quel festin d’ondes, quel festin d’ondes, ce corps,
quelle fête dans mes entrailles, quelle fête dans ma tête,
quel fête partout,
il y a des moments où vivre est un délice incomparable