#39870
bzobzo
Participant

toujours, il y a du plaisir, bien sûr,
c’est tellement bon, tous ces flots de volupté dans notre chair, ces flots de jouissance,
moments ineffables qui durent, qui durent, qui s’étirent, qui s’étirent,
le paradis sur terre, est bien là, alors, fugace mais tellement tangible, en même temps

mais ce que j’aime avant tout, c’est cette sensation de complicité totale avec mon corps,
de dialogue avec lui, d’entente jusqu’au plus profond de mes fibres, avec lui,
de ne plus faire qu’un avec lui, d’être entier un moment,
de ne plus être dans une petit cellule close dans ma tête, comme un pilote dans sa cabine
qui ne perçoit qu’indirectement par toutes sortes d’instruments, ce qui se passent dedans et dehors
mais que toutes les cloisons sont tombées,
que je suis avec mon corps, percevant directement avec lui,
ressentant sans intermédiaire avec lui, vivant l’incandescence avec lui,
dedans, au milieu de la fournaise, vivant le moment, vivant l’énergie,
en contact avec les forces mystérieuses de la vie, baignant dedans

que je suis là dans l’instant,
immergé dans une réalité secrète, intemporelle, une réalité sensible
qui dort au fond de nous comme un océan gelé, la plupart du temps